Week-end convivial avec le réseau étudiant Animafac

[Par Diane HAKIZIMANA]

Le réseau des associations étudiantes Animafac a organisé le weekend du 06 au 07 février 2016 un double weekend au campus dans les universités de Limoges et de Caen. A Limoges, c’était de la convivialité sous un ciel plus doux et ensoleillé.

©Diane Hakizimana
©Diane Hakizimana

Le matin, un petit déjeuner à la hâte afin de pouvoir commencer la journée à temps. Des repas ont été également offerts aux étudiants à midi, au rythme de chants lancés par un groupe d’étudiants décontractés. L’ambiance était bon enfant comme seuls les étudiants savent le faire. Différents ateliers ont été animés. Le responsable d’Animafac reconnait le rôle et l’importance de cette association dans la vie de campus. Malo Mofakhami parle de ce weekend spécial pour le 20e anniversaire d’Animafac.

« Asso, Boulot (apéro !), dodo », “Ceux qui pensent que c’est impossible sont priés de ne pas déranger ceux qui essaient”, etc. ce sont les mots qu’on pouvait lire sur les pulls des étudiants présents pour ce weekend au campus. Ces mêmes mots figuraient par ailleurs sur le manifeste des 20 ans d’Animafac. Solidarité internationale, écologie, récupération des objets, le numérique dans la vie associative, etc. tels étaient les sujets débattus dans différents ateliers organisés par Animafac à l’université de Limoges. Malo Mofakhami, président d’Animafac racontait que c’est cette même ambiance à Limoges qui régnait à l’université de Caen.

Malo Mofakhami ©Diane Hakizimana

Après les universités de Lille et de Clermont Ferrand, qui sont de la partie Est, le weekend du 30 au 31 janvier dernier, c’était le tour des étudiants de la partie ouest de la France de faire la fête et d’échanger sur les sujets qui touchent la société. Plutôt caisse de résonance des associations étudiantes, Animafac organise les weekends au campus en divisant les universites de l’Hexagone en 4 groupes, deux par deux, de l’est à l’ouest ou vice versa. « La division de la France se fait de manière grossière, mais l’objectif est de choisir une ville qui n’est pas très loin pour les gens autour, c’est pour faciliter le déplacement des étudiants en cars». Créée en 1996, au début par des étudiants très engagés dans les syndicats, Animafac s’est depuis consacrée à l’associatif et met en mouvement la fac. « Même si on représente les étudiants et qu’on fait du lobbying auprès des pouvoirs publics, c’est surtout sur les mesures qui sont en lien avec les associations », tient à souligner Malo Mofakhami. Le président d’Animafac annonce qu’ils ne peuvent pas intervenir sur les examens, le format des cours, etc., qui sont dans le registre syndical.

Engagement, encore de l’engagement

Le réseau des associations Animafac se bat pour la reconnaissance, la facilité et l’encouragement de l’engagement des étudiants. Et cela se fait à plusieurs niveaux selon Malo Mofakhami. Au niveau des étudiants déjà, Animafac s’efforce de mettre en avant tous les avantages que procurent les associations. A cet effet, cette porte-parole des associations étudiantes aide ces dernières à être beaucoup plus visibles en leur procurant les moyens financiers nécessaires pour pouvoir exister. « On a aussi identifié les leviers institutionnels, car on a remarqué que certains présidents et administrations des universites n’ont rien à faire des associations étudiantes, et si l’universite n’est pas bienveillante et assez ouverte aux associations, celles-ci auront beaucoup du mal à se développer », précise Mofakhami. Animafac intervient à ce niveau pour faire comprendre aux chargés de l’éducation que la réussite scolaire rime aussi avec la vie de campus, la vie associative. « Nous usons de notre notoriété et de notre poids politique pour leur faire comprendre qu’ils doivent favoriser l’associatif dans les campus », annonce le président d’Animafac. Malo Mofakhami reconnait toutefois qu’à Limoges, les associations sont hyper actives et que la présidence de l’université y met son paquet.

Limoges la nuit ©Diane Hakizimana
Limoges la nuit ©Diane Hakizimana

A la question de savoir si la vie associative dans les campus ne se limite pas seulement à la durée des études, dans la mesure où la vie active ne permet pas forcement la participation dans les associations, faute de temps et beaucoup de préoccupations quotidiennes, le président d’Animafac estime que l’environnement dans les campus favorise l’engagement associatif, « en plus les étudiants sont dans une phase de leur vie où ils ont très envie de changer le monde et ainsi ils s’appliquent dans les associations assez facilement, même s’ils ont besoin d’un coup de pouce», remarque-t-il. Toutefois Animafac, en tant qu’association essaie de donner une vision plus large aux jeunes étudiants engagés. « Certes ils se sont engagés pour une association, pour une cause qui leur plaît, mais c’est aussi un engagement à l’égard de toute une société, donc il ne faut pas perdre cet engagement, il faut le porter toujours même après », annonce Malo Mofakhami. Et, selon ses dires, ça marche un peu, car différentes enquêtes et questionnaires démontrent que de plus en plus de citoyens revalorisent au maximum les questions d’engagement. Animafac est fait de plus de 400 associations membres qui ont signé une charte, mais elle arrive à toucher d’une manière ou d’une autre plus de 5000 associations étudiantes. L’événement « weekend au campus » se déroule tous les ans. Différentes associations se rencontrent pour débattre, échanger, se former. Ce double weekend au campus à Limoges et à Caen était le dernier de cette année académique en cours.

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