Syrie – Liberté d’information


Quelle est la situation en Syrie ?

Quand la révolution syrienne fut déclenchée, elle n’était qu’un rêve : celui du peuple Syrien à vivre comme tous les autres peuples, en liberté.

Les syriens ont vécu jusqu’en 2011, pendant quarante ans, sous le despotisme de la famille al-Assad. En regardant le début des printemps arabes dans les pays voisins, les syriens ont imaginé qu’ils pourraient finalement se débarrasser de cet héritage « éternel », de cette condamnation infinie à vivre dans le silence et la peur. Malgré les souffrances infligées par ce régime, ils ne demandaient pas son départ. Ils ont rêvé de quelques petits changements pour vivre avec dignité: la liberté politique, la liberté de presse, l’annulation de l’état d’urgence, l’égalité sociale…

Les manifestations ont commencé pacifiquement. Mais le régime totalitaire hérité du père, Hafez al-Assad, qui considère la Syrie comme un bien privé, n’a pas supporté cette révolte.

Comment informer en Syrie ?

Qui sont les journalistes sur place ?


Le combat sans fin des journalistes syriens : l’histoire de Fatten, mère en deuil et journaliste en révolte

[JOURNALISTE DE LA MDJ] « J’ai été contactée par les islamistes de Daech : Ils m’ont dit qu’ils avaient mon fis, Abboud, et que si j’avais envoyé de l’argent, ils l’auraient peut être libéré, si non ils le tueront. » Le combat sans fin des journalistes syriens : l’histoire de Fatten, une mère qui a perdu son enfant, une journaliste en révolte pour les droits de la femme au Moyen-Orient.

« Aujourd’hui notre retour est conditionné par la chute du régime et le changement de système politique en place »

[Journaliste de la MDJ] Alzitani Hani fait partie des nombreux syriens qui ont rejoint la promotion 2017 de la Maison des journalistes. Après avoir obtenu son statut de réfugié politique, il aspire à s’installer ici et démarrer une nouvelle vie en attendant, peut-être, que le régime de Bachar el Assad s’effondre.

« J’ai 20 ans et je veux un futur »

[MIGRATION] Rania Mustafa Ali a filmé son voyage de Kobani en Syrie à l’Autriche. Ses images montrent ce que de nombreux réfugiés affrontent lors de leur voyage risqué en Europe. Rania a rencontré des passeurs, elle fut gazée et battue à la frontière macédonienne. Elle risqua ensuite de se noyer en Méditerranée, voyageant dans un bateau destiné à accueillir 15 personnes mais bourré avec plus de 60 personnes.

Soutien en Syrie et frilosité bancaire: quelle excuse pour confondre terrorisme et humanitaire?

[SYRIE] Dénoncées par une enquête du CODSSY, les institutions financières françaises sont accusées d’entraver les transferts de fonds pour l’aide aux civils syriens. Les organisations en charge de l’aide humanitaire en Syrie, dont la France désire faire une priorité, réclame des améliorations. Les accusés? Le Crédit Agricole, la Banque Postale, le Crédit Mutuel, CIC ou encore des plateformes de collecte telles que Lemon Way ou Hello Asso.

«J’avais simplement besoin d’un pays libre»

[PORTRAIT] Il passe alors, 74 jours en prison pour avoir exercé son travail de journaliste.  « En 2006, j’ai pensé qu’il fallait que je quitte la Syrie, je suis donc parti en Jordanie et en Egypte où j’ai travaillé pour ABC News, un média américain. A cette époque, je continuais à faire des aller-retours en Syrie ».

«Ma famille a dû verser une forte somme d’argent pour me sortir de là»

[Journaliste de la MDJ] Arrivé en France au début de l’année 2017, Anandani Serjieh Abdulkarim a dû fuir la Syrie à cause des articles et reportages qu’il a effectué durant la révolution. Accueilli à la Maison des journalistes, il a récemment obtenu de l’OFPRA le statut de réfugié politique et aspire aujourd’hui à apprendre le français pour pouvoir à nouveau être journaliste.

La Syrie est une prison éternelle

[Partenariat avec le Caffè dei giornalisti de Turin] Après les bombardements qui ont eu lieu ce 4 avril avec l’utilisation présumée d’arme chimique et avant la déclaration de Donald Trump le lendemain sur la volonté de frapper la Syrie (avec le concours des armées française et britanniques), les syriens, arabes et occidentaux, sont divisés en deux camps: les pour et les contre.

Walid : «Mes proches sont en sécurité car je ne suis plus avec eux»

[Journaliste de la MDJ] Les bureaux dans lesquels l’équipe travaillait sont menacés. Le journal de Daesh, « Nba », nous a mentionné et nous a désigné comme cible. » Ils sont obligés de déplacer leurs bureaux à de nombreuses reprises par mesure de sécurité. Mais le danger principal reste le régime. En effet, Walid critique la répression exercée par Bachar el Assad. Il est donc menacé de toutes parts, à la fois par Daesh et par les forces de sécurité syriennes d’el Assad.

Les prisonniers syriens d’Assad mettent tous leurs espoirs dans la justice européenne

[Par Shiyar KHALEAL] Traduction de l’arabe par Liz ALSHAMI « L’abattoir humain » est le titre d’un rapport publié par Amnesty International qui relate des actes de pendaisons collectives et d’extermination planifiée à grande échelle. Saidnaya est un village en majorité chrétien dans la campagne de Damas où on trouve 21 monastères, 40 églises et […]

L’appel de Shiyar Khaleal, porte-parole de « Détenus d’abord » : « Les syriens méritent un futur libre de toute tyrannie »

[Par Shiyar KHALEAL] Je me considère chanceux d’avoir survécu à l’épreuve de l’emprisonnement dans un des centres de détention de Bachar el-Assad. Depuis le début de la révolution Syrienne, en mars 2011, des centaines de milliers de personnes innocentes ont été arrêtées et retenues illégalement pour les mêmes motifs que ceux pour lesquels j’ai été […]