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CONGO-BRAZZAVILLE – Paradoxes et démagogie

«A beau mentir vient de loin». Cette maxime peut s’appliquer aux gouvernants congolais qui pensent qu’ils ont en face d’eux, des imbéciles ou des gens atteintes d’Alzheimer. Dans un souci réel de rééquilibrage ethnique au sein du corps des médecins, le ministre François Ibovi avait résolu d’envoyer en formation à Cuba, mille étudiants dont 95% ressortissants d’une même ethnie.

Deux cent cinquante six (256) d’entre eux ont terminé leur troisième cycle en médecine et viennent de regagner le Congo.

Selon un communiqué du ministère de la santé du Congo, ces jeunes diplômés seront mutés dans les douze hôpitaux généraux du pays. Ce communiqué ne précise pas cependant que ces jeunes seront sacrifiés. Et pour cause ?

  1. Ces anciens hôpitaux généraux existant depuis des décennies. Ils sont dépourvus des infrastructures de qualité, du matériel médical moderne et des médicaments. Les nouveaux douze hôpitaux qui ont commencé à sortir du sol, nonobstant des milliards d’euro qu’ils ont absorbé, ne sont pas arrivés à maturité du fait des gouvernants qui ont fait main basse sur les deniers publics.

  2. La pharmacopée congolaise est francophone. Or, lesdits médecins ont fait tout leur cursus universitaire en espagnol. Six mois de stage d’imprégnation sont insignifiants et violent le dispositif sanitaire mis sur pied en 1970. Ce dispositif impose aux médecins formés à l’étranger en dehors de la France, de passer dix-huit mois de stage d’imprégnation dans trois services clef: six mois en médecine, six mois en pédiatrie – obstétrique et six mois en chirurgie. Les Docteurs Damase Bozongo, Robert Koutaba, Frederick Obaka, Godefroid Okiemi, le professeur Ntalani… qui ont étudié à Cuba, en Russie, en Roumanie peuvent confirmer nos propos.

  3. Ces médecins qui sont pour la plupart d’une même ethnie, à moins d’adopter « la médecine du futur », doivent apprendre le kikongo s’ils veulent être plus proches et soulager les patients qui s’expriment régulièrement en langues vernaculaires. Mais le clou de contradiction et de la démagogie sur le chapitre formation et santé a été enfoncé par les ministres, Clément Mouamba, Bruno Jean Richard Itoua et Anatole Collinet Makosso. En effet, au cours de leurs dernières sorties médiatiques, les deux premiers ont parlé des conditions qui sont réunies et de l’intégration desdits médecins qui est assurée. Curieux, quand on sait que, nombreux des médecins et infirmiers sortis des instituts médicaux du Congo et d’ailleurs, sont à la traîne depuis des années.

Idem pour 4160 enseignants volontaires qui ne perçoivent pas depuis six mois leur prime mensuel variant entre 50.000 et 70.000 FCFA (77 et 108 euros) à peine et sont toujours en attente d’intégration comme le témoignent diverses manifestations devant les ministères des finances et d’enseignements. Le comble, c’est de voir, le magistrat -écrivain- chercheur, Anatole Collinet Makosso tomber si bas en défendant un pouvoir qui viole constamment les droits de la population notamment ceux des jeunes.

Il sied de rappeler à Anatole Collinet Makosso que sa théorie biaisée de trois jours de classes par semaine ne tiendra qu’à 47% si on ne construit pas de nouvelles salles de classes.

Quel miracle va-t-il créer pour repartir 100 ou 160 élèves l’effectif d’une classe habituelle en deux vagues de trois jours alors que, pour respecter les mesures de distanciation sociale, il faut 35 élèves par salle ?

Que dire des amphithéâtres et autres où sont entassés régulièrement des étudiants comme dans une boite de conserve ?

Certes, Bruno Jean Richard Itoua et Anatole Collinet Makosso ont évité une année blanche aux apprenants, cependant, ils ne vont pas nier que, dans la plupart des écoles de ce petit pays riche, l’eau et l’électricité qui devraient protéger nos jeunes contre la covid-19 et plusieurs virus sont des denrées rares.

Qu’est ce qui reste de ce magistrat-écrivain-chercheur lucide qui avait énoncé le droit quand la famille Sassou-Nguesso tenait à me fouetter il y a 15 ans de cela ?

Les enfants d’abord

La correction des mauvaises politiques et la relève seront assurées par les jeunes à condition qu’ils soient bien formés et évoluent dans des structures viables. D’où, la nécessité de recycler et recruter un nombre considérable d’enseignants qualifiés aux programmes adaptés des temps modernes.

L’UNICEF, le PAM, la Banque Mondiale, l’UNESCO, les partenaires bilatéraux et cohorte conviendront avec nous que les financements et dons alloués au Congo ont pour objectif l’amélioration des conditions de vie des populations en général et en particulier ceux des apprenants et enseignants et non pas pour remplir les poches des dignitaires d’un régime en lambeau.

Parlant de l’UNESCO qui vient de nous ouvrir ses portes, même si l’ambassadeur Henri Ossebi et les ministres congolais ont déposé leurs fiches, cette institution est toujours disponible à recevoir des tiers avant et après le départ de sa directrice générale à Brazzaville dans les jours avenir.

La médecine du futur et l’école moderne

Le débat du concept «la médecine du futur» dans la communauté congolaise a été lancé par le professeur Jean Bernard Nkoua Mbon basé actuellement en Belgique. Par ailleurs, il est impossible de parler de médecine de futur et de l’école moderne sans mentionner le boulevard énergétique, la fibre optique, les nouvelles technologies de l’information et de la communication, le numérique et les infrastructures de base.

Le Congo a les moyens de batir des infrastructures et dispenser un enseignement de qualité. Pourvu que les gouvernants soient patriotes, placent l’amour au centre, se débarrassent du tribalisme et rapatrient officiellement les fonds qu’ils ont planqués çà et là.

Nous parlons de rapatriement officiel et non des combines avec certains clubs de banques. Selon nos informations, certains banquiers, reçus il y a quelques mois dans un village bien connu des congolais, auraient passé un deal de faire des transactions de l’argent pillé par certains dignitaires pour le prêter encore au Congo alors qu’il appartient aux contribuables congolais.

Cela semble se vérifier car, personne ne peut prouver la disparition en un laps de temps des 14.000 milliards de francs cfa des générations futures alors que, non seulement le Congo a bénéficié de l’effacement de sa dette sous tendu des dons et d’un boom pétrolier, mais aussi 75% des pseudo grands travaux ont été réalisés sur les prêts chinois (les 2/3 de la dette congolaise sont des montages des sociétés chinoises de droit congolais).

Le président Sassou, le ministre Gilbert Ondongo et Cie qui vantaient ces 14.000 milliards au parlement et ailleurs s’ils sont réellement humanistes, avec un peu de dignité, conviendraient avec nous. Faire des deals avec des banquiers qui engageront encore des générations futures c’est perpétuer la politique de la terre brûlée.

Pourquoi ne pas suivre la conférence épiscopale des évêques du Congo qui conseille depuis le 9 mai 2018 jusqu’à ce jour de s’asseoir, «d’avoir le courage de parler de ces sujets de manière ouverte et sans passion (…) de rapatrier les fonds pour soulager la souffrance du peuple.»

Cette pensée est soutenue indirectement par l’écrivaine et psychologue Simone Matoko Mianzenza ainsi que Henri Ossebi cité récemment, par Anatole Collinet Makosso qui parle de dialogue. En réalité, la balle revient au président Sassou Denis et ses collabos qui s’entêtent à « ne pas vouloir d’une chose et son contraire » et de sortir par la grande porte, car il aurait laissé sa famille en paix.

Ghys Fortune BEMBA-DOMBE

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CONGO BRAZZAVILLE – Des milliards destinés à la santé et à l’enseignement

Malgré  des financements et des dons alloués régulièrement par des partenaires bilatéraux et cohorte au Congo pour la réalisation de différents projets, le peuple broie toujours du noir. L’illustration nous est donnée par la gestion scabreuse de la pandémie de Covid-19. Des dons et bagatelles d’argent prennent la tangente; le nombre de personnes contaminées et décédées va toujours crescendo…

Jusqu’à ce jour, aucun hôpital digne de ce nom a été construit. Certes, il y a eu la réfection de quelques rares chambres des hôpitaux, l’achat de matériel de fortune surfacturé à 300% tel que nous l’avons révélé dans nos précédentes publications ; les tests de dépistages continuent à se faire en dents de scie par défaut des réactifs et du matériel de pointe.

Des ministères de la Santé à celui de l’Éducation nationale, les politiques congolais ne se donnent pas les moyens de réussir

Pire,  Gilbert Ondongo, ministre d’État chargé de l’économie depuis le 30 avril 2016, et deux autres ministres des finances, tergiversent trop longtemps avant de décaisser les fonds même quand ils sont en possession des devis à temps.

Au finish, c’est le ministre de la santé et le peuple qui en font les frais. Dans cet océan de malheurs, le bouquet final a été l’attribution par le Premier Ministre de la gestion des tests à l’aéroport International de Maya à un judoka Togolais.

Des milliards de francs CFA sont réservés pour la reprise des cours tandis que les habitudes  irresponsables des ministres des finances ne rassurent pas les congolais sur l’avenir de leurs enfants appelés demain à renouer avec l’école.

Des milliards en question Global Partenership for Education avait approuvé la requête relative au financement accéléré  de la riposte au Covid-19 visant à soutenir le secteur de l’éducation en république du Congo d’un montant de sept millions de dollars pour appuyer la continuité des apprentissages pendant la fermeture des écoles et la  préparation et l’assurance de la réouverture des écoles et les mesures  d’accompagnement socio-sanitaires et de la protection de l’enfant.

A cette bagatelle, le budget de 2020 avait aligné des milliards de francs CFA pour la reconstruction des bâtiments scolaires et la réalisation des examens.

La liste des promesses non tenues par l’éducation Nationale du Congo Brazzaville

Constat selon nos investigations :

  • Des salles de classe n’ont pas été construites
  • Les épreuves de l’examen du BEPC ont été corrigées en retard par le simple fait que les resources financières étaient indisponibles !
  • De même, la continuité des apprentissages pendant la fermeture des écoles traine…
  • La quasi totalité des établissements scolaires ne sont toujours pas alimentés en point d’eau permanent. Conséquence, comment transmettre aux apprenants et enseignants le simple geste de lavement régulier des mains !
  • Les salles resteront toujours pléthoriques avec 50 élèves par classe avec risques de contamination en masse de Covid-19. La norme devrait être de 30 pour respecter les règles de distanciation scolaire.
  • L’augmentation du financement en matière d’éducation pour atteindre 20% du budget intérieur n’est pas visible dans le budget révisé.

Il sied de dire haut et fort que, l’enseignement de qualité dépend inéluctablement des enseignants bien formés en nombre suffisant  et des infrastructures.

Loin de nous l’idée de remettre en cause le leadership d’Anatole Collinet Makosso qui tente de relever tant soit peu le système éducatif congolais. Cependant, son action sera voué à l’échec sans les Hommes consciencieux, les enseignants bien formés et les moyens financiers adéquats.

Les congolais ne doivent plus courber l’échine en laissant leurs enfants étudier dans des mauvaises conditions alors que leur argent est planqué dans les paradis fiscaux et dans diverses firmes.

Conscient de ce fait et pour soulager la misère des populations, le Conseil épiscopale des évêques du Congo depuis le 9 mai 2018 ne cesse de demander aux dignitaires de rapatrier au Congo les fonds qu’ils ont pillé .

En définitive, unité cohésion, patriotisme, amour du prochain, formation des enseignants, infrastructures, sont les leitmotivs qu’il faut pour booster le système éducatif congolais. 

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Congo Brazzaville – Les ex-présidents Lissouba et Yhombi inhumés en France

Pascal Lissouba et Jacques Chirac

Pascal Lissouba est mort il y a quelques jours à Perpignan. Élu démocratiquement président de la République en ne violente guerre civile qui l’opposa à l’actuel président du Congo Brazaville, Denis Sassou-Nguesso


Joachim Yhomby-Opango fut lui aussi président de la « République populaire du Congo » de 1977 à 1979 (ancien nom du Congo Brazaville de 1970 au 15 mars 1992) et lui aussi est mort en France, à Neuilly-sur-Seine. Lui aussi reste exilé dans la mort. Adversaire politique du président actuel, ses parents ont été tués lors du coup d’État de 1997.

C’est un secret de polichinelle, bien qu’officiellement les ex-présidents Lissouba et Yhombi étaient en disgrâce avec Denis Sassou Nguesso, ils étaient tout de même plus ou moins aux bons soins de la République : madame Jocelyne Lissouba et parents ainsi que Jean Jacques Serge Yhombi Opango et famille ne diront pas le contraire.

Nos deux illustres personnages ont droit aux honneurs de la République dus à leur rang. L’unique difficulté que devrait rencontrer le rapatriement du cadavre Lissouba est son statut de réfugié. Même mort, il ne devrait pas repartir chez lui.

La mort entraînant l’annihilation de la personnalité juridique, l’ouverture de la succession du défunt s’impose comme le prévoit l’article 720 du code civil français, avant d’engager une quelconque démarche.

Il est certes vrai que les loups ne se bouffent pas entre-eux. Sassou Nguesso l’a démontré en évacuant qu’un seul prisonnier: Mokoko Jean Marie Michel. 

Pourtant il y en avait tant d’autres, comme le professeur Boukadia, le Colonel Mpika et le journaliste Bemba (moi-même) qui n’ont été secouru que grâce au concours des officiels américains et français.

Mais, les dirigeants actuels doivent s’arranger à proclamer le « pardon et l’amour » ?

Nous parlons des dirigeants qui gèrent le Congo et non uniquement le président Sassou Nguesso, car il n’est rien tout seul, il représente un système.

Tous les membres du système, y compris les pseudos fraternels, sont comptables. Ils tuent, pillent, asphyxient, trichent… Bref, ils violent les droits des congolais ! Que la mort des présidents Yhombi et Lissouba unissent les congolais pour bâtir leur pays. Que Yahvé couvre le Congo.

Ghys Fortune BEMBA-DOMBE

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Congo – Covid-19 – L’insuffisance des soins tend-il vers un crime de masse ?

Selon le politologue Rudolph Joseph Rummel, le crime de masse se caractérise aussi par les actions dans lesquelles l’Etat ou le gouvernement cause la mort d’un grand nombre de gens: « démocide ». De cette perception, il n’y a qu’un pas avec la gestion scabreuse de la lutte contre la Covid-19 et les violences de toutes formes qui font des milliers des victimes au Congo Brazaville et susceptible d’être associé à un crime de masse.

Le nombre de cas et de décès de la covid-19 ne cessent d’augmenter au Congo-Brazzaville.

Officiellement, plus de 1300 cas et 41 décès sont recensés à ce jour. Depuis le mois de janvier le professeur Jean Bernard Nkoua Mbon (chef de service de cancérologie du centre hospitalier et universitaire de Brazzaville, République du Congo) et nous-mêmes avons tiré la sonnette d’alarme.

Au mois d’avril pendant que ce pays enregistrait une dizaine de cas, son gouvernement a pris la décision de confiner la population sans les mesures concrètes d’accompagnement.

Paradoxe, le gouvernement congolais a attendu que le virus circule avec virulence et atteigne plus de mille cas au mois de juin pour opter pour le déconfinement quasi-total du pays avec à la clé la réouverture des bars, lieux de cultes, la reprise des transports en commun, etc.

Cette attitude donne du tournis aux scientifiques et à plus d’une personne qui ont opté pour le silence, question d’éviter les représailles de la « democrature ».


La maladie est là et fait plus de ravages qu’on peut l’imaginer.


C’est bien de faire du « copier – coller » de la mère-patrie, mais c’est mieux de savoir qu’en Occident, le nombre de décès et de malades dûs à la Covid-19 a considérablement baissé. La présence des températures élevées en cette période estivale semble plus ou moins favoriser la résilience. Or, le Congo est actuellement en période de saison sèche caractérisée par de baisses de température. Souvenons-nous que c’est durant l’hiver, une saison froide, que le virus a ravagé l’Occident. Sans être pessimiste, il faut s’attendre à plus de cas durant cette saison sèche qui vient de commencer.

Le nombre officiel de décès avancé par le gouvernement est une donnée contestable, à cela s’ajoute la réalisation de tests de dépistage en très petite quantité et en dents de scie. Une centaine de tests par jour comparativement aux dix mille quotidiennement au Gabon voisin.

D’autres décès liés au Covid-19 ne sont pas enregistrés, notamment des malades qui restent chez eux et ceux qui ne sont pas testés avant que le pire ne survienne.

Bon nombre de Congolais estiment que la Covid-19 dans leur pays n’est qu’une invention des gouvernants pour s’attirer des faveurs des partenaires et amasser des fonds. Grosse erreur! La maladie est là et fait plus de ravages qu’on peut l’imaginer.

La gestion de la crise au Congo Brazaville relève d’un amateurisme inexplicable

Comment pouvez-vous expliquer qu’un Etat pétrolier qui génère des milliards d’euro ne puisse avoir que 23 respirateurs et qu’il manque constamment des réactifs pour organiser des tests massifs pour près de cinq millions d’habitants à peine ?

Le docteur en journalisme Mfumu Fila par exemple vient de perdre la vie par le fait d’avoir été intubé tardivement.

La ministre de la santé Jacqueline Lydia Mikolo ne semble pas avoir la maîtrise de la situation. Elle fait du surplace. A la fixer dans les yeux, on lit une déception, voire une certaine culpabilité.

Pour son honneur, elle ferait mieux de démissionner, que d’être prise pour responsable par les générations futures qui observent tout ce qui se passe. Bien qu’au Congo, lorsqu’on a donné son accord de participer dans un gouvernement Sassou, s’y retirer est synonyme de trahison. Oui!

Le président Sassou qui cumule 37 ans de règne, vieilli, usé avec ces accompagnateurs d’opposants qui pensent qu’à la présidentielle de 2021, n’ont plus rien à proposer à leurs concitoyens. Aucune inspiration ne peut venir d’eux si non de la démagogie.

  • Comment croire aux opposants qui veulent candidater à une élection qui se fera sur un recensement biaisé?
  • Comment croire à une élite qui ne lève pas le doigt devant l’écocide que connaît le Congo?
  • Comment croire à une élite qui veut bloquer l’école au moment où les enfants se préparent à affronter les épreuves des examens de fin d’année?

Normalement, les ministres Lydia Mikolo, Gilbert Ondongo coordonnateur du Task Force du Congo et le Premier ministre Clément Mouamba devraient être poursuivis par la justice pour non-assistance à personne en danger.

De même, Jean Jacques Bouya (ministre des grands travaux) qui n’a pas pu construire un hôpital digne de ce nom pour soulager les malades, ni une route solide pour y accéder… N’a évidemment pas pu livrer une fibre optique qui donnerait une satisfaction aux Congolais…

Ne pas sanctionner tous ces mousquetaires y compris les dignitaires qui terrorisent le peuple par différentes formes de violences et tribalisme alors qu’ils condamnent le racisme, revient à dire que Denis Sassou Nguesso et ses hommes par leur gestion scabreuse des affaires publiques tuent de nombreux congolais qui n’arrivent ni à se soigner ni à manger.

Enfin, concourir avec Sassou Nguesso en 2021 sans réunir toutes les conditions de transparence d’une élection, pour n’emprunter que les termes de l’extrémiste Tony Moudilou, c’est d’être « traître vis-à-vis des Congolais à défaut d’être son cheval de Troie ou complice de crime de masse.« 

Ghys Fortune BEMBA DOMBE

Pour illustrer le manque d’assistance dans les hopitaux, un journaliste congolais nous a fait parvenir cette vidéo d’une femme agonisant du covid19. Nous avons bien sur vérifier la source. En revanche, nous ne savons pas le nombre de patients concernés par ces manques de moyen. 

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Les Chrétiens et la politique

Aucun sujet n’est aussi populaire dans les « démocratures » mais aussi dénaturé dans sa présentation que celle qui lie le Chrétien à la politique. Plancher sur cette question exige préalablement, de définir la politique et la place de l’Homme au milieu de tous les êtres.

Politique vient du grec « politikos », le suffixe « ikos » montre une relation, donc « politikos » est ce qui est en relation avec « polis », mot grec signifiant cité.

La politique c’est les affaires qui sont en relation avec la ville, ce sont les lois, les règles de conduite données aux citoyens pour la bonne marche de la cité, de la province, du pays et entre les pays. La politique, comme le pense plus d’une personne notamment, Socrate et Aristote qui l’assimile à « la science souveraine entre toutes », est donc l’art de gouverner.

L’art de gouverner

La théorie de Charles Darwin sur l’évolutionnisme, est confronté à des critiques pour n’avoir pu démontrer l’origine des premiers éléments qui ont fusionnés pour évoluer.

Cependant elle a de commun avec le Christianisme, la supériorité de l’Homme sur tous les êtres par son intelligence et la conscience. Selon le plus grand best seller de tous les temps, dès le commencement, Yahvé créa l’Homme pour gouverner (Genèse 1:26-29; Psaumes 115:16). Il le dota des capacités crâniennes (1200-1600 cc, 1,3- 1,4kg, 100.000 milliards de neurones) ayant des fonctionnalités dont les propriétés de certains centres du cerveau le différencie des autres êtres qui agissent par l’instinct ou la photosynthèse.

Cette intelligence qui le distingue de tous les êtres, lui donne, la faculté de conception, d’analyses, d’organisation et de délibération à l’image de son Créateur.

Un Chrétien peut-il faire de la politique ?

Cette question trouve sa réponse qu’en démocratie, dans le Coran et dans la Bible. La démocratie prend ses origines au Vè siècle avant Jésus Christ, dans certaines cités comme Athènes.

La Démocratie est la gouvernante par le peuple. Celle ci s’est imposé au fur et à mesure sur la planète terre, au gré des guerres, des traités et révolutions qui ont secoué le monde occidental.


Toute action de participation ou d’opposition à la gouvernante d’un pays consiste à faire de la politique


Ces derniers temps, les dictateurs souvent agacés par la prise de position des chrétiens tels en République Démocratique du Congo, au Togo, au Congo- Brazzaville, n’hésitent pas de renvoyer les chrétiens à se contenter de l’évangélisation et à la cure d’âme.

Prétexte, le chrétien est censé exercer son pouvoir en théocratie donc ne peut faire la politique . Faux !

Implication des Chrétiens dans la vie politique

L’époque du moyen-âge a été dirigé par l’Eglise. Le pape comme les évêques étaient aux commandes des politiques pendant ce règne de 1000 ans. C’est un secret de polichinel, toute action de participation ou d’opposition à la gouvernante d’un pays consiste à faire de la politique.

Les chrétiens, Grecs et Romains par exemple ont été mêlés à la politique par le fait de se constituer en ecclésia (assemblée). Le Concile Vatican II dans la Constitution Gaudium et Spes (SS 75,5) encourage les chrétiens à prendre une part active dans la politique quand il déclare:

« Tous les chrétiens doivent prendre conscience du rôle particulier et propre qui leur échoit dans la communauté politique: ils sont tenus à donner l’exemple en développant en eux le sens des responsabilités et du dévouement au bien commun » en sus, depuis toujours le Vatican accrédite les ambassadeurs et plénipotentiaires dans différents Etats.

Les protestants par ailleurs sont plus ou moins discrets en politique même quand ils pullulent dans certains services de renseignements à travers le monde et cabinets des chefs des Etats le cas de :

  • Martin Luther King qui a marqué l’histoire de l’humanité par sa lutte non violente du racisme aux U.S.A. ;
  • de l’Évangéliste hors pair, Billy Graham  » l’Homme du Réveil  » qui a été longtemps Conseiller de plusieurs présidents américains ;
  • le «lobby chrétien» qui fait de temps à autre basculer les votes au Brésil, aux U.S.A et dans plusieurs grandes démocraties ;
  • la déclaration d’indépendance des USA fait directement référence à Dieu et, le locataire de la Maison blanche prête serment sur la Bible;
  • la constitution française prone la laicité et les protestants en sont des fervents défenseurs, etc.

Autant d’exemples éloquents de politiques.

Les chrétiens font de la politique 

Il existe aucun tabou pour des chrétiens d’occuper des hautes fonctions dans l’administration, judiciaire, militaire etc.

D’ailleurs, la Bible nous donne des exemples précis sur la politique :

  • Joseph premier ministre en Egypte ( Gn 41: 14 -39) ;
  • David deuxième roi d’Israël et Juda, personnage central pour les chrétiens, musulmans et juifs (Premier et Deuxième livres de Samuel, Premier livre des Rois) ;
  • l’engagement de Daniel à la cour babylonienne ( dès 605 et sous l’autorité perse 539 av J.C. ) ;
  • Moise gérait tout un peuple en exile; des chrétiens ont été visibles aussi dans l’entourage proche de l’empereur César (Ph 4.22).
  • Hérode a fait mourir des enfants pour tuer un rival potentiel.

Quand Jésus est entré dans son ministère, il a parlé contre les autorités politiques et religieuses de l’époque et attiré leur hostilité.

Luther a comparu devant les plus hautes autorités civiles et religieuses à la Diète de Worms, il a reçu la protection de princes et de nobles et le choix de la religion a souvent dépendu du choix du prince de cette région suivant l’adage d’Augsbourg «tel prince, telle religion».

Calvin, pour sa part, a quasiment reçu le pouvoir à Genève et a voulu régenter la vie des Genevois.

Les colons anglais en Amérique avaient fui les persécutions religieuses (et politiques) en Angleterre; ils ont créé des colonies à eux en Amérique.

« Le fait de vivre sur terre comme citoyens des cieux fait des chrétiens, des ambassadeurs d’un royaume étranger et confère donc aux chrétiens une fonction politique » Lettre à Diogène.

La politique influe sur tous les domaines de la vie. Les chrétiens ont l’obligation de s’impliquer dans la politique pour faire la promotion de lois qui sont conformes à la Parole de Dieu pour l’honorer et pour notre propre avantage.

Les chrétiens doivent agir partout et ne doivent pas accepter que tout soit décidé a leur place dans les hauts lieux tels, le parlemement et autres. L’inverse, c’est d’accepter subir quelque fois des projets abject batit par des occultistes.

Cependant, il est important pour des chrétiens engagés dans cette voie sinueuse et très glissant de reconfrmer leur appel par le Seigneur pour éviter de clouer à nouveau Jesus Christ sur le bois . I Cor 10:31

Ghys Fortuné BEMBA DOMBE

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Chinois, Français, Libanais et le F.M.I dans le cyclone des Africains

La page du Covid-19 sera bientôt tournée. Mais, elle changera les comportements des tiers et de diverses communautés. Elle bouleversera inéluctablement les équilibres géopolitiques et économiques du monde.

Les Chinois par exemple, accusés à tort ou à raison de fabriquer le SRAS-CoV-2, nonobstant des lourds et inégalables investissements dans le monde, sont vus d’un nerf insuffisant par plus d’une personne à travers la planète-terre.

De même, depuis quelques temps, plus d’un Africain et l’Association Survie pointent du doigt des Français, accuser de vouloir maintenir des dictateurs à la tête des anciennes colonies francophones acquis à leur cause, afin de piller les ressources minières et continuer de coloniser les peuples par le biais du franc C.F.A, de plusieurs multinationales et de divers mécanismes.


Si la politique est l’art de gouverner la cité, les opposants des « démocratures  » doivent placer les intérêts du peuple au-dessus, éviter des fake-news et la xénophobie.


Les Libanais quant à eux, qui talonnent les Chinois par leur offensive commerciale en Afrique, sont suspectés constamment d’être en intelligence avec les dictateurs. Conséquences, ils deviennent des sujets à abattre d’une manière ou d’une autre.

Le Fond monétaire international (F.M.I), très convoité par des politiciens et intellectuels, essuie de temps à autre des jugements sévères de ces courtisans qui le taxent d’instrument politique ou déstabilisateur des Etats « pauvres ».

L’Afrique: des richesses et une population convoitée

Le continent africain, avec sa jeune population de 1,3 milliards d’habitants, son hydrographie, sa végétation et ses matières premières, ne cessent d’attirer plus d’une personne: quoi de normal quand on sait que depuis toujours, les intérêts sont au cœur des hommes et des Etats dits puissants. Jules Ferry en 1885 déclarait: « les colonies sont pour les pays riches, un placement de capitaux des plus avantageux« .

Et De Gaulle en 1961 de renchérir: « Notre ligne de conduite, c’est celle qui sauvegarde nos intérêts et qui tient compte des réalités. L’Afrique détient des réserves important du cobalt, de cuivre, de diamant, d’or, de platine, de l’uranium, de gaz. Ajouter à cela, le bassin du Congo, deuxième poumon vert de la planète ainsi que la population qui est un atout majeur des échanges pour les Occidentaux.« 

Des impacts extérieurs en Afrique

La Chine, avec 1,3 milliard d’habitants logés dans la troisième plus grande superficie mondiale regorge d’un des sous-sols les plus riches. Elle est la deuxième économie mondiale par son P.I.B nominal (14217 milliards de dollars) avec une forte croissance annuelle depuis des années. Elle détient 20% de l’économie mondiale. Dans tous les pays d’Afrique, elle réussit à construire des infrastructures de base là où les Occidentaux ont échoué.


La Chine est en passe de devenir le plus grand donateur et incontournable interlocuteur.


La Chine, par contre, rattrape le retard dans ce continent en investissant à grande échelle et en prêtant des sommes colossales sans tenir compte du respect des droits de l’Homme par le débiteur comme l’exigent les Occidentaux. Avec plusieurs opérations séduction lancées dans le monde par Xi Jinping et la crise du Covid-19 qui ralentit les économies, plusieurs études montrent que, très bientôt, l’Empire du milieu détrônera la place de leader économique mondial des U.S.A.

Présente dans toutes les institutions internationales et entretenant pratiquement des relations avec tous les pays, la Chine est en passe de devenir le plus grand donateur et incontournable interlocuteur.

La France quant à elle, est la 7ème puissance économique mondiale avec un PIB de 2762 milliards de dollars (5,8 % du monde). Malgré un déclin certain au niveau international, mais tant soit peu, elle tente de maintenir sa main dans ses anciennes colonies à travers plusieurs canaux :

  • les multinationales comme Total, Areva, Air France-KLM, les banques (Société générale, Crédit lyonnais, BNP Paris, etc.), Bureau veritas, Bouygues ;
  • la coopération militaire, diplomatique, sanitaire, l’assistance technique et la formation dans divers domaines.

Il sied de dire que :

  • 80 % des leaders des pays francophones sont formés en France et actuellement
  • 45% des étudiants étrangers présents en France sont d’origine africaine (Maroc, Algérie, Tunisie, Sénégal, Côte d’Ivoire, Cameroun, Gabon et Congo) ;
  • Chaque année, plusieurs milliards d’euros sont déversés en Afrique francophone par le biais de l’Agence Française de Développement (AFD) et d’autres canaux.

A cela s’ajoute des dizaines des milliards d’euros des transferts effectués par la diaspora africaine en Afrique :

  • Plus d’un milliard d’euros décaissé chaque année pour diverses opérations de maintien d’ordre et de sécurité en Afrique dont 700 millions actuellement pour l’opération Barkhan ;
  • L’import et l’export, l’exploitation forestière et portuaire ;
  • Le plaidoyer de la France auprès de l’Union européenne, du G-20 et des bailleurs de fonds.

Vivre ensemble dans un monde en pleine mutation

Chaque pays africain ayant de disparités et de spécificités, il est difficile de les mentionner tous. Cependant, il serait malhonnête de ne pas reconnaître que les étrangers ont élevé le niveau de vie des Africains. Nombre d’entre eux investissent massivement dans l’agro-industrie, les transports, les télécommunications, l’énergie, l’industrie, l’exploitation forestière et minière.

Nous pouvons citer: les Burkinabés, les Français et Libanais en Côte d’ivoire et au Sénégal; les Français, les Allemands, les Canadiens et les Anglais au Cameroun; les français au Tchad; les Belges et les Français en République démocratique du Congo (RDC) et au Rwanda; les Français, Libanais et les Orientaux au Gabon, Bénin, Togo ; le Congo ou personne ne peut nier l’influence française et chinoise et ignorer le rôle que joue la colonie libanaise dans l’économie asphyxiée par la mauvaise gestion.

Malgré le fait que de nombreuses entreprises ont jeté la clé sous le paillasson, les Libanais animent les secteurs hôteliers, des transports, des BTP, etc. De toutes ces sociétés qui emploient des milliers de personnes nonobstant des créances qui leurs sont dues par l’Etat depuis des années mais continuent les préfinancements, il y a la compagnie aérienne Trans Air Congo, Burotop, Batipro, MBTP, GHS, la Française Plasco…


A l’inverse, les opposants continueront à voir la main noire de la France derrière les dictateurs comme Sassou, Biya, Condé, Deby, etc.


Difficile de conclure sans revenir sur la Chine qui est très active présentement dans tous les pays et notamment ceux d’Afrique. Bien qu’elle soit le pays le plus avancé du monde en découverte des coronavirus mais, il est imprudent d’affirmer qu’elle a fabriqué le Covid-19 avec tous les fake-news qui polluent les réseaux sociaux et le manque d’esprit critique des tiers de percevoir la guerre que se livrent des supers puissances.

De même, rien ne justifie que tous les Libanais soient dans la magouille avec les dignitaires des systèmes africains. Oui ! Les intérêts sont au cœur des Hommes.

La preuve, des Français et Congolais ne cessent de sillonner les couloirs du F.M.I pour sanctionner M. Sassou Nguesso alors que cette institution a pour rôle d’assurer la stabilité du système monétaire international et la gestion des crises monétaires et financières.

Bonne démarche, cependant il faut se demander si ce genre d’actions impactent M. Sassou Nguesso ou la population. Pire, à qui profitent ces batailles entre les Français pros et anti-Sassou ? Si la politique est l’art de gouverner la cité, les opposants des « démocratures  » doivent placer les intérêts du peuple au-dessus, éviter des fake-news et la xénophobie.

A l’inverse, les opposants continueront à voir la main noire de la France derrière les dictateurs comme Sassou, Biya, Condé, Deby, etc.

Une des leçons infligée par le Covid-19 et Emmanuel Macron, du Franc CFA à l’ECO

Les discours dominants d’une certaine élite africaine deviennent de plus en plus ségrégationnistes. Pourtant, à la place des discours xénophobes qui conduisent souvent aux conséquences néfastes, il n’est pas impossible de bâtir des stratégies de cohabitation, de développement et de coopération.

Tenez, Emmanuel Macron le 21 décembre 2019 à Abidjan signait un accord de coopération monétaire avec les gouvernements des Etats de l’Union économique monétaire ouest-africaine (UEMOA) sous l’impulsion du présdent Alassane Dramane Ouattara. Cet accord devrait ouvrir une nouvelle page historique selon les propos du président français.

Le 20 mai 2020, le gouvernement d’Edouard Philippe venait d’entériner la fin du franc C.F.A. en Afrique de l’Ouest. Le franc CFA sera remplacé par l’Eco tout en conservant la parité fixe avec l’euro.

Les réserves de change des Etats d’Afrique de l’Ouest ne seront plus centralisées au Trésor français. Mais bien avant le président ivoirien, l’ancien président du Congo Pascal Lissouba, refusant les contrats léonins signés par son prédécesseur, avait exigé à ELF si elle voulait continuer à exploiter le pétrole congolais, à doubler les redevances des extractions pétrolières du Congo.


Les Africains devraient donc se débarrasser de la xénophobie mais plutôt cultiver le patriotisme et l’amour entre différents peuples. Car personne ne peut prétendre se développer sans le concours des autres.


Ce qui fut fait par la suite. Dans le même ordre d’idées, l’association Survie qui lutte contre la corruption, les détournements des deniers publics et les paradis fiscaux, pense que les pays devraient être sur le même piédestal. Le contraire, c’est confirmer le manque de transparence et le soutien des régimes autoritaires par la France.

Le Covid-19 vient de briser les frontières tel que nous l’avons vu avec des Américains se huer en Chine rechercher les masques, les Cubains débarquer en Italie secourir des malades. Elle a infligé la leçon d’humilité et d’égalité aux humains qui sont tous vulnérables.

Les Africains devraient donc se débarrasser de la xénophobie mais plutôt cultiver le patriotisme et l’amour entre différents peuples. Car personne ne peut prétendre se développer sans le concours des autres. Il faut par ailleurs chercher à copier ce qui est bien chez l’autre pour le bien- être et l’avenir harmonieux de tous.

Ghys Fortune BEMBA – DOMBE

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Congo Brazzaville – Le coronavirus attaque, les politiques réagissent

Le 15 mars, un premier cas de coronavirus est diagnostiqué à la capitale Brazzaville. Depuis plusieurs jours, les églises sont fermées et les frontières aussi. Le pays s’apprête à recevoir l’onde de choc du covid19, sous l’œil attentif de Ghys Fortuné Bemba Dombé, journaliste contraint à l’exil.

Denis Sassou-Nguesso est le président du Congo. Firmin Ayessa est depuis 2017 vice-premier ministre et Claude Alphonse Nsilou est ministre du Commerce, des Approvisionnement et de la Consommation du Congo Brazzaville.

Quand Sassou et Cie distraient les âmes naïves

Les grands esprits de la planète terre sont préoccupés par les conséquences néfastes du Covid 19 qui n’épargnent aucun État, ni humain, moins encore, le système économico-financier mondial. Les charlatans et les manipulateurs montent en puissance. Sur la base des fakes news, par exemple, des «hommes de Dieu» de la RDC et du Nigeria font le buzz.

Évidemment, la psychose généralisée et l’avilissement mental laissent difficilement la place à la réflexion, si ce n’est à la naïveté. Sinon, comment expliquer que même l’élite congolaise puisse spéculer sur la prétendue contagion et santé de Sassou Nguesso, alors qu’il est «bunkerisé» à Oyo, dépassé par le prix du baril de pétrole qui vient de chuter à 23 dollars américains et divers événements qui aggravent la situation?

Vivre c’est prévoir

Au lieu de se contenter des fakes news, il faudrait réfléchir par exemple aux solutions qui permettraient de stopper les effets dévastateurs de Covid 19 en saison fraiche en Afrique centrale ? Comment appliquer les règles d’hygiène ou de confinement dans un pays ou la pauvreté est endémique ? Comment améliorer ou gérer les déplacements dans les transports en commun ? Comment faire respecter les mesures barrières pour freiner le Covid 19 ? Pourquoi ne pas développer l’élevage et le potager ? Pourquoi ne pas ressusciter la médecine traditionnelle « des plantes » ? Les chercheurs vont-ils continuer à se taire ?

Que faisons-nous des valeurs du «Mbongui» ou de solidarité ?

Pourquoi ne pas prendre l’attitude des chrétiens de Berée dans la bible face à des inepties balancées çà et là par plus d’une personne ? Pourquoi ne pas forcer les dignitaires à rapatrier l’argent planqué dans les paradis fiscaux comme le conseille la conférence épiscopale de l’Église catholique du Congo.

Pourquoi ne pas achever et équiper les douze hôpitaux qui ont engloutis des milliards ? Pourquoi ne pas équiper et transformer les logements sociaux de Mpila en centre de confinement ?

Peut-on faire comme le Rwanda qui a acheté les drones qui pulvérisent des produits pour désinfecter les rues ? Pourquoi la Ministre des PME ne peut-elle pas par exemple donner des tissus, fils, argent pour fabriquer des masques ?

Bref, l’heure est venue de prendre des grandes décisions que d’épiloguer sur les fakes news et sur le silence de Sassou qui s’apparente à celui de Biya, Obiang, Deby.

Les ministres Ayessa, Nsilou et Cie ont-ils « distribué » la maladie ?

C’est un secret de polichinelle, Firmin Ayessa a été évacué sanitaire depuis quelques temps. Le ministre des fake news, Thierry Lézin Moungalla peut-il encore parler de mission comme il avait tenté de l’affirmer lors de l’évacuation du ministre Calixte Ganongo ?

Quant au ministre Claude Alphonse Nsilou, bien qu’il ne soit pas évacué à l’étranger, son péché capital a été celui de ne pas avoir mis en quarantaine tous ses collaborateurs dès qu’il avait appris le caractère positif au coronavirus du citoyen américain avec lequel il a eu des séances de travail.

Le bas peuple ne disposant pas des moyens pour vérifier s’il est sous traitement ou pas, se demande si monsieur Nsilou, avant le test qui l’aurait déclaré négatif, n’avait pas distillé le covid 19, dans le cas où il aurait été déclaré positif au contact du patient contaminé.

S’il est vrai que le gouvernement congolais vient de fermer les frontières, il est urgent pour lui de mettre sur pieds les mesures d’accompagnement de la quarantaine telles que la prise en charge les factures d’électricité, d’eau et une petite prime de transport pour tous les citoyens, financées par l’argent des générations futures dont parlait fréquemment Gilbert Ondongo et les fonds cachés quelque part, tels que l’évoquaient Isidore Mvouba et Bruno Jean Richard Itoua autrefois.

En attendant ces mesures, nous conseillons vivement aux congolais à s’abstenir de prendre les bus, de se laver régulièrement les mains, de respecter la distance d’un mètre, d’éviter les attroupements et de faire attention aux cabines téléphoniques.

Mais surtout, ne pas céder à la panique et à la peur qui provoquent des accidents cardiovasculaires et des gastro-entérites.

La peur précipite la mort.

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