Entrées par Hamid ENAYAT

IRAN et Covid-19 – « Nous sommes dans une mer agitée »

Alors que l’opposition iranienne a annoncé que le nombre de victimes du virus corona s’élevait à plus de 100.000 dans seulement la moitié des villes du pays, selon les responsables du régime, il n’y a pas de ville qui ne soit pas dans le rouge, mais le régime iranien continue de dissimuler les vrais chiffres.

Saïd Namaki, ministre de la Santé du régime a déclaré que « le pays tout entier est dans le rouge en termes d’épidémie de coronavirus. Dans de nombreuses provinces, nous assistons à une nouvelle épidémie de la maladie« . (Quotidien Entekhab, 15 septembre 2020)

De sorte que la situation a atteint un état explosif. Iradj Harirchi, vice-ministre de la Santé a déclaré que dans certaines provinces, comme Qom, la situation est quasi explosive. nous sommes passés d’environ 10 hospitalisations à 160 par jour.

Nous avons dépassé le stade des couleurs –rouge, orange, jaune et vert– nous considérons que tout le pays est dans le rouge et en état d’alerte, et en fait nous sommes confrontés à plusieurs vagues dans la mer agitée (Télévision officielle, 17 septembre 2020).

À titre d’exemple, selon le vice-ministre de la santé a déclaré: «en une semaine, le nombre de patients et d’hospitalisations à Téhéran est passé de 900 à 1800 par jour ». (ISNA, 15 septembre 2020)

Maryam Radjavi, le dirigeant de la Résistance iranienne, a qualifié la nouvelle vague d’épidémie de coronavirus comme étant le résultat de la politique de Khamenei et Rohani, qui ont rouvert les écoles sans la moindre mesure de précaution, et ordonné la tenue de cérémonies religieuses du mois de Moharram, en prétendant de manière trompeuse respecter les traditions religieuses.

Malgré les dissimulations du régime, les responsables ont décrit la situation comme « extrêmement grave”. Iradj Harirchi, vice-ministre de la Santé a déclaré que « L’hôpital n’est pas un endroit pour lutter contre le coronavirus, l’hôpital est la dernière étape avec une probabilité de décès très élevée ». (Agence Ilna, 17 septembre 2020)

Massoud Mardani, membre du comité scientifique du centre national de lutte contre le coronavirus (CNLC) a ajouté que: « toutes les provinces sont en rouge. 10 à 12 % des patients admis à l’hôpital, 50 % des patients qui entrent en unités de soins intensifs et 90 % des patients branchés à un respirateur meurent« . (ISNA, 19 septembre 2020)

Ainsi certains responsables du régime prévoient même que le nombre de morts augmente rapidement. Alireza Zali, chef du centre national de lutte contre le coronavirus à Téhéran (CNLC) a prevu que: « la mortalité dans la province de Téhéran augmente rapidement. » (Chaine info officielle, 16 septembre 2020).

Pour sa part Le vice-président de la faculté de médecine d’Ispahan a ajouté que «les conditions vont devenir plus difficiles et compliquées, et le nombre de cas positifs et de décès va quadrupler et quintupler. » (Agence Irna, 16 septembre 2020)


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IRAN – Une vague d’exécutions pour maintenir le régime des Mollahs

Ces derniers jours, le régime iranien a condamné au tribunal de la prison d’Evine plusieurs partisans de l’OMPI pour « guerre contre Dieu », les mettant ainsi face au risque d’une exécution. Afin de créer un climat de terreur et pour empêcher la montée des soulèvements populaires, et par crainte de l’accueil réservé par l’ensemble de la jeunesse aux Moudjahidine du peuple d’Iran, (OMPI/MEK) le régime iranien a lancé une vague d’exécutions en Iran.

Le 10 septembre, pour la troisième fois, la 38e branche de la Cour suprême des mollahs a confirmé la condamnation à mort de sept prisonniers politiques sunnites détenus dans le quartier 7 de la prison de Gohardacht à Karaj, à l’ouest de Téhéran.

Farhad Salimi, Qassem Absteh, Davoud Abdollahi, Ayoub Karimi, Anwar Khezri, Khosrow Besharat, et Kamran Sheikha, incarcérés dans les prisons d’Oroumieh, Evine et Gohardasht depuis 11 ans, avaient été précédemment condamnés à mort par les 41e et 42e branche de la Cour suprême.

Le 6 aout 2020, la 27e chambre de la cour suprême des mollahs a confirmé la peine de mort inhumaine contre le prisonnier politique Heydar Ghorbani, originaire de Kamiyaran, en Iran.

Son dossier a été envoyé à l’application des peines de Sanandaj, en vue de son exécution. Au même moment, hier, le chef de l’appareil judiciaire du régime, Ebrahim Raïssi, a réagi au tollé international soulevé par l’exécution criminelle de Navid Afkari.

Il a déclaré: «Les juges en quête de justice qui doivent répondre à Dieu rendent des verdicts basés sur la loi et la charia. L’agitation ne doivent pas et ne peuvent pas influencer l’opinion d’un juge

Ali Bagheri, adjoint aux affaires internationales du pouvoir judiciaire, a évoqué les nombreuses manifestations contre la pendaison de Navid Afkari par des Iraniens à l’étranger et a déclaré: « Ceux dont les mains sont tachées du sang de la nation iranienne sont censés crier dans les capitales européennes: meurtrier, nous poursuivrons ton chemin ». Il a effrontément attaqué les pays européens pour avoir permis aux Iraniens d’exprimer leur indignation face à l’exécution barbare d’Afkari, en affirmant qu’ils « soutiennent le meurtre sous le couvert des droits de l’homme« .

Il a également fait référence à un tweet de l’ambassadeur allemand en Iran concernant l’exécution d’Afkari: « S’ils n’ont aucune idée de la justice et de la droiture, ils devraient au moins respecter les normes diplomatiques et ne pas devenir un porte-parole pour répandre des mensonges comme un groupe d’opposition« .

Soulignant ainsi que le régime iranien redoute au plus haut point son renversement et se livre à l’exécution des manifestants arrêtés pour l’éviter. La Résistance iranienne appelle le Conseil de sécurité de l’ONU, le Secrétaire général, le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies, la Haut-Commissaire aux droits de l’homme et le conseil des droits de l’homme de l’ONU, le HCR, l’UE à prendre des mesures immédiates pour sauver la vie de prisonniers condamnés à mort à Evine et dans d’autres prisons.

Elle réaffirme également la nécessité d’envoyer une délégation internationale de visiter les prisons iraniennes et de rencontrer les prisonniers insurgés pour empêcher de nouvelles exécutions.


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Covid19 – Iran – Rohani confirme: « 25 millions de personnes ont été infectées et 35 millions le seront »

Hassan Rohani a admis le 18 juillet 2020 : « Jusqu’à présent, 25 millions d’Iraniens ont été infectés par le coronavirus, et nous devons nous attendre à ce que 30 à 35 millions de personnes soient infectées par ce virus. Le nombre d’hospitalisations à l’avenir sera deux fois plus élevé que celui des 150 derniers jours. »

Il a de nouveau blâmé sans vergogne la population: « La deuxième vague de l’épidémie est due au fait que nos cérémonies de mariage suivent leur propre forme et durée dans le temps. C’est la même chose pour les cérémonies de deuil et dans les fêtes. »

Des responsables du ministère de la Santé, mettent en cause la levée des restrictions

Alors que Rohani attribue à la population la responsabilité de la nouvelle vague de coronavirus, des responsables de son ministère de la Santé, Jahanpour et Mohraz, mettent en cause le retour à la normale et la levée des restrictions.

Vatan-e Emrouz a cité aujourd’hui Minou Mohraz, membre du CNLC – centre national de lutte contre le coronavirus – , en écrivant: « Le nombre de cas positifs à Téhéran a augmenté de façon spectaculaire. Mohraz a déclaré que les patients gravement malades atteints de coronavirus dans les hôpitaux meurent très rapidement« , ajoutant que «Téhéran et les hôpitaux de la ville sont maintenant remplis de patients dans un état grave (…) après la réouverture et l’élimination des restrictions, la propagation de cette maladie s’est étendue dans tout le pays».

Or, Kianoush Jahanpour, le directeur des relations publiques du ministère de la Santé, a déclaré aujourd’hui à Iran Online: «Avec la réouverture des magasins et des entreprises, il fallait s’attendre à une augmentation du nombre de morts. A l’époque, le ministère de la Santé a averti à plusieurs reprises que la situation n’était pas du tout normale. Nous avons annoncé qu’il n’y avait pas de lieu sûr ni de zone exempte de virus dans le pays

15 à 20% des Kermanis sont infectés

Le vice-président de la faculté des sciences médicales de Kerman a déclaré hier à l’ISNA: «Entre 15% et 20 % des Kermanais ont contracté le coronavirus. Le nombre de personnes hospitalisées et décédées est en hausse, et maintenant presque toute la province est dans le rouge. Nous ne pouvons pas imposer beaucoup de restrictions parce que le CNLC à Téhéran nous a lié les mains

Dans la province de Yazd, le vice-président de la faculté des sciences médicales de Sadoughi a annoncé que le nombre de cas positifs avait plus que triplé ces 40 derniers jours.»

 Source de chiffres : PMOI/MEK

 

Cet article est écrit en collaboration avec THE MEDIA EXPRESS
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18 juillet 2020 –  72.200 morts

Le nombre de décès dans certaines des provinces d’Iran pour lesquelles nous avons des évaluations chiffrées :

  • Khouzistan 5435 morts

  • Khorassan-Razavi 5405 morts

  • Mazandaran 3185 morts

  • Lorestan 2775 morts

  • Alborz 2315 morts

  • Sistan-Baloutchistan 2260 morts

  • Hamedan 1920 morts

  • Kermanchah 1845 morts

  • Fars 1772 morts

  • Kerman 1010 morts

  • Khorassan du Nord 920 morts

  • Yazd 855 morts

  • Khorasan du Sud 242 morts

Auxquels s’ajoutent les chiffres des autres provinces

Source : PMOI/MEK 


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Covid19 – IRAN – « 18 millions d’iraniens ont contracté la maladie »

Iradj Harirchi, vice-ministre de la Santé, a avancé le chiffre de 18 millions d’Iraniens contaminés par le Covid-19. « Dans certaines provinces, a-t-il dit, où l’épidémie a commencé plus tôt, plus de 50% des gens ont contracté le virus, par conséquent, le chiffre de 18 millions (de contaminés) n’est pas une chose étonnante.« 

Il a ajouté: « Il n’est pas improbable que le nombre de morts par jour atteigne les 200. » (Site Faranak, 5 juillet)

Massoud Mardani, du CNLC évoquant les buts épidémiologiques des tests sérologiques a déclaré que « ce test a été effectué au hasard et nous avons constaté que 18 millions d’Iraniens, soit environ 20% de la population du pays, ont contracté la maladie. » (Agence Isna, 4 juillet)

Le quotidien Hamshahri a écrit le 5 juillet: « Une étude du ministère de la Santé montre qu’au cours des 10 derniers jours (du 24 juin au 3 juillet), en moyenne 106 personnes ont été infectées par jour, et près de six personnes ont été victimes du virus toutes les heures.« 

Pas de ville iranienne sans covid 

Le directeur des relations publiques de la faculté des sciences médicales de Hormozgan a déclaré: «La province est en plein pic de coronavirus. Il est possible d’assister à une flambée de l’épidémie dans les villages.» (Site Baz-Khabar, 4 juillet)

Le député du Majlis Khatami, membre de la commission de la Santé a déclaré: «La levée du confinement sous prétexte de problèmes économiques suscite de l’inquiétude» (Agence Tasnim, 4 juillet)

Le président de la faculté des sciences médicales de Birjand a déclaré: «A l’heure actuelle, Nous n’avons aucune ville écartée du danger ou en zone blanche.» (Agence Irna 4 juillet)

Dans la province de Golestan, le président de la faculté des sciences médicales a déclaré: «Une catastrophe pire que celle de mars nous attend dans la province. Nous serons confrontés au problème de service et de manque d’oxygène et de lit, et une décision urgente doit être prise.» (Agence Mehr 5 juillet)

Une centaine d’infirmières ont contracté le Covid-19

Harirchi a avancé à la télévision officielle ce 4 juillet 2020, le chiffre de 15.000 personnels soignants et médicaux ayant été contaminés en Iran.

Le vice-président de la faculté des sciences médicales de Zandjan a annoncé que «le nombre de cas positifs augmente chaque jour. Nous sommes confrontés à une pénurie d’équipement et l’équipement existant n’est pas suffisant pour les patients entrant dans les hôpitaux. Une centaine d’infirmières ont contracté le Covid-19. La province fait face à une pénurie de main-d’œuvre dans le secteur de la santé et de l’équipement hospitalier.» (Agence Tasnim, 5 juillet)

Alors que les autorités de diverses provinces déplorent ouvertement le manque sérieux de services médicaux et l’effondrement du système sanitaire, le président iranien Rohani a déclaré le 4 juillet: «Notre système de santé et d’hygiène a été si actif que nous avons eu à peine besoin de demander l’aide de nos forces armées. Pendant cette période, notre système de santé et d’hygiène a fonctionné et, en même temps, augmente sa capacité dans les hôpitaux et les hospitalisations.»

En condamnant vivement l’attaque des forces de sécurité contre les infirmières qui protestaient contre le non-paiement de leurs salaires, Maryam Radjavi la dirigeante de la résistance iranienne sur la pénurie d’equipement a declaré:

« Vive l’ensemble des médecins, des infirmières et du personnel soignant qui prennent des risques en se battant sans compter pour sauver les malades du coronavirus. Le régime des mollahs a laissé la population sans défense face à la maladie, malgré la présence de médecins et d’infirmières dévoués, à force d’avoir pillé pendant 40 ans les ressources du pays pour les dilapider dans les projets antipatriotiques nucléaires et de missiles, de terrorisme et de belligérance. Il a détruit de la sorte toutes les infrastructures du pays. La seule manière de mettre fin à cette situation est de renverser le régime des mollahs pour instaurer la démocratie et la souveraineté populaire. »

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5 juillet 2020 –  65.900 morts

Le nombre de décès dans certaines des provinces d’Iran pour lesquelles nous avons des évaluations chiffrées :

  • Khouzistan 5050 morts

  • Khorassan-Razavi 4570 morts

  • Mazandaran 2960 morts

  • Golestan 1645 morts

  • Khorassan du nord 850 morts

  • Kerman 830 morts

  • Hormozgan 685 morts

  • Zandjan 610 morts

  • Qazvine 565 morts

Auxquels s’ajoutent les chiffres des autres provinces

Source : PMOI/MEK 


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COVID19 – IRAN – « 50 % des Iraniens sont sur le point de contracter le coronavirus »

Le Président de la république islamique d’Iran Hassan Rohani, a décidé de renvoyer les iraniens au travail en misant sur l’imminuté collective de la population pour faire face au COVID-19. Conséquence, 144 personnes sont mortes ces dernières 24 heures, soit le plus grand nombre de décès enregistré en une journée depuis presque 3 mois. Et d’autres statistiques de contamination supposent que le pire est à venir.  

Le conseil d’administration de la Société d’immunologie et d’allergie en Iran a publié une lettre ouverte à Rohani dans laquelle il déclare que la stratégie de faire infecter la population pour obtenir une «immunité collective» face au COVID-19, sans médicament ni vaccin, est «contraire à l’éthique médicale et la santé publique».

En d’autres termes: « 50% des iraniens sont sur le point de contracter le coronavirus, et un à deux millions vont probablement en mourir« .

Les hopitaux iraniens commencent à saturer

Depuis, un communiqué du ministère de la Santé du régime déclare la mort de 144 personnes ces dernières 24 heures, c’est le plus grand nombre de décès enregistré en une journée depuis presque 3 mois.

Les unité de soin intensif ne sont pas en reste avec 2946 patients dans un état grave. 

Le 28 juin, le chef du Centre de gestion des maladies infectieuses du ministère de la Santé a déclaré au quotidien Aftab: «Aujourd’hui, les patients identifiés avec le coronavirus en dehors des hôpitaux sont dix fois plus nombreux que ceux identifiés dans les hôpitaux. On ne sait pas ce qui se passera si le coronavirus coïncide avec la grippe pendant la saison froide.»

Les grandes villes que sont Qom et Ispahan sont dans une autre phase critique

A Qom, le président de la faculté des sciences médicales a déclaré aujourd’hui à l’IRNA: «Le nombre de personnes testées positives est passé de 15% à 45%. La nouvelle propagation du virus est donc incontestable. Dans les deux prochaines semaines, nous serons confrontés à un nouveau pic. En plus de l’hôpital de Kamkar, nous avons préparé d’autres hôpitaux pour recevoir des cas positifs.»

La télévision officielle a rapporté hier qu’à Ispahan «avec la hausse rapide des hospitalisations, la ville est entrée dans une autre phase critique de la maladie. À l’hôpital Khorchid, les gens sont hospitalisés dans des couloirs».

Dans la province de Fars, l’agence IRNA a rapporté hier: «Le nombre de cas positifs est à trois chiffres. Beaucoup de ces villes de la province avaient des nombres à deux chiffres il y a deux semaines

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28 juin 2020 –  62.100 morts

Le nombre de décès dans certaines des provinces d’Iran pour lesquelles nous avons des évaluations chiffrées :

  • Khorassan-Razavi 3725
  • Mazandaran 2895
  • Sistan-Balouchistan 2030
  • Azerbaïdjan occidental 1690
  • Kermanchah 1535
  • Hamedan 1362
  • Fars 1285
  • Kurdistan 1270
  • Yazd 794
  • Hormozgan 595
  • Chaharmahal-Bakhtiari 405

Auxquels s’ajoutent les chiffres des autres provinces

Source : PMOI/MEK 


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COVID19 – IRAN – « Deux fois plus de victimes que la guerre Iran – Irak »

Iradj Harirchi, vice-ministre de la Santé, a annoncé lundi 15 juin 2020 à l’ISNA que lors de la guerre de 8 ans contre l’Irak, les pertes du régime (les soldats) s’élevaient quotidiennement à 66 morts. Tandis que ces deux derniers jours, le nombre de morts du coronavirus montait à 107 et 113.

Il a ajouté: «Nous n’avons pas de province où nous ne devons pas nous inquiéter de la maladie. Ces derniers jours, on a eu de nouveau un nombre de morts à trois chiffres, ce qui est élevé. Il est possible que des responsables au gouvernement décident de revenir aux restrictions, c’est là où beaucoup ont souffert d’un point de vue économique sans que ce soit leur faute.»

Il faut décider d’urgence le retour des restrictions

Ali-Akbar Hagh-Doust, un autre vice-ministre de la Santé iranien, a déclaré le 16 juin 2020 à l’agence Irna qu’«il faut décider d’urgence et sérieusement le retour des restrictions. L’épidémie de coronavirus augmente. Le ministère de la Santé a demandé officiellement, en particulier là où le degré d’épidémie est plus important, de réimposer les restrictions.»

Samedi 13 juin, au centre national de lutte contre le coronavirus (CNLC), Rohani (Président de la république islamique d’Iran depuis 2013) a reconnu la situation critique dans plusieurs provinces:

«Nous sommes au premier pic de l’épidémie dans certaines provinces. Dans certaines, nous avons dépassé le premier pic. Les prévisions indiquent que d’autres provinces attendent leur tour. Dans le pays, à l’exception de quelques villes, nous n’avons pas encore atteint un point où 60 à 65 % de la population a contracté le virus et l’a surmonté».

Hamid Souri, membre du centre national de lutte contre le coronavirus, a indiqué à l’agence Irna le mardi le 16 juin qu’«En tant qu’épidémiologiste, je dois dire que pour atteindre un niveau d’immunité collective, la société devra payer un prix énorme. Certaines des choses que nous avons faites n’ont pas fonctionné assez rapidement pour obtenir de meilleurs résultats».

Si le régime avait l’intention de protéger la population, il aurait imposé la quarantaine en fournissant un moyen de subsistance à plus de 30 millions de travailleurs intérimaires et à leurs familles. Le régime n’est enclin à effectuer aucune de ces actions et est disposé à garder ses économies astronomiques pour lui seul.

En imposant la quarantaine, les populations affamées risquent de se révolter contre le régime. Par conséquent, pour échapper au destin fatal, la seule porte de sortie reste un meurtre massif. Si les gens avaient souffert de faim en quarantaine, le régime serait tenu pour responsable, mais dans l’approche de l’immunité collective, il n’est pas responsable de la mort des Iraniens ; le virus étant blâmé.

Les biens du régime sont estimés à environ 200 milliards de dollars, ce qui appartient aux citoyens. Malheureusement, cela est seulement utilisé au bénéfice du Guide Suprême pour son avidité du pouvoir.

Cité par l’agence ISNA hier, le chef du réseau de santé de la ville de Boroujerd dans la province de Lorestan, a déclaré: «Le virus avance rapidement, et nous ne pouvons faire autre chose que de le combattre. Nous devons passer des précautions de santé au traitement, car la marque des précautions de santé est le confinement, ce que nous n’avons pas dans le pays.»

Le gouverneur de Kermanchah a estimé que la situation dans la province est difficile et inquiétante. Selon Irna le 16 juin, il a affirmé que «le nombre de malade du Covid-19 hospitalisés aujourd’hui dans le Kermanchah dépassé les 400 et nous sommes dans une situation inquiétante. Nous avons proposé une fermeture de 10 jours des administrations.»

Il y a eu autant de cas positifs qu’en quatre mois

Le site Aftab a rapporté hier les propos du vice-gouverneur de la province de Bouchehr disant que «la semaine dernière il y a eu autant de cas positifs qu’en quatre mois. Cette semaine, plusieurs centaines de cas positifs ont été identifiés par jour dans toute la province, dont beaucoup étaient en état grave et sont partis en soins intensifs.»

Cet article est écrit en collaboration avec THE MEDIA EXPRESS
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16 juin 2020 –  52.400 morts

Le nombre de décès a été comptabilisé dans 332 villes, dont :

  • Téhéran : 10.800
  • Khouzistan : 4280
  • Lorestan :1810
  • Azerbaïdjan occidental :1470
  • Kermanchah :1360
  • Kurdistan : 1115
  • Kerman : 670

Auxquels s’ajoutent les chiffres des autres provinces

Source : PMOI/MEK 


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