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Algérie : la rue, Bouteflika et la victoire du peuple

« Qu’ils partent tous », c’est le slogan qui continue de gronder, alors qu’Abdelaziz Bouteflika a remis sa démission, mercredi 3 mars, dans la soirée. Démission entérinée aussitôt par le Conseil Constitutionnel. On voit clairement, à travers une telle diligence, pour une institution entièrement acquise à l’ancien chef de l’Etat, l’image d’une « main forcée ». Est-ce la fin du théâtre algérien ? Les astres se sont-ils alignés afin de souffler l’apaisement, qui débouchera véritablement sur le triomphe des réclamations des Algériens ?

En attendant, on en est au niveau des interrogations ainsi qu’à celui d’échafauder des hypothèses susceptibles de dégager l’horizon encore couvert de brouillard. Tant certains souvenirs du « Printemps arabe » constituent des abats-joie, comme c’est le cas en Libye. Pourtant les peuples n’avaient fait qu’exiger leurs droits, c’était sous-estimé le monde injuste dont les lois non écrites dominent sur les codes en vigueur. En général, et pendant un temps, les peuples sont toujours vaincus par des prédateurs.

Les deux à la fois. Sauf que l’armée a oublié qu’en s’écoulant oisivement, le temps s’est mis à composer, petit à petit, avec les nouvelles générations de citoyens. Certes, ces dernières continuent de célébrer les hauts faits des Moudjahidines [combattants pour l’indépendance], mais sans toutefois ne pas se laisser séduire par une autre façon de vivre et de voir les choses. Parmi celles-ci, se distingue l’exercice de la démocratie. C’est cette force de changement qui a fait se lever la jeunesse algérienne, comme un seul homme, en ce jour du 22 février, jusqu’à la chute du calife, mercredi soir.

Les leçons à tirer

Il reste encore un processus à suivre, avant de déboucher sur la normalisation de la situation. Car, pendant vingt ans, les racines du pouvoir en Algérie se sont solidifiées. Le pouvoir n’était plus, depuis 2013, l’affaire d’un chef malade frappé d’un AVC, mais une histoire de membres de famille, de l’armée, et d’une poignée de vautours de finances, en sous-main, agissant au nom des millions que laissent tomber les barils de pétrole.

Le Général algérien Gaïd Salah, l’homme qui a annoncé la démission de Bouteflika

Ainsi, de simples coups de pioche n’auront-ils pas suffi pour en venir à bout. Il aura fallu se munir d’une arme plus puissante, mais simple, qu’on appelle « pugnacité dans la rue ». C’est la bête noire des dictateurs. La jeunesse algérienne s’en est emparée, et le système Bouteflika est en train de s’écrouler comme un château de cartes. Après six bonnes petites semaines de manifestations, du reste « très » pacifiques. Souvenons-nous de la chute du burkinabè Blaise Compaoré, en novembre 2014, après trois mois d’affilée de manifestations chaudes de rue par la jeunesse du pays.

C’est là un des aspects de l’acte de cette jeunesse, comptée parfois par millions, que nous avons vue battre le pavé à Alger et à d’autres villes. Il y a, cependant, un autre versant à regarder utilement, à savoir les leçons à tirer de cet événement. C’est qu’en premier lieu, dans nos pays africains – en dehors de l’Afrique du Sud -, le vrai pouvoir se trouve entre les mains de l’armée.


Dans nos pays africains […] le vrai pouvoir se trouve entre les mains de l’armée.


Dans le théâtre qui se joue actuellement en Algérie, c’est le général Gaïd Salah qui est le maître des horloges. « Que Bouteflika cesse d’être président de la République », a-t-il dit, et il en était ainsi. C’est lui qui a brisé le cercle « infernal » des proches du jeune frère de l’ancien président et, même, jeté en prison Ali Addad, une des figures de proue de la haute mafia algérienne…  

Est-ce que l’armée, en dépit de ces gestes hautement patriotiques, va-t-elle continuer de jouer le rôle de gardien du temple ?  Pas sûr. Y croire un seul instant, c’est mal saisir la profondeur du slogan « Qu’ils partent tous ». C’est-à-dire y compris le général Gaïd Salah, une des pièces majeures du « système » que les protestataires entendent voir voler en éclats.

L’autre leçon à tirer est que les dictateurs que nous craignons ne sont rien d’autre que, en dépit de tout, des baobabs aux racines entamées par les temps, bien pourries, lesquels ne peuvent résister devant l’action soutenue du peuple. L’arbitrage du général Salah n’est pas un acte de bienveillance, mais plutôt le résultat de la peur d’être lui-même emporté par cet ouragan silencieux balayant les rues d’Alger.

Enfin, à la jeunesse africaine, qui veut légitimement voir une alternative politique, de comprendre que la violence appelle la violence. Que la discipline et la ténacité dans l’action représentent une force inouïe, capable de tenir en respect les armées au service de la dictature. En Algérie, il n’y a eu ni casse ni un seul coup de fusil. A moins que la situation, par mauvaise aventure, vire prochainement à l’affrontement entre la jeunesse et l’armée.

Enfin, le fin du fin

En troisième lieu, c’est là la leçon de sagesse pour les présidents qui s’éternisent encore au pouvoir, jouant à la modification des Constitutions en leur faveur et croyant que les peuples sont des moutons à ne mener qu’à leurs pâturages bien enclavées. Gare à eux ! Nombre de convulsions sociales surgissent avec une telle spontanéité et violence qui ne leur donnent que trois issues misérables : la mort, la fuite éhontée et l’exile déshonorant.

Enfin, pour le fin du fin, la leçon, encore une fois, est à être ingurgitée par la jeunesse de l’Afrique subsaharienne, qui semble somnoler. Faudra-t-il attendre que tous les « Printemps politiques » nous viennent du Maghreb ? Réveillez-vous. « Lamuka ». Humez le parfum de la victoire qui embaume déjà les rues de l’Algérie… A quand vos victoires ?

Côte d’Ivoire : l’Etat refuse d’investir des maires élus issus de l’opposition

[ÉLÉCTIONS] Cinq communes en Côte d’Ivoire sont désormais gérées par des préfets. Cela, en attendant l’installation officielle de conseils municipaux, selon un communiqué du ministère de l’intérieur et de la sécurité. Boko, Grand Bassam, Rubino, Plateau et Port Bouet à Abidjan sont les communes concernées.

Liberté d’informer : portraits de lanceurs d’alerte

Le Sedition Act, votée l’année suivante, a créé un amendement pour aussi punir certaines formes de discours, y compris les publications de «tout langage infidèle, profane, calomnieux ou abusif concernant le gouvernement américain, la Constitution, l’armée ou les forces navales. »

Le courage et la souffrance de Jahia

[PORTRAIT] Malgré les expériences amères qui ont marqué son existence, Jahia n’a pas perdu son sourire et l’amour pour sa profession qui, explique-t-elle, consiste à rapporter les faits, dire la vérité. Aujourd’hui, elle vit à la Maison Des Journalistes et attend que l’OFPRA lui accorde le droit d’asile.

Dans la société des héros… Attention, une vérité peut en cacher une autre !

C’est à se demander si l’on est encore en droit de prendre du recul. Reculer pour mieux sauter ? Non : reculer pour mieux voir. Parole de Yuan Meng, panda né en exil en France qui ose, ici et maintenant, s’interroger sur le spectacle donné depuis quelque temps en France.

Certes, on va me rétorquer que j’ai bien de la chance de pouvoir m’exprimer… Ce serait me donner encore un peu plus raison. Selon moi la chance c’est au Loto qu’elle a toute sa place et sûrement pas dans le domaine sensible de la liberté d’expression, l’un des piliers de la Démocratie. Alors : j’y vais. Je fonce (heu, virtuellement, bien sûr, parce que, pris dans mon enclos, pas possible d’aller bien loin, tu vois).

Alors voilà et voici, en quelques mots, dans mon bel élan doublé d’un remarquable esprit de synthèse, nom d’un animal à poils dressés, voici ce que j’ai à vous dire cette semaine, en trois points :

  • Il s’avère que je suis moi-même devenu une sorte de héros (bé oui) destiné à émouvoir le bon peuple et à servir de support à une conception de la politique qui rappelle de vieilles traditions royales. Vous savez : de cette époque où les ambassadeurs offraient des animaux au Rois de France afin de susciter leur bienveillance. M. Macron s’est plu à me voir. Il a eu raison.
  • Un migrant sans papiers, cet authentique héros (lui aussi), a eu le courage de grimper le long d’un immeuble parisien afin de sauver un enfant accroché à l’extérieur d’un balcon. Le monde entier s’en est ému. M. Macron s’est plu à le voir et à lui manifester sa royale bienveillance. Il a eu raison.
  • Je suis un héros, il est un héros, nous sommes des héros qu’il convient – bien que venus d’ailleurs – de vénérer. Vous n’avez pas le choix. Celui qui émettrait le moindre doute passerait pour un abominable, un rustre, un mal élevé, un ennemi de l’humanisme. A sa manière, M. Macron a raison, non ?

Reculez et vous verrez mieux !

Allez, come on, laissez passer la page de publicité qui précède et reprenez enfin le micro, le stylo, le clavier et la caméra.

Prenez donc un peu de recul, histoire d’élargir le point de vue. Oui, oui, oui : reculez, reculez… en prenant, bien sûr, le temps de regarder aussi derrière vous (dans ce genre d’exercice le précipice n’est pas loin et le parcours est toujours piégé). C’est fait ? Vous avez suffisamment reculé ?

Là, ça y est, vous le voyez le monde ? Vous la voyez la Méditerranée ? Vous les apercevez les barrières qui se ferment ?  Vous les entendez, les contes qu’on vous dit avant d’aller dormir ?

Moralité : dans les tempêtes il y a toujours des héros, debout, admirables et justement admirés… mais souvent placés tout devant, au premier plan, pour mieux dissimuler le décor, lequel n’est plus très frais. Non : pas frais du tout, nom d’un bambou !

Crédit : Sylvie Howlett

Yuan Meng

(Traduction de Denis PERRIN)

Journée mondiale de la liberté de la presse : 25 ans de lutte

Chaque année depuis 1993, le 3 mai a été proclamé Journée mondiale de la liberté de la presse par l’Assemblée générale des Nations-Unies. Depuis 25 ans, il s’agit de sensibiliser la population à l’importance des principes fondamentaux de la liberté de la presse. Le droit de vérité, la liberté d’expression et la déontologie du journalisme sont rappelés aux gouvernements du monde. Aujourd’hui encore, nombreux sont les journalistes ne pouvant exercer leur métier correctement. Ils sont harcelés, emprisonnés ou même tués dans l’exercice de leur fonction. Le bilan de ces 25 dernières années reste peu réjouissant.

 

France : Les lois liberticides s’imposent peu à peu. Dans l’Hexagone, les lignes éditoriales et la situation économique des médias sont de plus en plus menacées. Le fait que le paysage médiatique soit sous la coupe de grands groupes industriels joue beaucoup sur ces conflits. Depuis l’arrivée d’Emmanuel Macron à la tête de l’Elysée, il semblerait que les médias soient de plus en plus écartés du paysage français. On peut notamment citer la nouvelle loi sur le secret des affaires qui stigmatise le journalisme d’investigation. Edouard Perrin, journaliste à Première Ligne annonce que cette loi entrave cette liberté fondamentale de la presse, car les journalistes ne peuvent, avec ce texte, relater une quelconque information secrète à l’entreprise. Celle-ci serait donc verrouillée et les affaires telles que LuxLeaks ou les Panama Papers ne pourraient plus être accessible aux citoyens. L’idéal serait, comme il le souligne “de rendre cette loi effective entre entreprises afin d’éviter tout contentieux entre les secrets marchands propres aux entreprises”.

 

Turquie : La plus grande prison de journalistes du monde. 151, c’est le nombre de journalistes incarcérés depuis des mois et même de longues années pour certains. Erdogan détient dans ses geôles les journalistes turcs s’étant opposés à son régime totalitaire. Depuis la tentative de coup d’Etat en juillet 2016, c’est plus de 160 organes de presse fermés.
Marie Jégo, correspondante du journal Le Monde à Istanbul explique que le monde des médias turc a été anéanti: 
“Actuellement ce qu’il reste peut se compter sur les doigts de la main.” raconte t-elle. L’argument de l’Etat turc donne bien le ton “ce sont des terroristes et non des journalistes”. Car oui, la centaine de professionnels des médias sont derrière les barreaux pour “propagande terroriste”. Marie Jégo ajoute: “les accusations n’ont aucun fondements, les dossiers sont vides”. L’état d’urgence en vigueur depuis juillet 2016 représente le prétexte parfait pour le régime qui peut alors instaurer des décrets qu’il est impossible de contester. La loi 6352 du 5 juillet 2012, prévoyant la suspension de toute poursuite et condamnations pour “délits de presse et d’opinion”, peut alors être ignorée. Sans une forte pression internationale, “Il n’est pas possible d’espérer” déplore Mme Jégo.

 

Enchaînement de drames en Europe. Dans le monde, une tendance s’est développée au cours des dernières années : la haine du journalisme et les attaques contre les membres de la profession, notamment au sein des pays des 28. Dernièrement, encore nombre de journalistes se sont fait tués pour avoir tenté de révéler une vérité dérangeante. Daphné Galizia, tuée dans l’explosion de sa voiture à Malte. Jan Kuciak et sa compagne, tués par balle en Slovaquie. Pauline Adès-Mével, responsable du bureau Europe/Balkans de RSF, explique ce phénomène déclarant que “les journalistes qui sont des vecteurs d’information souffrent d’un déficit de crédit car les leaders s’en prennent à eux”. On peut voir l’exemple de l’ancien Premier ministre Slovaque, Robert Fico, qui vilipende les journalistes mais aussi en France avec les propos de Laurent Wauquiez ou le comportement de Mélenchon à l’égard de la presse. Mme Adès-Mével ajoute que “la population est inspirée par les gouvernements” et tel un cercle vicieux, le résultat reste le même.

 

Journalisme collaboratif – Forbidden Stories : le journalisme continue. Depuis 10 ans, comme l’annonce RSF sur son site Internet, plus de 700 journalistes ont été tués dans l’exercice de leur fonction. Mais, ceux-ci ont trouvé la parade face à ce dramatique constat. Au fil des années, des consortium de journalistes se sont formés à travers le monde. La Fédération Internationale des Journalistes, qui compte plus de 600 000 adhérents dans 140 pays est l’organisation de journalistes mondiale la plus vaste à ce jour. Avec l’arrivée d’Internet, les journalistes s’organisent bien mieux, s’associent avec plus d’aisance mais surtout, dérangent les organismes ciblés par leurs enquêtes.  Le 31 octobre dernier, en réaction à la mort de Daphne Guzilia, le projet Forbidden Stories a été lancé. Inédit dans le monde du journalisme, ce projet a été salué par la profession. Comme Laurent Richard, fondateur de Freedom Voice Network, l’explique, il s’agit de “Poursuivre et publier le travail des journalistes menacés, tués ou emprisonnés dans le monde”. Une réponse solidaire aux ennemis de la liberté de parole. Les journalistes restent encore aujourd’hui, trop peu protégés par les lois et l’impunité des crimes dont les journalistes sont victimes est encore bien trop récurrente.

Discours d'un représentant de Forbidden Stories lors de l'événement pour la Liberté de la Presse sur le parvis de l'hôtel de ville de Paris. Forbidden Stories continue les enquêtes des journalistes tués pour la Liberté d'informer.

Publiée par Maison des journalistes MDJ sur jeudi 3 mai 2018

25ème journée pour la liberté de la presse: une réalité inquiétante

Le jeudi 3 mai 2018, l’UNESCO célèbre la 25e édition de la Journée Mondiale de la Liberté de la Presse. Cette journée a pour but d’informer la population concernant les atteintes portées à la liberté de la presse, de sensibiliser les citoyens aux initiatives en faveur de cette liberté, mais elle sert également d’indice de mesure. Un tel événement permet en effet d’établir un « baromètre » concernant l’état des droits du métier de journaliste.

Proclamée le 3 mai 1993 par l’Assemblée Générale des Nations-Unies, cette journée est à l’origine une réponse à l’appel de journalistes africains qui, en 1991, établissaient la Déclaration de Windhoek sur l’indépendance et le pluralisme des médias.

Réunis pour la liberté de la presse sur le parvis de la démocratie

« Les célébrations porteront sur les questions des médias et de la transparence du processus politique, de l’indépendance du système judiciaire et de ses connaissances en matière de médias, et de la responsabilité des institutions de l’État vis-à-vis du public. La journée sera aussi l’occasion d’examiner les défis actuels de la liberté de la presse en ligne. » Indique le site de l’O.N.U.

Si l’événement principal, conjointement organisé par la République du Ghana, se déroule à Accra (Ghana), c’est aussi l’occasion d’un rassemblement à Paris. A l’appel du SNJ, CGT et CFDT Journalistes, une journée de solidarité s’installe sur le parvis de l’Hôtel de Ville.

Un rassemblement solidaire

Animées par Dominique Pradalié du SNJ, les prises de parole se succèdent. “La liberté de la presse ne se négocie pas” souligne Anthony Bellanger. Les différentes organisations laissent alors la place à des journalistes réfugiés du monde entier: algériens, syriens, turcs… Ce sont ces derniers qui appuient l’horreur qui sévit actuellement dans leur pays, aux portes de l’Europe. “La plus grande prison de journalistes du monde” regrette Beraat, journaliste réfugié.

A la faveur de cette date, les Nations Unies ont choisi le thème « Médias, Justice et état de droit: les contrepoids du pouvoir ». Des enjeux de discussions enflammées, un mois après l’adoption de la loi Secret des Affaires par l’Assemblée Nationale.

Fabrice Arfi, représentant le collectif “Informer n’est pas un délit”, revient notamment sur cette loi qui menace directement le travail journalistique: “Le risque contenu c’est celui d’assujettir la liberté d’informer à un droit commercial. Tous ceux qui décident de faire du monde de l’entreprise leur zone de travail vont devoir se retrouver devant un magistrat qui va décider si l’intérêt commercial est atteint et ce, malgré l’intérêt public. Nous demandons seulement de limiter l’application du secret des affaires aux relations commerciales concurrentielles.”

Cette journée est, enfin, l’occasion de rendre hommage aux journalistes ayant perdu la vie dans l’exercice de leur profession: Shai Marai, Daphné Caruana Galizia, Jan Kuciak… C’est Laurent Richard qui s’exprime alors sur le projet significatif de Forbidden Stories. Un site qui sauvegarde l’information et le travail des journalistes et permet de ne jamais laisser mourir le message de ces derniers. “Si les meurtres se multiplient, c’est qu’ils se font dans l’impunité” conclue Dominique Pradalié.

Discours d'un représentant de Forbidden Stories lors de l'événement pour la Liberté de la Presse sur le parvis de l'hôtel de ville de Paris. Forbidden Stories continue les enquêtes des journalistes tués pour la Liberté d'informer.

Publiée par Maison des journalistes MDJ sur jeudi 3 mai 2018

Des journalistes réunis en mémoire de leurs confrères emprisonnés dans le monde, des citoyens rassemblés pour la liberté d’expression et, finalement, des êtres humains prenant la parole pour ceux que l’on a fait taire.