Congo Brazzaville – Le coronavirus attaque, les politiques réagissent

Le 15 mars, un premier cas de coronavirus est diagnostiqué à la capitale Brazzaville. Depuis plusieurs jours, les églises sont fermées et les frontières aussi. Le pays s’apprête à recevoir l’onde de choc du covid19, sous l’œil attentif de Ghys Fortuné Bemba Dombé, journaliste contraint à l’exil.

Denis Sassou-Nguesso est le président du Congo. Firmin Ayessa est depuis 2017 vice-premier ministre et Claude Alphonse Nsilou est ministre du Commerce, des Approvisionnement et de la Consommation du Congo Brazzaville.

Quand Sassou et Cie distraient les âmes naïves

Les grands esprits de la planète terre sont préoccupés par les conséquences néfastes du Covid 19 qui n’épargnent aucun État, ni humain, moins encore, le système économico-financier mondial. Les charlatans et les manipulateurs montent en puissance. Sur la base des fakes news, par exemple, des «hommes de Dieu» de la RDC et du Nigeria font le buzz.

Évidemment, la psychose généralisée et l’avilissement mental laissent difficilement la place à la réflexion, si ce n’est à la naïveté. Sinon, comment expliquer que même l’élite congolaise puisse spéculer sur la prétendue contagion et santé de Sassou Nguesso, alors qu’il est «bunkerisé» à Oyo, dépassé par le prix du baril de pétrole qui vient de chuter à 23 dollars américains et divers événements qui aggravent la situation?

Vivre c’est prévoir

Au lieu de se contenter des fakes news, il faudrait réfléchir par exemple aux solutions qui permettraient de stopper les effets dévastateurs de Covid 19 en saison fraiche en Afrique centrale ? Comment appliquer les règles d’hygiène ou de confinement dans un pays ou la pauvreté est endémique ? Comment améliorer ou gérer les déplacements dans les transports en commun ? Comment faire respecter les mesures barrières pour freiner le Covid 19 ? Pourquoi ne pas développer l’élevage et le potager ? Pourquoi ne pas ressusciter la médecine traditionnelle « des plantes » ? Les chercheurs vont-ils continuer à se taire ?

Que faisons-nous des valeurs du «Mbongui» ou de solidarité ?

Pourquoi ne pas prendre l’attitude des chrétiens de Berée dans la bible face à des inepties balancées çà et là par plus d’une personne ? Pourquoi ne pas forcer les dignitaires à rapatrier l’argent planqué dans les paradis fiscaux comme le conseille la conférence épiscopale de l’Église catholique du Congo.

Pourquoi ne pas achever et équiper les douze hôpitaux qui ont engloutis des milliards ? Pourquoi ne pas équiper et transformer les logements sociaux de Mpila en centre de confinement ?

Peut-on faire comme le Rwanda qui a acheté les drones qui pulvérisent des produits pour désinfecter les rues ? Pourquoi la Ministre des PME ne peut-elle pas par exemple donner des tissus, fils, argent pour fabriquer des masques ?

Bref, l’heure est venue de prendre des grandes décisions que d’épiloguer sur les fakes news et sur le silence de Sassou qui s’apparente à celui de Biya, Obiang, Deby.

Les ministres Ayessa, Nsilou et Cie ont-ils « distribué » la maladie ?

C’est un secret de polichinelle, Firmin Ayessa a été évacué sanitaire depuis quelques temps. Le ministre des fake news, Thierry Lézin Moungalla peut-il encore parler de mission comme il avait tenté de l’affirmer lors de l’évacuation du ministre Calixte Ganongo ?

Quant au ministre Claude Alphonse Nsilou, bien qu’il ne soit pas évacué à l’étranger, son péché capital a été celui de ne pas avoir mis en quarantaine tous ses collaborateurs dès qu’il avait appris le caractère positif au coronavirus du citoyen américain avec lequel il a eu des séances de travail.

Le bas peuple ne disposant pas des moyens pour vérifier s’il est sous traitement ou pas, se demande si monsieur Nsilou, avant le test qui l’aurait déclaré négatif, n’avait pas distillé le covid 19, dans le cas où il aurait été déclaré positif au contact du patient contaminé.

S’il est vrai que le gouvernement congolais vient de fermer les frontières, il est urgent pour lui de mettre sur pieds les mesures d’accompagnement de la quarantaine telles que la prise en charge les factures d’électricité, d’eau et une petite prime de transport pour tous les citoyens, financées par l’argent des générations futures dont parlait fréquemment Gilbert Ondongo et les fonds cachés quelque part, tels que l’évoquaient Isidore Mvouba et Bruno Jean Richard Itoua autrefois.

En attendant ces mesures, nous conseillons vivement aux congolais à s’abstenir de prendre les bus, de se laver régulièrement les mains, de respecter la distance d’un mètre, d’éviter les attroupements et de faire attention aux cabines téléphoniques.

Mais surtout, ne pas céder à la panique et à la peur qui provoquent des accidents cardiovasculaires et des gastro-entérites.

La peur précipite la mort.

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Iran – Histoire de la résistance des femmes sous le régime des mollahs

L’Histoire écrite par les hommes passe sous silence les luttes menées par la Femme durant les 150 dernières années en Iran. Les témoignages qui permettent de vérifier ce combat ne sont plus qu’une poignée de documents, qui ont survécu à la censure des dictatures et des intégristes.

En 1979, les émeutes qui ont conduit à la chute de la dictature du Chah sont marqués par une présence de grande envergure des femmes dans ce mouvement.

Aussitôt après la victoire de la Révolution, un grand paradoxe s’empare de la société iranienne. L’élan des femmes pour une participation de plus en plus remarquée à la vie politique et sociale du pays est inconciliable avec le nouveau régime fondé par l’Ayatollah Khomeiny qui affiche rapidement des mesures qui vont à l’encontre des droits des femmes.


« Les femmes iraniennes  sont le visage de la révolte contre le régime des mollahs. »


Le califat instauré par Khomeiny tentera dès les premiers jours de soustraire la femme de la vie sociale et politique afin de la limiter le plus possible, notamment par des lois comme le port obligatoire du voile.

Quatre décennies de dictature religieuse et misogyne en Iran

Khomeiny a commencé son offensive contre les libertés des femmes iraniennes une semaine à peine après la Révolution de 1979, avec une répression de leurs droits.

La discrimination sexuelle et la misogynie sont l’essence idéologique du régime fondé par Khomeiny. C’est pourquoi il s’est mis à agresser les femmes dès son arrivée au pouvoir.

Chronologie des lois contre les femmes en Iran 

  • 26 février 1979: Le bureau de Khomeiny annonce que la loi sur la protection de la famille Légiférée sous le régime du chah va être abrogée.
  • Le 28 février 1979: La discrimination sexuelle est étendue au domaine du sport et les compétitions sportives féminines sont annulées les unes après les autres.
  • Le 2 mars 1979: Les femmes sont exclues de la magistrature.
  • Le 4 mars 1979: Le droit au divorce est accordé exclusivement aux hommes, ce qui leur permet de décider unilatéralement du divorce à tout moment de leur choix.
  • Le 7 mars 1979: Khomeiny lance une fatwa sur le voile obligatoire, obligeant les femmes à se couvrir les cheveux au travail.
  • Le 22 mai 1979: Une première femme est fouettée en public.
  • Le 12 juillet 1979: Première exécution de trois femmes accusées d’avoir commis un vice.
  • Le 30 septembre 1979: Une nouvelle loi qui remplace la loi sur la protection de la famille supprime les avantages limités accordés aux femmes par le chah.
  • Le 3 février 1980: La première directive gouvernementale est publiée, obligeant les femmes médecins et infirmières à porter le voile au travail.
  • Le 19 avril 1980: Les chanteuses sont convoquées au tribunal, intimidées et humiliées, et privées à jamais de chanter en public.
  • Le 29 juin 1980: Pour la première fois, deux femmes sont lapidées à Kerman, dans le sud de l’Iran.
  • En 1983, l’âge légal du mariage pour les filles est abaissé à 9 ans. Il sera ensuite relevé à 13 ans.
  • Selon l’article 102 de la loi répressive ratifiée en 1983, les femmes qui apparaissent en public et dans les rues sans le voile religieux sont passibles de 74 coups de fouet.

Entre 1983 et 2010, peu de nouvelles lois ont été créées. Mais depuis, le rythme des lois contre la liberté des femmes a repris. 


  • En 2010, une autre loi a été adoptée pour «diffuser la culture de la chasteté et du voile», selon laquelle au moins 26 organes gouvernementaux ont été chargés de faire respecter le voile obligatoire par les femmes iraniennes.
  • En 2012, le régime a mis en œuvre un vaste plan dans toutes les universités, imposant des quotas pour l’admission des étudiantes. Selon ce plan, il était totalement interdit aux filles dans 77 domaines d’études.
  • En 2014, le parlement des mollahs a adopté deux articles d’un nouveau projet de loi soutenant ceux qui font la promotion de la vertu et la prohibition du vice. De telles législations ont préparé le terrain à des gangs liés au pouvoir qui ont vitriolé un grand nombre de femmes iraniennes sous prétexte qu’elles ne portaient pas correctement le voile.
  • Le 16 septembre 2015, L’interdiction de voyager sans la permission du mari : Selon l’article 18 de la loi sur les passeports.
  • En janvier 2016, le parlement des mollahs a adopté un projet de loi pour protéger la chasteté et le voile. les femmes ont été soumises à de nouvelles limites de temps limitant leur travail entre 7 heures du matin à 22 heures.

Les femmes iraniennes défient les mollahs

Ces restrictions n’ont pas empêché les femmes iraniennes de se battre pour leurs droits. Après quatre décennies d’oppression inhumaine, non seulement elles ne se sont pas tues, mais elles résistent de plus en plus chaque jour.


La première série d’exécutions en juin 1981 concernait des lycéennes de 16 et 17 ans qui n’avaient même pas donné leur nom.


Au cours des deux ans et demi qui ont suivi la révolution, des milliers de jeunes filles soutenant le mouvement d’opposition des Moudjahidines du peuple (OMPI/MEK) ont été arrêtées, blessées et des dizaines tuées lors d’attaques de matraqueurs soutenus par le gouvernement.

La première série d’exécutions en juin 1981 concernait des lycéennes de 16 et 17 ans qui n’avaient même pas donné leur nom.

Des femmes enceintes ont été exécutées et des jeunes filles vierges ont été violées avant leur exécution. Lors du massacre des 30.000 prisonniers politiques en 1988, les femmes membres de l’OMPI ont été pendues par groupes entiers.

En 1999, le soulèvement des étudiants a de nouveaux éclatés dans tout l’Iran. De nombreuses étudiantes ont donné une nouvelle leçon de résistance aux mollahs. Une étudiante du nom de Fereshteh Alizadeh, a été tuée lors des manifestations. En outre, lors du soulèvement de 2009, plusieurs femmes ont été blessées et tuées, comme Neda Agha Sultan qui est morte innocente et qui est devenue un symbole de la pureté et d’innocence des femmes iraniennes lors des soulèvements.

[ATTENTION, LA VIDÉO CI-DESSOUS EST TRES VIOLENTE, ON Y VOIT NEDA AGHA SULTAN QUI VIENT DE RECEVOIR UNE BALLE, MOURRIR SOUS L’OEIL DE LA CAMÉRA, CETTE VIDÉO A PROVOQUÉ UN TOLLÉ EN IRAN]

En janvier 2018, les femmes ont joué un rôle de premier plan dans la formation des mouvements populaires.

Des étudiantes scandaient lors d’une manifestation de janvier: « Réformateurs, conservateurs: le jeu est terminé », visant la dictature religieuse, un slogan qui a mis un terme à toutes les revendications réformatrices d’Hassan Rohani et de ses factions affiliées.

Après les soulèvements de janvier 2017, une vague d’arrestations a commencé. Plus de 500 filles et jeunes femmes ont été arrêtées pour avoir participé aux soulèvements de janvier 2018.

Manifestations en novembre 2019 et janvier 2020

Les responsables et les autorités du régime ont reconnu le rôle remarquablement actif et le leadership des femmes dans le soulèvement de novembre en déclarant que « dans de nombreux endroits, en particulier dans les banlieues de Téhéran, les femmes de 30 à 35 ans semblent avoir joué un rôle particulier dans les émeutes et les troubles. La direction par les femmes dans les émeutes est remarquable« .

Le 15 décembre 2019, la Résistance iranienne a annoncé que plus de 1.500 personnes avaient été tuées par les forces de sécurité lors des manifestations de novembre. Puis, le 23 décembre, l’agence de presse Reuters a confirmé des sources au sein du régime iranien qui affirment que 400 femmes et 17 adolescents figuraient parmi les morts et les personnes assassinées.

Par ailleurs, lors du soulèvement de janvier 2020, des étudiantes ont protesté contre les tirs de missiles des pasdarans sur un avion de ligne ukrainien tuant plusieurs étudiants à bord de cet appareil. Elles scandaient: «Commandant en chef, démission! Démission!»

Le site du Guardian a également fait état du rôle prépondérant des femmes dans les rassemblements antigouvernementaux en Iran. L’article fait référence au rôle de premier plan des femmes et mentionne que de nombreux groupes se sont rassemblés sur la place centrale Azadi de Téhéran dimanche soir (dimanche 8 mars, journée inetrnationale des femmes), portant des masques et des foulards pour cacher leur identité. Elles ont affronté la police anti-émeute et des agents en civil.

A présent, les femmes iraniennes, avec leur leadership courageux et leur bravoure dans les manifestations, continueront jusqu’au renversement de toute la théocratie misogyne des mollahs et la chute de leur dictature absolue pour être effacées de l’histoire de l’Iran.

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Grève – Au cœur d’une « Assemblée Générale » à l’université Paris 8

Parmi les étudiants de Paris 8, un journaliste réfugié politique guinéen hébergé à la MDJ fait partie des étudiants. Depuis quelques semaines, on discute de ses cours à la faculté. « J’y vais tous les jours, mais ma fac est en grève, et cela va durer jusqu’au 3 mars, au moins!» Après quelques conversations, il nous a proposé de rédiger un article. Plongée dans la grève d’une université française vue par un journaliste réfugié politique.

«Comme à l’accoutumée, l’Assemblée Générale de l’université Paris 8 s’est tenue ce mardi 4 mars dans l’amphi du bâtiment B.  Une AG hebdomadaire est organisé depuis le 20 janvier, date à laquelle les cours du second semestre devaient commencer.

A la place des cours, des rencontres alternatives, des ateliers, des rencontres et des réunions se tiennent régulièrement dans cette université, lieu de partage de connaissance.

Le motif de la grève et de toutes ses rencontres est de se mobiliser ensemble, dans le but de faire fléchir le pouvoir de monsieur Macron, afin qu’il renonce à ses projets de réformes contestées par une bonne partie des français et françaises.

Ainsi, par solidarité et pour favoriser « la convergence des luttes », la SNCF et la RATP envoient régulièrement des délégations pour assister aux AG de Paris 8. La grève des transports fait partie des mouvements les plus ressentis par la population.

Lors de ces différentes AG, on discute, on vote, on s’adapte. On y prend les grandes décisions. Certaines actions sont décidées puis menées entre 2 AG. Il y a aussi des reconductions de grève.

Les quelques points de revendications portés par l’université Paris 8 Saint Denis sont diffusées avec tout le monde: étudiants, professeurs, chercheurs, personnels éducatif… Notre but est de consulter les avis des uns et les autres, afin de se mobiliser autour de revendications communes et rester uni.

Les questions autour des validations trimestrielles et des évaluations sont des questions récurrentes au sein des mobilisations étudiantes. «C’est pourquoi, nous, étudiant.e.s et précaires en sciences de l’éducation et en sociologie, proposons d’animer cet espace-temps pour réfléchir et approfondir collectivement ces questions.»

D’autres rendez-vous doivent permettre d’élargir la question à d’autres secteurs d’activité (hôpitaux, entreprises…) car les réformes de monsieur Macron semblent toucher toute la société française, partout, tout le temps.

En ce qui nous concerne, c’est avant tout l’épineuse question du programme pluriannuel de recherche qui cristallise toutes les tensions. (LPPR).

 

Exemple de mail

 Comment les informations sont diffusés pour se mobiliser? 

Demain, mardi 4 février, j’assurerai un cours alternatif auquel je vous prie d’assister. À cette occasion, je vous tiendrai informé-e-s des développements en cours, mais aussi j’exposerai des questions qui croisent le thème du cours et la mobilisation reconduite ce jour en AG d’UFR qui s’est déroulée en lieu et place du conseil d’UFR, comme je vous en ai tenu-e-s informé-e-s par un précédent message.

Pour votre information, voici attachée la motion adoptée au terme de deux jours d’une Coordination de la mobilisation nationale des universités et des laboratoires en lutte, tenue le samedi 1er et le dimanche 2 février. Et une annonce qui peut vous intéresser: 

  • « Le master genre mobilisé organise un atelier le mardi 11 février à 15h en B237: « Précarité des étudiant.es étrangèr.es : que faire à P8? », dans le cadre des ateliers de mobilisation.

Chaque personne intéressée pour coorganiser cet atelier peut venir le mardi 4 février à 15h en B237. »  

N’hésitez pas à partager et apporter les documents qui vous intéressent.

Motion voté lors du l’avant dernier AG tenue le 26 Février.

Aujourd’hui, la situation des réformes engagées par l’exécutif préoccupe à plus d’un titre.

Sachant que le premier ministre Edouard Philippe dit être dans l’obligation de faire usage de l’article 49 alinéa 3 qui permet au pouvoir exécutif de faire passer son projet, même si les députés votent contre.

Les universités sont inquiètes et se demandent à quelle sauce elles vont être mangées…

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Cinéma – Le film « Soumaya », un mélange d’émotions et de revendications

Grâce aux rencontres alternatives organisées dans le cours «Politique linguistique à l’égard des migrants» assuré par la professeure Nancira Guénif du département Sciences de l’Éducation à l’université Paris 8 Saint Denis, j’ai pu vivre un moment exceptionnel ce mardi 4 mars 2020 : la projection du film «Soumaya», une histoire vraie, dont les suites judiciaires sont en cours, et pour lequel l’actrice principale est venue à notre rencontre.

Exceptionnelle, car ce moment s’est tenu loin de la sphère universitaire. D’habitude les étudiants et la professeure échangent autour de sujets scientifiques ou des formations professionnalisantes. L’université Paris 8 étant en grève, l’idée de prolonger l’enseignement en-dehors des cours est un moyen de respecter la grève tout en partageant des connaissances liés à notre sujet.  

Pour cette rencontre exceptionnelle, nous étions réunis dans un endroit cinématographique, un lieu conçu pour recevoir des spectateurs. Nous avons eu la chance d’aller au cinéma, au 30 rue Saint-André des arts, dans l’élégant 6ème arrondissement de Paris.

À 13h15, flanqué au fond du mur, un écran géant dans une salle ornée de chaises rouge s’impose à nous, d’ailleurs rien ne gêne la bonne vue des spectateurs. Les lumières sont éteintes, ce qui rend le lieu sombre, doux et calme.

C’est dans ces conditions apaisantes et silencieuses qu’un son nous interpelle, puis l’écran s’est mis à scintiller, à illuminer la salle, prenant toute notre attention. Le film commençait.

Le personnage principal, Soumaya, est cadre dans une société aéroportuaire depuis une dizaine d’années. Elle travaille dans une ambiance chaleureuse, jusqu’au jour où elle apprend son éviction de l’entreprise, à la télévision.

Nous sommes dans la période des attentats, et le secteur aéronautique est particulièrement surveillé. Pour ses employeurs, le fait qu’elle porte le voile en-dehors de son travail est un fait aggravant. Elle fait aussi partie d’un groupe affilié à une mosquée qui aide à l’apprentissage coranique.

Pour ses comportements légaux liés à sa religion, Soumaya est virée pour faute lourde, donc sans indemnité.

Au moment où j’écris ces quelques lignes, Soumaya est en bataille judiciaire contre son ancien employeur.

Je vous invite bien sûr à voir le film « Soumaya ». Soraya Hachoumi, qui tient le rôle de Soumaya, est venue en personne nous présenter ce film. Nous avons pu échanger avec elle et prendre quelques photos.

Le film ne laissant aucune chance aux cœurs fragiles, j’ai moi aussi ressenti beaucoup d’émotions. Le film « Soumaya » est très émouvant. Il m’a tellement bouleversé que je suis vite rentré à la Maison des journalistes pour écrire cet article et rendre hommage à ce que j’ai vu et ressenti. Je n’ai même pas pris le temps de boire un verre d’eau !

Soumaya

Sortie, le 5 février 2020, le film Soumaya dure 103 minutes, réalisé par Waheed Khan et Ubaydah Abu-Usayd, avec comme acteurs principaux Soraya Hachoumi, Sarah Perriez, Khalid Berkouz, Karine Dogliani, Sonya Mellah, Islem Sehili, Majida Ghomari et Assia Ait Abdelmalek.

https://twitter.com/ajplusfrancais/status/1108443841248428032

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Iran – 1000 morts liés au coronavirus et des journalistes interdits d’en parler

Mensonge et dissimulation du régime provoquent la propagation de la catastrophe. Il y aurait jusqu’à « 60.000 » infectés dans le pays. L’Iran est donc au bord d’une des plus grandes catastrophes humanitaires de son histoire contemporaine. Mensonge et dissimulation du régimeont provoqué la propagation du coronavirus dans le pays.

Des experts internationaux s’interrogent sur l’étendue réelle de l’épidémie de nouveau coronavirus en Iran, pays qui concentre déjà le plus grand nombre de morts hors de Chine et foyer de contamination qui pourrait propager la maladie dans la région;  a annoncé  l’AFP le 29 février 2020.

Le ministère de la Santé, Ali Khamenei, Hassan Rohani et d’autres dirigeants étaient bien au courant de l’arrivée du virus en Iran il y a au moins un mois. Pourtant, la première directive pour y faire face a été émise à contrecœur le 20 février.

Sur ordre du guide suprême du régime, Ali Khamenei, une grande opération de dissimulation a été menée pour pemettre la tenue de l’anniversaire de la révolution de 1979, le 11 février, et à la mascarade électorale du 23 février.

Quelle est l’ampleur de l’épidémie du Coronavirus en Iran?

Ahmad Amir-Abadi Farhani, député de la ville de Qom et membre du bureau du parlement, a déclaré le 24 février que « 50 personnes à Qom étaient mortes du coronavirus« .


Le vice-ministre de la Santé, Qassim Janbabai , dans une interview télévisée a souligné que « il y a jusqu’à 60.000 infectés dans le pays ».


En réponse au démenti d’Ali Rabi’i, le porte-parole de Rohani, et du vice-ministre de la Santé, Iraj Harirchi, ce député a mis la liste des personnes décédées à la disposition du ministère.

Le régime continue de prétendre que seules 43 personnes sont mortes et 593 ont contracté le virus.  Mais d’autres bilans non officiels sont beaucoup plus lourds. Entre-temps, une officielle, Nahid Khoda-Karami, à la tête de la commission de la santé du conseil municipal de Téhéran, a révélé que 10000 à 15000 personnes ont été touchées par le virus.

Le vice-ministre de la Santé, Qassim Janbabai , dans une interview télévisée a souligné que « il y a jusqu’à 60.000 infectés dans le pays« .

L’Organisation des Moudjahidines du peuple d’Iran (OMPI/MEK) sur la base d’informations de l’intérieur de l’Iran, a annoncé le lundi 2 mars 2020 à 20h que le nombre de personnes ayant perdu la vie à cause du coronavirus (COVID-19) dépasse les 1000.

Le virus s’est répandu dans les 31 provinces.

La même source détaille comme suit ce chiffre: quelque 209 victimes à Téhéran, 61 à Ispahan, 92 dans la province de Guilan, 18 dans celle de Lorestan et 45 dans les provinces de Kermanchah sont mortes jusqu’à présent.

En outre, 14 à Machad, 11 à Sorkh-Hessar, 116 à Shahsavar et au moins 300 à Qom ont également perdu la vie.

Dans d’autres villes, dont Ahwaz, Karadj, Andimeshk, Iranshahr, Bandar-Abbas, Saqqez, Oroumieh, Ilam, Tabriz, Saveh, Arak, Yassouj, Hamedan, Nichapour, Semnan, Yazd, Qazvine et Kashmar, une ou plusieurs personnes sont mortes.

«La situation dans la province de Guilan est plus critique qu’ailleurs. Les hôpitaux, et même leurs couloirs, débordent de patients contaminés. Dans les campagnes, des personnes sont mortes avec des symptômes de type corona. Personne ne connaît le nombre exact de personnes infectées ni de celles qui sont mortes. Les chiffres officiels relèvent plutôt de la plaisanterie», a affirmé Gholam-Ali Jafarzadeh, député de la ville iranienne de Racht.

Toutes les heures les ambulances amènent des cadavres au cimetière Baghé Rezvan de Racht nord Iran témoigne un citoyen sur twitter: « le nombre des morts et bien plus terrible que ce que nous croyons ».

Comment le virus est arrivé en Iran ?

En Iran, le doigt de l’accusation pointe vers les gardiens de la révolution. Alors que la plupart des pays ont annulé leurs vols vers la Chine, les vols de Mahan Air à destination et en provenance de la Chine ont continué après le 25 février 2020, malgré des appels nationaux et internationaux répétés à y mettre fin. Cela a contribué à la propagation rapide du virus en Iran et dans de nombreux pays voisins.

Le 19 février, le site web public Eghtsad Online a révélé l’inquiétude du personnel de service de l’aéroport international de Khomeini via des images pertinentes sur twitter.

« Alors que le coronavirus a fait [plusieurs] victimes en Iran, les vols de Mahan Airline vers la Chine se poursuivent. Un groupe de nettoyeurs de l’aéroport international « Imam » Khomeini a exprimé ses inquiétudes concernant le nettoyage des avions en provenance de Chine » a écrit Eghtesad Online.

Les vols de la compagnie des pasdarans Mahan Air à destination de la Chine continuaient encore le 28 février. Pour se justifier, le régime a affirmé qu’il transférait des kits de détection du virus de la Chine vers Téhéran.

Le régime des mollahs n’a pris aucune mesure préventive efficace pour faire face à la propagation du virus, y compris la mise en quarantaine des villes où le virus s’est propagé. Au lieu de prendre les mesures nécessaires, le président du régime, Hassan Rouhani, a déclaré que les personnes atteintes de coronavirus seraient mises en quarantaine, mais que l’épidémie était loin d’être suffisamment grave pour justifier la mise en quarantaine de populations entières.

De même, lors de la conférence de presse au cours de laquelle il est tombé malade, le vice-ministre de la Santé Harirchi a insisté sur le fait que de telles procédures de quarantaine à grande échelle étaient des reliques inutiles de «l’âge de pierre».

Arrestation des journalistes pour propagation de la rumeur du virus!

« L’Iran est maintenant face à une guerre de sécurité politique et biologique »; a écrit le site officiel de la télé Iranien.

Le commandant de la police de régime a déclaré: « Les policiers ont arrêté les responsables de deux pages Instagram qui parlaient du coronavirus, inquiétant le public. »

« Parler du coronavirus sera bientôt considéré comme troubler l’opinion publique, agir contre la sécurité nationale et insulter le président! », s’inquiète pour sa part une Iranienne sur twitter.

Le journal officiel Jahan-e San’at a reconnu le 23 février les mensonges des dirigeants du régime: «Il semble maintenant que les autorités aient d’abord voulu dissimuler l’apparition du coronavirus dans le pays, ou du moins jusqu’au 21 février, date des élections législatives. Mais la mort des deux personnes a perturbé les plans du gouvernement. Le comportement des responsables au cours des dernières décennies a sapé la confiance des citoyens à leur égard. Ce qui est plus dangereux qu’un Coronavirus pour une société, c’est la méfiance des citoyens envers les autorités. »

Cette semaine, l’ONG Reporters sans Frontières a critiqué Téhéran sur cette crise, accusant le régime de dissimuler des informations sur la propagation du nouveau coronavirus.

Samedi, le porte-parole du ministère de la Santé Kianouche Jahanpour a réagi à ces critiques en accusant les médias étrangers de diffuser de fausses informations.

Appel de l’OMS à envoyer une mission médicale en Iran

Cette situation a fait réagir Maryam Radjavi. La présidente élue du Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI) a déclaré que le régime répète la même histoire avec le coronavirus que celle de la destruction de l’avion ukrainien, mais à une échelle beaucoup plus grande.

Radjavi a appelé les médecins, les infirmières et le personnel hospitalier à diffuser rapidement leurs informations afin de sauver des vies en Iran et de contrecarrer les dissimulations et les informations trompeuses du régime.

Elle a souligné que les Nations-Unies, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et les autres organisations internationales des droits de l’homme doivent obliger la dictature religieuse en Iran à rendre public tous les faits et chiffres concernant le coronavirus et à les fournir aux organisations internationales concernées.

Elle a exhorté les Iraniens, en particulier les jeunes, à organiser des manifestations pour forcer le régime à dire la vérité et le contraindre à mettre à la disposition de la population, des hôpitaux et des médecins, les ressources et les équipements médicaux et de soins de santé, largement monopolisés par le Corps des gardiens de la révolution et les organes de sécurité.

« Un petit prince au pays des Mollahs », une dénonciation en version Bande Dessinée

Découvrez l’interview de l’auteure de cet article, Raouf Massoumeh, qui présente son livre « Un petit prince au Pays des mollahs ».  

L’histoire de son jeune frère, Ahmad Raouf Bachari Doust, arrêté cinq ans avant -à l’âge de 16 ans- et qui fera partie des 30 000 prisonniers politiques exécutés.

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Guinée – Kit de la répression avant les élections, par Alpha Condé

Pour briguer un troisième mandat présidentiel, le président guinéen en exercice Alpha Condé a lancé un référendum. Il aura lieu le 1er mars 2020, en même temps que les élections législatives. Une partie de la population est opposée au référendum.

En campagne pour la nouvelle constitution à Faranah, localité située dans la région de la Haute Guinée fief du parti au pouvoir, le président Alpha Condé a donné des «instructions» dit-on pour la «sécurisation des bureaux de vote».

Alpha Condé se préparer à l’affrontement pour faire passer son référendum

En lieu et place des forces de sécurité, le président demande à des jeunes gens de s’attaquer aux opposants. Cette campagne pour le référendum a déjà endeuillé le pays avec une trentaine de jeunes tués depuis octobre 2019.

«Le jour du vote, faîtes tout pour que chaque bureau de vote soit sécurisé par 10 jeunes. Quiconque veut saccager les urnes le jour de l’élection, frappez-le» a ordonné Alpha Condé il y a quelques jours, devant des milliers de partisans.

Alors que le président se doit d’assurer la sécurité de l’ensemble de la population, ces propos sont indignes.

2 jours plus tard à Kankan, il a réitéré ses menaces, «quiconque veut saccager un bureau de vote occupez-vous de lui». Alpha Condé multiplie ses propos incendiaires, de va-t’en guerre depuis belle lurette.

Le 22 mars 2019 au siège de son parti à Conakry, Alpha Condé avait déjà demandé à ses militants de se préparer à l’affrontement. Des propos qui risquent de plonger la Guinée dans le chaos et la guerre civile.

Comment rendre crédible ce référendum sans l’OIF et la COFEL ?

Pendant ce temps, l’OIF (Organisation Internationale de la Francophonie) suspend sa participation au processus électoral contesté du 1er mars.

Qu’est-ce que l’OIF ?

300 millions de locuteurs, répartis sur les cinq continents, parlent français.

L’Organisation internationale de la francophonie dit OIF est un dispositif institutionnel voué à promouvoir le français et à mettre en œuvre une coopération politique, éducative, économique et culturelle au sein des 88 Etats et gouvernements qui ont signé la charte sur la francophonie de l’OIF.

Ce dispositif est fixé par la Charte de la Francophonie, adoptée en 1997.

L’OIF a pour missions de :

  • Promouvoir la langue française et la diversité culturelle et linguistique
  • Promouvoir la paix, la démocratie et les droits de l’Homme
  • Appuyer l’éducation, la formation, l’enseignement supérieur et la recherche
  • Développer la coopération économique au service du développement durable

L’organisation internationale de la francophonie justifie sa suspension en évoquant la divergence  avec le pouvoir sur la question du fichier électoral.

«Sur le constat de ces insuffisances qui persistent, et qui ont été particulièrement signalées à la Commission électorale lors de la récente remise du rapport de mission, il sera difficile pour l’OIF de continuer à soutenir le processus électoral en Guinée, tant qu’un consensus sur le nombre d’électeurs ne sera pas négocié par toutes les parties prenantes nationales», a déclaré l’organisation dans un communiqué publié ce lundi matin. Source RFI.

En plus de l’OIF, la COFEL (Coalition des Femmes Leaders de Guinée), se retire aussi du dispositif d’observation des élections. Leur courrier a été adressé au NDI, ce mardi 25 février 2020 par la présidente de la COFEL, Fatou Baldé Yansané.

Qu’est ce que la COFEL ?

La Coalition des femmes leaders de Guinée est une ONG nationale qui a la volonté de donner aux femmes leur place en tant qu’acteurs de développement dans le monde, il s’avère important pour les femmes et les jeunes filles d’être solidaires entre elles afin de constituer une force incontournable en vue d’assurer leurs responsabilités et de participer pleinement au processus de développement.

C’est ainsi qu’un groupe de Jeunes Femmes Leaders se sont mises ensemble pour créer un réseau professionnel dynamique et innovateur favorisant l’esprit d’entraide et de solidarité, d’échange et de partage.

https://www.youtube.com/watch?time_continue=1&v=0BtUF52NiGo&feature=emb_logo

Dans ce courrier, la COFEL a énuméré plusieurs raisons ayant motivé sa décision de retrait de ce dispositif d’observation des élections. 

Couvre-feu et réquisition pour mieux préparer ce référendum

Dans le but d’imposer une nouvelle constitution aux guinéens, avec ou sans l’appui des organes internationales et nationales pouvant crédibiliser une élection, Alpha condé use de tous les moyens illégaux pour arriver à son projet de troisième mandat. Au menu des guinéens: couvre-feu et réquisition de l’armée pour sécuriser les élections du 1er mars.

Selon le site de nos confrères de La Guinée 224 le couvre-feu  sera instauré du 28 février au 3 mars 2020. Le communiqué de presse précise que toutes les unités de l’armée de terre resteront en alerte.

Ce couvre-feu est instauré pour sécuriser les élections selon la même source. D’autres instructions concernant le contrôle systématique et la fouille effective des véhicules et des passagers au niveau des frontières terrestres sont aussi à noter. Selon le site Guinematin.com (au moment où nous publions cet article le site est inaccessible), dans un communiqué publié ce mardi 25 février 2020, le chef d’État-major de l’Armée de Terre a confirmé que toutes les unités de l’armée de terre sont en alerte à partir de ce jour.

Il a invité les 4 régions militaires de l’intérieur du pays à organiser des patrouilles nuit et jour, du 28 février au 3 mars prochain. Les militaires sont appelés également à être disponibles pour renforcer la sécurité des bureaux de vote le 1er mars 2020, au besoin. 

Ce mardi 24 février, le FNDC, porteur des aspirations démocratiques du Peuple de Guinée, décide de ne plus reconnaître Alpha Condé comme Président de la République de Guinée et demande son départ immédiat et sans conditions du pouvoir. Lisez plutôt sa déclaration ci dessous.

DÉCLARATION N°69 du FNDC

La Guinée entame une semaine cruciale de son Histoire. Monsieur Alpha Condé est en passe de perpétrer son coup d’Etat constitutionnel en dépit de la désapprobation du peuple de Guinée et des multiples interventions des autorités morales et religieuses, des leaders d’opinion et de la communauté internationale.

Ayant noté que tous les sacrifices consentis par le Peuple de Guinée (assassinats, emprisonnement, kidnapping) ainsi que toutes les démarches engagées pour convaincre Monsieur Alpha Condé d’abandonner son projet de troisième mandat, ont toutes échoué ;

  • Considérant le Coup d’Etat civil en cours depuis le 19 décembre 2019 et qui est maquillé sous le label de ‘’référendum’’ ; 
  • Considérant le parjure dont M. Alpha CONDÉ s’est rendu coupable en violant son serment de respecter et de faire respecter la Constitution ;
  • Considérant le refus de M. Alpha Condé de mettre en place la Haute Cour de justice qui aurait pu le juger pour haute trahison ;

Le FNDC, porteur des aspirations démocratiques du Peuple de Guinée, décide de ne plus reconnaître M. Alpha CONDÉ comme Président de la République de Guinée et demande son départ immédiat et sans conditions du pouvoir.

Par conséquent, le FNDC :

  • Appelle toutes les guinéennes et tous les guinéens à sortir massivement à partir de ce jeudi 27 février pour empêcher par tous les moyens légaux le putsch constitutionnel de M. Alpha CONDE;
  • Invite tous les citoyens à user de la légitime défense pour résister, conformément à l’article 21, alinéa 4 de la Constitution, aux milices que M. Alpha Condé tente de constituer pour perpétrer son coup d’Etat constitutionnel ;
  • Appelle tous les citoyens guinéens civils et militaires à se mobiliser pour déjouer le coup d’Etat constitutionnel en cours ;  
  • Exhorte ses antennes dans les préfectures, les sous-préfectures, les communes, les quartiers et districts ainsi que toutes ses organisations membres et leurs démembrements sur l’ensemble du territoire à redoubler d’engagement pour éviter le recul démocratique; 
  • Met en garde les représentants des institutions de la République et les administrateurs territoriaux quant aux conséquences de leur collaboration directe ou indirecte avec ceux qui ont trahi la Constitution, la République et la souveraineté nationale ;     
  • Appelle l’Armée nationale à demeurer républicaine et à cesser de protéger un seul Guinéen, M. Alpha Condé contre tout le Peuple de Guinée.

Par ailleurs, le FNDC :

  • Invite la CEDEAO et l’UA au respect de leurs propres principes sur la gouvernance démocratique, notamment en ce qui concerne les coups d’Etat, car qu’il soit militaire ou civil, un Coup d’Etat équivaut à un Coup d’Etat ;
  • Félicite et remercie les députés européens pour leur courageuse prise de position et demande à la Commission de l’UE de prendre des sanctions concrètes contre le régime dictatorial et sanguinaire de M. Alpha Condé ;
  • Appelle la CEDEAO, l’UA et le Conseil de sécurité des Nations Unies à prendre des sanctions collectives et individuelles contre les promoteurs du coup d’Etat constitutionnel ainsi que les auteurs et commanditaires des répressions sanglantes et crimes contre l’humanité en Guinée ;

La lutte de longue haleine entreprise par le Peuple souverain de Guinée épris de paix et de justice, ne s’arrêtera pas au 1er mars et continuera jusqu’au départ de M. Alpha Condé.

Ensemble unis et solidaires, nous vaincrons !

Conakry, le 24 février 2020

Jeudi 27 février 2020, c’est au tour de la CEDEAO, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest.

Une mission de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest,  dit aussi Cédéao, pilotée par plusieurs chefs d’État de l’organisation devait se rendre en Guinée ce vendredi. Selon deux sources haut placées, la Cédéao, présidée par le chef d’État nigérien, Mahamadou Issoufou, envisageait d’envoyer ce vendredi une délégation en Guinée, à quelques jours des élections législatives et du référendum pour une nouvelle Constitution. La mission de haut niveau aurait dû regrouper quatre présidents : le Nigérian Muhammadu Buhari, le Ghanéen Nana Akufo Ado, le Burkinabè Roch Christian Kaboré et le Nigérien et dirigeant en exercice de l’institution régionale, Mahamadou Issoufou. Selon les informations de RFI, le président guinéen Alpha Condé aurait été approché par la Cédéao, mais le chef d’État a opposé une fin de non recevoir à la délégation.

La mission a donc été avortée. Cela faisait plusieurs jours que la Cédéao menait de démarches pour tenter de résoudre la crise en Guinée. Une situation qui agace certains, et qui en inquiète beaucoup d’autres.

Le scrutin réunissant le référendum et les élections municipales en Guinée aura lieu le dimanche 1er mars 2020 et les résultats sont attendus vers le 3 mars. 

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Afrique – Les dictateurs Sassou, Condé, Gnassingbé, Biya, Sissi… interpellés par le Coronavirus qui les menace

Après la Chine où la maladie s’est déclenchée, des cas de coronavirus ont été détectés en France, en Italie, au Japon, en Iran, en Irak, en Coré du sud, aux Usa… Des pays avec une surveillance médicale évoluée. L’Afrique, continent le plus vulnérable et le plus perméable, peine encore à prendre des dispositions solides. Pourtant la Chine, épicentre de la maladie, est devenue au cours de cette dernière décennie, le pays le plus prisé des Africains.

La difficulté dans l’obtention de visas pour l’Europe et les Etats-Unis d’une part et des avantages commerciaux vers la Chine d’autre part, ont fait que les Africains choisissent le pays de Mao comme destination de prédilection. Malheureusement c’est dans ce nouveau centre d’affaire mondial que le Coronavirus s’est déclenché, faisant à ce jour environ 2700 morts et plus de 77000 malades, dont la plupart sont mis en quarantaine.

«Il est impensable que le continent africain soit le seul épargné. Il est fort possible que nous ayons des cas sur le continent qui n’ont pas été détectés.»

Premier partenaire commercial du continent, avec des échanges qui ont dépassé les 200 milliards de dollars en 2019 et une augmentation de plus de 600%. des liaisons aériennes entre l’Afrique et la Chine. Il y a six vols directs d’Ethiopian Airlines, quatre vols direct de Royal Air Maroc, trois vols direct Kenya Airways, deux vols direct de Rwandair…

Tous relient la chine à l’Afrique chaque semaine. Tous les jours, des centaines des chinois posent leurs valises sur le continent noir et dans le sens contraire, de nombreux africains continuent à se fréquenter comme si le confinement ne concernait que les occidentaux.

Certes, le sous-sol africain est le plus riche de la planète terre cependant, ses habitants sont les plus désorganisés qui existent avec des structures sanitaires en lambeau. Face donc à cette désorganisation, pauvreté et divers échanges, on est en droit de paraphraser John Nkengue, directeur du centre africain de prévention de la lutte contre les maladies a l’UA qui a déclaré: « Il est impensable que le continent africain soit le seul épargné. Il est fort possible que nous ayons des cas sur le continent qui n’ont pas été détectés ».

Si par le passé, les africains ont bénéficié du concours des occidentaux pour lutter contre le virus Ebola au Libéria, en Sierra Leone, en Guinée Conakry, en République Démocratique du Congo (RDC), il n’est pas sûr aujourd’hui que ses mêmes partenaires préoccupés par leur sécurité par rapport au virus puisse voler à leurs secours.

Les dictateurs, pillards et gouvernants africains ne doivent donc plus tout attendre, des partenaires au développement, des institutions spécialisées des Nations Unies, de l’OMS (Organisation Mondiale de la santé) ou des pays du nord pour prendre des initiatives. La surveillance doit être organisée afin d’épargner les populations en proie à la pauvreté endémique et à des violences de tout genre. La Chine par exemple, a construit plusieurs centres hospitaliers spécialisés contre le virus en un temps record. En France, où 6 cas ont été déclarés, une batterie de mesures est prise et la sensibilisation se fait au quotidien au plus haut sommet de l’Etat afin d’empêcher la propagation de la maladie.

Le glas vient de sonner pour les dictateurs et violeurs des droits, plus préoccupés par leur image, par la tricherie des élections, par le pillage. Il faudrait faire plus que de bomber leur torse et leurs muscles pour combattre efficacement le virus Coronavirus sur le sol africain.

Par ailleurs, en présence des gouvernants irresponsables tels ceux qui ne communiquent pas et bâillonnent les voix discordantes, les populations doivent se prendre en charge elles-mêmes pour ne pas subir les effets pervers du Coronavirus.

Un espoir à confirmer

Testé en Chine dans une dizaine d’hôpitaux selon le Huffinghton Post, la chloroquine pourrait être un traitement efficace contre le Coronavirus. Cette information relayée par le docteur Raoult, spécialiste français des maladies infectieuses, reste à confirmer.

En attendant que l’espoir se confirme, j’appelle les africains à appliquer les méthodes de prévention classiques comme partout dans le monde.

Les médias doivent jouer leur rôle traditionnel d’enquêter et d’informer comme le site zenga-mambu qui traite ce sujet constamment.

Selon nos informations, le mardi 25 février plusieurs ressortissants chinois seraient confinés suite à leur retour de voyage en Chine. D’autres sources affirment que certains chinois au Congo sont aussi concernés. Nous espérons que le gouvernement communiquera précisément sur ce sujet brûlant.

Enfin, bien que débordé, l’OMS dont le siège régional est à Brazzaville, devrait aider le Congo pour une riposte et une prévention efficace contre l’épidémie du Coronavirus. Cette attitude de l’OMS mettra en confiance plusieurs africains qui pensent qu’ils sont abandonnés.

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