Entrées par Ghys Fortune BEMBA DOMBÉ

CONGO – Démocrature et « Club de Brazzaville » sous fond de corruption

L’ordre émis par Isaïe (dans le plus grand best-seller) à dénoncer le mal trouve sa justification dans les clans régnant en Afrique. Ces clans prennent plaisir à piller les deniers du peuple qu’ils recyclent avec la complicité des Occidentaux, au grand dam de la population misérable. La transparence, les risques des pays (environnement réglementaire ou judiciaires garanties, climat des affaires ou économique propice, risques politiques et sociales), l’expertise, sont les piliers des investisseurs sauf, dans des «démocratures» tel le Congo où la «tricherie» est érigée en sport national.

Tenez! Pendant que toutes les agences de notation financières abaissent considérablement la note du Congo, un club dit de Brazzaville naît pour injecter 300 milliards de Fcfa dans les tuyaux: à défaut d’être un flou artistique, plus d’une personne pense que c’est «l’hôpital qui se moque de la charité».

Les textes, le siège, le capital et même un simple site internet de ce club sont introuvables. On ne sait pas si ce club s’occupe des créances commerciales ou publiques comme le font, respectivement, ceux de Londres et de Paris.

Il sied de relever que ces banques (Banque gabonaise, française et internationale -BGFI Bank-, Eco Banque, La Congolaise des Banque -LCB- la Banque Sino Congolaise pour l’Afrique -BSCA-) qui constituent le club de Brazzaville, a l’exception de la BSCA, sont plus ou moins performantes même quand celles-ci bénéficient d’un matelas solide, de la Banque des États de l’Afrique Centrale (BEAC) et des surliquidités des dépôts qui leur permettent de prêter.

Les dépôts ou l’épargne des clients ne peuvent constituer la taille d’une banque dans des pays instables ou, des troubles sont légions avec le risque de voir, des gens retirer leurs avoirs au même moment. C’est plutôt l’ensemble des produits vendus qui font la grandeur des banques. Or, les banques qui composent le club de Brazzaville ne vendent pratiquement rien pour obtenir assez des commissions.

Le club de Brazzaville interroge

S’il est vrai que ce club parle d’un financement destiné à soutenir les entreprises, cependant, plusieurs interrogations taraudent les esprits.

Pourquoi les contours de ce financement n’ont-ils pas été scrutés par les parlementaires?

Ce prêt, ne masque t-il pas un recyclage de fonds?

Qui ignore que, non seulement, la BGFI Bank est le prolongement de la Banque Française Intercontinentale (FIBA) de triste mémoire mais aussi, elle est au cœur des comptes de la société nationale des pétroles du Congo?

Qui ne sait pas que Paul Obambi qui refuse de céder la présidence de la chambre de commerce depuis des décennies, Henri Claude Oyimba et cohorte qui président ce club ont mauvaise presse?

La BSCA, malgré son capital social de cent millions de dollars n’est elle pas suspectée de blanchir l’argent depuis 2015?

Actuellement, elle serait chargée des adjudications des OAT. Pour un montant de 12 milliards qui sont souscrit à hauteur de 30 à 32 milliards, le coupant de 6% est détaché à l’émission et les OAT sont à échéance de 5 ans.

Plus d’une personne pense a une opération de blanchiment massive d’argent des dignitaires qui se passerait chaque mois. Ces dignitaires se retrouvent ainsi dans la position de créanciers privilégiés de l’État congolais.

Des inquiétudes sur ce club de Brazzaville et ses fonds

L’inquiétude qui gagne le commun des mortels n’est pas due au fait que ce club veuille relancer l’économie. Mais, c’est d’entrer dans un cycle vicieux des dettes qui vont continuer à hypothéquer l’avenir des générations futures.

Le français Serge Berrebi et Cie qui ont élu domicile dans les couloirs des institutions financières internationales de Bretton Woods, dès juillet 2019, avaient sévèrement critiqué notre avis émis à Washington qui stipulait: «pour éviter des risques d’explosion et d’asphyxie du peuple, le FMI avec certaines conditions, a l’obligation d’aider le Congo».

Serge Berrebi et 16 élus américains qui demandaient de couler les pays trop endettés avec la Chine dont le Congo, semblent avoir raison. Rien ne justifie aujourd’hui que le Congo s’endette au club de Brazzaville. En effet, le FMI en décaissant la première tranche d’aide (au titre de la facilité élargie de crédit) avait exigé de payer la dette intérieure et encourager les entreprises à relancer l’économie.

Mais la direction prise par cette bagatelle et celle de la Task Force n’est connue que par le président du Congo Brazzaville monsieur Sassou Denis et ses ministres Gilbert Ondongo et Calixte Ganongo. De là, il n’y a qu’un pas à franchir pour les accuser de détournements. Sans gène, Gilbert Ondongo, indexés par des médias occidentaux et services de polices dans des affaires de corruption est venu en France, a quémandé des fonds et autres. Peine perdue ! Aucun média de la place de Paris n’a mentionné ce tourisme.

Le climat d’affaires ne favorise pas les investissements au Congo sauf pour des commerçants préfabriqués par le système Sassou et des Libanais qui sortent la tête de l’eau. M. Sassou et son gouvernement ne respectent aucun engagement, ils aiment entretenir le désordre et sont spécialistes du dénie.

La preuve, il y en a tellement que l’on peut s’y noyer:

  • les enseignants vacataires et les étudiants n’ont pas leurs émoluments depuis des mois;
  • les budgets des ministères des enseignements posent toujours problèmes;
  • les ex-combattants ne sont intégrés dans l’armée moins encore;
  • le statut de leur chef Ntumi n’est effectif nonobstant;
  • les accords de cessation des hostilités sont bafoués dans le département du Pool malgré la signature entre les parties.

Sur le plan judiciaire, économique et autre, le constat est le même. Le droit des manifestations n’est pas respecté. Des policiers avec leurs engins, a défaut de les voir se positionner devant les établissements scolaires et universitaires, etc, matent constamment les manifestants. Conséquences, plusieurs partenaires du Congo et chefs d’État se lassent et zappent ce petit pays riche mais si mal géré.

Emmanuel Macron, malgré le forcing et l’invitation du pouvoir de Brazzaville, n’assistera pas aux festivités de la célébration du 140ème anniversaire de Brazzaville et autres.

Idem pour Total E&P Congo qui a satisfait partiellement les désires de M. Sassou qui exigeait d’eux des centaines des millions d’euros pour rempiler son contrat d’exploitation pétrolier du Terminal de Djéno qui prendra fin le 18 novembre 2020;

Tout récemment, l’AFD, l’UNESCO et la Banque Mondiale ont refusé de se présenter a la grande réunion AUF-UNICEF. Les responsables de l’UNICEF que nous venons de contacter ont décidé d’être plus regardant sur le Congo.

Tracfin (service français de renseignement placé sous l’autorité du Ministère de l’Action et des Comptes publics qui concourt au développement d’une économie saine en luttant contre les circuits financiers clandestins, le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme) se penche actuellement sur l’origine des transactions financières de la société de Makosso (différent de Makosso le ministre) et de 29 personnalités congolaises.

Que faire pour le Congo Brazzaville ?

«Ne demande pas ce que ton pays peut faire pour toi, demande ce que tu peux faire pour ton pays», déclarait John Fitzgerald Kennedy.

Alpha Blondy dans «Journaliste en danger», rappelle aux peuples que la démocratie du plus fort est toujours la meilleure.

«Faire renaître le pays dans la liberté» nous conseille Abraham Lincoln dès novembre 1863.

Il n’est donc pas question de condamner l’activiste Faye Monama et autres qui prennent des initiatives face au déclin de la démocratie au Congo et devant des opposants qui bénéficient des présents de l’État.

Nombreux sont les congolais interrogés qui pensent qu’il est temps de se lever et de bâtir le Congo selon le modèle inspiré par Mahatma Gandhi, Jésus Christ et Martin Luther King pour le bien être et l’avenir harmonieux des générations futures.

Point n’est besoin de s’appuyer sur des opposants qui ne disent mot sur l’avenir des enfants, sur le bradage des mines et sur l’écocide que ce pays connaît.

Pour ces populations, participer à l’élection présidentielle de mars 2021 sans maîtriser les opérations électorales est synonyme d’être le cheval de Troie de Sassou Denis. 

Le groupe Total en signant avec le gouvournement congolais malgré le manque de transparence indique bel et bien que la FrançAfrique n’a pas encore disparu. Les intérêts des multinationales restent au-dessus de toute considération.


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CONGO-BRAZZAVILLE – Paradoxes et démagogie

«A beau mentir vient de loin». Cette maxime peut s’appliquer aux gouvernants congolais qui pensent qu’ils ont en face d’eux, des imbéciles ou des gens atteintes d’Alzheimer. Dans un souci réel de rééquilibrage ethnique au sein du corps des médecins, le ministre François Ibovi avait résolu d’envoyer en formation à Cuba, mille étudiants dont 95% ressortissants d’une même ethnie.

Deux cent cinquante six (256) d’entre eux ont terminé leur troisième cycle en médecine et viennent de regagner le Congo.

Selon un communiqué du ministère de la santé du Congo, ces jeunes diplômés seront mutés dans les douze hôpitaux généraux du pays. Ce communiqué ne précise pas cependant que ces jeunes seront sacrifiés. Et pour cause ?

  1. Ces anciens hôpitaux généraux existant depuis des décennies. Ils sont dépourvus des infrastructures de qualité, du matériel médical moderne et des médicaments. Les nouveaux douze hôpitaux qui ont commencé à sortir du sol, nonobstant des milliards d’euro qu’ils ont absorbé, ne sont pas arrivés à maturité du fait des gouvernants qui ont fait main basse sur les deniers publics.
  2. La pharmacopée congolaise est francophone. Or, lesdits médecins ont fait tout leur cursus universitaire en espagnol. Six mois de stage d’imprégnation sont insignifiants et violent le dispositif sanitaire mis sur pied en 1970. Ce dispositif impose aux médecins formés à l’étranger en dehors de la France, de passer dix-huit mois de stage d’imprégnation dans trois services clef: six mois en médecine, six mois en pédiatrie – obstétrique et six mois en chirurgie. Les Docteurs Damase Bozongo, Robert Koutaba, Frederick Obaka, Godefroid Okiemi, le professeur Ntalani… qui ont étudié à Cuba, en Russie, en Roumanie peuvent confirmer nos propos.
  3. Ces médecins qui sont pour la plupart d’une même ethnie, à moins d’adopter « la médecine du futur », doivent apprendre le kikongo s’ils veulent être plus proches et soulager les patients qui s’expriment régulièrement en langues vernaculaires. Mais le clou de contradiction et de la démagogie sur le chapitre formation et santé a été enfoncé par les ministres, Clément Mouamba, Bruno Jean Richard Itoua et Anatole Collinet Makosso. En effet, au cours de leurs dernières sorties médiatiques, les deux premiers ont parlé des conditions qui sont réunies et de l’intégration desdits médecins qui est assurée. Curieux, quand on sait que, nombreux des médecins et infirmiers sortis des instituts médicaux du Congo et d’ailleurs, sont à la traîne depuis des années.

Idem pour 4160 enseignants volontaires qui ne perçoivent pas depuis six mois leur prime mensuel variant entre 50.000 et 70.000 FCFA (77 et 108 euros) à peine et sont toujours en attente d’intégration comme le témoignent diverses manifestations devant les ministères des finances et d’enseignements. Le comble, c’est de voir, le magistrat -écrivain- chercheur, Anatole Collinet Makosso tomber si bas en défendant un pouvoir qui viole constamment les droits de la population notamment ceux des jeunes.

Il sied de rappeler à Anatole Collinet Makosso que sa théorie biaisée de trois jours de classes par semaine ne tiendra qu’à 47% si on ne construit pas de nouvelles salles de classes.

Quel miracle va-t-il créer pour repartir 100 ou 160 élèves l’effectif d’une classe habituelle en deux vagues de trois jours alors que, pour respecter les mesures de distanciation sociale, il faut 35 élèves par salle ?

Que dire des amphithéâtres et autres où sont entassés régulièrement des étudiants comme dans une boite de conserve ?

Certes, Bruno Jean Richard Itoua et Anatole Collinet Makosso ont évité une année blanche aux apprenants, cependant, ils ne vont pas nier que, dans la plupart des écoles de ce petit pays riche, l’eau et l’électricité qui devraient protéger nos jeunes contre la covid-19 et plusieurs virus sont des denrées rares.

Qu’est ce qui reste de ce magistrat-écrivain-chercheur lucide qui avait énoncé le droit quand la famille Sassou-Nguesso tenait à me fouetter il y a 15 ans de cela ?

Les enfants d’abord

La correction des mauvaises politiques et la relève seront assurées par les jeunes à condition qu’ils soient bien formés et évoluent dans des structures viables. D’où, la nécessité de recycler et recruter un nombre considérable d’enseignants qualifiés aux programmes adaptés des temps modernes.

L’UNICEF, le PAM, la Banque Mondiale, l’UNESCO, les partenaires bilatéraux et cohorte conviendront avec nous que les financements et dons alloués au Congo ont pour objectif l’amélioration des conditions de vie des populations en général et en particulier ceux des apprenants et enseignants et non pas pour remplir les poches des dignitaires d’un régime en lambeau.

Parlant de l’UNESCO qui vient de nous ouvrir ses portes, même si l’ambassadeur Henri Ossebi et les ministres congolais ont déposé leurs fiches, cette institution est toujours disponible à recevoir des tiers avant et après le départ de sa directrice générale à Brazzaville dans les jours avenir.

La médecine du futur et l’école moderne

Le débat du concept «la médecine du futur» dans la communauté congolaise a été lancé par le professeur Jean Bernard Nkoua Mbon basé actuellement en Belgique. Par ailleurs, il est impossible de parler de médecine de futur et de l’école moderne sans mentionner le boulevard énergétique, la fibre optique, les nouvelles technologies de l’information et de la communication, le numérique et les infrastructures de base.

Le Congo a les moyens de batir des infrastructures et dispenser un enseignement de qualité. Pourvu que les gouvernants soient patriotes, placent l’amour au centre, se débarrassent du tribalisme et rapatrient officiellement les fonds qu’ils ont planqués çà et là.

Nous parlons de rapatriement officiel et non des combines avec certains clubs de banques. Selon nos informations, certains banquiers, reçus il y a quelques mois dans un village bien connu des congolais, auraient passé un deal de faire des transactions de l’argent pillé par certains dignitaires pour le prêter encore au Congo alors qu’il appartient aux contribuables congolais.

Cela semble se vérifier car, personne ne peut prouver la disparition en un laps de temps des 14.000 milliards de francs cfa des générations futures alors que, non seulement le Congo a bénéficié de l’effacement de sa dette sous tendu des dons et d’un boom pétrolier, mais aussi 75% des pseudo grands travaux ont été réalisés sur les prêts chinois (les 2/3 de la dette congolaise sont des montages des sociétés chinoises de droit congolais).

Le président Sassou, le ministre Gilbert Ondongo et Cie qui vantaient ces 14.000 milliards au parlement et ailleurs s’ils sont réellement humanistes, avec un peu de dignité, conviendraient avec nous. Faire des deals avec des banquiers qui engageront encore des générations futures c’est perpétuer la politique de la terre brûlée.

Pourquoi ne pas suivre la conférence épiscopale des évêques du Congo qui conseille depuis le 9 mai 2018 jusqu’à ce jour de s’asseoir, «d’avoir le courage de parler de ces sujets de manière ouverte et sans passion (…) de rapatrier les fonds pour soulager la souffrance du peuple.»

Cette pensée est soutenue indirectement par l’écrivaine et psychologue Simone Matoko Mianzenza ainsi que Henri Ossebi cité récemment, par Anatole Collinet Makosso qui parle de dialogue. En réalité, la balle revient au président Sassou Denis et ses collabos qui s’entêtent à « ne pas vouloir d’une chose et son contraire » et de sortir par la grande porte, car il aurait laissé sa famille en paix.

Ghys Fortune BEMBA-DOMBE


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CONGO BRAZZAVILLE – Des milliards destinés à la santé et à l’enseignement

Malgré  des financements et des dons alloués régulièrement par des partenaires bilatéraux et cohorte au Congo pour la réalisation de différents projets, le peuple broie toujours du noir. L’illustration nous est donnée par la gestion scabreuse de la pandémie de Covid-19. Des dons et bagatelles d’argent prennent la tangente; le nombre de personnes contaminées et décédées va toujours crescendo…

Jusqu’à ce jour, aucun hôpital digne de ce nom a été construit. Certes, il y a eu la réfection de quelques rares chambres des hôpitaux, l’achat de matériel de fortune surfacturé à 300% tel que nous l’avons révélé dans nos précédentes publications ; les tests de dépistages continuent à se faire en dents de scie par défaut des réactifs et du matériel de pointe.

Des ministères de la Santé à celui de l’Éducation nationale, les politiques congolais ne se donnent pas les moyens de réussir

Pire,  Gilbert Ondongo, ministre d’État chargé de l’économie depuis le 30 avril 2016, et deux autres ministres des finances, tergiversent trop longtemps avant de décaisser les fonds même quand ils sont en possession des devis à temps.

Au finish, c’est le ministre de la santé et le peuple qui en font les frais. Dans cet océan de malheurs, le bouquet final a été l’attribution par le Premier Ministre de la gestion des tests à l’aéroport International de Maya à un judoka Togolais.

Des milliards de francs CFA sont réservés pour la reprise des cours tandis que les habitudes  irresponsables des ministres des finances ne rassurent pas les congolais sur l’avenir de leurs enfants appelés demain à renouer avec l’école.

Des milliards en question Global Partenership for Education avait approuvé la requête relative au financement accéléré  de la riposte au Covid-19 visant à soutenir le secteur de l’éducation en république du Congo d’un montant de sept millions de dollars pour appuyer la continuité des apprentissages pendant la fermeture des écoles et la  préparation et l’assurance de la réouverture des écoles et les mesures  d’accompagnement socio-sanitaires et de la protection de l’enfant.

A cette bagatelle, le budget de 2020 avait aligné des milliards de francs CFA pour la reconstruction des bâtiments scolaires et la réalisation des examens.

La liste des promesses non tenues par l’éducation Nationale du Congo Brazzaville

Constat selon nos investigations :

  • Des salles de classe n’ont pas été construites
  • Les épreuves de l’examen du BEPC ont été corrigées en retard par le simple fait que les resources financières étaient indisponibles !
  • De même, la continuité des apprentissages pendant la fermeture des écoles traine…
  • La quasi totalité des établissements scolaires ne sont toujours pas alimentés en point d’eau permanent. Conséquence, comment transmettre aux apprenants et enseignants le simple geste de lavement régulier des mains !
  • Les salles resteront toujours pléthoriques avec 50 élèves par classe avec risques de contamination en masse de Covid-19. La norme devrait être de 30 pour respecter les règles de distanciation scolaire.
  • L’augmentation du financement en matière d’éducation pour atteindre 20% du budget intérieur n’est pas visible dans le budget révisé.

Il sied de dire haut et fort que, l’enseignement de qualité dépend inéluctablement des enseignants bien formés en nombre suffisant  et des infrastructures.

Loin de nous l’idée de remettre en cause le leadership d’Anatole Collinet Makosso qui tente de relever tant soit peu le système éducatif congolais. Cependant, son action sera voué à l’échec sans les Hommes consciencieux, les enseignants bien formés et les moyens financiers adéquats.

Les congolais ne doivent plus courber l’échine en laissant leurs enfants étudier dans des mauvaises conditions alors que leur argent est planqué dans les paradis fiscaux et dans diverses firmes.

Conscient de ce fait et pour soulager la misère des populations, le Conseil épiscopale des évêques du Congo depuis le 9 mai 2018 ne cesse de demander aux dignitaires de rapatrier au Congo les fonds qu’ils ont pillé .

En définitive, unité cohésion, patriotisme, amour du prochain, formation des enseignants, infrastructures, sont les leitmotivs qu’il faut pour booster le système éducatif congolais. 


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Congo Brazzaville – Les ex-présidents Lissouba et Yhombi inhumés en France

Pascal Lissouba et Jacques Chirac

Pascal Lissouba est mort il y a quelques jours à Perpignan. Élu démocratiquement président de la République en ne violente guerre civile qui l’opposa à l’actuel président du Congo Brazaville, Denis Sassou-Nguesso


Joachim Yhomby-Opango fut lui aussi président de la « République populaire du Congo » de 1977 à 1979 (ancien nom du Congo Brazaville de 1970 au 15 mars 1992) et lui aussi est mort en France, à Neuilly-sur-Seine. Lui aussi reste exilé dans la mort. Adversaire politique du président actuel, ses parents ont été tués lors du coup d’État de 1997.

C’est un secret de polichinelle, bien qu’officiellement les ex-présidents Lissouba et Yhombi étaient en disgrâce avec Denis Sassou Nguesso, ils étaient tout de même plus ou moins aux bons soins de la République : madame Jocelyne Lissouba et parents ainsi que Jean Jacques Serge Yhombi Opango et famille ne diront pas le contraire.

Nos deux illustres personnages ont droit aux honneurs de la République dus à leur rang. L’unique difficulté que devrait rencontrer le rapatriement du cadavre Lissouba est son statut de réfugié. Même mort, il ne devrait pas repartir chez lui.

La mort entraînant l’annihilation de la personnalité juridique, l’ouverture de la succession du défunt s’impose comme le prévoit l’article 720 du code civil français, avant d’engager une quelconque démarche.

Il est certes vrai que les loups ne se bouffent pas entre-eux. Sassou Nguesso l’a démontré en évacuant qu’un seul prisonnier: Mokoko Jean Marie Michel. 

Pourtant il y en avait tant d’autres, comme le professeur Boukadia, le Colonel Mpika et le journaliste Bemba (moi-même) qui n’ont été secouru que grâce au concours des officiels américains et français.

Mais, les dirigeants actuels doivent s’arranger à proclamer le « pardon et l’amour » ?

Nous parlons des dirigeants qui gèrent le Congo et non uniquement le président Sassou Nguesso, car il n’est rien tout seul, il représente un système.

Tous les membres du système, y compris les pseudos fraternels, sont comptables. Ils tuent, pillent, asphyxient, trichent… Bref, ils violent les droits des congolais ! Que la mort des présidents Yhombi et Lissouba unissent les congolais pour bâtir leur pays. Que Yahvé couvre le Congo.

Ghys Fortune BEMBA-DOMBE


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Congo – Covid-19 – L’insuffisance des soins tend-il vers un crime de masse ?

Selon le politologue Rudolph Joseph Rummel, le crime de masse se caractérise aussi par les actions dans lesquelles l’Etat ou le gouvernement cause la mort d’un grand nombre de gens: « démocide ». De cette perception, il n’y a qu’un pas avec la gestion scabreuse de la lutte contre la Covid-19 et les violences de toutes formes qui font des milliers des victimes au Congo Brazaville et susceptible d’être associé à un crime de masse.

Le nombre de cas et de décès de la covid-19 ne cessent d’augmenter au Congo-Brazzaville.

Officiellement, plus de 1300 cas et 41 décès sont recensés à ce jour. Depuis le mois de janvier le professeur Jean Bernard Nkoua Mbon (chef de service de cancérologie du centre hospitalier et universitaire de Brazzaville, République du Congo) et nous-mêmes avons tiré la sonnette d’alarme.

Au mois d’avril pendant que ce pays enregistrait une dizaine de cas, son gouvernement a pris la décision de confiner la population sans les mesures concrètes d’accompagnement.

Paradoxe, le gouvernement congolais a attendu que le virus circule avec virulence et atteigne plus de mille cas au mois de juin pour opter pour le déconfinement quasi-total du pays avec à la clé la réouverture des bars, lieux de cultes, la reprise des transports en commun, etc.

Cette attitude donne du tournis aux scientifiques et à plus d’une personne qui ont opté pour le silence, question d’éviter les représailles de la « democrature ».


La maladie est là et fait plus de ravages qu’on peut l’imaginer.


C’est bien de faire du « copier – coller » de la mère-patrie, mais c’est mieux de savoir qu’en Occident, le nombre de décès et de malades dûs à la Covid-19 a considérablement baissé. La présence des températures élevées en cette période estivale semble plus ou moins favoriser la résilience. Or, le Congo est actuellement en période de saison sèche caractérisée par de baisses de température. Souvenons-nous que c’est durant l’hiver, une saison froide, que le virus a ravagé l’Occident. Sans être pessimiste, il faut s’attendre à plus de cas durant cette saison sèche qui vient de commencer.

Le nombre officiel de décès avancé par le gouvernement est une donnée contestable, à cela s’ajoute la réalisation de tests de dépistage en très petite quantité et en dents de scie. Une centaine de tests par jour comparativement aux dix mille quotidiennement au Gabon voisin.

D’autres décès liés au Covid-19 ne sont pas enregistrés, notamment des malades qui restent chez eux et ceux qui ne sont pas testés avant que le pire ne survienne.

Bon nombre de Congolais estiment que la Covid-19 dans leur pays n’est qu’une invention des gouvernants pour s’attirer des faveurs des partenaires et amasser des fonds. Grosse erreur! La maladie est là et fait plus de ravages qu’on peut l’imaginer.

La gestion de la crise au Congo Brazaville relève d’un amateurisme inexplicable

Comment pouvez-vous expliquer qu’un Etat pétrolier qui génère des milliards d’euro ne puisse avoir que 23 respirateurs et qu’il manque constamment des réactifs pour organiser des tests massifs pour près de cinq millions d’habitants à peine ?

Le docteur en journalisme Mfumu Fila par exemple vient de perdre la vie par le fait d’avoir été intubé tardivement.

La ministre de la santé Jacqueline Lydia Mikolo ne semble pas avoir la maîtrise de la situation. Elle fait du surplace. A la fixer dans les yeux, on lit une déception, voire une certaine culpabilité.

Pour son honneur, elle ferait mieux de démissionner, que d’être prise pour responsable par les générations futures qui observent tout ce qui se passe. Bien qu’au Congo, lorsqu’on a donné son accord de participer dans un gouvernement Sassou, s’y retirer est synonyme de trahison. Oui!

Le président Sassou qui cumule 37 ans de règne, vieilli, usé avec ces accompagnateurs d’opposants qui pensent qu’à la présidentielle de 2021, n’ont plus rien à proposer à leurs concitoyens. Aucune inspiration ne peut venir d’eux si non de la démagogie.

  • Comment croire aux opposants qui veulent candidater à une élection qui se fera sur un recensement biaisé?
  • Comment croire à une élite qui ne lève pas le doigt devant l’écocide que connaît le Congo?
  • Comment croire à une élite qui veut bloquer l’école au moment où les enfants se préparent à affronter les épreuves des examens de fin d’année?

Normalement, les ministres Lydia Mikolo, Gilbert Ondongo coordonnateur du Task Force du Congo et le Premier ministre Clément Mouamba devraient être poursuivis par la justice pour non-assistance à personne en danger.

De même, Jean Jacques Bouya (ministre des grands travaux) qui n’a pas pu construire un hôpital digne de ce nom pour soulager les malades, ni une route solide pour y accéder… N’a évidemment pas pu livrer une fibre optique qui donnerait une satisfaction aux Congolais…

Ne pas sanctionner tous ces mousquetaires y compris les dignitaires qui terrorisent le peuple par différentes formes de violences et tribalisme alors qu’ils condamnent le racisme, revient à dire que Denis Sassou Nguesso et ses hommes par leur gestion scabreuse des affaires publiques tuent de nombreux congolais qui n’arrivent ni à se soigner ni à manger.

Enfin, concourir avec Sassou Nguesso en 2021 sans réunir toutes les conditions de transparence d’une élection, pour n’emprunter que les termes de l’extrémiste Tony Moudilou, c’est d’être « traître vis-à-vis des Congolais à défaut d’être son cheval de Troie ou complice de crime de masse.« 

Ghys Fortune BEMBA DOMBE

Pour illustrer le manque d’assistance dans les hopitaux, un journaliste congolais nous a fait parvenir cette vidéo d’une femme agonisant du covid19. Nous avons bien sur vérifier la source. En revanche, nous ne savons pas le nombre de patients concernés par ces manques de moyen. 


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MONDE – Le Glas sonne pour les peuples

La suppression de la Loi Obamacare (Loi sur la Protection des Patients et les Soins Abordables) promulguée par Barack Obama le 23 mars 2010, le retrait des U.S.A. de l’Organisation mondiale de la santé (O.M.S.) suivi par plus d’un Etat (Madagascar, Guinée équatoriale, Burundi, Brésil), interdiction des vols aériens chinois entre la Chine et les U.S.A dès le 16 juin 2020, tweets et déclarations menaçants, discriminatoires, discourtois, mensongers ainsi que des discours contradictoires constatés notamment dans la gestion de la crise de la Covid-19, manipulations, etc.

Donald Trump et de nombreux gouvernants de la planète terre ne cessent d’inquiéter et deviennent très dangereux pour la gestion de la cité. Que doivent faire les populations et les journalistes?

Pour reprendre les propos de David Mongoin, aux U.S.A, la liberté de manifestation est une liberté constitutionnelle dont le fondement juridique est celui de la liberté de «rassemblement pacifique» et dont le régime juridique répond essentiellement à celui de la liberté d’expression.

La garantie constitutionnelle de manifester : une supercherie ? 

La manifestation conçue comme une «expression agissante», est bien une liberté, alors qu’en France et dans plusieurs pays, elle est bien d’avantage un « droit ».

Le premier amendement de la Constitution des U.S.A ratifié en 1791, stipule: « Le Congrès n’adoptera aucune loi relative à l’établissement d’une religion, ou à l’interdiction de son libre exercice ; ou pour limiter la liberté d’expression, de la presse ou le droit des citoyens de se réunir pacifiquement ou d’adresser au gouvernement des pétitions pour obtenir réparations des torts subis.« 

Fort conscient de cet amendement, bon nombre d’Américains descendent dans les rues depuis l’assassinat de George Floyd qui est une victime de trop de la police.

Depuis douze jours, les Américains manifestent presque dans tous les Etats, contre le racisme et toutes sortes de violences (politique, physique, économique, sociale, spirituelle et psychologique).

Malheureusement, quelques-uns parmi eux confondent liberté au libertinage comme nous l’avions vu il y a quelques mois avec les «gilets jaune» en France, s’en prendre aux symboles, casser et piller plusieurs bâtisses.

A propos, Idris Fassadi, Maitre conférencier à l’université Panthéon – Assas Paris II nous rappelle que si les libertés d’expression et de manifestations sont fondamentales dans une société démocratique, cela ne signifie pas que chacun puisse exprimer ses opinions dans n’importe quel lieu public et à n’importe quel moment.

Les garanties constitutionnelles de la liberté impliquent l’existence d’une société organisée, maintenant l’ordre public sans lequel la liberté elle-même serait perdue dans les excès de l’anarchie.

Conséquences, l’Etat peut imposer des restrictions raisonnables quant aux moments, lieux et modalités de l’expression protégée, dès lors que les restrictions ne portent pas sur le contenu de l’expression sont étroitement circonscrites pour servir un intérêt d’Etat important et qu’elles laissent subsister des canaux alternatifs pour la communication de l’organisation et l’encadrement policier.

C’est ce qui a poussé certainement Donald Trump et bien avant lui d’autres chefs d’Etats à vouloir faire recours à la force publique pour contenir les manifestants.

Dictatures, libertés et libertinages s’entremêlent

Il sied de dire que le comportement de Donald Trump depuis son arrivée à la Maison Blanche a révélé qu’il gère la plus grande nation des libertés comme un commerce privé à l’image de plusieurs dictateurs qui marchent sur les droits fondamentaux des peuples. Nonobstant qu’il soit accro des tweets (4481 messages pour la seule année 2020), le 27 mai 2020, suite aux dénonciations de ses twitters mensongers mis à nu, Donald Trump a menacé le réseau social Twitter et autres: « …en tant que président des U.S.A, je ne les laisserai pas faire.« 

Le 28 mai, il a menacé de réguler sévèrement les médias sociaux (sans distinction) ou de les fermer.

Le 29 mai 2020, il a mis sa menace à exécution en prenant un décret qui restreint la liberté d’expression. Il a limité la protection judiciaire dont bénéficient les réseaux sociaux aux U.S.A.

Bien avant cela, il n’avait cessé de pointer du doigt des journalistes et médias qui ne courbent pas l’échine devant lui.

April Ryan, correspondant de la Maison blanche depuis 1997, Jim Acosta correspondant en chef à la Maison blanche de CNN et une dizaine des médias de renom ont payé un lourd tribu à l’administration Trump.


Retrouvez notre article sur les "Lanceurs d'alerte" aux USA sous l'administration Obama

La somme des attaques frontales contre les médias par Donald Trump se solde par l’arrestation de divers journalistes à la frontière, des saisies et fouilles de matériels y compris des agressions physiques tels que signalés par Tv5, C.P.J, RSF, etc.

La mort de George Floyd le 25 mai 2020 et toutes sortes de violences rendent plus d’une personne allergique.

Quelle attitude adoptée ?

Sur mille Américains tués par la police chaque année, il est établi un taux de 2,5 fois plus élevé de victimes afro-américaines que blanches.

A la place d’apaiser, Donald Trump, par le truchement des mêmes réseaux sociaux qu’il attaque, a qualifié de tous les maux et menacé les manifestants. Il feint que ces derniers réclament une vraie justice devant les chiffres très inquiétants des morts et les inégalités sociales.

Le président américain est parti très loin jusqu’à intimer l’ordre de mater «les hordes de délinquants qui manifestent» et opposer les forces spéciales au peuple comme le font chaque fois des présidents africains (Denis Sassou Nguesso, Paul Biya, Idriss Itno Déby, Alpha Condé, Faure Gnassigbé).

Le Secrétaire d’Etat à la défense Mark Esper et plusieurs officiers supérieurs ont refusé officiellement d’obtempérer à l’ordre de la hiérarchie de mettre l’armée dans la rue pour contenir les manifestants. La plupart des gouverneurs et pasteurs se sont associés aux manifestants.

D’où cette question que certains se posent à savoir: est-ce normal que les « Bergers des fidèles » (Guides du troupeau) entrent en politique et se comportent ainsi ?

Ghy Fortune DOMBE BEMBA


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Les Chrétiens et la politique

Aucun sujet n’est aussi populaire dans les « démocratures » mais aussi dénaturé dans sa présentation que celle qui lie le Chrétien à la politique. Plancher sur cette question exige préalablement, de définir la politique et la place de l’Homme au milieu de tous les êtres.

Politique vient du grec « politikos », le suffixe « ikos » montre une relation, donc « politikos » est ce qui est en relation avec « polis », mot grec signifiant cité.

La politique c’est les affaires qui sont en relation avec la ville, ce sont les lois, les règles de conduite données aux citoyens pour la bonne marche de la cité, de la province, du pays et entre les pays. La politique, comme le pense plus d’une personne notamment, Socrate et Aristote qui l’assimile à « la science souveraine entre toutes », est donc l’art de gouverner.

L’art de gouverner

La théorie de Charles Darwin sur l’évolutionnisme, est confronté à des critiques pour n’avoir pu démontrer l’origine des premiers éléments qui ont fusionnés pour évoluer.

Cependant elle a de commun avec le Christianisme, la supériorité de l’Homme sur tous les êtres par son intelligence et la conscience. Selon le plus grand best seller de tous les temps, dès le commencement, Yahvé créa l’Homme pour gouverner (Genèse 1:26-29; Psaumes 115:16). Il le dota des capacités crâniennes (1200-1600 cc, 1,3- 1,4kg, 100.000 milliards de neurones) ayant des fonctionnalités dont les propriétés de certains centres du cerveau le différencie des autres êtres qui agissent par l’instinct ou la photosynthèse.

Cette intelligence qui le distingue de tous les êtres, lui donne, la faculté de conception, d’analyses, d’organisation et de délibération à l’image de son Créateur.

Un Chrétien peut-il faire de la politique ?

Cette question trouve sa réponse qu’en démocratie, dans le Coran et dans la Bible. La démocratie prend ses origines au Vè siècle avant Jésus Christ, dans certaines cités comme Athènes.

La Démocratie est la gouvernante par le peuple. Celle ci s’est imposé au fur et à mesure sur la planète terre, au gré des guerres, des traités et révolutions qui ont secoué le monde occidental.


Toute action de participation ou d’opposition à la gouvernante d’un pays consiste à faire de la politique


Ces derniers temps, les dictateurs souvent agacés par la prise de position des chrétiens tels en République Démocratique du Congo, au Togo, au Congo- Brazzaville, n’hésitent pas de renvoyer les chrétiens à se contenter de l’évangélisation et à la cure d’âme.

Prétexte, le chrétien est censé exercer son pouvoir en théocratie donc ne peut faire la politique . Faux !

Implication des Chrétiens dans la vie politique

L’époque du moyen-âge a été dirigé par l’Eglise. Le pape comme les évêques étaient aux commandes des politiques pendant ce règne de 1000 ans. C’est un secret de polichinel, toute action de participation ou d’opposition à la gouvernante d’un pays consiste à faire de la politique.

Les chrétiens, Grecs et Romains par exemple ont été mêlés à la politique par le fait de se constituer en ecclésia (assemblée). Le Concile Vatican II dans la Constitution Gaudium et Spes (SS 75,5) encourage les chrétiens à prendre une part active dans la politique quand il déclare:

« Tous les chrétiens doivent prendre conscience du rôle particulier et propre qui leur échoit dans la communauté politique: ils sont tenus à donner l’exemple en développant en eux le sens des responsabilités et du dévouement au bien commun » en sus, depuis toujours le Vatican accrédite les ambassadeurs et plénipotentiaires dans différents Etats.

Les protestants par ailleurs sont plus ou moins discrets en politique même quand ils pullulent dans certains services de renseignements à travers le monde et cabinets des chefs des Etats le cas de :

  • Martin Luther King qui a marqué l’histoire de l’humanité par sa lutte non violente du racisme aux U.S.A. ;
  • de l’Évangéliste hors pair, Billy Graham  » l’Homme du Réveil  » qui a été longtemps Conseiller de plusieurs présidents américains ;
  • le «lobby chrétien» qui fait de temps à autre basculer les votes au Brésil, aux U.S.A et dans plusieurs grandes démocraties ;
  • la déclaration d’indépendance des USA fait directement référence à Dieu et, le locataire de la Maison blanche prête serment sur la Bible;
  • la constitution française prone la laicité et les protestants en sont des fervents défenseurs, etc.

Autant d’exemples éloquents de politiques.

Les chrétiens font de la politique 

Il existe aucun tabou pour des chrétiens d’occuper des hautes fonctions dans l’administration, judiciaire, militaire etc.

D’ailleurs, la Bible nous donne des exemples précis sur la politique :

  • Joseph premier ministre en Egypte ( Gn 41: 14 -39) ;
  • David deuxième roi d’Israël et Juda, personnage central pour les chrétiens, musulmans et juifs (Premier et Deuxième livres de Samuel, Premier livre des Rois) ;
  • l’engagement de Daniel à la cour babylonienne ( dès 605 et sous l’autorité perse 539 av J.C. ) ;
  • Moise gérait tout un peuple en exile; des chrétiens ont été visibles aussi dans l’entourage proche de l’empereur César (Ph 4.22).
  • Hérode a fait mourir des enfants pour tuer un rival potentiel.

Quand Jésus est entré dans son ministère, il a parlé contre les autorités politiques et religieuses de l’époque et attiré leur hostilité.

Luther a comparu devant les plus hautes autorités civiles et religieuses à la Diète de Worms, il a reçu la protection de princes et de nobles et le choix de la religion a souvent dépendu du choix du prince de cette région suivant l’adage d’Augsbourg «tel prince, telle religion».

Calvin, pour sa part, a quasiment reçu le pouvoir à Genève et a voulu régenter la vie des Genevois.

Les colons anglais en Amérique avaient fui les persécutions religieuses (et politiques) en Angleterre; ils ont créé des colonies à eux en Amérique.

« Le fait de vivre sur terre comme citoyens des cieux fait des chrétiens, des ambassadeurs d’un royaume étranger et confère donc aux chrétiens une fonction politique » Lettre à Diogène.

La politique influe sur tous les domaines de la vie. Les chrétiens ont l’obligation de s’impliquer dans la politique pour faire la promotion de lois qui sont conformes à la Parole de Dieu pour l’honorer et pour notre propre avantage.

Les chrétiens doivent agir partout et ne doivent pas accepter que tout soit décidé a leur place dans les hauts lieux tels, le parlemement et autres. L’inverse, c’est d’accepter subir quelque fois des projets abject batit par des occultistes.

Cependant, il est important pour des chrétiens engagés dans cette voie sinueuse et très glissant de reconfrmer leur appel par le Seigneur pour éviter de clouer à nouveau Jesus Christ sur le bois . I Cor 10:31

Ghys Fortuné BEMBA DOMBE


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