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« C’était la dernière fois que toute notre famille était réunie » – Témoignage d’une journaliste syrienne exilée

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Interview d’Abnousse Shalmani – Marraine de la promo 2018 de la Maison des journalistes

[Abnousse Shalmani], journaliste et romancière, auteur du roman « Les exilés meurent aussi d’amour » paru en 2018 (Ed. Plon), a accepté d’être la marraine de la promotion 2018 de la Maison des journalistes. Y résident 16 journalistes réfugiés pour avoir exercé leur métier, ils connaissent l’exil en France depuis quelques mois. En tant que marraine, Abnousse Shalmani répond à toutes nos questions autour de l’exil et du journalisme.

Premiers jours en France : la vie d’Hawa

[TÉMOIGNAGE] La personne qui devait l’accueillir s’est désistée au dernier moment et sa voisine a appelé sa cousine pour la recevoir. Elle accepta moyennant des travaux domestiques et des tâches de nounou, elle serait payée en plus. Elle était plutôt contente de cette proposition. Chez cette femme en France, Hawa dormait sur une couette par terre. C’était en hiver.

#marenostrum : l’art comme résistance

[EXPOSITION] Le mardi 16 octobre à partir de 18 heures, la MDJ vous invite au vernissage de l’exposition #marenostrum d’Haude Bernabé à l’église Sainte Merry, avec le soutien de La Fondation Villa Seurat pour l’Art Contemporain dans le cadre de Voir et Dire. Cette exposition aura lieu jusqu’au 16 novembre, elle est gratuite et ouverte à tous. Pour mieux comprendre les sens de l’exposition, la Maison des journalistes est allé à la rencontre de sa créatrice, Haude Bernabé.

Un voyage sans retour

[EXIL] C’est le départ. Il faut y aller. Aller loin de ce pays, loin de tout ce cauchemar. Parcequ’il faut survivre. A l’aéroport ce jour, le militaire à qui on avait donné beaucoup d’argent pour m’aider à sortir vint me chercher dans la voiture. C’est lui qui a géré les bagages. Il m’a bien dit d’en prendre sinon j’allais attirer l’attention. Il a raison après tout. J’ai presque eu un excédant mais tout est rentré dans l’ordre.

Genèse et risques journalistiques, avant l’odyssée vers l’exil

[TÉMOIGNAGE] « Ils ont confirmé hein. La marche politique aura lieu demain. Le communiqué vient de passer. » Oh! Je jubile. J’aime ce que je m’apprête à faire. Faire la couverture médiatique des marches politiques, j’adore. Alors je me mets presqu’à genoux pour demander à faire ce travail risqué. Aly accepte de me laisser y aller. De toutes les façons, les autres n’aiment pas ce genre de reportage.

Syrie : « Même dans le coin le plus sombre de la terre, les gens luttent tous les jours pour être heureux »

[TÉMOIGNAGE] Ameer a 22 ans, il porte des joggings et un débardeur, il a des cheveux blonds et rebelles qui lui tombent sur les épaules et deux yeux bleus qui expriment un mélange d’émotions contrastées: gentillesse, peur, courage. Arrivé à la Maison des Journalistes avec quelques minutes d’avance, il raconte son expérience en Syrie d’une voix monotone, comme si entre lui et les événements qu’il rapporte il se dressait un mur invisible et insurmontable.