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Journée du tourisme 2014 : Le tourisme nous unit, nous valorise et crée de l’emploi

[Par John CHITAMBO LOBE]

Ce monde fut crée de manière splendide et merveilleuse – incroyable mais vrai – et tout ce qui s’y trouve est vraiment beau et magnifique à voir, et c’est dans la nature de l’Homme de devenir touriste et d’admirer sans cesse cette beauté naturelle et artificielle dans ce monde; mais à l’Homme fut aussi donné une intelligence terrible, la possibilité de créer, pour compléter ou pour ajouter à la beauté naturelle de ce monde, une beauté artificielle avec ses constructions magnifiques, ses châteaux, ses monuments, ses bâtiments… tout cela ne cesse d’attirer les touristes.
logo-2014C’est pourquoi la Journée Mondiale du Tourisme est célébrée depuis 1980 à l’initiative de l’Organisation Mondiale du Tourisme (OMT), et la date du 27 septembre fut retenue pour marquer l’anniversaire de l’adoption des statuts de l’OMT en 1970. Pourquoi une Journée Mondiale du Tourisme ?
L’objectif principal fixé alors par l’Organisation Mondiale du Tourisme était la prise de conscience de l’importance du tourisme du point de vue social, culturel, économique et même politique dans le monde, et la Journée Mondiale du Tourisme (JMT) est devenue une célébration organisée tous les ans à l’échelle mondiale pour mettre en lumière la valeur sociale, culturelle, politique et économique du tourisme partout dans le monde. Dans de nombreuses régions du globe, le tourisme arrive en tête des activités économiques, avec ses répercussions sur l’emploi pour éliminer le chômage, le brassage des différentes populations du monde qui se rencontrent, l’ouverture au monde et la circulation de l’information…
Le tourisme est un puissant moyen de croissance économique et de création d’emplois à travers le monde. Le secteur touristique représente un grand pourcentage des emplois dans le monde, surtout pour les jeunes, et le tourisme est un des piliers de l’économie mondiale.
Les pays les plus touristiques dans le monde:

1° La France: Pas de surprise pour ce numéro un des pays les plus touristiques du monde, avec ses trente-huit sites au patrimoine mondial de l’UNESCO; elle accueille chaque année des milliers de touristes. Renommée pour sa gastronomie, ses monuments connus dans le monde entier comme la tour Eiffel, Notre-Dame de Paris et bien d’autres, la France prend donc la tête.
2° Les États-Unis: Numéro deux, les États-Unis d’Amérique. Réunissant près de soixante-quatre millions de touristes, ils possèdent vingt et un sites au patrimoine mondial de l’UNESCO appréciés des touristes. Les parcs naturels y sont nombreux, comme Yellowstone ou Monument Valley.
3° L’Espagne: Elle accueille plus de cinquante-huit millions de touristes venus découvrir sa ville phare, Barcelone, et ses nombreux monuments. elle a quarante-quatre sites au patrimoine mondial de l’UNESCO, et fait partie des cinq pays possédant le plus de sites.
4° La Chine: Elle fait partie des pays possédant le plus de sites au patrimoine mondial de l’UNESCO. Elle totalise quarante-cinq sites. Elle possède l’un des monuments les plus visités au monde: la muraille de Chine, qui fait partie des nouvelles merveilles du monde.

Rome : Palatin et Circus Maximus / www.italia.it

Italie, Rome : Palatin et Circus Maximus / www.italia.it

5° L’Italie: L’Italie est le numéro un avec ses sites au patrimoine mondial de l’UNESCO. Elle possède quarante-neuf sites. Grâce à son passé (et notamment la période de l’Antiquité romaine), elle possède une Histoire riche en monuments et lieux antiques.
6° La Turquie: Avec onze sites au patrimoine mondial de l’UNESCO, elle est le sixième pays le plus visité au monde et accueille plus de trente-six millions de touristes, forte de ses stations balnéaires et de sa ville phare, Istanbul.
7° Le Royaume-Uni: Il prend la septième place parmi les pays les plus touristiques du monde. Avec 29,2 millions de touristes, il reste très populaire dans le monde. Il compte vingt-huit sites au patrimoine mondial de l’UNESCO.
8° L’ Allemagne: Elle possède trente-huit sites au patrimoine mondial de l’UNESCO. C’est un pays très touristique avec plus de vingt-huit millions de touristes attirés par ses nombreuses cathédrales, comme celles de Cologne ou d’Aix-La-Chapelle. Berlin est l’une des villes les plus touristiques.
9° La Malaisie: Quatre sites au patrimoine mondial de l’UNESCO, elle est le neuvième pays le plus touristique au monde avec vingt-quatre millions de touristes par an.
10° Le Mexique: Le dixième pays, avec quarante-deux sites au patrimoine mondial de l’UNESCO, rassemble près de vingt-trois millions de touristes. Grâce aux nombreux sites construits par les Mayas, comme la ville préhispanique de Chichen-Itza figurant sur la liste des sept nouvelles merveilles du monde, il fait donc partie des pays les plus touristiques du monde.

France, Paris : Arc de triomphe / Crédits : Patrick Cadet - CMN, Paris

France, Paris : Arc de triomphe / Crédits : Patrick Cadet – CMN, Paris

Mais pourquoi la France attire-t-elle autant de touristes? Elle est un pays très diversifié, à la fois multi-clientèle et multi-marché, pour des séjours balnéaires, à la montagne, à la campagne, avec également une très forte attractivité de Paris et du patrimoine historique comme les châteaux de la Loire, le château de Versailles, le cimetière du Père-Lachaise… La proximité de l’Europe est également primordiale; pour les Anglais, les Hollandais, les Allemands, les Belges, la France est la destination de la proximité: elle reste une destination attractive à un coût raisonnable. La gastronomie française est également très appréciée par les étrangers. En venant en France, le touriste est comblé sur le point historique, culturel et artistique de la France.

La montée de l’Afrique. Le moment est venu, aujourd’hui plus que jamais, d’encourager le tourisme en tant que moyen de développement économique en Afrique subsaharienne. Où souhaitez-vous aller aujourd’hui? Le tourisme en Afrique représente une importante activité sociale et économique. La particularité touristique de l’Afrique réside dans la grande variété des points d’intérêts, la diversité et la multitudes de paysages ainsi que les riches patrimoines culturels et artificiels.

 

Zambie, Chutes Victoria / www.ac-limoges.fr

Zambie, Chutes Victoria / www.ac-limoges.fr

En Zambie, le pays s’est ouvert au tourisme dans les années 1990 comme la destination touristique pour une « real Africa ». Il est considéré pour ses safaris pédestres et ses fameuses Chutes Victoria (où Mosi-oa-Tunya) entre le Zimbabwe et la Zambie . Le territoire compte de nombreux parcs nationaux comme ceux de la Luangwa-sud, de la plaine de la Liuva, de la Kafue ou d’Isangavo ainsi que le fleuve zambezi qui traverse le pays. Les touristes viennent aussi pour admirer les chutes d’eau du Kasanga Falls, Chutes Cahvuma, Ngambwe Rapids, Wonder Gorge. Le Livingstone Memorial est un des rares monuments historiques du pays. Les festivals culturels y sont bien plus nombreux, comme le Ukusefya pa Ngwena pour les peuples Bembas,le Umutomboko pour les peuples Lundas,le Ku-Omboka pour les peuples Lozis.

La Journée mondiale de la Paix : Quel avenir pour les peuples en guerre ?

[Par John CHITAMBO LOBE]

Tout le monde a toujours besoin de paix. Malheureusement la paix ne règne pas partout dans le monde. Depuis que le monde existe, l’homme est toujours l’ennemi de l’homme, malgré les cultures, les religions du monde entier (chrétiennes, musulmanes, hindoues, bouddhistes, juives). Tous prêchent la même chose : faire la paix avec son prochain, avec tout le monde. Mais la réalité est différente.

Souvent ce sont ces mêmes religions qui sont les grandes destructrices de la paix dans le monde avec leurs influences et doctrines sur la politique des différents pays du monde. Ces systèmes politiques influencés par les religions ont comme conséquence la formation de groupes terroristes, rebelles (les Islamistes El Shaba Al Qu’aïd Ah, Boko Aram, le Hamas, les milices rebelles Rwanda-Congolaises, les djihadistes, les pro-russes rebelles Ukrainiens sécessionnistes, les Bakhta Katanga sécessionnistes, les Barotse Free dom Fighters sécessionnistes.

Chacun doit faire des efforts personnels ou collectifs pour faire régner la paix dans le monde. La paix dans le monde pour tous les individus. C’est pourquoi la Journée internationale de la paix a été créée en 1981 par l’Assemblée générale des Nations Unies. La première commémoration s’est tenue en Septembre 1982. Elle fut maintenue par de nombreux pays du monde, par des groupes politiques, militaires et religieux afin que l’éducation en faveur de la paix se fasse dans les églises, les écoles et les médias, comme moyen de prévention clé pour réduire durablement la guerre dans le monde. Elle est consacrée au renforcement des idéaux d’une politique de paix, dans les familles, les associations, les tribus, les ethnies, à l’intérieur des pays, entre les nations et les peuples du monde.
Cet évènement commémoratif, officieusement connu comme Journée mondiale de la Paix est dédié à la paix mondiale pour tous les peuples du monde : arrêt des guerres, violences, conflits, tensions dans tous les pays du monde, comme cela peut être occasionné lors d’un temporaire cessez-le feu dans une zone de combat pour l’accès à l’aide humanitaire aux victimes.

La Colombe de la paix, Pablo Picasso (1949)

La Colombe de la paix, Pablo Picasso (1949)

Dans le monde, certains cherchent à faire la paix entre les peuples, d’autres cherchent à la détruire pour leurs propres ambitions, comme les différents groupes de terroristes cités ci–dessus. Pourtant les peuples ont droit à la paix. Pour marquer le 30ème anniversaire de la Déclaration de l’Assemblée générale sur le droit des peuples à la paix dans le monde, le thème retenu cette année 2014 est « le Droit des peuples à la paix ». Cet anniversaire offre une opportunité spéciale de renoncer à la guerre en faveur du peuple et de réaffirmer l’attachement aux principes de la paix et au droit des peuples à la paix. La promotion de la paix dans le monde est nécessaire à la pleine jouissance de tous les droits humains.
La paix est un bien précieux pour tous les peuples du monde et non pas la guerre qui est toujours imposée de force aux peuples au profit de certains individus ; la paix entre les peuples est vraiment possible, seulement, il faut avoir la volonté de faire la paix : en Europe, en Ukraine, en Russie, en Asie, au Proche et Moyen Orient: en Syrie, en Palestine, en Israël. En Corée, en Afrique, au Congo, au Niger, en Centrafrique, en Somalie, au Darfour, au Tchad, la paix pour le peuple arabe, chrétien, musulman, LGBT, pour la Zambie, et l’ Amérique.

 

Droits d'auteur © Photo ONU/Helena Mulkerns L'envol de colombes depuis les jardins de la Mosquée historique Hazrat-i-Ali, dans la ville de Mazar-i-Sharif, Afghanistan, marque la Journée internationale de la paix. L'envol de colombes fait partie des activités organisées par la Mission d'assistance des Nations Unies en Afghanistan (MANUA) dans le cadre de la campagne « Que ferez-vous pour la paix? » 22 mars 2007, Afghanistan

© Photo ONU/Helena Mulkerns
L’envol de colombes depuis les jardins de la Mosquée historique Hazrat-i-Ali, dans la ville de Mazar-i-Sharif, Afghanistan, marque la Journée internationale de la paix. 22 mars 2007, Afghanistan

Le dimanche 21 Septembre 2014, des millions de personnes à travers le monde entier participeront à des activités différentes, des événements, des concerts et des festivals pour célébrer la Journée mondiale de la paix. A midi, dans tous les fuseaux horaires du monde, une minute de silence sera respectée en mémoire de ceux qui ont sacrifié leur vie pour la paix dans le monde, ce sera un moment de réflexion et de questions sur l’avenir de la paix dans le monde : les peuples des différents pays du monde sont-ils en paix aujourd’hui? Ont-ils besoin de la paix? Pourquoi? Qu’allons-nous faire pour bâtir la paix entre les peuples dans le monde? Comment faire la paix entre les peuples des différents pays en guerre ou en conflit ? Qui détruit la paix entre les peuples dans le monde? Comment pouvons-nous vivre en paix avec les autres qui sont différents de nous ou qui sont nos ennemis?

 

Un dessin de Plantu

Un dessin de Plantu

N’importe où, n’importe qui peut célébrer la Journée de la Paix. On peut allumer une bougie à midi, assis en méditation silencieuse, accomplir un acte de réconciliation ou faire une bonne action pour quelqu’un qu’on ne connaît pas. On peut impliquer aussi l’aide de co-travailleurs, collaborateurs, collègues, amis, compatriotes, conjoints, familles, étudiants, organisation, communauté ou gouvernement engagés dans un grand évènement. On peut également partager des pensées, des expériences, des idées, des projets, des poèmes, des chansons ou de la musique, des vidéos, des promenades, des sorties, des messages et des images pour commémorer la Journée mondiale de la paix. Lorsque des millions de personnes dans toutes les régions du monde se réunissent pour une journée de la paix, l’impact est immense et cela fait une grande différence.

Journée de la paix est également journée d’arrêt de conflits, de tensions personnelles ou politiques. C’est aussi l’occasion pour faire la paix dans ses propres relations humaines et avec le monde entier en s’inspirant de certains de nos héros et ambassadeurs de la paix du 20 ième siècle: Mahatma Gandhi, Martin Luther King Jr, Lumumba patrice, Nelson Mandela…

VIVE LA COMMEMORATION DE LA JOURNEE MONDIALE DE LA PAIX EN DIFFERENTES LANGUES DES MONDIALES:

-EN LATIN »:Pax!!! « ou » Pax sit!!! » Que la paix soit!!!,-EN’AFRIKAANS: »Vrede!!! »,-EN ALLEMAND: »Der Friede!!! » ou « Frieden!!! »,-EN ANGLAIS: » Peace!!! »,-EN PORTUGAIS: »Paz!!! »,-EN YOURUBA: »Alaafia!!! »,-EN TURC »Barış!!! »,-EN KINYARWANDA: »Amahoro!!! »,-EN SWAHILI: »Salama!!! »,-EN UKRAINIEN: »Mir!!! »,-EN XHOSA: »Uxolo!!! »,-EN WALLON: »Påye!!! »,-EN POLONAIS: »Pokój!!! »,-EN ARABE: »Salam!!! »,-EN RUSSE: »Mir!!! »,-EN SHONA: »Runyararo!!! »,-EN SUEDOIS: »Fred!!! »,-EN FRANCAIS: »la Paix!!! »,-EN CORSE: »Pace!!! »,-EN ESPAGNOL: »Paz!!! »,-EN ZOULOU: »Isithangami!!! » ou « Ukuthula!!! »,-EN OURDOU: »Salaam!!! »,-EN CATALAN: »Pau!!! »,-EN BULGARE: »Mir!!! »,-EN BRETON: » Peoc’h!!! » ou « Pèc’h!!! »,-EN BENGALI: »Shanti!!! »,-EN BASQUE: »Bakea!!! »,-EN BEMBA: »Mtende!!! »,-EN NYANJA: »Mtendere!!! »,-EN INDONESIEN: »Damai!!! »,-EN NORVEGIEN: »Fred!!! »,-EN NEERLANDAIS: »Verde!!! »,-EN MALGACHE: »Frandriampahalemana!!! »,-EN ARAMAIQUE: »Shlamaa!!! »,-EN BAMBARA: »Hèrè!!! » ou » Errébé!!! »,-EN ARMENIEN: »Khaghaghoutyoun!!! »,-EN AMHARIC: »Salām!!! »,-EN LUXEMBOURGOIS: »Fridden!!! »,-EN LIBANAIS: »Salam!!! »,-EN ITALIEN: »Pace!!! »,-EN KIRUNDI: »Amahoro!!! »,-EN KURDE: »Asti!!! »,-EN JAPONAIS: »Heiwa!!! »,-EN CHINOIS: »HePing!!! »,-EN CORSE: »Pace!!! »,-EN CREOLE: » Pé!!!  » ou » Lapé!!! »,-EN HONGROIS: »Beke!!! »,-EN GREC: »Irini!!! »,-EN HAUSA: » Lùmaanàà!!! » ou « Salamàà!!! », -EN HINDI: »Shanti!!! »,-EN HEBREUX: »Shalom!!! »,-EN DANOIS: »Fred!!! »,-EN GAELIQUE D’ECOSSE: »Fois!!! »,-EN GAELIQUE D’IRLANDE: »Síocháin!!! »,-EN ROUMAIN: »Pace!!! »,-EN WOLLOF: »Jàmm!!! »,-EN LINGALA: »Kimya!!! »,-EN PERSE: »Solh!!! »,-EN FINNOIS: »Rauha!!! », -EN BENGALI »Shanti!!! »,-EN ANGLO-SAXON: » Frið!!! »,-EN BERBÈRE: »Thalouith!!! »,-EN ALSACIEN: »Fréda!!! « ,-EN AMHARIC: » Salām!!! »,

 

Ebola : La Zambie directement concernée

[Par John CHITAMBO LOBE]

Un laboratoire d'analyse du virus Ebola [Photo tirée de daily-mail.co.zm]

Un laboratoire d’analyse du virus Ebola [Photo tirée de daily-mail.co.zm]

Chaque pays africain tente de protéger ses frontières contre la maladie Ebola. Ainsi, des officiels botswais de l’immigration, à la frontière entre la Zambie et le Botswana – à Kazungula border post – ont refusé l’entrée des toutes les personnes en provenance de Zambie ayant un visa d’entrée ou de sortie sur la frontière avec le Katanga en République Démocratique du Congo. Par la suite, la Zambie va réagir contre les officiers Congolais et leurs concitoyens qui ont interdit l’accès de leur pays pour se préserver du virus Ebola : une mesure assez surprenante de la part du peuple Congolais qui dépend en grande partie économiquement de la Zambie. Dans le même temps, au Katanga, on a démenti toute présence de la maladie.

Des cas suspects multiples

Le ministre de la Santé en Zambie [Photo tirée de Joseph Kasonde en.africatime.com]

Le ministre de la Santé en Zambie, Joseph Kasonde  [Photo tirée de en.africatime.com]

Plus précisément, on sait que l’épidémie d’Ebola sévit dans la région de l’Equateur. Quatre cas sont confirmés. La souche de la maladie serait celle du Zaïre. Pour le ministre congolais de la Santé, monsieur Félix Kabange Numbi, cette épidémie n’a aucun lien avec celle d’Afrique de l’Ouest. Pour sa part, la Zambie a signalé quelques cas suspects dans une petite ville du sud appelée Mumbwa. Ici, quelques personnes ont été en contact avec des chauffeurs de camions des marchandises en provenance du Katanga. L’un des chauffeurs est mort de la maladie. Dans ce contexte, le pays a engagé la construction d’un centre de traitement et d’un laboratoire mobile. Des mesures préventives sont aussi prises dans cette petite ville reculée où se concentre l’épidémie d’Ebola. Le ministre de la Santé, le Docteur Joseph Kasonde, a confirmé très récemment avoir demandé tout de même plus de moyens pour lutter contre la maladie :« Nous lançons un appel à tous les partenaires nationaux, internationaux, pour nous venir en aide. L’alerte est déjà lancée dans la province pour pouvoir orienter les mouvements de populations, mais il y a des besoins énormes en termes de finance et en termes de logistique médicale. »

MSF sur le terrain

A Teldou, en Guinée, les habitants regardent Médecins sans frontières pour prendre des mesures pour lutter contre la propagation du virus Ebola. [Photo par Samuel Aranda, The NY Times/Redux]

Teldou (Guinée) : les habitants regardent Médecins sans frontières pour prendre des mesures pour lutter contre la propagation du virus Ebola. [Photo par Samuel Aranda, The NY Times/Redux]

Médecins Sans Frontières, pour sa part, a déjà lancé une opération d’urgence dans beaucoup de pays africains où la maladie est signalée. Des spécialistes et du matériel sont attendus sur place. Pour le coordinateur MSF en RDC, Jeroen Beijnberger, l’expérience acquise par les autorités lors des six épidémies précédentes est atout indéniable pour contenir la flambée : « La situation en Afrique de l’Est est tout à fait exceptionnelle. Il est vrai que cela mobilise beaucoup de moyens de MSF pour faire face. Le point positif, c’est qu’il y a déjà un certain savoir-faire au regard de l’expérience acquise. Ceci étant dit, la zone est assez reculée. Cela pourrait peut-être faciliter la maîtrise de la situation. Cela n’empêche pas qu’il faut organiser un suivi rigoureux en certains points précis aux environs immédiats cette région.»
Selon Félix Kabange Numbi, le ministre de la Santé, il va falloir au moins trois mois pour venir à bout de cette épidémie.

15 septembre, Journée internationale de la Démocratie : Pour l’engagement des jeunes

[Par John CHITAMBO LOBE]

La journée internationale pour la démocratie, invite tous les leaders politiques du monde entier à écouter, à respecter les valeurs et les principes de la démocratie et à répondre avec loyauté aux peuples qu’ils dirigent, soit en s’exprimant directement au peuple soit à leurs représentants élus par le peuple.

L’Assemblée Générale des Nations-Unies,  aujourd’hui, encourage tous les gouvernements du monde entier, à promouvoir les valeurs, les principes et les programmes de la démocratie dans leurs pays.

Personnel électoral lors des élections nationales soudanaises Photo ONU / Mohamed Siddig

Personnel électoral lors des élections nationales soudanaises
Photo ONU / Mohamed Siddig

Elle a décidé que le 15 septembre de chaque année soit la date réservée pour: « la journée internationale de la démocratie » (ou en Anglais: International Day of Democracy). Le thème pour cette année 2014 est : « Engager les jeunes gens dans la démocratie« . Ce thème a été choisi suite aux manquements d’engagement politique des jeunes gens pour la démocratie, ces dernières années et ce, un peu partout dans le monde entier. Alors, il faut mobiliser les jeunes gens démocratiquement et politiquement afin qu’ils soient responsables dans le fonctionnement des affaires de l’Etat et dans leur pays et qu’ils prennent au sérieux les affaires politiques et publiques de leurs pays. Il faut également faire participer les jeunes gens au  développement politique de la démocratie de leur pays et les informer, en tant que jeunes engagés, sur les risques, les profits et opportunités existant dans le processus de la démocratie de leur pays.

L’épanouissement, le progrès et le développement de la démocratie à travers le monde actuel est une réussite significative. A notre époque, presque dans tous les pays du monde, le peuple veut le système de la démocratie, c’est à dire le pouvoir du peuple : « pour le peuple et par le peuple ». Malgré cela, il y a encore beaucoup à faire pour le développement de la démocratie dans de nombreux pays du monde ;  par exemple, là  où la démocratie est plus jeune,  camouflée ou masquée par la dictature et vraiment menacée  par des leaders politiques égoïstes qui ne veulent pas partager le pouvoir démocratiquement mais qui veulent rester au pouvoir, avoir un pouvoir à vie comme des rois et des princes, et cela , surtout dans les pays africains, au proche et moyen orient, dans les pays asiatiques et dans quelques pays d’ Europe et d’ Amérique.

Le monde change, évolue, tout doit changer politiquement, socialement, économiquement culturellement. Les époques de dictature, de coups d’état militaires sont révolues. Tous les Etats du monde et leurs leaders politiques doivent pratiquer les valeurs et les principes de la démocratie dans leur pays et cela au profit du peuple. Ils doivent mettre fin aux rébellions militaires, au terrorisme, aux invasions frontalières, aux combats inter- gouvernementaux entre les différents pays,  ainsi qu’aux discriminations socio-politiques ou religieuses et ce, pour un monde démocratique.

La démocratie est une valeur universelle basée sur la libre expression de la volonté du peuple pour déterminer son système politique,  économique, social et culturel et sa participation complète à tous les aspects de sa vie.

Ces valeurs et ces principes forment un pouvoir basé sur la loi et exercé sous le respect des droits humains et de la liberté fondamentale pour tous. La démocratie est donc un gouvernement qui respecte les droits humains et la liberté fondamentale du peuple, qui promeut et accomplit ses promesses afin de permettre à son peuple de vivre dans la dignité.

Le peuple doit prendre part aux décisions qui touchent sa vie. Les femmes sont en partenariat avec les hommes dans le domaine des affaires politiques.

Tout le monde est libre de s’exprimer sur la race, l’ethnie, la classe sociale, le sexe, l’âge, … Les valeurs et les principes que tout le monde doit suivre pour une grande participation sont : l’égalité,  la sécurité et le développement humain.

Des écoliers de l'école de Kamwala, près de Lusaka [Photo tirée du site : rnw.nl]

Des écoliers de l’école de Kamwala, près de Lusaka – Zambie [Photo tirée du site : rnw.nl]

Les jeunes sont l’avenir de ce monde. Dans ma langue maternelle, le Bemba, en Zambie, on dit: « Imiti ikula impanga » qui veut dire tout simplement que ce sont les jeunes qui feront le monde de demain.  La majorité de la population du monde entier est constituée de jeunes âgés de15  à 25 ans. Ils doivent être éduqués, formés et être préparés politiquement et démocratiquement pour être dirigeants ou leaders du monde de demain.  J’ai interviewé quelques jeunes résidents : étudiants, demandeurs d’emploi, jeunes exilés au centre France Terre d’Asile et à la préfecture de police de Paris. Tous ces jeunes proviennent de différents pays du monde, vivent en France ; certains sont à la recherche d’un travail, dans les rues de Paris, dans les fameux quartiers Château Rouge et Château d’Eau ; d’autres  sont étudiants dans différentes universités de Paris, je les ai rencontrés à la bibliothèque national François-Mitterand.  Ils m’ont fait part de leurs différentes opinions sur le manque d’engagement démocratique dans leur pays. Voici ce qu’ils m’ont rapporté : Dans beaucoup de pays en voie de développement dont ils sont issus la politique n’est pas une affaire de jeunes car ils risquent leur vie ; en Afrique, en Asie, au Proche Orient, au Moyen Orient, les jeunes sont souvent sous évalués. La politique n’est pas pour les jeunes, ils ne sont pas assez mûrs ou sages pour être de bons dirigeants. Il y a une vraie  discrimination politique à l’égard des jeunes; ceux qui sont au pouvoir ne leur donnent pas la chance ni de s’exprimer,  ni de prendre part aux affaires et fonctions publiques de leur pays. Ils sont seulement utiles, comme militants de partis politiques lors de manifestations. Pendant les campagnes politiques, lors d’élections,  on leur fait de fausses promesses dans le but de gagner les élections. Après  la victoire, ils sont oubliés, complètement dans la misère,  dans la rue sans travail malgré leurs qualifications, leurs diplômes : licences, masters ou doctorats. C’est le chômage. Souvent ils sont utilisés seulement dans les propagandes pour gagner le pouvoir, dans des rébellions, des guerres civiles; parfois ils sont recrutés  de force au profit de vieux dirigeants au pouvoir qui écartent souvent les jeunes sous prétexte qu’ils manquent de sagesse pour diriger. Les jeunes sont intimidés par les vieux leaders politiques et s’ils  essaient de s’exprimer contre leurs dirigeants ils sont frappés, arrêtés, emprisonnés, envoyés en exil et même tués. C’est pourquoi les jeunes ne s’intéressent plus à la politique ou aux affaires du gouvernement juste parce que la démocratie ne marche pas dans leur pays. Ils ne profitent en rien de la démocratie et la politique met toujours leur vie en danger. Rien ne change,  ils ont peur, sont découragés pour s’intégrer dans les affaires politiques de leur pays. La conséquence de tout cela est qu’une majorité de jeunes gens vivent dans la pauvreté totale et toujours en conflit avec leur gouvernement. Dans beaucoup de pays du monde, l’espoir des jeunes gens dans la politique diminue avec le manque de participation aux élections.

Des Afghans votent lors d'élections historiques. [Fardin Waezi / UNAMA]

Des Afghans votent lors d’élections historiques. [Fardin Waezi / UNAMA]

Au Zimbabwe, le président Robert Mugabe au pouvoir, ne veut pas donner la chance aux autres. Chez moi, en Zambie, dans ma langue maternelle le Bemba: »Insansa ku chinjana » signifie : «  dans la joie, il faut échanger et donner la chance aux autres ». Au Zimbabwe, les soi- disant élections démocratiques menées dans ce pays, ne sont pas crédibles et justes. Elles sont corrompues, truquées.  Les opposants politiques sont arrêtés, mis en prison, frappés, menacés de mort ou parfois même tués. Cela n’est pas la démocratie.

Cette journée internationale  donne encore une nouvelle opportunité de revoir  le  progrès,  le développement et l’état de la démocratie dans le monde entier ainsi que  de juger le comportement  des différents leaders politiques au pouvoir. Sont-ils démocrates ? Ont- ils respecté les valeurs et les principes de la démocratie pendant leur mandat politique? Allons- nous les réélire prochainement ?  Cela  permettra  de renforcer les principes de la démocratie dans le monde et dans nos pays et de mettre fin  à la tyrannie ou la dictature de certains de nos leaders politiques .

En ce qui concerne l’instauration de la vraie démocratie dans nos différents pays,  c’est un processus qui demande beaucoup d’efforts et de volonté au niveau national et international. C’est seulement avec la participation complète de tout le monde  qu’on pourra changer quelque chose dans nos pays  sans oublier bien sûr le soutien de la communauté  internationale, des gouvernants et des gouvernés, de la société civile et des individus, afin que l’idéal  démocratique se réalise et que tout le monde (jeunes et vieux) se réjouisse.

Des résidents du camp IDP dans le nord du Darfour votent lors des élections soudanaises. Photo ONU/Albert Gonzalez Farran.

Des résidents du camp IDP dans le nord du Darfour votent lors des élections soudanaises. Photo ONU/Albert Gonzalez Farran.

Les liens entre la démocratie et les droits humains sont dans les articles suivants de la déclaration des droits de l’homme: Toute personne a droit à une nationalité (Article 15). Toute personne a droit à la liberté d’opinion et d’expression (Article 19). Toute personne a droit à la liberté de réunion et d’association pacifiques (Article 20(1). Toute personne a le droit de prendre part à la direction des affaires publiques de son pays, soit directement, soit par l’intermédiaire de représentants librement choisis (Article 21 – 1). Toute personne a droit à accéder, dans des conditions d’égalité, aux fonctions publiques de son pays (Article 21 – 2). La volonté du peuple est le fondement de l’autorité des pouvoirs publics; cette volonté doit s’exprimer par des élections honnêtes qui doivent avoir lieu périodiquement au suffrage universel  et au vote secret ou suivant une procédure équivalente assurant la liberté du vote (Article21(3). Toute personne a le droit d’élire un leader de son choix (Article 25). Toute personne a le droit de voter et de la liberté d’expression (Article 19). La démocratie élimine toutes formes de discriminations sociopolitiques contre les femmes et elle assure une égalité de pouvoir avec les hommes, celle de voter et d’être élues, de participer à la vie publique et de prendre des décisions (Article 7).

En conclusion, dans beaucoup de pays du monde, les femmes et les jeunes gens sont toujours sous représentés en tant  qu’élus, c’est une des raisons pour lesquelles ces pays échouent. Il faut répondre  aux échecs et aux besoins des jeunes et des femmes pour protéger leurs droits.

 

 

La cohabitation entre les peuples est-elle possible ?

[Par John CHITAMBO LOBE]

Depuis des siècles et des siècles les différents peuples du monde en Asie, en Europe, en Afrique et en Amérique ont eu des problèmes de cohabitation pour différentes raisons en rapport avec des questions de civilisation, de coutumes, de races, de religions, d’ethnicités, etc… Tous les humains sont appelés à vivre ensemble malgré les différences, et ce sont toutes les religions qui nous l’enseignent. Tel est le principe même de l’humanisme.

Un moment de la projection de « 1989 » de Djibril Diaw (2009 - Mauritanie) au Ciné-Club de la MDJ (29 août 2014)

Un moment de la projection de « 1989 » de Djibril Diaw (2009 – Mauritanie) au Ciné-Club de la MDJ (29 août 2014)

Au Ciné Forum de la Maison des Journalistes à Paris, nous avons récemment eu la preuve des difficultés de cohabitation entre différents peuples en Mauritanie qui fait partie de l’Union africaine, de l’Union du Maghreb arabe, de la Ligue arabe et qui constitue un point de passage entre l’Afrique du Nord Arabe et l’Afrique noire sud Saharienne. Elle est peuplée d’Arabes originaires du Nord du continent, de Haratins, de Peuls, de Wolofs et de Soninkés. Conséquence désolante : une situation discriminante au détriment des noirs comme ce fut le cas en Afrique du Sud sous le régime de l’Apartheid. Celui-ci s’est progressivement arrogé le contrôle de tous les lieux de pouvoir politique, économique, social et culturel. Il disposait également d’un soutien majoritaire parmi la population blanche (afrikaner), avant Nelson Mandela en 1990. Dans ce film documentaire consacré à la situation en Mauritanie (documentaire réalisé par Djibrl Diaw, un journaliste Mauritanien exilé France) on voit le problème terrible de cohabitation raciale en Mauritanie depuis la colonisation jusqu’à aujourd’hui… Or donc, je crois qu’il faudrait un leader pacificateur tel que Nelson Mandela ou un Georges Washington partout où les peuples ont du mal à cohabiter.

Une histoire agitée partout dans le monde
Voyons, à partir de là, ce que l’histoire nous raconte : en aucun moment les peuples du monde n’ont vécu en cohabitation pensant qu il y a toujours à se plaindre des autres. De ce fait, toutes sortes des guerres civiles, tribales, frontalières, politiques, ethniques marquent le parcours de l’humanité depuis toujours.

La carte de la CEDEAO [Image tirée du site foram-forum-mali.org]

La carte de la CEDEAO [Image tirée du site foram-forum-mali.org]

Après la Deuxième Guerre mondiale en 1945, le monde a formé les Nations – Unies pour inciter toutes les pays à vivre ensemble en paix mais les nations ne se sont jamais unies malgré les efforts déployés par des hommes d’ Etats et politiques, des religieux, des organisations et des organisations comme l’Union Européenne, l’Union Africaine, le Comesa, C.E.D.E.A.O. : Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest, l’Organisation économique créée par le traité de Lagos du 28 mai 1975.
La C.E.D.E.A.O. regroupe quinze États de l’Ouest africain : Bénin, Burkina, Cap-Vert, Côte d’Ivoire, Gambie, Ghana, Guinée, Guinée-Bissau, Liberia, Mali, Niger, Nigeria, Sénégal, Sierra Leone, Togo. Son objectif principal est de favoriser l’intégration économique en assurant la promotion de la cohabitation des peuples de cette région d’Afrique mais avec d’évidentes difficultés.

Des états disparus pour trois raisons

Détail d'une miniature représentant le roi du Portugal à la bataille de Juberotes (1385), attribuée au Maître de la Toison d'Or de Vienne et Copenhague (1480).

Détail d’une miniature représentant le roi du Portugal à la bataille de Juberotes (1385), attribuée au Maître de la Toison d’Or de Vienne et Copenhague (1480).

Les raisons provoquant la fin d’un pays indépendant sont multiples, que ce soit à la suite de sa conquête par un autre pays, par fusion, démembrement, changement de régime ou simplement de nom, etc. Néanmoins, on peut classer les disparitions d’états en trois types: absorption, fusion et scission. La disparition d’un état a toujours des conséquences. Les peuples de ces pays disparus ont, mécaniquement, des problèmes de cohabitation avec les autres du fait que les pays créés ensuite ne leur donnent pas la chance politique de gouverner et de se sentir chez eux, de vivre librement. Ils se sentent dominés, exploités et persécutés par le pouvoir alors il n’y a pas la volonté de vivre ensemble. Résultat : ils préfèrent la rébellion séparatiste ou la sécession dans le but de libérer leur territoire et de se libérer.

Bonnes barrières et frontières fortifiées
De l’Asie a l’Europe, les bonnes barrières frontalières font de bons voisins lorsqu’elles procèdent d’une volonté commune. Cela peut valoir d’un champ à l’autre, d’un jardin à l’autre, mais jamais d’un Etat à l’autre. Une frontière fortifiée ne fait évidemment pas de bons voisins. Ce n’est pas un camp qui s’impose à l’autre, mais une ligne d’armistice qui s’impose aux deux camps. Le mur des deux Corée est le type même de la frontière conflictuelle. Il a une parenté avec le mur de Berlin, cet enfant de la Guerre Froide. Depuis 1953, la Corée est coupée en deux par une frontière fortifiée de 238 kilomètres allant de la mer Jaune à la mer du Japon. Au nord, la République populaire démocratique de Corée du Nord avec 24,5 millions d’habitants, au sud, la République de Corée du Sud avec 48,7 millions d’habitants.

Séparatiste pro-russe à Donetsk. Un porte-parole de l'armée ukrainienne [Photo tirée du site fr.news.yahoo.com]

Séparatiste pro-russe à Donetsk. Un porte-parole de l’armée ukrainienne [Photo tirée du site fr.news.yahoo.com]

Le conflit russo-ukrainien (encours au moment où j’écris ces lignes), quant à lui, a d’abord débouché sur une sécession de la Crimée. Rappel : la République populaire d’Ukraine occidentale fut une partie de l’URSS. La Crimée fut la République autonome de Crimée au sein de l’Ukraine devenue indépendante. Sa capitale est la ville de Sébastopol pour ensuite être attachée à l’Ukraine tout en disposant d’un statut administratif spécial au sein de l’Ukraine. Jusqu’en mars 2014 lorsque, par les décisions du parlement à majorité russe, la Crimée a fait sécession en tant que République puis a proclamé son rattachement à la Russie. La majorité des pays du monde ne reconnait pas cette proclamation et considère toujours la Crimée comme un territoire appartenant de jure à l’Ukraine. Dans le Proche-Orient depuis des années, il y a eu toutes sortes des guerres, des tensions et des conflits qui continuent jusqu’à aujourd’hui : le conflit israélo-palestinien qui oppose, au Proche-Orient, les Palestiniens et l’État d’Israël. Débutant officiellement le 14 mai 1948, jour de la création de l’État d’Israël, il prolonge le conflit qui opposait depuis la Déclaration Balfour de 1917, les communautés arabes et juives. Ce conflit, non résolu à ce jour, est à caractère principalement nationaliste, mais il inclut également une dimension religieuse entre les Israéliens, principalement de religion juive, et les Palestiniens, à majorité musulmane. En Amérique, des peuples sont toujours en conflit racial (voir les tensions raciales aux Etats – Unis, entre blancs et noirs qui resurgissent ponctuellement faute de véritable résolution).

Des enfants de Goz Mino (Darfour-Ouest) courent depuis un hélicoptère de l'ONU (débarqué pour une visite officielle) vers l'école. Goz Mino a 550 familles, certaines d'entre elles sont rentrées dans les camps de réfugiés au Tchad. [Crédits photo :  Albert Gonzalez Farran / MINUAD]

Des enfants de Goz Mino (Darfour-Ouest) courent depuis un hélicoptère de l’ONU (débarqué pour une visite officielle) vers l’école. Goz Mino a 550 familles, certaines d’entre elles sont rentrées dans les camps de réfugiés au Tchad. [Crédits photo : Albert Gonzalez Farran / MINUAD]

L’Afrique offre aujourd’hui l’image d’un continent ravagé par des conflits que l’on a vite fait de qualifier d’ethniques. Qu’il s’agisse de la guerre du Darfour, depuis février 2003, cette zone est en proie à une guerre civile terriblement meurtrière du fait de tensions ethniques. Selon l’Organisation des Nations unies (O.N.U.), plus de trois cent mille morts et a provoqué le déplacement de plus de deux millions et demi de personnes. Depuis les années 1980, l’Anya Nya est le nom des combattants du Front de libération de l’Azanie (l’Azanie était l’ancien nom de cette région d’Afrique). Commencée en 1963 et close par les accords d’Addis-Abeba en 1972, la révolte Anya Nya et c’est un conflit inter-soudanais depuis le 21 mai 2011 entre le Soudan et des factions proches du Soudan du Sud pour le contrôle de l’Abyei, région riche en pétrole. Il fait suite au référendum sur l’indépendance du Soudan du Sud qui s’est déroulé du 9 au 15 janvier et qui prévoyait la scission du pays le 9 juillet 2011.

En icônes rouges, toutes les zones concernées par des prétentions séparatistes. [Carte tirée d site www.noorinfo.com]

En icônes rouges, toutes les zones concernées par des prétentions séparatistes. [Carte tirée d site www.noorinfo.com (2012)]

La sécession de l’Érythrée de l’Ethiopie forme l’État d’Érythrée, indépendant de l’Éthiopie depuis 1993. L’ONU décide en 1952 de fédérer l’Érythrée à l’Éthiopie qui l’annexe en 1962. C’est le début d’une guerre d’indépendance qui se termine en mai 1991 par la victoire du mouvement indépendantiste, le Front populaire de libération de l’Érythrée (FPLE mené par Issayas Afewerki), et la chute du gouvernement éthiopien. Au Kenya, en 2003, « Guerre inter-ethnique « , massacres à la machette , à Kisumu (province de Nyanza), aux Kikuyus, et dans le bidonville de Kibera les différents peuples s’entretuent de Luos et de Kikuyus et au Rwanda le conflit Tutsi et Hutu se massacrent parce qu’ils ne peuvent plus cohabiter (Génocide au Rwanda), le 6 avril 1994. La sécession de l’État du Katanga en 1961 : lors de l’indépendance de la République démocratique du Congo le 11 juillet 1960, la sécession katangaise se fit sous l’impulsion de Moïse Tshombe, qui fut son unique président, l’État du Katanga finit par être réuni de force au Congo Kinshasa, trois ans plus tard… avec la participation des troupes de l’ONU, mais la lutte continue encore jusqu’à aujourd’hui. L’année passée, en 2013, au mois de mars il y a eu la déclaration de la sécession du Katanga dans la ville de Lubumbashi devant le siège général de MONUSCO par le groupe sécessionniste Katangais (Mai Mai Bakata Katanga),puisque le peuple katangais ne veut plus cohabiter avec le peuple congolais. En Angola, il y a eu le conflit du Cabinda opposant le Front pour la Libération de l’enclave de Cabinda (FLEC) à l’Angola populaire depuis 1975. En Zambie depuis 2009 : la tension entre le gouvernement zambien et les partisans de la sécession de la province du Barotseland réunis sous la bannière du parti indépendantiste le « Barotse National Freedom Alliance » (BNFA). Depuis l’interruption à balles réelles d’une réunion des indépendantistes Barotse par la police zambienne en janvier 2012 jusqu’au procès, pour haute trahison, de 70 membres du BNFA en automne 2013, le clivage entre le gouvernement central et la province Barotse s’accentue et commence à mettre en question la stabilité du pays.

Le Secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon et Nkosazana Dlamini Zuma, résidente de la Commission de l'Union africaine. [Photo: ONU/Rick Bajornas]

Le Secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon et Nkosazana Dlamini Zuma, Présidente de la Commission de l’Union africaine. [Photo: ONU/Rick Bajornas]

Actuellement, surtout en Afrique, il y a des problèmes des cohabitation entre les hétérosexuels et les homosexuels (personnes LGBT). Pourquoi n’existe-t-il pas de tolérance? Plusieurs responsables occidentaux font la leçon aux pays africains pour qu’ils respectent les droits des homosexuels comme un peu partout le monde. Mais, au fait, où en est le continent en terme de discrimination raciale ou sexuelle? « Il faut en finir avec les discriminations liées à l’orientation sexuelle, ignorées et parfois approuvées par de nombreux États » a lancé Ban Ki-Moon le 29 janvier 2014, lors du dernier sommet de l’Union africaine, à Addis-Abeba.

8 septembre 2014 : Pourquoi les analphabètes existent-ils encore dans nos sociétés ?

[Par John CHITAMBO LOBE]

L’humanité a connu des avancées spectaculaires en matière d’éducation. Mais beaucoup reste à faire.

Photo tirée du site de l'Unesco

Photo tirée du site de l’Unesco

Il y a aujourd’hui exactement quarante-huit ans, l’Organisation des Nations Unies pour l’Education, la Science et la Culture (UNESCO) décidait de faire du 8 septembre la «Journée Internationale de l’alphabétisation». C’était en 1966. Chaque année, cette journée est célébrée partout dans le monde pour attirer l’attention des citoyens et des dirigeants sur le rôle essentiel de la lecture, de l’écriture et du calcul dans la société moderne.
Car en dépit des efforts et des succès réalisés en matière d’éducation de base, de nombreux citoyens de la planète ne savent pas toujours lire, écrire et calculer. Près d’une personne sur sept demeure illettrée, et on compte jusqu’à 860 millions d’adultes analphabètes.
Et comme dans d’autres domaines, les femmes qui en constituent les deux tiers, soit 500 millions, sont les plus touchées. Dans beaucoup de pays d’Afrique et d’Asie, les chemins de l’école restent interdits aux jeunes filles à cause des politiques de discrimination qui trouvent leurs sources aussi bien dans la religion que dans les coutumes ancestrales.
D’où l’intérêt de continuer à souligner l’importance de l’alphabétisation auprès des citoyens et des relais sociaux que sont les collectivités, les communautés et les associations.
Depuis sa création en 1965, l’Assemblée générale des Nations Unies n’a eu de cesse de promouvoir l’alphabétisation pour tous et de rappeler son importance fondamentale en tant que droit humain. Néanmoins, relever le défi de l’alphabétisation au niveau mondial reste difficile.
L’alphabétisation est le fondement de l’apprentissage tout au long de la vie de chaque être humain. Elle participe à l’amélioration de son bien-être. Elle est le moteur du développement durable, de la technologie et du savoir. Au fil des années, la leçon d’alphabétisation a évoluée, mais le concept d’origine limité à l’acquisition des compétences de base en lecture, en écriture et en calcul est encore largement répandu. De même que la notion d’alphabétisation fonctionnelle qui associe l’alphabétisation et développement socio-économique de chaque pays. C’est pour cela que l’Unesco finance la construction d’écoles, forment et paye des éducateurs, alloue des fonds aux Etats en difficulté et organise des événements à travers le monde, notamment les prix internationaux d’alphabétisation.

 

Pauvreté, droit de la femme et analphabétisme

Photo tirée du site de l'Unesco

Photo tirée du site de l’Unesco

Les données collectées par l’Unesco montrent qu’il existe un lien entre l’analphabétisme et la pauvreté. Ainsi, au bas du tableau de la liste des pays par taux d’alphabétisation, on trouve des pays où le taux de pauvreté est très élevé comme le Mali, le Soudan du Sud, l’Afghanistan, le Niger et le Burkina Faso. Alors qu’à l’opposée, les pays développés ont les taux d’alphabétisation les plus élevés qui frôlent les 100%. D’autre part, ces statistiques montrent également un lien entre le respect des droits des femmes et le niveau de scolarisation général. « Éduquer une femme, c’est éduquer toute une nation », dit-on en Zambie.
Toutefois, il ne suffit pas d’instituer l’école obligatoire pour tous comme le font les pays développés, pour résoudre le problème d’analphabétisme. Au Canada comme en France, de nombreux jeunes arrêtent leurs études sans avoir acquis le minimum nécessaire pour lire et écrire correctement.
Dans mon pays la Zambie qui compte un peu plus de 13 million d’habitants, jusqu’à 800 000 adultes sont analphabètes, ce qui est inacceptable, cinquante ans quarante ans après l’indépendance. Dans les zones rurales où sévit la pauvreté, de nombreuses jeunes filles abandonnent précocement leurs études très souvent après une grossesse non désirée qui les confinent à leur rôle de mères seules privées de soutien familial. D’autres, à peine pubères, sont mariées de force par leurs parents en échange de l’insalamu » ou le « lobola », la dot versée par la famille de l’époux.
Même la loi qui punit de plus de 20 ans de prison et aux travaux forcés les coupables de mariages forcés ne dissuade pas les adeptes des coutumes fermement établies.
Même des jeunes garçons se voient parfois contraints d’abandonner leurs études pour aider leurs parents dans les travaux champêtres ou la pêche. Résultat, à l’âge adulte, plus de deux millions de personnes ne possèdent que de faibles compétences en lecture, écriture et calcul. En d’autres termes, ces personnes ne disposent pas des aptitudes minimales pour traiter les informations de la vie courante ou utiliser les technologies de l’information. Un vrai scandale.

 

Célébrer pour sensibiliser

Photo tirée du site de l'Unesco

Photo tirée du site de l’Unesco

La célébration de la Journée Internationale de l’alphabétisation a commencé en 2000, et propose thèmes spécifiques pour sensibiliser le monde entier au sujet des bienfaits de l’éducation scolaire. Car l’éducation rend pérenne les objectifs de développement, pendant que l’alphabétisation est le fondement de tout apprentissage. L’éducation fournit aux individus les compétences nécessaires pour mieux comprendre le monde. Elle permet également aux individus de participer au processus démocratique, leur donne une voix et renforce leur identité culturelle. En 2007 et 2008, l’Unesco avait choisi pour thème: «l’alphabétisation et la sante». L’objectif était de lutter contre les épidémies et les pandémies comme la tuberculose, le sida, la malaria et d’autres affections. Il s’agissait de souligner l’importance de l’alphabétisation pour les individus et les communautés dans la prévention et le traitement des maladies. En effet on estime que plus le niveau d’instruction de la mère est élevé plus son nourrisson aura de chance de passer l’âge de 5 ans. A l’heure où la propagation du virus Ebola inquiète l’humanité, ce thème est plus que jamais d’actualité.
En 2009 et 2010, le thème était «l’alphabétisation et le pouvoir» et insistait sur l’égalité entre l’homme et la femme souvent marginalisée.
2012, c’était «l‘alphabétisation et la paix». On sait par exemple qu’au Nigeria, la secte islamiste Boko Haram a déclaré la guerre contre le système éducatif occidental. Ses adeptes incendient les écoles, enlèvent les jeunes filles pour les vendre comme esclaves. En République démocratique du Congo, le viol est devenu une véritable arme de guerre. Autant d’obstacles qui empêchent l’Unesco d’atteindre son objectif d’éducation pour tous. D’où la nécessité de continuer la mobilisation.

 

 

Zambie-France : Homophobie, une persécution aux divers degrés

[Par John Chitambo Lobe]

Les persécutions contre les homosexuels représentent près des trois-quarts des discriminations sexuelles en Afrique. Selon des chiffres concordants d’organisations non gouvernementales (ONG), plusieurs centaines de lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres sont régulièrement harcelés sur le continent, pour le seul motif de leur orientation sexuelle. À des degrés divers, pouvant aller jusqu’à la mort.

Photo tirée de http://www.osisa.org/

Photo tirée de http://www.osisa.org/

Dans cette ambiance délétère, la Zambie du président Michael Sata élu en 2011 mérite une mention spéciale. Selon l’association LGBT Rights in Zambie, la police de ce pays d’Afrique australe, pas un jour ne se passe sans que la police de ce pays d’Afrique australe interpelle des personnes soupçonnées d’homosexualité. Cette persécution légale s’accompagne d’un rejet social des homosexuels, qui sont considérés par la religion, leurs familles et communautés comme étant des personnes anormales, satanistes ou possédés par des démons. Faire son coming out dans ces conditions revient systématiquement à risquer la prison, l’homosexualité étant considérée comme un crime à la fois contre la loi et contre la nature humaine.
Deux jeunes homosexuels zambiens ont récemment été jetés en prison. Plusieurs autres ont été interpellés par la police et placés en garde à vue par la police. Cette nouvelle salve de la répression qui sévit dans ce pays n’a pas épargné même les activistes des droits de l’homme qui défendaient les droits des homosexuels !

La Zambie est officiellement une nation chrétienne d’après la Constitution de 1996. Plus de 90 % des Zambiens sont chrétiens, catholiques et protestants, pendant qu’une minorité pratique l’Islam et d’autres religions. C’est dans ce contexte d’exaltation religieuse que ce pays d’environ 14 millions d’habitants a acquis la réputation de l’Etat le plus répressif envers les homosexuels dans le monde.
Et même si les responsables religieux, chrétiens et musulmans en l’occurrence rejette chacun sur le culte de l’autre la responsabilité de la dégradation des mœurs, tous s’accordent à placer l’homosexualité en tête des pratiques jugées déviantes.Pour les responsables du culte musulman, les homosexuels sont des chrétiens, parce que leur religion proscrit et punit sévèrement cette pratique. Les chrétiens leur rétorquent, bible en main, que Dieu a interdit l’homosexualité. On est cependant en droit de leur demander que si Dieu, Allah, Jéhovah comme ils le prêchent a créé le monde et tous ce qui y vit comme ils le prêchent, n’est-ce pas lui qui a aussi créé les homosexuels ? Sinon, d’où seraient-ils venus ? Y aurait-il donc un deuxième créateur qui aurait façonné les homosexuels ?

En second lieu, si ces religieux prêchent vraiment l’amour du prochain comme ils le prétendent, les homosexuels ne méritent-ils pas d’être aimés comme nos prochains?
La situation en Zambie est emblématique du sort qui est réservé aux homosexuels dans de nombreux pays africains. Où l’on na même pas besoin d’invoquer la religion pour remettre en cause leur droit d’exister. Au Cameroun où l’homosexualité est punie de cinq ans de prison, Eric Lembembe, un gay militant a été torturé à mort l’année dernière. Son seul crime était d’avoir une orientation sexuelle contraire à une prétendue culture africaine.

Au-delà de l’Afrique et des autres régions du monde où l’on persécute les homosexuels, on pourrait penser que les pays égalitaires, à l’instar des nations européennes, des Etats-Unis ou de l’Afrique du Sud qui protègent leurs droits soient pour eux des havres de paix. Erreur. Même ici, leur situation reste difficile, voire critique, et le chemin à parcourir est encore long, pour qu’ils soient perçus par tous comme des citoyens à part entière. En France par exemple, des homosexuels subissent habituellement des traitements humiliants qui n’ont que peu à envier à ce qui se passe en Zambie.

Dernier exemple en date, la tentative d’intimidation doublée d’humiliation subie le 8 août dernier par un jeune homme homosexuel, dans un bureau de l’association France Terre d’Asile, de la part d’autres réfugiés venus comme lui d’Afrique. Parce qu’il arborait un look féminin, avec chaussure, pantalon, coiffure et boucles d’oreille, marchait en se déhanchant comme une femme, on lui a crié dessus, en lingala, la langue du Congo : « Pédé! Pédé! Pédé! Tu fais la honte de notre culture africaine » « Quelle abomination !» ont poursuivi ceux qui semblaient être des Nigériens. « La honte de l’homme noir ! Si tu étais en Afrique tu serais mort », ont pronostiqué les Ivoiriens! Chacun y est allé de son dialecte : bambara, soninké, etc. Le jeune homme n’a eu d’autres recours que de prendre fuite !
Cet exemple vient s’ajouter aux cas malheureusement trop nombreux des agressions dont sont l’objet les homosexuels en France. Un pays qui est pourtant allé très loin dans la reconnaissance de leur égalité citoyenne, en leur accordant le droit au mariage.

On ne doit donc jamais cesser de marteler que l’homosexualité n’est qu’une orientation sexuelle, qu’elle n’a rien d’anormal ni de diabolique et que parmi les hommes qui ont positivement influencé le monde, figurent de nombreux homosexuels. Les droits de l’homme n’ont pas de nationalité et la mobilisation doit continuer en faveur des homosexuels, quelle que soit leur pays. Dans la rue, par le biais des médias, à l’Onu, ce combat doit continuer. A l’échelle de l’univers. Et dans ce sens, la décision de l’Union européenne d’accorder l’asile politique aux homosexuels persécutés dans leurs pays mérite d’être saluée.