Ce que les gens ont l’habitude d’appeler la liberté, nous l’appelons maintenant la vie privée et nous disons que la vie privée est morte. Si nous perdons la vie privée, nous perdons la liberté d’agir et nous perdons la liberté elle-même parce que nous ne nous sentons plus libres d’exprimer ce que nous pensons. Sauf la censure!
[Par Mortaza BEHBOUDI]
Le quatrième Forum mondial pour la démocratie, organisé par le Conseil de l’Europe du 18 au 20 novembre 2015 à Strasbourg, avec le soutien du gouvernement français, de la région Alsace et de la Ville de Strasbourg – a rassemblé quelques 2 000 participants : des dirigeants politiques, des militants de la société civile, des représentants des médias et 75 jeunes gens de partout dans le monde. Trois thèmes1. Surveillance – ce qui est la bonne dose?
2. Bâtir la confiance dans diverses sociétés de responsabilité
3. Médiatique dans un contexte de menace terroriste.

Les démocraties à travers le monde se sentent de plus en plus vulnérables face à un large éventail de menaces : de l’extrémisme violent aux risques économiques, technologiques, environnementaux et géopolitiques. Et en particulier face à la peur générée par les attaques violentes telles que celles menées en 2015 à Paris, à Copenhague et dans d’autres parties du monde qui visent à déstabiliser les sociétés. L’absence de garanties pour la protection des données personnelles aiguise les angoisses. Dans ce contexte, la tension croissante entre le souci de la sécurité et de la protection des libertés est l’un des principaux défis auxquels sont confrontées les démocraties aujourd’hui.