Une école pour fille en Iran, bombardée le 

Washington et Téhéran ont conclu un protocole d’accord pour mettre fin à la guerre  et ouvrir des négociations. La Résistance iranienne accueille favorablement ce protocole mais exige que des mesures pour mettre fin à la répression et aux exécutions des opposants y soient intégrés.

 

Par Massoumeh Raouf

Dimanche 14 juin, le Premier ministre pakistanais, Shehbaz Sharif, annonçait un protocole d’accord pour l’arrêt immédiat et durable des opérations militaires dans la région entre les États-Unis et l’Iran. Annonce confirmée le même jour par Donald Trump sur son réseau Truth Social. D’après les informations publiées, ce protocole ouvrira une nouvelle phase de négociations portant notamment sur le programme nucléaire iranien, les stocks d’uranium enrichi et la levée des sanctions américaines.

Du côté de l’opposition iranienne, cette désescalade est accueillie favorablement, mais à une condition : qu’elle ne se traduise pas par un silence sur la répression intérieure. Pour le Conseil national de la résistance iranienne (CNRI), la fin des exécutions de prisonniers politiques doit faire partie intégrante de tout accord durable.

La guerre comme bouclier des Mollahs

Mme Maryam Radjavi, présidente élue du CNRI, a déclaré : « La Résistance iranienne, qui œuvre depuis près de cinquante ans pour la liberté et la paix, accueille favorablement tout accord visant à mettre fin à la guerre et aux souffrances du peuple iranien. En Iran, seuls les vestiges des mollahs et du Shah ont souhaité ou souhaitent la guerre. »

La recherche d’armes nucléaires, les visées belliqueuses et l’ingérence dans les affaires des pays de la région font partie, selon elle, de la stratégie de survie du régime religieux qui gouverne l’Iran. Un régime qui n’y renoncera pas tant qu’il le pourra. La guerre serait ainsi le bouclier de ce pouvoir contre les soulèvements populaires, tandis que la paix et un cessez-le-feu resteraient, comme l’avait dit Khomeiny en son temps, un « poison » à avaler. Le renversement du régime relève, selon elle, du peuple iranien et de sa résistance organisée.

Je réaffirme que tout accord international visant à mettre fin à la guerre doit inclure la fin des exécutions de prisonniers politiques et des meurtres de manifestants, a insistée  Mme Radjavi

À l’approche de la signature officielle d’un accord de paix définitif, la Résistance iranienne souligne que la paix durable dans la région ne saurait être dissociée du respect des droits humains en Iran. Elle estime qu’une désescalade militaire doit s’accompagner d’une vigilance accrue de la communauté internationale face à la situation intérieure du pays et à la répression exercée par les autorités iraniennes.

« Ni Shah, ni Mollah »

Le samedi 20 juin dernier, à l’occasion du 45e anniversaire de la Résistance nationale pour la démocratie et la liberté, la première journée du sommet annuel Un Iran Libre, intitulé « Vers une république démocratique », s’est tenue au siège du Conseil national de la résistance iranienne (CNRI) à Auvers-sur-Oise, en France.

Cet événement d’envergure internationale a rassemblé de nombreuses figures politiques mondiales, dont Boris Johnson et Charles Michel, pour soutenir le projet d’alternative démocratique porté par Maryam Radjavi face à la dictature cléricale. Ce sommet a réaffirmé la détermination des opposants à instaurer un gouvernement provisoire en Iran.

Un nombre important de personnalités politiques de divers pays ont participé à ce sommet. Parmi les orateurs de la conférence Un Iran Libre figuraient : Charles Michel, président du Conseil européen de 2019 à 2024 et Premier ministre de Belgique de 2014 à 2019 ; Boris Johnson, Premier ministre du Royaume-Uni de 2019 à 2022, secrétaire d’État aux Affaires étrangères de 2016 à 2018 et maire de Londres pendant huit ans ; John Bercow, président de la Chambre des communes britannique de 2009 à 2019 ; Christine Arrighi, députée à l’Assemblée nationale française et présidente du Comité parlementaire pour un Iran démocratique ;

Dominique Attias, présidente du conseil d’administration de la Fondation des avocats européens et présidente de la Fédération des barreaux d’Europe (2021-2022) ; la baronne O’Loan, membre de la Chambre des lords ; Naike Gruppioni, députée italienne ; Judy Sgro, députée canadienne ; Dmytro Kouleba, ministre des Affaires étrangères de l’Ukraine de 2020 à 2024 ; Carsten Müller, membre du Bundestag allemand ; le sénateur Robert Torricelli ; et Petre Roman, Premier ministre de la Roumanie de 1989 à 1991.

Selon les informations diffusées par la Résistance iranienne, des dizaines de prisonniers politiques et de manifestants ont été exécutés ces dernières semaines. Plus de cinquante prisonniers politiques seraient actuellement sous le coup d’une condamnation à mort, dont au moins onze accusés d’appartenir à l’Organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI). Selon le CNRI, les condamnations capitales se poursuivraient à un rythme soutenu, dans le but de maintenir un climat de peur et de prévenir toute nouvelle contestation populaire.

La Résistance iranienne considère que l’arrêt de la guerre constitue une évolution positive pour les peuples de la région, mais rappelle que paix, liberté et respect des

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