Entrées par Rédaction

Maroc : « Interdit de conférences académiques, censuré, diffamé, je vis sous la pression permanente de la police politique »

Communiqué de Maâti Monjib, historien, politologue marocain, journaliste et défenseur des droits de l’Homme. En, mai dernier, Mediapart soutenait l’universitaire « interdit de quitter le territoire et soumis à des pressions du Ministère de l’Enseignement marocain et à des «épreuves kafkaïennes» pour avoir participé à une soutenance à l’Ecole normale supérieure, à Paris. »

Un cas parmi des dizaines d’autres subit par Maâti Monjib qui dénonce par ce communiqué un bilan d’un an entre harcèlement, censure et diffamation. 


« Il y a ainsi une sorte de complicité obligée des censeurs et censurés. Et c’est dommage car cela empêche l’éclatement de la vérité : la presse est, dans sa grande majorité, sous contrôle. Ceux qui n’acceptent pas la censure, soit disparaissent, soit s’autocensurent. »


 

Communiqué de Maâti Monjib

En l’espace d’une semaine, j’ai été interdit de conférence deux fois.

La première conférence organisée par une grande école d’ingénieurs de Casablanca qui est une université privée. Cette conférence devait porter sur l’Etat marocain à travers l’histoire.

La seconde intitulée: « Développement politique et système national d’intégrité en Afrique » était organisée dans le cadre d’une université d’été au bénéfice de quelques dizaines de jeunes activistes et intellectuels sub-sahariens.

Bravo la diplomatie parallèle chantée tous les jours par les médias de propagande officiels!

Cette même semaine, une interview dans un quotidien de grande diffusion a été censurée. Je tais le nom de la journaliste (d’ailleurs professionnelle et courageuse) ainsi que le nom du journal car j’ai été critiqué par des amis pour les avoir dévoilés il y a quelques jours. Cela représente des risques pour les concernés.

Il y a ainsi une sorte de complicité obligée des censeurs et censurés. Et c’est dommage car cela empêche l’éclatement de la vérité : la presse est, dans sa grande majorité, sous contrôle. Ceux qui n’acceptent pas la censure, soit disparaissent, soit s’autocensurent.

Dans cette petite interview censurée, j’avais essayé de montrer le caractère tendancieux et « sécuritaire » du rapport officiel sur le Hirak du Rif. Ce rapport soi-disant « droits-humaniste » justifiait honteusement et maladroitement la répression du Hirak et les lourdes condamnations de ses activistes et leaders (jusqu’à 20 ans).

Même pour le régime ce rapport était contre-productif puisqu’il était sans aucune valeur ajoutée par rapport aux communiqués de la Direction Générale de la Sûreté Nationale. Et que dire des décisions, manipulations et condamnations par une justice aux ordres contre les braves activistes pro-démocratiques du Rif, l’une des rares régions qui lève la tête courageusement pour dire non au despotisme et au système des copains et des ripoux.

Ce rapport officiel montre clairement que le régime se ferme de plus en plus, les voix de la raison sont étouffées même en son sein. Tout le monde à l’intérieur du système (y compris les institutions de gouvernance) se met au service des Services. C’est dangereux pour le pays, c’est dangereux pour les libertés publiques et c’est dangereux pour le régime lui-même qui n’a plus essentiellement que deux piliers de soutènement: la répression –comme moyen d’action et la corruption -comme ciment de l’élite au pouvoir.

Pour résumer, je viens de passer, chers ami-es une année universitaire très dure : un exemple, j’étais invité depuis octobre à sept conférences qui ont toutes été interdites. Sauf à Agadir où une personne courageuse a résisté aux pressions.

L’administration « universitaire » refuse aussi de m’autoriser à participer à des colloques ou soutenances de thèse à l’étranger, comme cela m’est arrivé plusieurs fois cette année. Or de telles activités scientifiques sont partie intégrante du travail de tout professeur de l’Enseignement supérieur et impacte énormément l’évolution de sa carrière et le jugement de ses pairs.

En même temps et comme par hasard, la presse des Srabs (Services) mène contre moi une abjecte campagne de diffamation et de mensonges qui dit entre autres que je suis un Fonctionnaire-Shabah (fantôme). Or mes étudiants, mes collègues et les administratifs de l’établissement où je travaille savent que je me suis acquitté cette année, et comme toujours, de mes devoirs professionnels normalement malgré les obstacles semés sur mon chemin par les collaborateurs des Services.

Imaginez ! Je suis actuellement, et cela depuis février, dans une situation insoutenable. L’administration centrale me considère (par écrit et par le moyen de missives officielles signées et cachetées) comme absent depuis cinq mois et demi. Quelques responsables de base, aussi professionnels que courageux leur répondent, parfois par écrit, que non, autrement dit que je suis présent…

Mais l’administration centrale continue à ignorer leurs réponses (officielles signées et cachetées) en leur demandant toujours si j’ai repris mon travail comme si j’étais en abandon de poste. Le but apparent est de me maintenir sous pression pour que j’arrête de m’exprimer sur la nature du régime qui est passé –je le redis ici à toute fin utile-, depuis les dernières élections législatives, du « statut » d’un régime semi-autoritaire à un régime, académiquement qualifié par les spécialistes, d’autoritaire.

Ils veulent aussi m’empêcher par le moyen de ces pressions lâches de m’exprimer en tant que responsable de l’Association Liberté Maintenant illégalement interdite (Freedom Now الحريةالآن) sur les abus de pouvoir et les violations des droits humains et des libertés d’expression et de presse.

A chaque fois que je prends position ou que je publie un article qui ne plait pas aux décideurs dans la presse qui parait à l’étranger, une campagne mensongère de dénigrement me « crucifie ».

Je suis aussi parfois objet de filature sans parler du fait, Ô combien gênant, que mon téléphone est sous écoute active depuis mai 2015. C’est d’ailleurs par ce moyen qu’ils savent que je suis invité par tel ou tel établissement ou que j’ai un entretien avec un périodique…. Aussi durant avril-mai derniers, des dizaines d’articles, de vrais articles pas des brèves, m’ont honteusement insulté et diffamé, photos à l’appui sur le plan de ma vie privée et publique, de mon travail, de mes convictions…etc.

Des caricatures calomnieuses de moi sont publiées, elles m’affublent des cornes de Satan, de costumes de mafieux avec des dollars tombant de leurs poches… Des centaines de pages Facebook y ont participé l’année dernière par exemple suite à un article que j’ai publié en mars 2018 sur l’affaire du journaliste Bouachrine. La campagne s’est ralentie depuis mi-juin 2019, et c’est bon à prendre. Tout y passe, du sexe à l’argent, du service de l’étranger à la trahison de la patrie, de la vaste ferme à la villa cossue…

Honte sur vous! Vous laisserez une mauvaise image de l’Etat marocain pour les générations futures. Vous contribuez par ces moyens vils à la dégradation de l’image de notre pays chéri qui pourtant nous lie tous. Je n’ai jamais su que dire la vérité vous met dans une colère aussi noire!

Communiqué de Maâti Monjib

The New York Time’s Cartoon Suppression Sparks Worry

The news that shook the world’s largest daily newspaper, the New York Times International. After one month of controversy following an image deemed antisemitic, starting July 1st, there will no longer be political cartoons in the newspaper’s opinion section. This decision foreshadows a complicated future for newspaper cartoonists.


A single stroke of the pen was enough to unleash a worldwide controversy.


In the April 27th issue, there is an an image of the Israeli Prime Minister, Benjamin Netanyahu, depicted as a dog with a star of David around his neck. Behind him, the American president, Donald Trump, is shown blind holding the « dogs » leash with a yamaca on his head.

After public outcry, the New York Times appoliogized in a letter, calling it an « error of judgement ». A justification that convinced neither American not Israeli medias.

The Israeli ambassador to the United States addressed the journal and stated « Today, the New York Times has made these pages a dream for those who hate the Jewish State. » He declared in Washington on April 29th.

The journals publication director, A.G. Sulzberger, launched a disciplinary procedure against the editor who chose this image. He also decided to no longer use cartoons coming from an outside company. (The images deemed to be antisemitic came from an outside company.)

From the White House, Donald Trump was offended for not being cited in the newspapers letter of appology. Finally, the New York Times surrendered to social media pressure and announced the end of its cartoon pages

Is freedom of opinion being threatened?

New York Times International will only be remove cartoons from the opinion section. They will not remove cartoons from from the entire newspaper.

Press cartoons are bought, sometimes in an image bank like the image by Antonio Moriera  that started the controversy. Patrick Chappatte, artist from the New York Times expressed his disappointment on his blog following this announcement.

« In these past few years, some of the best newspaper cartoonists in the US (…) have lots their jobs because their editors found them too critical of Trump (…) Maybe we should start to worry. And revolt. The newspaper cartoonists were born with democracy and when these freedoms are threatened, they are too » he condemned on his blog.

Interviewed by France Inter, Plantu declared that he is « worried for the future of our democracies and for freedom of opinion. » The artists of the world are outraged to see a journal as prestigious as the New York Times succumb to pressure from social media. « If it is pleasing to all, the freedom of the artists is going to be reduced (but that is secondary), but it is freedom of journalists, freedom of citizens and freedom of opinion that is going to fall apart. »

For Terry Anderson, illustrator and general director of Cartoonist Rights Network International, « It is undeniable that the decision from the New York Times is apart of a worldwide trend and continues to reduce the public space for cartoonists. […] This is why we whole-heartedly condemn it.

Antonio Moreira Antunes

Freedom of expression has already been previously attacked.

Antonio Moriera Antunes, author of controversial cartoon has been regularly published in Portuguese magazines and journals since 1975. This is not the artist’s first controversy, in 1992, he published a cartoon in Expresso (Portugese newspaper) that became famous and hotly contested: Pope Jean-Paul II represented with a condom on this nose. This image was put on a petition signed by 15,000 of the Portugese demanding for censorship of this cartoonist.

Charlie Hebdo

Known for its provocative images & its quirky and satirical humor, Charlie Hebdo provoked many national controversies regarding freedom of the press and opinion. In 2006, Charlie Hebdo published Danish cartoons (from the Jyllands-Posten Journal) of the prophet Muhammad. The Union of Islamic Organizations of France and The Grand Mosque of Paris started a penalty procedure against Charlie Hebdo for « slander published against a group of people due to their religion. »

Charlie Hebdo became the target of numerous amounts of threats from radical Islamists following this controversy. On January 7th, 2015, the editoral board was targeted with an attack killing 12 people, including some of the most famous artists: Cabu, Charb, Wolinsky and Tignous.

Alex

Most recently, the newspaper cartoonist, Alex was a received of death threats following the January publication of a cartoon  in « Le Courrier Picard ». The image mocked Eric Drouet, a controversial figure from the Yellow Vest Movement, caricatured as a small yellow bird being hunted by Jean-Luc Mélenchon (a French politician from the National Assembly).

« There are people, journalists but other also who knock and demolish » recalled Alex, who is worried about both the current social climate in France and the anti-media hate that has been proliferating.

Interview de l’Ambassadeur des Droits de l’Homme François Croquette

François Croquette a rendu visite à la Maison des journalistes. L’occasion de lui présenter la vie et le fonctionnement de la MDJ et de rencontrer les journalistes réfugiés pour avoir exerceur leur métier sur la liberté d’informer. Accompagné de la directrice de la MDJ, Darline Cothière, l’ambassadeur a pu prendre connaissance de l’histoire personnelle des journalistes qui l’ont alerté sur des cas de violation fragrante des droits humains et de la liberté d’informer dans leur pays respectif.

A la suite de ces échanges, l’équipe de l’Oeil a interviewé l’Ambassadeur qui a répondu sans détour à nos questions. 

Quel est le rôle du métier d’ambassadeur Français des Droits de l’Homme ? 

Du droit des citoyens aux relations internationales, des situations individuelles à celles du collectif, le rôle d’ambassadeur des droits humains est varié et exigeant.

Y a-t-il d’autres ambassadeurs des Droits de l’Homme en Europe et dans le monde? 

Il y en a neuf dans l’Union Européenne ce qui ne signifie pas que les pays qui n’en ont pas se désintéressent de cette question.

Avec les autres ambassadeurs, ensemble nous travaillons de manière informelle, déclaration conjointe, situation individuelle et collective des pays concernés. 

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Tribune : universitaires et chercheurs s’inquiètent de l’ingérence marocaine envers Maâti Monjib

Un procès ouvert en 2015, reporté 15 fois. Avec notre confrère de la Maison des journalistes Hicham Mansouri, Maâti Monjib est visé par une plainte suite à la création d’une application mobile aidant les journalistes marocains et depuis censurée par le pouvoir. Hicham a du quitter le Maroc après avoir connu la diffamation et la prison. Maâti Monjib, universitaire a pu rester au Maroc, mais à quel prix?

Le 22 avril 2019, l’historien Maâti Monjib est entré dans une grève préventive de la faim pour 48 heures. Enseignant-chercheur à l’Institut des études africaines (IEA) de l’Université Mohammed V de Rabat, il est menacé de se faire radier de l’université et de la fonction publique, après avoir accepté de participer, en qualité de rapporteur, à la soutenance d’habilitation à diriger les recherches (HDR) de Mounia Bennani-Chraïbi, le 13 février 2019, à l’École normale supérieure (ENS), à Paris.

L’affaire de l’ENS

Quatre ans plus tôt, Maâti Monjib a mené une grève de la faim illimitée qui a duré 24 jours, pour défendre son droit à la libre circulation. En lien avec la formation de jeunes journalistes à des outils de la presse citoyenne, il a été poursuivi avec six autres personnes, d’abord pour « atteinte à la sécurité intérieure de l’État ».

Le procès court toujours et Maâti Monjib fait l’objet de campagnes incessantes de diffamation et d’harcèlement moral. À l’origine des pressions que Maâti Monjib subit actuellement, rien de bien révolutionnaire : il a tenu à remplir ses engagements auprès de ses collègues en prenant part à un événement hautement académique.

Invité dès le mois de juin 2018 à faire partie du jury d’HDR de Mounia Bennani-Chraïbi, il a rapidement avisé les autorités de tutelle et produit tous les documents exigés, y compris la convocation officielle de l’ENS, sans pour autant obtenir un accord administratif formel, que peu d’universitaires sollicitent.

Maâti Monjib décide quand même de participer à la soutenance : sa présence est essentielle au bon déroulement de ce processus d’habilitation long et complexe. Peu après son retour à Rabat, il reçoit plusieurs « demandes d’explication » de la part des autorités universitaires pour non-présence sur son lieu de travail.

Un choix cornélien

Il y répond et dépose personnellement, à chaque fois, ses réponses à l’administration de l’institut ; preuve supplémentaire de sa présence. Or, son ministère de tutelle a engagé contre lui une procédure en abandon de poste (depuis le 11 février 2019), notifiée le 18 avril. Sommé de signer un formulaire de « reprise du travail » dans un délai de sept jours, Maâti Monjib a le choix entre reconnaître des accusations fallacieuses ou se faire radier.

Il a déposé un dossier officiel attestant qu’il n’a nullement abandonné son poste et 19 de ses collègues de l’institut ont témoigné par écrit qu’il « se présente régulièrement au poste de son travail » à l’institut et s’acquitte normalement de ses tâches.

Le procès-verbal signé par l’ensemble des membres du jury d’HDR atteste également de sa participation active à une activité scientifique, qui relève du cahier des charges de tout professeur universitaire.

L’Institut des études africaines se flatte sur sa page web de favoriser la coopération universitaire internationale et la mobilité des enseignants. N’est-ce pas contradictoire de soumettre Maâti Monjib à des épreuves kafkaïennes, alors même qu’il ne faisait que représenter son université dans une institution pour le moins prestigieuse ? En notre qualité de professeurs universitaires et de chercheurs, nous exprimons toute notre inquiétude face à cette entrave à la liberté académique.

231 signataires au 9 mai 2019 : 

Nom Prénom Pays Institut / fonction
Bennani-Chraïbi Mounia Suisse Université de Lausanne
Allal Amin Tunisie CNRS-IRMC
Bocco Riccardo Suisse The Graduate Institute
Burgat François France CNRS
Camau Michel France Institut d’études politiques d’Aix-en-Provence
Casimiro Isabel Maria Mozambique Eduardo Mondlane University
Catusse Myriam France CNRS
Chalcraft John Royaume-Uni London School of Economics and Political Science (LSE)
Dakhli Leyla Allemagne Centre Marc Bloch
Desrues Thierry Espagne IESA-CSIC
El Khawaga Dina Liban American University of Beirut
Fillieule Olivier Suisse Université de Lausanne
Gamal Wael Égypte Carnegie Endowment for International Peace
Greeman Richard États-Unis University of Hartford
Gusev Aleksey Russie Moscow State University
Hammoudi Abdellah États-Unis Princeton University
Hudis Peter États-Unis Oakton Community College
Iharchane Omar Maroc Université Cadi Ayyad
Jeppie Shamil Afrique du Sud University of Cape Town
Kane Ousmane États-Unis Harvard University
López García Bernabé Espagne Université Autónoma
Löwy Michael France CNRS
Miller G. Susan États-Unis University of California, Davis
Mouna Khalid Maroc Université Moulay Ismail
Mounib Nabila Maroc Université Hassan II
Naciri Mohammed Maroc Géographe, Université Mohammed V
Neveu Erik France Sciences Po Rennes
Offerlé Michel France École normale supérieure de Paris
Rachik Hassan Maroc Université Hassan II
Siméant-Germanos Johanna France École normale supérieure de Paris
Stenner David États-Unis Christopher Newport University
Uysal Aysen Turquie Politologue (expulsée de l’Université d’Izmir)
Vairel Frédéric Canada Université d’Ottawa
Villalon Leonardo États-Unis University of Florida
Vermeren Pierre France Paris 1 Panthéon-Sorbonne, France
Wainscott Ann Marie États-Unis Miami University
Waterbury John Liban American University of Beirut

 

Les autres signataires par ordre alphabétique :

 

Aainouss Abdelghani Maroc  
Aarour Fatiha France  
Abdelmoumni Souad Maroc  
Abdelmoumni Naima Maroc  
Achahboune Abdellaziz Maroc  
Achibane Mehdi Maroc  
Afkir Mostafa France  
Afsahi Kenza France Centre Emile Durkheim – Université de Bordeaux
Aghbal Ahmed Maroc Université Moulay Ismail
Ahndar Mohamed Maroc  
Aitba Mouhssine Maroc  
Akanni Saloua France  
Akesbi Najib Maroc Institut agronomique et vétérinaire Hassan II
Aksikas Jaafar États-Unis Columbia College Chicago
Alami Mchichi Houria Maroc Université Hassan II
Allal Tewfik France  
Allioui Hanane Maroc  
Andalous Ouartassi Kamal Maroc  
Ankari Hamid Maroc  
Arib Ahmed Maroc  
Assidon Sion Maroc  
Augier Jean-Paul France Historien
Azdem Mehdi Maroc  
Baczko Adam France Université Paris I
Bajjaji Gabriel France  
Balarbi Najat Suisse  
Baranzini Roberto Suisse Université de Lausanne
Belarbi Mohamed    
Belfquih Abdelkhalek France  
Belghazi Amine Maroc  
Bella Hassan Maroc  
Ben Mami Amine France Sciences Po Aix
Ben Saud Youssef Maroc  
Benchebab Abdellatif Maroc  
Benmoussa Younes Maroc  
Bennani Taoufik Maroc  
Benslimane Dounia Maroc  
Bernich Abdallah Maroc  
Bouabid Ali Maroc Politologue
Bouagga Yasmine France École normale supérieure de Lyon – Triangle
Boubelrhiti Lhoucine Maroc  
Bouchra Moulouda Maroc  
Bouguiyoud Said Qatar  
Bouharou Sulliman Maroc  
Boula Farouk Maroc  
Boulakhrif Ahmed Maroc  
Boutahar Driss Maroc  
Bouzendaga Abdallah Maroc  
Brazek Abdeslam France  
Brouksy Omar Maroc Journaliste et universitaire
Butin Cyprien France Consultant en développement urbain
Capon Corinne Suisse  
Casani Alfonso Espagne  
Chahir Aziz Maroc Politologue
Charpentier Isabelle France Université de Picardie
Chbibi Mohamed    
Cheikh Meriam France Anthropologue
Cherbib Mouhieddin e  

 

Militant des droits de l’homme tunisien

Cherouaou Brahim    
Cherqui Ilham Canada  
Cherradou Mohammed Maroc  
Choubi Mohamed Maroc  
Choukri Hmed France Université Paris Dauphine
Chraibi Saad Maroc  
Dafir Hassan Maroc  
Değer Ozan Turquie Politologue (expulsé de l’Université d’Ankara)
Demetriou Eleni Chypre Aix-Marseille Université
Derouich Said Maroc  
Diani Morad Qatar Université Cadi Ayyad (actuellement chercheur au Doha Institute)
Dirèche Karima France CNRS
Duchesne Sophie France CNRS
Duthu Françoise Belgique Université Paris Ouest Nanterre
Eichenberger Pierre États-Unis Chercheur invité à la New School
El Amine Amal Maroc  
El Ayar Mhamed Maroc  
El Fahli Mohamed Maroc  
El Imame Soumia Maroc  
El Kawkabi Hassan Maroc  
Elalaoui Charif France  
ElAmine Adnan Liban American University of Beirut
Elbelghiti Rachid Maroc  
Elbousky Belaid États-Unis  
Elkhairi Ayoub Maroc  
Elouajjani Said Maroc  
Elyamlahi Zakia Maroc  
Emperador Montserrat France Université Lyon 2
Fakir Intissar États-Unis Carnegie Endowment for International Peace
Farhat Abdellatif France  
Fatmi Youssef Maroc  
Fernandez-Molina Irene Royaume-Uni University of Exeter
Ganev Venelin États-Unis Miami University
Gaubert Julie Suisse Chercheuse
Ghadeer Ahmed Égypte Chercheuse
Gobille Boris France École normale supérieure de Lyon
Gonnet Aurélie France Chercheuse
González García de Paredes Marta Espagne IESA-CSIC
Graz Jean- Christophe Suisse Université de Lausanne
Grotti Laetitia Maroc  
Guedira Abdellah Maroc  
Hayat Samuel France CNRS
Heddouchi Omar Maroc  
Idbelaid Hamid Maroc  
Idhmida Mohamed Maroc  
Ilahiane Hsain États-Unis Mississipi State University
Imm Anas Maroc  
Jahija Qendrim Suisse  
Jamal Ayoub Maroc  
Janne d’Othée Nathalie Belgique Centre national de coopération au développement (CNDD 11.11)
Jenkal Abdelaziz    
Jeradi Mohamed    
Jimenez Mar Espagne  
Jouvenet Morgan France CNRS
Kerdellass Achraf Maroc  
Khadir Khaddouj France  
Khalil Omnia Égypte Chercheuse
Kheir Ahmed Égypte Chercheur
Kosulu Deniz France Chercheuse
Ksikes Driss Maroc Écrivain et professeur à HEM
Kurtoğlu Zerrin Turquie Sociologue
Laaroussi Omar Maroc  
Lahmamed Elmehdi Qatar  
Lizé Wenceslas France Université de Poitiers
López Hernández Dolores Espagne Universidad de Navarra
Loukili Chrif Al Mostafa Maroc  
Maaninou Larbi France  
Mach André Suisse Université de Lausanne
Machrouhi Dahbi Maroc  
Manry Veronique France Sociologue
Masrour Aissa Maroc  
Mathieu Lilian France École normale supérieure de Lyon – Centre Max Weber
Mayaux Pierre-Louis France Centre international de recherche pour l’agriculture et le développement
Mazigh Bahri Maroc  
McLaughlin Fiona États-Unis University of Florida
Mejjad Ghani Maroc  
Meliani Youssef Maroc  
Menoux Thibaut France Université de Nantes
Meziaty Mouad Maroc  
Mezzi Youssef Maroc  
Mias Coline France Doctorante Sciences Po Aix
Mohamed-Chaabani Saliha France  
Mortabit Zouhair France Polytech Clermont-Ferrand
Mota Milton Suisse  
Mouhallil-Leroy Sophie Belgique  
Moustekfu Abdellatif Maroc  
Mrabti Mohammed Maroc  
Mulhem Monif Syrie Intellectuel et militant syrien
Naguib Mohamed France  
Naih Mohammed Maroc  
Naim Mustapha Maroc  
Najeme Ibrahim Maroc  
Naoua Adiba Maroc  
Nasr Ayman France  

 

Nuino Mourad

Mourad Nuino

 

Maroc

 

Docteur en droit

Ocana Morgan France  
Olivier Isabelle France  
Oubaka Brahim Maroc  
Oukmeni Idir Maroc  
Oumlil Kenza Maroc Université Al Akhawayn
Paboeuf Jean-Louis France  
Pagis Julie France CNRS
Papadopoulos Ioannis Suisse Université de Lausanne
Paternotte David Belgique Université libre de Bruxelles
Pereira Cristina Suisse  
Pierret Monique Belgique  
Qmichou Khadija Maroc  
Raddaoui Raddaoui Maroc  
Rajib Said Maroc  
Raoud Mostafa Maroc  
Raymond Candice France IREMAM
Rhrib Sami Suisse  
Rivet Bénédicte France Centre Max Weber
Ruchet Evan Suisse  
Ruel Anne France Historienne
Ruiz de Elvira Laura France Université Paris Descartes

 

Sadki

Abdelouahe d

 

Maroc

 
Saidi Rachida Maroc  
Sammouni Mohamed Maroc Journaliste et chercheur en sociologie politique
Sefrioui Kenza Maroc Docteure de l’Université Paris IV, journaliste culturelle, critique littéraire et éditrice
Silly Vinca France  
Solanas Facundo Argentine Université de Buenos aires
Sommier Isabelle France Université Paris 1
Taj Mustapha Maroc  
Talbi Alaa Tunisie

Docteur de l’Université de Tunis, Forum

tunisien pour les droits économiques et sociaux

Tayebi Mohammed Maroc  
Tbeur Issam- Eddine Maroc Université Mohammed V
Tek Eylem Turquie  
Tisserdi Rachid Maroc  
Tmart Ahmed Maroc  
Toker Nilgun Turquie Politologue (expulsée de l’Université d’Izmir
Turkmen Buket France Centre Emile Durkheim
Wahnich Sophie France CNRS
Yuksel Hakan France  
Zejly Nassim France  
Zwanenburg Elsa Suisse  

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  • Japon : Journalistes otages et responsabilité individuelle14/08/2019 - 10:23

    Depuis le début de l’année, deux reporters de guerre japonais, Jumpei Yasuda et Kosuke Tsuneoka, se voient refuser leurs sorties de territoire et leurs passeports retirés. Le gouvernement justifie ces décisions par la nécessité de garantir la protection de ses ressortissants, quels qu’ils soient. Tous deux sont d’anciens otages, tous deux ont perdu leurs passeports […]

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Syrie – Liberté d’information : « Au coeur de la guerre, les femmes reporters. »

[TÉMOIGNAGES DE GUERRE] Dans un pays où la guerre fait rage depuis 2011, qui sont les journalistes encore présents aujourd’hui en Syrie? Quel est leur quotidien et que risquent-ils? A l’occasion d’une conférence Skype, trois journalistes présentes en Syrie ont apporté des éléments de réponses à ces questions. En arabe puis en français, elles ont livré leur témoignage devant un panel de spectateurs dont certains sont journalistes. Ces trois femmes journalistes syriennes sont : Merna al-Hassan, Judi Arash et Shadia Taataa.

Des journalistes turcs oubliés dans les prisons d’Erdogan crient à l’aide !

[LIBERTÉ D’INFORMER] « Nous sommes des journalistes oubliés dans la prison de Silivri », ont déclaré 19 journalistes turcs dans une lettre publiée sur Internet la semaine dernière. Détenus depuis plus de deux ans, les 19 journalistes ont déclaré : «Nous qui n’avons pas d’autre métier que le journalisme, nous disons que nous ne voulons pas être oubliés et que nous attendons que justice soit rendue».