Iran – Coronavirus, la réalité des chiffres

Selon les estimations du « Comité national du coronavirus » en Iran: si nous n’appliquons pas la quarantaine,  à la fin du mois de mai, 700.000 personnes vont mourir. Christian Malard, responsable du service étranger de France 3 et consultant sur la chaine israelienne i24news, confirme: « Le régime iranien tente de profiter au maximum de la propagation du coronavirus pour empêcher toute rébellion et liquider un maximum d’opposants et de prisonniers politiques qui sont dans les geôles iraniennes« .

IranWire, un site d’informations, a publié les sources reçues par un représentant du gouvernement. Selon une estimation officielle établie par le « Comité national du coronavirus »  à la demande du gouvernement iranien, la mise en garde est explicite.

« Si la politique de quarantaine complète n’est pas mise en œuvre dans toutes les zones infectées du pays et si la même tendance se poursuit jusqu’à la fin du mois de mai, le nombre de décès par coronavirus en Iran pourrait atteindre 700.000.  En cas de mise en quarantaine totale des zones infectées, le nombre de morts est estimé à près de 200.000″.

Homayoun Youssefi, député du régime et membre du « Comité national du coronavirus » a déclaré le lundi  9 mars que « la maladie atteindra son pic dans les deux prochaines semaines » et que « le nombre de personnes hospitalisées augmentera de 10 à 15% par jour. »

Le docteur Tagvaiei, chef de l’hôpital de Noshahr, en nord de l’Iran, a publié un clip en disant que si dans une semaine, l’Organisation mondiale de la santé OMS ne vient pas au secours du peuples iranien, il y aurait plus de victimes que durant les 8 années de guerre. C’est le régime qui est responsable de ce massacre de peuple iranien.

Après ce clip ce médecin est disparu.

Dans ces circonstances, l’état des hôpitaux du pays se détériore en permanence en raison du manque d’équipements. Des dizaines de médecins et d’infirmières dévoués ont contracté le virus en soignant leurs patients et ont perdu la vie.

Radio Farda a appris d’une source très étroitement associée à «Comité national du coronavirus» que le bilan officiel des décès ne couvre que les décès confirmés par les médecins légistes, et non le décompte rapporté par les hôpitaux du pays.

Le bilan des morts est beaucoup plus élevé, « au moins deux fois plus élevé, voir plus » selon la source.

« L’écart entre les chiffres officiels annoncés par le ministère de la santé et les vrais chiffres réside dans le fait que le ministère de la santé annonce le bilan des morts sur la base des certificats de décès délivrés par les médecins légistes », a expliqué la source qui est un expert en santé étroitement impliqué dans «Comité national du coronavirus», à Radio Farda, vendredi 6 mars 2020.

Statistique: Nombre de personnes décédées à cause du coronavirus COVID-19 dans le monde au 11 mars 2020, selon le pays | Statista
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Bilan des morts liés au coronavirus en Iran

L’Organisation des Moudjahidines du peuple d’Iran (OMPI/MEK) a annoncé le 10 mars, que le nombre de décès dus au coronavirus dans 127 villes de 30 provinces a dépassé les 3000.

  • Qom 500 morts
  • Téhéran 420 morts
  • Gorgan 204 morts
  • Kachan 142 morts
  • Ispahan 121 morts
  • Machad 205 morts
  • Qazvine 98 morts
  • Kermanchah 105 morts
  • La province de Guilan 450 morts
  • La province d’Alborz 95 morts

Empêcher la diffusion des chiffres réels sur les décès

Le régime théocratique a tout fait pour empêcher la diffusion des nouvelles concernant l’ampleur réelle de la crise en Iran et, en tant que tel, en a fait une question de sécurité nationale.

En plus du ministère du Renseignement et de la sécurité (VEVAK), l’Organisation du renseignement des pasdaran travaille activement à empêcher la diffusion des vraies informations.

D’après des informations spécifiques, les principaux membres du «Comité national du coronavirus» sont des responsables du VEVAK, de l’Organisation du renseignement des pasdaran et du système judiciaire.

Les commandants de l’Organisation du renseignement des pasdaran dans chaque province se rendent au quartier général de l’hygiène et du traitement de la province afin d’empêcher la diffusion des informations authentiques.

Les pasdaran, l’Organisation de renseignement des pasdaran et le ministère du Renseignement (VEVAK) ont été chargés de menacer les familles des victimes de se taire afin de dissimuler le nombre réel de décès. Le centre de commandement des pasdaran a ordonné à toutes les divisions et à tous les quartiers généraux des pasdaran en province d’être présents dans les hôpitaux et les centres médicaux et de santé pour contrôler les rapports sur le nombre de personnes infectées ou tuées par le virus.

Dans de nombreuses villes, l’arrêt cardiaque est spécifié dans les certificats de décès. Les familles subissent des pressions pour ne pas révéler la cause du décès.

La situation a aggravé les luttes entre les factions du pouvoir

Ali Nobakht, président de la Commission de la santé du Parlement des mollahs, a implicitement fait référence au rôle destructeur des pasdarans.

« Des questions non médicales sapent les plans du ministère de la Santé pour lutter contre le coronavirus et le contrôler. Je considère que le virus est plus qu’une simple question médicale. En tant que question économique, politique, sociale, culturelle, sécuritaire et judiciaire (…) il n’a pas été pris au sérieux. »

Épidémie dans les prisons

Le coronavirus se propage dans le prisons du Grand Téhéran à Rajaii-Shahr (Gohardasht-Karaj), dans la prison centrale de Karaj, dans les prisons de Qezel Hesar, Urmia, Sheiban et Kashan. En raison de la surpopulation, les détenus dorment à même le sol dans les couloirs et même à proximité des installations sanitaires. 

Ils sont privés de masques sanitaires et même de désinfectants. Dans certaines prisons, dont celle de Qezel Hesar, même de simples détergents ou du savon ne sont pas disponibles. Certains prisonniers de la prison centrale de Karaj n’ont pas de cellules et passent leur temps dans la cour de la prison.

Le manque d’hygiène est aggravé par le fait que les prisonniers politiques et ordinaires, y compris les toxicomanes, sont maintenus ensemble. Cette situation a accéléré la propagation du coronavirus.

Le Dr Nasser Fahimi, un prisonnier politique kurde détenu dans le quartier 5 de la prison de Fashafuyeh, a commenté la propagation de la maladie parmi les détenus. « Après l’émergence du coronavirus COVID-19 dans le pays, la maladie s’est rapidement propagée à travers l’Iran en raison des manquements du régime dans la province de Qom et la non mise en quarantaine de cette ville, où le virus est originaire« , a déclaré le docteur Fahimi.

Le Dr Fahimi a également souligné l’absence de mesures sanitaires minimales dans les prisons iraniennes.

« Suite à la gestion désastreuse et à l’incompétence du régime, le virus est entré et s’est propagé dans les prisons et de nombreux détenus font face à une catastrophe irréparable. D’un autre côté, les mollahs ont accru la possibilité pour les détenus de contracter le virus par des peines de prison de longue durée, en les privant de sortie et ayant une attitude discriminatoire à l’égard des détenus. »

Le docteur Fahimi a exhorté les défenseurs des droits humains à faire pression sur le régime pour qu’il respecte les droits des détenus et leur fournisse les soins de base.

« La situation actuelle dans les prisons est le début d’une catastrophe majeure parmi les détenus. J’appelle tous les militants des droits humains à nous soutenir et à publier des déclarations dans les médias pour faire entendre la voix des prisonniers sans voix et sans défense« , a conclu le docteur Fahimi.

« Le régime iranien tente de profiter au maximum de la propagation du  coronavirus pour empêcher toute rébellion et liquider un maximum d’opposants et de prisonniers politiques qui sont dans les geôles iraniennes » a conclu  Christian Malard sur  i24news.tv/fr.

Résumé de la situation iranienne face au coronavirus

Pourquoi peut-on craindre des centaines de milliers de morts en iran ? 

1 /

Le virus avait commencé à se propager en Iran il y a quelque temps, mais le régime avait reçu l’ordre direct de Khamenei de ne pas divulguer des informations au public en raison du 11 février, date anniversaire de la révolution, et de la mascarade électorale du 21 février. Ce n’est que fin février que les responsables ont reconnu les infections du virus et c’était trop tard. Le régime était le principal coupable et la raison de la propagation du Coronavirus en Iran.

2 /

Le régime a constamment sous-estimé le nombre de personnes infectées ou tuées par le virus et a fait de la question des statistiques une question de sécurité pour le régime et a ainsi couvert l’étendue de la crise de santé publique à laquelle l’Iran et le monde sont confrontés.

3 /

Le régime essaie de laisser entendre que tout est normal. L’opinion publique a fermement rejeté les propos de Rohani et Khamenei mettant en doute la gravité de la question. Le régime a été contraint d’annuler les réunions de son Parlement, ses prières du vendredi et plusieurs autres rassemblements malgré les démentis et cela montre l’ampleur de la crise.

4 /

Les preuves indiquent que les pasdaran ont été complices de la propagation du virus dans la ville de Qom, puis vers d’autres villes. L’expansion généralisée des Iraniens infectés démontre l’incompétence de ce régime.

5 /

Il y a une pénurie de fournitures médicales, mais les fournitures médicales qui existaient déjà en Iran et qui auraient pu suffire à contrer le virus ont été grossièrement mal gérées en raison de la corruption et de la thésaurisation par les pasdaran et les agences gouvernementales affiliées à Khamenei. Même le personnel médical ne dispose pas du minimum de fournitures pour lutter contre le virus et se protéger.

6 /

L’épidémie a été très coûteuse pour le régime. Elle a été un désastre total sur le plan politique, elle a encore plus comprimé le régime sur le plan économique et a suscité le dégoût du public plus que jamais auparavant.

Madame Maryam Radjavi, présidente élue du Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI), a souligné que la campagne de dissimulation, de mensonges et de désinformation menée par le régime était une tentative de contrer le soulèvement et la colère du peuple iranien qui voit dans le régime des mollahs la principale raison de la propagation du Coronavirus.

Elle a de nouveau souligné l’impératif de protester et de frapper à tout moment et en tout lieu possible et a réitéré que toutes les fournitures et installations médicales et sanitaires en Iran doivent être libérées du monopole des pasdaran et mises à la disposition des médecins et du peuple iranien. 

 

 

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Iran – Histoire de la résistance des femmes sous le régime des mollahs

L’Histoire écrite par les hommes passe sous silence les luttes menées par la Femme durant les 150 dernières années en Iran. Les témoignages qui permettent de vérifier ce combat ne sont plus qu’une poignée de documents, qui ont survécu à la censure des dictatures et des intégristes.

En 1979, les émeutes qui ont conduit à la chute de la dictature du Chah sont marqués par une présence de grande envergure des femmes dans ce mouvement.

Aussitôt après la victoire de la Révolution, un grand paradoxe s’empare de la société iranienne. L’élan des femmes pour une participation de plus en plus remarquée à la vie politique et sociale du pays est inconciliable avec le nouveau régime fondé par l’Ayatollah Khomeiny qui affiche rapidement des mesures qui vont à l’encontre des droits des femmes.


« Les femmes iraniennes  sont le visage de la révolte contre le régime des mollahs. »


Le califat instauré par Khomeiny tentera dès les premiers jours de soustraire la femme de la vie sociale et politique afin de la limiter le plus possible, notamment par des lois comme le port obligatoire du voile.

Quatre décennies de dictature religieuse et misogyne en Iran

Khomeiny a commencé son offensive contre les libertés des femmes iraniennes une semaine à peine après la Révolution de 1979, avec une répression de leurs droits.

La discrimination sexuelle et la misogynie sont l’essence idéologique du régime fondé par Khomeiny. C’est pourquoi il s’est mis à agresser les femmes dès son arrivée au pouvoir.

Chronologie des lois contre les femmes en Iran 

  • 26 février 1979: Le bureau de Khomeiny annonce que la loi sur la protection de la famille Légiférée sous le régime du chah va être abrogée.
  • Le 28 février 1979: La discrimination sexuelle est étendue au domaine du sport et les compétitions sportives féminines sont annulées les unes après les autres.
  • Le 2 mars 1979: Les femmes sont exclues de la magistrature.
  • Le 4 mars 1979: Le droit au divorce est accordé exclusivement aux hommes, ce qui leur permet de décider unilatéralement du divorce à tout moment de leur choix.
  • Le 7 mars 1979: Khomeiny lance une fatwa sur le voile obligatoire, obligeant les femmes à se couvrir les cheveux au travail.
  • Le 22 mai 1979: Une première femme est fouettée en public.
  • Le 12 juillet 1979: Première exécution de trois femmes accusées d’avoir commis un vice.
  • Le 30 septembre 1979: Une nouvelle loi qui remplace la loi sur la protection de la famille supprime les avantages limités accordés aux femmes par le chah.
  • Le 3 février 1980: La première directive gouvernementale est publiée, obligeant les femmes médecins et infirmières à porter le voile au travail.
  • Le 19 avril 1980: Les chanteuses sont convoquées au tribunal, intimidées et humiliées, et privées à jamais de chanter en public.
  • Le 29 juin 1980: Pour la première fois, deux femmes sont lapidées à Kerman, dans le sud de l’Iran.
  • En 1983, l’âge légal du mariage pour les filles est abaissé à 9 ans. Il sera ensuite relevé à 13 ans.
  • Selon l’article 102 de la loi répressive ratifiée en 1983, les femmes qui apparaissent en public et dans les rues sans le voile religieux sont passibles de 74 coups de fouet.

Entre 1983 et 2010, peu de nouvelles lois ont été créées. Mais depuis, le rythme des lois contre la liberté des femmes a repris. 


  • En 2010, une autre loi a été adoptée pour «diffuser la culture de la chasteté et du voile», selon laquelle au moins 26 organes gouvernementaux ont été chargés de faire respecter le voile obligatoire par les femmes iraniennes.
  • En 2012, le régime a mis en œuvre un vaste plan dans toutes les universités, imposant des quotas pour l’admission des étudiantes. Selon ce plan, il était totalement interdit aux filles dans 77 domaines d’études.
  • En 2014, le parlement des mollahs a adopté deux articles d’un nouveau projet de loi soutenant ceux qui font la promotion de la vertu et la prohibition du vice. De telles législations ont préparé le terrain à des gangs liés au pouvoir qui ont vitriolé un grand nombre de femmes iraniennes sous prétexte qu’elles ne portaient pas correctement le voile.
  • Le 16 septembre 2015, L’interdiction de voyager sans la permission du mari : Selon l’article 18 de la loi sur les passeports.
  • En janvier 2016, le parlement des mollahs a adopté un projet de loi pour protéger la chasteté et le voile. les femmes ont été soumises à de nouvelles limites de temps limitant leur travail entre 7 heures du matin à 22 heures.

Les femmes iraniennes défient les mollahs

Ces restrictions n’ont pas empêché les femmes iraniennes de se battre pour leurs droits. Après quatre décennies d’oppression inhumaine, non seulement elles ne se sont pas tues, mais elles résistent de plus en plus chaque jour.


La première série d’exécutions en juin 1981 concernait des lycéennes de 16 et 17 ans qui n’avaient même pas donné leur nom.


Au cours des deux ans et demi qui ont suivi la révolution, des milliers de jeunes filles soutenant le mouvement d’opposition des Moudjahidines du peuple (OMPI/MEK) ont été arrêtées, blessées et des dizaines tuées lors d’attaques de matraqueurs soutenus par le gouvernement.

La première série d’exécutions en juin 1981 concernait des lycéennes de 16 et 17 ans qui n’avaient même pas donné leur nom.

Des femmes enceintes ont été exécutées et des jeunes filles vierges ont été violées avant leur exécution. Lors du massacre des 30.000 prisonniers politiques en 1988, les femmes membres de l’OMPI ont été pendues par groupes entiers.

En 1999, le soulèvement des étudiants a de nouveaux éclatés dans tout l’Iran. De nombreuses étudiantes ont donné une nouvelle leçon de résistance aux mollahs. Une étudiante du nom de Fereshteh Alizadeh, a été tuée lors des manifestations. En outre, lors du soulèvement de 2009, plusieurs femmes ont été blessées et tuées, comme Neda Agha Sultan qui est morte innocente et qui est devenue un symbole de la pureté et d’innocence des femmes iraniennes lors des soulèvements.

[ATTENTION, LA VIDÉO CI-DESSOUS EST TRES VIOLENTE, ON Y VOIT NEDA AGHA SULTAN QUI VIENT DE RECEVOIR UNE BALLE, MOURRIR SOUS L’OEIL DE LA CAMÉRA, CETTE VIDÉO A PROVOQUÉ UN TOLLÉ EN IRAN]

En janvier 2018, les femmes ont joué un rôle de premier plan dans la formation des mouvements populaires.

Des étudiantes scandaient lors d’une manifestation de janvier: « Réformateurs, conservateurs: le jeu est terminé », visant la dictature religieuse, un slogan qui a mis un terme à toutes les revendications réformatrices d’Hassan Rohani et de ses factions affiliées.

Après les soulèvements de janvier 2017, une vague d’arrestations a commencé. Plus de 500 filles et jeunes femmes ont été arrêtées pour avoir participé aux soulèvements de janvier 2018.

Manifestations en novembre 2019 et janvier 2020

Les responsables et les autorités du régime ont reconnu le rôle remarquablement actif et le leadership des femmes dans le soulèvement de novembre en déclarant que « dans de nombreux endroits, en particulier dans les banlieues de Téhéran, les femmes de 30 à 35 ans semblent avoir joué un rôle particulier dans les émeutes et les troubles. La direction par les femmes dans les émeutes est remarquable« .

Le 15 décembre 2019, la Résistance iranienne a annoncé que plus de 1.500 personnes avaient été tuées par les forces de sécurité lors des manifestations de novembre. Puis, le 23 décembre, l’agence de presse Reuters a confirmé des sources au sein du régime iranien qui affirment que 400 femmes et 17 adolescents figuraient parmi les morts et les personnes assassinées.

Par ailleurs, lors du soulèvement de janvier 2020, des étudiantes ont protesté contre les tirs de missiles des pasdarans sur un avion de ligne ukrainien tuant plusieurs étudiants à bord de cet appareil. Elles scandaient: «Commandant en chef, démission! Démission!»

Le site du Guardian a également fait état du rôle prépondérant des femmes dans les rassemblements antigouvernementaux en Iran. L’article fait référence au rôle de premier plan des femmes et mentionne que de nombreux groupes se sont rassemblés sur la place centrale Azadi de Téhéran dimanche soir (dimanche 8 mars, journée inetrnationale des femmes), portant des masques et des foulards pour cacher leur identité. Elles ont affronté la police anti-émeute et des agents en civil.

A présent, les femmes iraniennes, avec leur leadership courageux et leur bravoure dans les manifestations, continueront jusqu’au renversement de toute la théocratie misogyne des mollahs et la chute de leur dictature absolue pour être effacées de l’histoire de l’Iran.

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Iran – 1000 morts liés au coronavirus et des journalistes interdits d’en parler

Mensonge et dissimulation du régime provoquent la propagation de la catastrophe. Il y aurait jusqu’à « 60.000 » infectés dans le pays. L’Iran est donc au bord d’une des plus grandes catastrophes humanitaires de son histoire contemporaine. Mensonge et dissimulation du régimeont provoqué la propagation du coronavirus dans le pays.

Des experts internationaux s’interrogent sur l’étendue réelle de l’épidémie de nouveau coronavirus en Iran, pays qui concentre déjà le plus grand nombre de morts hors de Chine et foyer de contamination qui pourrait propager la maladie dans la région;  a annoncé  l’AFP le 29 février 2020.

Le ministère de la Santé, Ali Khamenei, Hassan Rohani et d’autres dirigeants étaient bien au courant de l’arrivée du virus en Iran il y a au moins un mois. Pourtant, la première directive pour y faire face a été émise à contrecœur le 20 février.

Sur ordre du guide suprême du régime, Ali Khamenei, une grande opération de dissimulation a été menée pour pemettre la tenue de l’anniversaire de la révolution de 1979, le 11 février, et à la mascarade électorale du 23 février.

Quelle est l’ampleur de l’épidémie du Coronavirus en Iran?

Ahmad Amir-Abadi Farhani, député de la ville de Qom et membre du bureau du parlement, a déclaré le 24 février que « 50 personnes à Qom étaient mortes du coronavirus« .


Le vice-ministre de la Santé, Qassim Janbabai , dans une interview télévisée a souligné que « il y a jusqu’à 60.000 infectés dans le pays ».


En réponse au démenti d’Ali Rabi’i, le porte-parole de Rohani, et du vice-ministre de la Santé, Iraj Harirchi, ce député a mis la liste des personnes décédées à la disposition du ministère.

Le régime continue de prétendre que seules 43 personnes sont mortes et 593 ont contracté le virus.  Mais d’autres bilans non officiels sont beaucoup plus lourds. Entre-temps, une officielle, Nahid Khoda-Karami, à la tête de la commission de la santé du conseil municipal de Téhéran, a révélé que 10000 à 15000 personnes ont été touchées par le virus.

Le vice-ministre de la Santé, Qassim Janbabai , dans une interview télévisée a souligné que « il y a jusqu’à 60.000 infectés dans le pays« .

L’Organisation des Moudjahidines du peuple d’Iran (OMPI/MEK) sur la base d’informations de l’intérieur de l’Iran, a annoncé le lundi 2 mars 2020 à 20h que le nombre de personnes ayant perdu la vie à cause du coronavirus (COVID-19) dépasse les 1000.

Le virus s’est répandu dans les 31 provinces.

La même source détaille comme suit ce chiffre: quelque 209 victimes à Téhéran, 61 à Ispahan, 92 dans la province de Guilan, 18 dans celle de Lorestan et 45 dans les provinces de Kermanchah sont mortes jusqu’à présent.

En outre, 14 à Machad, 11 à Sorkh-Hessar, 116 à Shahsavar et au moins 300 à Qom ont également perdu la vie.

Dans d’autres villes, dont Ahwaz, Karadj, Andimeshk, Iranshahr, Bandar-Abbas, Saqqez, Oroumieh, Ilam, Tabriz, Saveh, Arak, Yassouj, Hamedan, Nichapour, Semnan, Yazd, Qazvine et Kashmar, une ou plusieurs personnes sont mortes.

«La situation dans la province de Guilan est plus critique qu’ailleurs. Les hôpitaux, et même leurs couloirs, débordent de patients contaminés. Dans les campagnes, des personnes sont mortes avec des symptômes de type corona. Personne ne connaît le nombre exact de personnes infectées ni de celles qui sont mortes. Les chiffres officiels relèvent plutôt de la plaisanterie», a affirmé Gholam-Ali Jafarzadeh, député de la ville iranienne de Racht.

Toutes les heures les ambulances amènent des cadavres au cimetière Baghé Rezvan de Racht nord Iran témoigne un citoyen sur twitter: « le nombre des morts et bien plus terrible que ce que nous croyons ».

Comment le virus est arrivé en Iran ?

En Iran, le doigt de l’accusation pointe vers les gardiens de la révolution. Alors que la plupart des pays ont annulé leurs vols vers la Chine, les vols de Mahan Air à destination et en provenance de la Chine ont continué après le 25 février 2020, malgré des appels nationaux et internationaux répétés à y mettre fin. Cela a contribué à la propagation rapide du virus en Iran et dans de nombreux pays voisins.

Le 19 février, le site web public Eghtsad Online a révélé l’inquiétude du personnel de service de l’aéroport international de Khomeini via des images pertinentes sur twitter.

« Alors que le coronavirus a fait [plusieurs] victimes en Iran, les vols de Mahan Airline vers la Chine se poursuivent. Un groupe de nettoyeurs de l’aéroport international « Imam » Khomeini a exprimé ses inquiétudes concernant le nettoyage des avions en provenance de Chine » a écrit Eghtesad Online.

Les vols de la compagnie des pasdarans Mahan Air à destination de la Chine continuaient encore le 28 février. Pour se justifier, le régime a affirmé qu’il transférait des kits de détection du virus de la Chine vers Téhéran.

Le régime des mollahs n’a pris aucune mesure préventive efficace pour faire face à la propagation du virus, y compris la mise en quarantaine des villes où le virus s’est propagé. Au lieu de prendre les mesures nécessaires, le président du régime, Hassan Rouhani, a déclaré que les personnes atteintes de coronavirus seraient mises en quarantaine, mais que l’épidémie était loin d’être suffisamment grave pour justifier la mise en quarantaine de populations entières.

De même, lors de la conférence de presse au cours de laquelle il est tombé malade, le vice-ministre de la Santé Harirchi a insisté sur le fait que de telles procédures de quarantaine à grande échelle étaient des reliques inutiles de «l’âge de pierre».

Arrestation des journalistes pour propagation de la rumeur du virus!

« L’Iran est maintenant face à une guerre de sécurité politique et biologique »; a écrit le site officiel de la télé Iranien.

Le commandant de la police de régime a déclaré: « Les policiers ont arrêté les responsables de deux pages Instagram qui parlaient du coronavirus, inquiétant le public. »

« Parler du coronavirus sera bientôt considéré comme troubler l’opinion publique, agir contre la sécurité nationale et insulter le président! », s’inquiète pour sa part une Iranienne sur twitter.

Le journal officiel Jahan-e San’at a reconnu le 23 février les mensonges des dirigeants du régime: «Il semble maintenant que les autorités aient d’abord voulu dissimuler l’apparition du coronavirus dans le pays, ou du moins jusqu’au 21 février, date des élections législatives. Mais la mort des deux personnes a perturbé les plans du gouvernement. Le comportement des responsables au cours des dernières décennies a sapé la confiance des citoyens à leur égard. Ce qui est plus dangereux qu’un Coronavirus pour une société, c’est la méfiance des citoyens envers les autorités. »

Cette semaine, l’ONG Reporters sans Frontières a critiqué Téhéran sur cette crise, accusant le régime de dissimuler des informations sur la propagation du nouveau coronavirus.

Samedi, le porte-parole du ministère de la Santé Kianouche Jahanpour a réagi à ces critiques en accusant les médias étrangers de diffuser de fausses informations.

Appel de l’OMS à envoyer une mission médicale en Iran

Cette situation a fait réagir Maryam Radjavi. La présidente élue du Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI) a déclaré que le régime répète la même histoire avec le coronavirus que celle de la destruction de l’avion ukrainien, mais à une échelle beaucoup plus grande.

Radjavi a appelé les médecins, les infirmières et le personnel hospitalier à diffuser rapidement leurs informations afin de sauver des vies en Iran et de contrecarrer les dissimulations et les informations trompeuses du régime.

Elle a souligné que les Nations-Unies, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et les autres organisations internationales des droits de l’homme doivent obliger la dictature religieuse en Iran à rendre public tous les faits et chiffres concernant le coronavirus et à les fournir aux organisations internationales concernées.

Elle a exhorté les Iraniens, en particulier les jeunes, à organiser des manifestations pour forcer le régime à dire la vérité et le contraindre à mettre à la disposition de la population, des hôpitaux et des médecins, les ressources et les équipements médicaux et de soins de santé, largement monopolisés par le Corps des gardiens de la révolution et les organes de sécurité.

« Un petit prince au pays des Mollahs », une dénonciation en version Bande Dessinée

Découvrez l’interview de l’auteure de cet article, Raouf Massoumeh, qui présente son livre « Un petit prince au Pays des mollahs ».  

L’histoire de son jeune frère, Ahmad Raouf Bachari Doust, arrêté cinq ans avant -à l’âge de 16 ans- et qui fera partie des 30 000 prisonniers politiques exécutés.

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Iran – Les élections législatives ont été massivement boycottées

Ce boycott législatif sans précédent est un «non» retentissant à Khamenei, à Rohani et à l’ensemble du régime clérical. Cela reflète aussi l’enthousiasme de l’opinion publique pour le slogan des unités de résistance «je vote pour le renversement» comme le proclame l’opposante politique Maryam Radjavi.

Ce vendredi 21 février, les Iraniens étaient appelés aux urnes pour voter dans le cadre des soit disant élections législatives.

Des élections iraniennes surmédiatisées

Selon des chiffres non officiels publiés par l’agence Fars, 1,9 million de personnes avaient voté à Téhéran sur les plus de 9 millions d’électeurs que compte la capitale, donc beaucoup de votants semblent avoir boycotté le scrutin.

Cela signifie qu’en dépit des chiffres annoncés et plusieurs fois exagérées, moins de 20% des électeurs ont voté dans la capitale. En annonçant le taux de participation dans diverses villes, les autorités se sont abstenues de fournir le nombre de bulletins blancs ou invalidés, qui, selon les informations, atteint jusqu’à 10% des suffrages exprimés dans certains bureaux de vote.

Les quelques journalistes étrangers triés sur le volet,  ont été emmenés dans des bureaux de vote pour assiter à des mises en scène alors que gens ont largement boycotté cette mascarade électorale.

« Dans certains bureaux de vote, peu de gens s’étaient présentés pour voter. Cela reflète la désillusion et la méfiance généralisées des Iraniens », ont-ils écrit.

Parfois, il y avait plus de journalistes que d’électeurs.

Selon le reporter du journal Le Parisien à Téhéran. «Tout au long de la journée de vendredi, les bureaux de vote de Téhéran ont vu passer parfois plus de journalistes que d’électeurs, dans une grande opération de propagande dont on ne sait si elle était adressée aux Iraniens… ou à l’Occident.

Sans surprise le taux de participation dans la capitale, à mi-décompte, était de 25%. Au niveau national, le chiffre officiel annoncé de 43% devrait être révisé au minimum de 5 points à la baisse, si l’on veut avoir une idée de l’abstention réelle. Ici, les déçus de la politique parlent de « sélection » et non de véritables élections.»

Seulement 42% de participation aux législatives en Iran

La participation aux élections législatives de vendredi en Iran a été de l’ordre de 42%, a annoncé dimanche le ministre iranien de l’intérieur, soit la participation la plus faible depuis la révolution de 1979.

Cité par la télévision iranienne, Abdolreza Rahmani Fazli a précisé qu’un peu plus 24 millions d’électeurs avaient participé au scrutin. L’Iran compte 58 millions d’inscrits. Pour justifier la faible participation, Rahmani Fazli a déclaré: « Compte tenu de la situation politique et de questions telles que le crash de l’avion de ligne (ukrainien), les incidents [manifestation] de novembre (2019) et janvier (2020), et d’autres circonstances, ce niveau de présence et de participation de la population est totalement acceptable« .

C’est bien de noter que le boycott a eu lieu alors que le guide suprême Ali Khamenei, son président Hassan Rohani, le président du parlement Ali Larijani, le ministre des Affaires étrangères Javad Zarif, les commandants des pasdarans et de l’armée ainsi que les imams du vendredi avaient lancé de sévères avertissements.

Ils ont décrit à plusieurs reprises la participation à l’élection en des termes tels que: « devoir religieux », « test divin », « jihad public », « prières », « plus obligatoire que la prière et le jeûne », « assurer les prouesses du pays », « la crédibilité de l’État », « garant de la sécurité de l’État », « une autre gifle magistrale à l’Amérique » et « vaincre la politique de pression maximale ».

Ils ont averti que la non-participation signifierait « coopérer avec l’ennemi et trahir », « ne pas être musulman » et « préparer le terrain pour les opérations de sabotage de l’OMPI ».

Le Guide Suprême d’Iran accuse le coronavirus et la propagande de l’étranger

Ce dimanche 25 février, le chef suprême du régime, Ali Khamenei, a tenté de justifier cette écrasante défaite.

L’Iran est devenu dimanche le pays où le nouveau coronavirus a fait le plus de morts hors de Chine avec huit décès, et le guide suprême iranien a accusé la presse étrangère d’avoir utilisé cette maladie comme un « prétexte » pour nuire aux législatives.

Il a déclaré : « Une campagne collective a été entreprise contre la participation du peuple à l’élection. Sur les médias sociaux, diverses entités ont utilisé tous les facteurs possibles… Depuis un mois, il y a deux mois, ils disent que ce n’est pas une élection, pas une vraie élection, le Conseil des gardiens a fait ceci ou cela… Et cette dernière maladie (COVID-19) est devenue une excuse. En d’autres termes, ils n’ont pas manqué la moindre occasion et n’ont même pas perdu quelques heures« .

Ce boycott sans précédent est un «non» retentissant à Khamenei et son régime

Le seul mouvement qui à appelé au boycott des élections à l’intérieur et à l’extérieur de l’Iran était le Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI).

Madame Maryam Radjavi, présidente élue du CNRI, a félicité le peuple iranien pour le boycott national de la mascarade électorale du fascisme religieux au pouvoir. Madame Radjavi a estimé que l’échec du régime a intimidé les électeurs pour qu’ils se rendent aux urnes reflète l’hommage du peuple iranien aux 1500 martyrs du soulèvement de novembre 2019 et présage de prochains soulèvements.

Ce boycott sans précédent est un «non» retentissant à Khamenei, Rohani et à l’ensemble du régime clérical et reflète l’enthousiasme de l’opinion publique pour le slogan des unités de résistance «je vote pour le renversement».

Le boycott national de la farce électorale va attiser les querelles intestines du régime et aggraver l’impasse mortelle dans laquelle il se trouve. Il va aussi accélérer son renversement par le peuple iranien et sa Résistance. Il faut cesser de serrer les mains sanglantes de ce régime illégitime sur la scène internationale. La communauté internationale doit reconnaître le droit du peuple iranien et de sa résistance à changer de régime et à établir la démocratie et la souveraineté populaire.

Qui sont les nouveaux députés iraniens?

Plus de 80% de ceux qui ont été élus ou qui le seront au prochain tour sont des loyalistes de Khamenei. Ce sont des terroristes et des criminels des pasdarans impliqués dans la répression, l’exportation du terrorisme et du bellicisme.

Le général Mohammad Baqer Qalibaf, le principal candidat de Téhéran, est en lice pour présider le Parlement. Il a été commandant du Corps des pasdarans dans la guerre antipatriotique Iran-Irak, commandant de l’armée de l’air du Corps des pasdarans, commandant des Forces de sécurité de l’État et maire de Téhéran.

Il a toujours figuré au nombre des plus hauts responsables de la torture, des exécutions, du terrorisme et de la belligérance ainsi que du vol et du pillage des richesses de la population. Qalibaf a admis sa participation active à l’assassinat des Moudjahidines du peuple d’Iran (OMPI) dès le début, et de jeunes révoltés lors de manifestations telles que le soulèvement de 1999. Il doit être traduit en justice en tant que criminel de guerre et criminel contre l’humanité.

Le régime iranien ne peut continuer sans terrorisme. Mais l’approche des pays occidentaux a été la politique de complaisance et de tolérance à son égard.

De 1983 à 2020: de nombreux attentats attribués à l’Iran 

Sur la base de la déclaration de l’ancien chef du FBI, les Occidentaux savaient que les plus hautes autorités, du Guide suprême au ministre du Renseignement, sont impliquées dans l’explosion des tours Khobar le 25 juin 1996. Ils n’ont pas fait preuve de réaction sérieuse à cet attentat si ce n’est le déplacement des forces américaines hors de la région, ce qui a montré au régime qu’il ne paierait pas le prix de son terrorisme.

Malgré les enquêtes de monsieur Nisman démontrant l’implication des plus hautes autorités de Téhéran dans l’explosion du Centre culturel juif Amia en Argentine, enquête dans laquelle il a perdu la vie, le régime iranien poursuit sa politique terroriste.

L’attentat de l’Amia à Buenos Aires

C’est une attaque à la voiture piégée perpétrée le 18 juillet 1994 à Buenos Aires, la capitale de l’Argentine, qui visait un bâtiment abritant plusieurs associations juives, dont l’Association mutuelle israélite argentine (Amia).

Bilan: 84 morts et 230 blessés.

C’est l’attentat le plus meurtrier de l’histoire du pays, mais il n’a jamais été revendiqué.

En 2006, le nouveau procureur chargé du dossier, Alberto Nisman, accuse formellement le gouvernement iranien d’être le commanditaire de l’attentat, et le Hezbollah d’en être l’auteur

En 2009, Carlos Menem, le président argentin alors en exercice au moment des faits, est accusé d’entrave à l’enquête. Mais il bénéficie d’une immunité parlementaire.

Le 19 janvier 2015, Nismam est retrouvé mort, d’une balle dans la tête, malgré plusieurs gardes du corps et 170 caméras de surveillance. Mais les raisons restent mystérieuses, plusieurs entités y compris en Argentine, ont été soulagés par sa mort… la veille d’une audition officielle par la commission spéciale de la chambre des députés d’Argentine. 

En 2017, c’est l’avocat de Nisman (en exercice lors de l’attentat de Buenos Aires) qui est assassiné.

source Wikipedia

Un complot d’assassinat contre l’ancien ambassadeur d’Arabie Saoudite a été dénoncé et la tentative d’attentat à la bombe dans un grand rassemblement de l’opposition iranienne a été neutralisée. Cet événement en juillet 2018, rassemblait des dizaines de milliers de personnalités politiques américaines, européennes et arabes. Heureusement, les polices de Belgique, de France et d’Allemagne ont fait un excellent travail pour l’empêcher.


Ce qui doit être contesté c’est de traiter avec ce gouvernement terroriste.


De l’explosion du quartier général des Marines américains aux meurtres de soldats français au Liban le 23 octobre 1983, à l’explosion en Argentine le 18 juillet 1994, et à la dernière tentative terroriste ratée à Paris contre l’opposition iranienne en 2018, les plus hautes autorités du régime ont laissé leurs empreintes.

https://www.youtube.com/watch?v=0t–mwD8cj0

C’est pourquoi divers tribunaux en Argentine et en Allemagne ont condamnés les plus hautes autorités de Téhéran. Nul n’ignore la nature criminelle de ce régime et nul ne la conteste.

Par contre, ce qui doit être contesté c’est de traiter avec ce gouvernement terroriste.

Enfin une réaction américaine !

Lorsque les États-Unis ont réagi aux attaques terroristes du régime iranien contre leur ambassade en Irak en éliminant le général Qassem Soleimani le 3 janvier 2020, le régime a payé prix incommensurable pour ses menées terroristes.

Craignant de nouvelles attaques américaines, il n’a jamais osé d’attaquer à nouveau les bases américaines. Certains observateurs ont déclaré qu’il avait délibérément tiré par erreur. Mais il ne cessera son terrorisme aveugle qu’en payant un prix substantiel et en rendant des comptes.

Les 40 dernières années ont clairement montré que le régime iranien ne veut ni ne peut suivre les normes internationales du 21ème siècle.

Le soulèvement du peuple iranien en novembre 2019 et en janvier 2020 a montré que les Iraniens rejetaient la dictature religieuse dans son intégralité et appelaient à la mise en place d’un gouvernement moderne.

Il ne sera possible de libérer la région et la communauté internationale de ce terrorisme aveugle qu’en soutenant les peuples de la région qui appellent à se libérer du régime des mollahs.

« Un petit prince au pays des Mollahs », une dénonciation en version Bande Dessinée

Découvrez l’interview de l’auteure de cet article, Raouf Massoumeh, qui présente son livre « Un petit prince au Pays des mollahs ».  

L’histoire de son jeune frère, Ahmad Raouf Bachari Doust, arrêté cinq ans avant -à l’âge de 16 ans- et qui fera partie des 30 000 prisonniers politiques exécutés.

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Iran – «Je vote le changement de régime» aux élections législatives

Le 21 février 2020, les «élections» législatives se tiendront en Iran pour les 290 sièges de «l’Assemblée islamique» appellée Majles. En réalité, le Guide suprême du régime et l’institution sous son contrôle, le Conseil des gardiens de la Constitution (CGC), sélectionnent les candidats sur la base de leur allégeance « dans le cœur » et « dans la pratique » au Guide suprême, Ali Khamenei.

Conformément à l’article 90 de la Constitution, toutes les candidatures à une élection sont examinées par ce Conseil de surveillance, qui est une chambre de 12 membres, dont six –issus du clergé– sont nommés par le guide suprême tandis que les six autres sont nommés par le chef du pouvoir judiciaire lui-même nommé par le guide suprême!

Au total, plus de 50% des personnes inscrites comme candidats aux 290 sièges du parlement ont été disqualifiées par le CGC comme inéligibles, principalement sous prétexte de manque de preuve suffisante d’allégeance à Khamenei.

Ironie de l’histoire, 90 membres du parlement actuel (donc qualifiés pour les élections précédentes) sont déclarés disqualifiés pour celles du 21 février 2020.

Ainsi cette farce électorale est devenue la crise la plus profonde du régime des mollahs depuis les soulèvements de novembre 2019 et de janvier 2020.

Élection ou sélection ?

Le régime est devenu si fragile que même Khamenei, comme tous les dictateurs dans la dernière phase de leur règne, ne peut tolérer sa faction «rivale». Et cela malgré le fait que les membres de cette faction lui aient prouvé à plusieurs reprises leur allégeance dans la pratique. Par le biais du CGC, sorte de Conseil de surveillance de la théocratie, qui est chargé de contrôler les candidats, Khamenei s’est employé à éliminer toute personne qui n’est pas à 100% obéissante.

La situation est si mauvaise que le président du régime, Hassan Rohani, a publiquement qualifié ces élections de «cérémoniale» qui s’apparente plutôt à des «sélections».

Pour sa part, la faction de Khamenei a attaqué Rohani pour ses commentaires, lui rappelant que ce sont les mêmes processus et procédés qui ont conduit Rohani lui-même au pouvoir. Ils soulignent que Rohani a déclaré publiquement avoir loué le Conseil des gardiens dans le passé. Mais fidèle à son cynisme habituel, Rohani vient de supplier le peuple de participer aux élections qu’il qualifie lui-même de «sélections».

Le 11 février 2020, la télévision d’État a diffusé les propos de Khomeiny sur le Conseil des gardiens, où il avait déclaré: «Celui qui dit que la décision du Conseil des gardiens est erronée, est corrompu. Une telle personne est corrompue et doit être poursuivie comme quelqu’un qui sème la corruption sur Terre.»

Querelles dans le cercle du sérail

Les querelles intestines entre les factions du régime ont atteint un niveau sans précédent. Il y a, en Occident, une perception erronée de la situation, qui est davantage encouragée par le régime iranien et ses lobbies, selon laquelle il existe une faction « modérée » au sein du régime, qui résiste aux « extrémistes » ou « durs ».

Cette analyse erronée signifie un grave manque de connaissances sur le régime iranien, sa nature et sa politique. Les luttes intestines en cours entre les deux principales factions du régime ne découlent pas de deux écoles de pensée différentes ni d’aucune véritable velléité de réforme. Elles relèvent plutôt d’une aggravation de la crise et l’incapacité du régime à contenir ses crises multiples, encore moins à les résoudre.

La principale divergence entre ces factions n’est pas entre les «réformateurs» et les tenants du statu quo, mais sur la meilleure façon de préserver le système. Il s’agit d’une crise existentielle profonde, où chaque faction soutient que l’approche du parti rival conduira au renversement du régime.

Paradoxalement, les deux factions ont raison. C’est le dilemme auquel le régime est confronté. D’un côté, il ne peut pas maintenir le statu quo beaucoup plus longtemps. De l’autre, il n’a pas la volonté, ni la capacité de changer de comportement.

Le changement de régime est sur l’agenda du peuple

Un sondage semi-officiel a montré que 83% de la population n’envisagent pas de participer à ces « élections ». Le sondage a été immédiatement retiré (du site de la TV officielle de l’Etat). Les « élections » pour cette nouvelle législature sont tenues dans un contexte très différent de celles de 2016.

Depuis 2017, le peuple iranien s’est insurgé à quatre reprises lors des soulèvements majeurs à l’échelle nationale pour réclamer un changement de régime. En novembre 2019, au moins 1500 manifestants ont été assassinés de manière sauvage et indiscriminée par le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) et d’autres forces répressives.

En janvier 2020, les gens sont descendus dans la rue une fois de plus, scandant «mort à l’oppresseur, que ce soit le chah ou le chef suprême».

Les gens scandaient également «conservateurs !réformateurs ! votre jeu est maintenant terminé», ce qui signifie que seul un changement de régime est sur l’agenda du peuple.

Ainsi, «mon vote est un changement de régime» est la réponse du peuple iranien à la farce électorale du régime. Madame Maryam Radjavi, présidente élue du Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI), a appelé le peuple iranien à boycotter ce simulacre d’élections. Selon elle, boycotter cette mascarade est un devoir patriotique et signe de l’engagement de la nation envers les martyrs du peuple iranien, en particulier les 1 500 morts du soulèvement de novembre 2019. Il reflète également les exigences du soulèvement de janvier 2020 du peuple et des étudiants pour le renversement de la théocratie illégitime au pouvoir dans son intégralité.

Quelles leçons pourrons-nous en tirer?

Le fait que Khamenei ait eu recours à une purge aussi drastique signifie que face à la montée des crises et des pressions à l’intérieur et celles venant de l’extérieur, il a un besoin urgent de resserrer les rangs. La faiblesse et la vulnérabilité de son régime sont telles qu’il ne peut résister à aucun schisme interne, en particulier au sommet de l’Etat.

Le peuple iranien a voté pour un changement de régime lors de son soulèvement de mi-novembre 2019 et janvier 2020. Le renversement du régime est devenu inévitable. L’appel de Madame Radjavi à boycotter la farce électorale du régime bénéficie déjà d’un large soutien. Les appels à un changement de régime se multiplient sur les réseaux sociaux et des affiches et des bannières affichées dans des lieux publics à travers le pays reflètent l’aspiration du peuple iranien à un changement démocratique.

Le régime des mollahs en Iran est arrivé à son terme et n’a aucun avenir. Ce n’est qu’une question de temps pour le peuple de le renverser et d’instaurer la liberté et la démocratie dans leur pays d’une civilisation millénaire. Il est temps que le monde reconnaisse le droit du peuple iranien à un changement de régime et se range du côté du peuple iranien et de sa véritable alternative démocratique, le Conseil national de la Résistance iranienne dirigé par Madame Maryam Radjavi.

Le régime iranien ne peut continuer sans terrorisme. Mais l’approche des pays occidentaux a été la politique de complaisance et de tolérance à son égard.

De 1983 à 2020: de nombreux attentats attribués à l’Iran 

Sur la base de la déclaration de l’ancien chef du FBI, les Occidentaux savaient que les plus hautes autorités, du Guide suprême au ministre du Renseignement, sont impliquées dans l’explosion des tours Khobar le 25 juin 1996. Ils n’ont pas fait preuve de réaction sérieuse à cet attentat si ce n’est le déplacement des forces américaines hors de la région, ce qui a montré au régime qu’il ne paierait pas le prix de son terrorisme.

Malgré les enquêtes de monsieur Nisman démontrant l’implication des plus hautes autorités de Téhéran dans l’explosion du Centre culturel juif Amia en Argentine, enquête dans laquelle il a perdu la vie, le régime iranien poursuit sa politique terroriste.

L’attentat de l’Amia à Buenos Aires

C’est une attaque à la voiture piégée perpétrée le 18 juillet 1994 à Buenos Aires, la capitale de l’Argentine, qui visait un bâtiment abritant plusieurs associations juives, dont l’Association mutuelle israélite argentine (Amia).

Bilan: 84 morts et 230 blessés.

C’est l’attentat le plus meurtrier de l’histoire du pays, mais il n’a jamais été revendiqué.

En 2006, le nouveau procureur chargé du dossier, Alberto Nisman, accuse formellement le gouvernement iranien d’être le commanditaire de l’attentat, et le Hezbollah d’en être l’auteur

En 2009, Carlos Menem, le président argentin alors en exercice au moment des faits, est accusé d’entrave à l’enquête. Mais il bénéficie d’une immunité parlementaire.

Le 19 janvier 2015, Nismam est retrouvé mort, d’une balle dans la tête, malgré plusieurs gardes du corps et 170 caméras de surveillance. Mais les raisons restent mystérieuses, plusieurs entités y compris en Argentine, ont été soulagés par sa mort… la veille d’une audition officielle par la commission spéciale de la chambre des députés d’Argentine. 

En 2017, c’est l’avocat de Nisman (en exercice lors de l’attentat de Buenos Aires) qui est assassiné.

source Wikipedia

Un complot d’assassinat contre l’ancien ambassadeur d’Arabie Saoudite a été dénoncé et la tentative d’attentat à la bombe dans un grand rassemblement de l’opposition iranienne a été neutralisée. Cet événement en juillet 2018, rassemblait des dizaines de milliers de personnalités politiques américaines, européennes et arabes. Heureusement, les polices de Belgique, de France et d’Allemagne ont fait un excellent travail pour l’empêcher.


Ce qui doit être contesté c’est de traiter avec ce gouvernement terroriste.


De l’explosion du quartier général des Marines américains aux meurtres de soldats français au Liban le 23 octobre 1983, à l’explosion en Argentine le 18 juillet 1994, et à la dernière tentative terroriste ratée à Paris contre l’opposition iranienne en 2018, les plus hautes autorités du régime ont laissé leurs empreintes.

https://www.youtube.com/watch?v=0t–mwD8cj0

C’est pourquoi divers tribunaux en Argentine et en Allemagne ont condamnés les plus hautes autorités de Téhéran. Nul n’ignore la nature criminelle de ce régime et nul ne la conteste.

Par contre, ce qui doit être contesté c’est de traiter avec ce gouvernement terroriste.

Enfin une réaction américaine !

Lorsque les États-Unis ont réagi aux attaques terroristes du régime iranien contre leur ambassade en Irak en éliminant le général Qassem Soleimani le 3 janvier 2020, le régime a payé prix incommensurable pour ses menées terroristes.

Craignant de nouvelles attaques américaines, il n’a jamais osé d’attaquer à nouveau les bases américaines. Certains observateurs ont déclaré qu’il avait délibérément tiré par erreur. Mais il ne cessera son terrorisme aveugle qu’en payant un prix substantiel et en rendant des comptes.

Les 40 dernières années ont clairement montré que le régime iranien ne veut ni ne peut suivre les normes internationales du 21ème siècle.

Le soulèvement du peuple iranien en novembre 2019 et en janvier 2020 a montré que les Iraniens rejetaient la dictature religieuse dans son intégralité et appelaient à la mise en place d’un gouvernement moderne.

Il ne sera possible de libérer la région et la communauté internationale de ce terrorisme aveugle qu’en soutenant les peuples de la région qui appellent à se libérer du régime des mollahs.

« Un petit prince au pays des Mollahs », une dénonciation en version Bande Dessinée

Découvrez l’interview de l’auteure de cet article, Raouf Massoumeh, qui présente son livre « Un petit prince au Pays des mollahs ».  

L’histoire de son jeune frère, Ahmad Raouf Bachari Doust, arrêté cinq ans avant -à l’âge de 16 ans- et qui fera partie des 30 000 prisonniers politiques exécutés.

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Egypte – Histoires de la plus grande prison pour femmes, Al-Qanatir

C’est une matinée d’hiver ensoleillée au Caire où moi et un petit groupe de Maadi Community Church (MCC) prenons la route pour la prison d’al-Qanāṭir.

Après une heure de route à travers différents quartiers entourant la capitale égyptienne, je me retrouve devant la porte principale de la prison, signalé par un gros écrit en arabe «Manṭiqa al-sujūn al-Qanāṭir» (zone des prisons d’al-Qanāṭir) au sommet duquel flotte le drapeau tricolore égyptien.

Située dans la zone d’al-Qanāṭir, au sommet du delta du Nil, la prison d’al-Qanāṭir comprend la seule grande prison pour femmes d’Égypte. De plus, le complexe présente une division pour les détenus étrangers et les détenus égyptiens. Un visiteur fréquent de la prison a indiqué qu’environ 2000 détenus sont actuellement détenus dans la section des femmes, dont 200 étrangers, malgré une capacité maximale de 1200 personnes. Les hommes sont au nombre de 250, dont 160 Égyptiens et 90 étrangers.

Poncet, originaire du Congo Kinshasa RDC qui visite les prisonniers depuis 23 ans, passe attentivement en revue les principales règles applicables à la zone: pas de téléphone, pas d’équipement électronique, identification personnelle obligatoire. Avec Nina, il organise des visites régulières aux détenus des divisions hommes et femmes de la prison d’al-Qanāṭir et dans d’autres endroits comme le poste de police de Nuzha. Avec certains membres de l’église communautaire de Maadi (MCC), ils fournissent un soutien aux détenus étrangers, à travers des visites régulières, des consultations avec les avocats et les ambassades ainsi que la livraison de nourriture et de fournitures générales.

La longue attente

Comme c’est la première fois que je visite une prison, je suis particulièrement vigilante, observant attentivement mon environnement et essayant de saisir chaque détail autour de moi. Tout en restant dans la longue file d’attente pour le contrôle de sécurité, un certain nombre de choses attirent inévitablement mon attention.


Une atmosphère humaine remarquable est paradoxalement générée dans un endroit confiné où, par définition, les gens ne peuvent pas bénéficier du même traitement humain qu’à l’extérieur.


En particulier, je suis stupéfaite par la variété de personnes qui se réunissent par hasard en visitant leur conjoint en prison. Des familles entières, femmes, hommes, plusieurs enfants, des gens de la ville ainsi que de la campagne, des classes sociales différentes, des emplacements géographiques, des niveaux d’éducation, d’âge, toutes ces catégories de personnes se mélangent et partagent le même espace pendant presque toute une journée.

En raison du long temps d’attente et de l’absence de dispositifs technologiques, les visiteurs inévitablement interagissent les unes avec les autres, se regardent et s’engagent même dans des conversations. En conséquence, une atmosphère humaine remarquable est paradoxalement générée dans un endroit confiné où, par définition, les gens ne peuvent pas bénéficier du même traitement humain qu’à l’extérieur.

De plus, un certain nombre d’événements sont observables dans ce très petit espace rempli de trop de monde.

À côté de moi, un groupe de femmes venant du Caire échange avec désinvolture des discussions sur leur voyage à al-Qanāṭir.

De l’autre côté, certains hommes font la queue en silence, tandis que d’autres s’entraident en portant les sacs lourds avec les fournitures nécessaires aux détenus. Pendant ce temps, d’autres personnes traversent la porte après avoir parlé avec les responsables de la prison. Je ne peux que remarquer l’échange d’argent et des bakchich qui se produisent à la porte d’entrée. Je me souviens immédiatement de l’avertissement du «Code de conduite – Ministère pénitentiaire international» que Poncet m’a envoyé avant la visite:

«Veuillez ne donner aucun baqshīsh (bakchich) à aucun membre du personnel pénitentiaire. C’est la seule responsabilité du chef d’équipe.»

Après avoir été soigneusement fouillés par les policiers, nous finissons par entrer dans la zone de la prison. Cependant, un autre long temps d’attente nous attend. Tout le monde essaie de se mettre à l’aise en espérant que la visite aura lieu bientôt.

L’étape suivante consiste à faire de nouveau la queue pour trouver une place dans les wagons tirés par un tracteur menant à la division féminine de la prison. Alors que nous approchons de la destination, certains officiers marchent le long du chemin et un camion transportant des détenus passe. Loin du bruit constant de la circulation au Caire, seuls les sons des oiseaux interrompus par les voix fortes des gardiens de la prison résonnent.

Détérioration des conditions des détenus

Nous sommes finalement devant le bâtiment dédié à la détention des femmes, étrangères et égyptiennes. D’autres procédures de sécurité approfondies sont nécessaires avant de pouvoir enfin rencontrer les prisonniers.

Ayant à l’esprit quelques informations générales sur le système pénitentiaire égyptien ainsi que des rapports spécifiques sur les conditions des détenus, je ne peux que porter mon attention sur la condition physique des détenus ainsi que sur l’environnement général.

Sans surprise, une grande image du président égyptien Abd al-Fattāḥ al-Sīsī accompagné des pyramides et de la mosquée de MuḥammadʿAlī se dresse au centre de la prison pour femmes, entourée de la devise répandue « Taḥyā Miṣr » (« Vive l’Égypte ») et une déclaration anglaise définissant l’Égypte comme le meilleur pays de tous les temps.

Je ne peux pas imaginer comment la vie peut devenir une fois enfermé dans cet endroit. Par conséquent, je me prépare à observer silencieusement et à écouter ce que les détenus sont prêts à partager avec moi.


«Je n’en peux plus», poursuit-elle


«J’ai commencé à détester l’Égypte depuis que je suis ici», raconte Nada, originaire du Soudan et condamné à cinq ans de prison pour enlèvement [très probablement un enfant à la suite d’un divorce et d’une lutte pour la garde d’un ou plusieurs enfants].

Sa peine est presque terminée car elle m’explique qu’elle a officiellement encore sept mois de prison. En pensant à l’avenir, les yeux de Nada brillent. Elle prévoit de retourner au Soudan et de prendre sa famille entre ses bras. Cependant, une ride de douleur apparaît soudain sur son visage. «Je n’en peux plus», poursuit-elle. Avant sa détention, Nada souffrait de problèmes de santé qui ont profondément affecté sa vie. Depuis son arrivée en prison, sa santé s’est détériorée physiquement et psychologiquement. Elle m’explique son besoin de médicaments, mais en raison de l’absence de soins médicaux appropriés, ses conditions physiques et mentales se détériorent de façon inquiétante comme la plupart des autres détenus autour de nous.

Elle décrit brièvement les conditions de vie dans la prison d’al-Qanāṭir, où depuis quatre ans et cinq mois elle est privée non seulement de sa liberté mais également de son espace privé dans la vie quotidienne.

«Nous avons une petite pièce, nous dormons près les uns des autres sans aucun espace privé vital», raconte-t-elle.

De plus, la nourriture fournie par la prison est insuffisante et les détenus survivent avec les vivres de leurs visiteurs à leur arrivée. Elle ne peut toujours pas croire à quel point sa vie a pris une telle tournure depuis son arrestation et sa mise en prison rapide.

Évitant d’entrer dans les détails de son arrestation, elle se souvient simplement qu’elle a aimé ce pays au cours des premiers mois en tant que personne libre malgré le stress de ne pas disposer de documents juridiques suffisants.

Les raisons de l’arrestation peuvent en effet être diverses et parfois contraires à la condamnation officielle prononcée. Parmi le groupe de détenus étrangers que Maadi Community Church (MCC) visite régulièrement, certaines personnes sont déclarées condamnées pour meurtre, drogue, vol, fraude, prostitution, enlèvement et immigration. Ils viennent de Biélorussie, de Bolivie, du Brésil, du Chili, d’Angleterre, d’Allemagne, de Guinée, des Pays-Bas, du Kenya, du Maroc, du Nigéria, du Pérou, des Philippines, du Soudan du Sud, du Soudan, de Tanzanie, d’Ukraine et du Venezuela.

Des détenues politique pour un post Facebook qui critique le régime en Egypte

L’image de la prison pour femmes d’al-Qanāṭir ne serait pas complète sans mentionner un autre type de détenue. Il est en effet possible de retrouver des prisonniers politiques, dont le crime était de s’opposer au récit officiel de l’État.


Je quitte la prison d’al-Qanāṭir, avec de nombreuses réflexions sur la valeur du mot « liberté ».


C’est le cas d’une jeune fille de 21 ans originaire d’un village du gouvernorat de Minufia. Je ne l’ai pas rencontrée personnellement car elle ne faisait pas partie du groupe de personnes qui m’était attribuée. Pourtant, j’ai appris son histoire à travers sa famille en attendant notre visite.

Selon sa mère, elle est détenue depuis 45 jours. Elle a été enlevée de chez elle après avoir publié un post sur Facebook condamnant l’arrestation de plusieurs personnes innocentes en Égypte. Ironiquement, sa mère dit: «Maintenant, elle est devenue l’une d’entre elles. C’est ce qui se passe en Egypte».

Elle a besoin de médicaments réguliers, donc chaque semaine, la famille vient avec des médicaments en plus de la nourriture. Sa mère, dont le visage indique la présence d’une profonde souffrance intérieure, ne dispose d’aucune information sur un éventuel procès ou remise en liberté. Elle attend, soutenue par sa sœur et les deux autres filles, tout en espérant que ce cauchemar se terminera bientôt.

Avec les images des nombreux officiers de prison, les voix fortes résonnant partout dans la prison d’al-Qanāṭir dans mon esprit et les histoires de certains détenus dans mon cœur, je quitte la prison d’al-Qanāṭir, avec de nombreuses réflexions sur la valeur du mot « liberté ».

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Iran – 40 ans de lutte contre la communauté internationale, 40 ans de terrorisme

Les 40 dernières années ont clairement montré que le régime iranien ne veut ni ne peut suivre les normes internationales du 21ème siècle. Cela fait 41 ans que le régime des mollahs a été instauré en Iran. Hassan Rohani (Président depuis 2013) a récemment déclaré qu’ils étaient en conflit constant avec la communauté internationale depuis quarante ans. Ce régime n’a pas passé un moment sans semer la guerre et le terrorisme. Ce régime religieux, issu de l’époque médiévale, s’est imposé au monde moderne profitant d’une faille politique parce que le chah avait éliminé les mouvements progressistes.

Fondé sur les dogmes médiévaux, cette théocratie n’a pas été capable de générer la prospérité économique en créant des emplois pour répondre aux besoins économiques et culturels des forces libérées par le soulèvement antimonarchique de 1979.

La prospérité économique exigeait une atmosphère relativement démocratique incompatible avec la nature de ce régime religieux. C’est pourquoi il s’est appuyé sur la politique étrangère et les stratégies répressives pour se maintenir en place et asseoir sa dictature religieuse.

Non seulement il a déçu les forces libérées en ne parvenant pas à créer la prospérité économique, mais il les a également jetées dans une guerre dévastatrice.

Puisqu’il s’agit d’un régime anachronique, il est hostile au monde du progrès, en particulier aux États-Unis d’Amérique. Les slogans anti-américains ont pu rassembler tant de couches sociales arriérées, endommagées et arrivistes autour de ce régime à l’intérieur de l’Iran et dans la région.

Le régime islamiste s’appuie sur la répression et la violation des droits humains dans son pays et sur les attentats terroristes à l’étranger. Le terrorisme lui a servi à s’imposer au monde moderne et à faire avancer ses politiques.

Terrorisme institutionnalisé par la République Islamique d’Iran

Étant donné que le terrorisme est un outil essentiel de sa stratégie, le régime iranien l’a institutionnalisé en même temps que la violation systématique des droits humains, l’autre pilier de son pouvoir.

Après la guerre Iran-Irak, dans ses discussions internes, le régime iranien a finalement trouvé son moyen de survie dans le terrorisme et l’exportation du terrorisme ce qui l’a conduit à fonder la Force Qods en 1989 pour des opérations spéciales à l’étranger.

Dès lors, la Force Qods a non seulement mené des opérations terroristes dans la région, mais elle a également mené la politique étrangère du régime dans des pays tels que l’Irak, la Syrie et le Liban.


Le régime iranien ne peut continuer sans terrorisme.


Le régime iranien ne peut continuer sans terrorisme. Mais l’approche des pays occidentaux a été la politique de complaisance et de tolérance à son égard.

De 1983 à 2020: de nombreux attentats attribués à l’Iran 

Sur la base de la déclaration de l’ancien chef du FBI, les Occidentaux savaient que les plus hautes autorités, du Guide suprême au ministre du Renseignement, sont impliquées dans l’explosion des tours Khobar le 25 juin 1996. Ils n’ont pas fait preuve de réaction sérieuse à cet attentat si ce n’est le déplacement des forces américaines hors de la région, ce qui a montré au régime qu’il ne paierait pas le prix de son terrorisme.

Malgré les enquêtes de monsieur Nisman démontrant l’implication des plus hautes autorités de Téhéran dans l’explosion du Centre culturel juif Amia en Argentine, enquête dans laquelle il a perdu la vie, le régime iranien poursuit sa politique terroriste.

L’attentat de l’Amia à Buenos Aires

C’est une attaque à la voiture piégée perpétrée le 18 juillet 1994 à Buenos Aires, la capitale de l’Argentine, qui visait un bâtiment abritant plusieurs associations juives, dont l’Association mutuelle israélite argentine (Amia).

Bilan: 84 morts et 230 blessés.

C’est l’attentat le plus meurtrier de l’histoire du pays, mais il n’a jamais été revendiqué.

En 2006, le nouveau procureur chargé du dossier, Alberto Nisman, accuse formellement le gouvernement iranien d’être le commanditaire de l’attentat, et le Hezbollah d’en être l’auteur

En 2009, Carlos Menem, le président argentin alors en exercice au moment des faits, est accusé d’entrave à l’enquête. Mais il bénéficie d’une immunité parlementaire.

Le 19 janvier 2015, Nismam est retrouvé mort, d’une balle dans la tête, malgré plusieurs gardes du corps et 170 caméras de surveillance. Mais les raisons restent mystérieuses, plusieurs entités y compris en Argentine, ont été soulagés par sa mort… la veille d’une audition officielle par la commission spéciale de la chambre des députés d’Argentine. 

En 2017, c’est l’avocat de Nisman (en exercice lors de l’attentat de Buenos Aires) qui est assassiné.

source Wikipedia

Un complot d’assassinat contre l’ancien ambassadeur d’Arabie Saoudite a été dénoncé et la tentative d’attentat à la bombe dans un grand rassemblement de l’opposition iranienne a été neutralisée. Cet événement en juillet 2018, rassemblait des dizaines de milliers de personnalités politiques américaines, européennes et arabes. Heureusement, les polices de Belgique, de France et d’Allemagne ont fait un excellent travail pour l’empêcher.


Ce qui doit être contesté c’est de traiter avec ce gouvernement terroriste.


De l’explosion du quartier général des Marines américains aux meurtres de soldats français au Liban le 23 octobre 1983, à l’explosion en Argentine le 18 juillet 1994, et à la dernière tentative terroriste ratée à Paris contre l’opposition iranienne en 2018, les plus hautes autorités du régime ont laissé leurs empreintes.

https://www.youtube.com/watch?v=0t–mwD8cj0

C’est pourquoi divers tribunaux en Argentine et en Allemagne ont condamnés les plus hautes autorités de Téhéran. Nul n’ignore la nature criminelle de ce régime et nul ne la conteste.

Par contre, ce qui doit être contesté c’est de traiter avec ce gouvernement terroriste.

Enfin une réaction américaine !

Lorsque les États-Unis ont réagi aux attaques terroristes du régime iranien contre leur ambassade en Irak en éliminant le général Qassem Soleimani le 3 janvier 2020, le régime a payé prix incommensurable pour ses menées terroristes.

Craignant de nouvelles attaques américaines, il n’a jamais osé d’attaquer à nouveau les bases américaines. Certains observateurs ont déclaré qu’il avait délibérément tiré par erreur. Mais il ne cessera son terrorisme aveugle qu’en payant un prix substantiel et en rendant des comptes.

Les 40 dernières années ont clairement montré que le régime iranien ne veut ni ne peut suivre les normes internationales du 21ème siècle.

Le soulèvement du peuple iranien en novembre 2019 et en janvier 2020 a montré que les Iraniens rejetaient la dictature religieuse dans son intégralité et appelaient à la mise en place d’un gouvernement moderne.

Il ne sera possible de libérer la région et la communauté internationale de ce terrorisme aveugle qu’en soutenant les peuples de la région qui appellent à se libérer du régime des mollahs.

« Un petit prince au pays des Mollahs », une dénonciation en version Bande Dessinée

Découvrez l’interview de l’auteure de cet article, Raouf Massoumeh, qui présente son livre « Un petit prince au Pays des mollahs ».  

L’histoire de son jeune frère, Ahmad Raouf Bachari Doust, arrêté cinq ans avant -à l’âge de 16 ans- et qui fera partie des 30 000 prisonniers politiques exécutés.

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