L’espoir, un film de Yilmaz Güney

[Par Khosraw MANI, envoyé spécial du festival de cinéma de Douarnenez]

L’espoir (Umut en turc), conçu en 1970 par le réalisateur et écrivain d’origine kurde Yılmaz Güney, est un des chefs d’œuvre du cinéma turc. S’inspirant du néo-réalisme italien, L’espoir a lancé une nouvelle vague de cinéma plus social en Turquie.

Le réalisateur Yilmaz Guney ( Source : eskfilmfest.com )

Le réalisateur Yilmaz Guney
( Source : eskfilmfest.com )

Yılmaz Güney conte en noir et blanc l’histoire de Cabbar. Ce cocher survit avec sa femme, ses cinq enfants et sa vieille mère dans un faubourg terne d’Istanbul. Cabbar doit de l’argent à tout le monde. Il joue à la loterie, gardant l’espoir de faire miraculeusement fortune. Mais la malchance ne cesse de l’accabler… Quand un de ses chevaux se fait écraser par une voiture, il comprend que seuls les riches peuvent s’en sortir. Plongé dans un profond désespoir, il devient peu à peu obsédé par le trésor dont lui a parlé son ami Hassan. Au point qu’il sombre dans la folie. Censuré lors de sa sortie en Turquie, L’espoir a pourtant été primé dans deux festivals du pays ( Adana Golden Film Festival et Antaly Golden Orange Film Festival ). Il a aussi été sélectionné à Cannes.

[Pour lire les autres articles de nos envoyés spéciaux dédiés au 39ème Festival de Cinéma de Douarnenez, c’est par ici.] 

 
 
 

Altermondes à l’École des métiers de l’information pour la liberté d’expression

[Par Bahram RAWSHANGAR]

Le 23 juillet dernier, l’équipe d’Altermondes tenait une conférence à l’École des métiers de l’information, un temps d’échanges entre des vingtaines de jeunes sur « La liberté d’expression à l’épreuve des questions identitaires ».

J’ai participé à cette conférence grâce à la Maison des journalistes. Il y avait un espace de dialogue entre des jeunes sur différents sujets et problématiques par apport la liberté d’expression, la situation des journalistes dans des pays en guerre et la menace terroriste par tout dans le monde.

En ce moment la liberté d’expression est menacée, à la fois par des gouvernements autoritaires et aussi beaucoup par les groupes terroristes et notamment les extrémistes religieux.

(Source : Tijani Lemrabott)

(Source : Tijani Lemrabott)

Les participants ont rappelé que le terrorisme dans plusieurs pays de l’Est et de l’Ouest. En effet, les attaques de Daesh frappent même au cœur des pays occidentaux, ce qui était inimaginable il y a cinq ans.

Les attaques dans les bureaux de Charlie Hebdo, les attentats du 13 novembre et de Bruxelles montrent qu’on le doit considérer le terrorisme comme une vraie menace contre l’humanité.

Le délégué Syrien a ajouté que la guerre en Syrie a touché des millions de personnes. Des centaines milliers personnes ont immigré, déplacé, sont mortes ou blessées. Avec le danger permanent qui règne là bas, les questions sur la liberté d’expression ne se posent pas.

Lorsque vint mon tour, j’ai parlé de l’Afghanistan et de ses problématiques : Depuis 2001 le gouvernement est plus ou moins démocratique et la liberté d’expression a été instaurée. Il y a eu depuis quatre élections présidentielles et parlementaires. Mais il y a toujours une forte menace contre les journalistes, la liberté d’expression, à cause surtout des Talibans. Ils sont toujours très présents dans certains provinces lointaines et ils n’hésitent pas à attaquer les villes avec des attentats suicide. Récemment encore il y a eu une attaque à Kaboul et des dizaines personnes ont trouvé la mort.

(Source : Tijani Lemrabott)

(Source : Tijani Lemrabott)

J’ai expliqué que selon moi il n’y a pas de différences entre des Talibans, Daesh et n’importe quel groupe terroriste. Ils font tous pareil. Ils tuent des innocents et menacent notre civilisation.

La fin de la conférence était concentrée sur comment lutter contre le terrorisme ? Différentes solutions ont été proposées et aussi pas mal de solution pour défendre les valeurs humanitaires, la liberté d’expression, la démocratie et la laïcité. Les interventions militaires mises à part, les intervenants ont considéré que la meilleure façon reste d’éduquer les gens. Parce que les groupes terroristes utilisent toujours l’ignorance des gens pour les inviter sur le terrain de l’extrémisme.

 

 

L’«accueil» des réfugiés en Europe, l’œil d’Ali Jamshidifar

L’«accueil» des réfugiés en Europe, un dessin d’Ali JAMSHIDIFAR

ali jamshidifar

©Ali JAMSHIDIFAR

 

Euro 2016 de football en France , le défi sécuritaire

[Par Léon KHAROMON]

Grève de cheminots reconduite depuis 9 jours, blocage des sites de raffinerie, poubelles non évacuées qui s’amoncellent dans les rues de Paris suite à la grève des éboueurs dans certains quartiers. Sans parler de récentes inondations dont la facture pourrait dépasser 600 millions d’euros de sinistres selon les assureurs, la coupe d’Europe des Nations de football 2016 qui débute ce vendredi 10 juin au stade de France risque de se dérouler dans une atmosphère particulièrement tendue. Au défi-socio-économique, persiste pourtant le défi sécuritaire. Lire la suite

L’oeil de l’exilé : quand le journal existait en version papier

Le journal L’Oeil de l’Exilé a été créé pour la première fois l’année de la création de la Maison des journalistes, en 2002. A l’époque, Internet était tout juste en phase de démocratisation.

L’Oeil de l’Exilé a existé version papier, et ce dans ses 5 premiers numéros. Nous avons retrouvé les archives du journal, qui sont à votre disposition ci-dessous en version PDF.

L'oeil de l'exilé, premier numéro - Novembre 2002

L’Oeil de l’exilé, n°1 – Novembre 2002

SOMMAIRE DU N°1

.VIE EN FRANCE
Les frustrations des journalistes étrangers……..2
Les Algériens face à l’asile territorial………………2
.REPORTAGE
Chateau Rouge,
l’autre France d’en bas…………………………………..3
.SORTIR
Victor Hugo ressuscité…………………………………..4

Editorial du numéro 1 – Novembre 2002.
« Bonne lecture!
Voici le n°1 de l’Oeil de l’exilé, le journal de la Maison des journalistes où résident, en attente de leur statut de réfugié politique, des confrères de sept pays.
Point commun de ces trajectoires toutes différentes : la passion du journalisme et la violence d’Etat qui les a contraints à fuir et à demander l’asile à la France.
L’Oeil de l’exilé travaille sur ce fil commun pour nous offrir, par-delà la diversité des histoires de chacun, un regard original sur la société française par des gens de plume qui ne sont là que depuis quelques mois.
Bonne lecture.
La Maison des journalistes »

L'Oeil de l'exilé, n°2 - avril 2003

L’Oeil de l’exilé, n°2 – avril 2003

SOMMAIRE DU N°2

. POINT DE VUE
La France serait-elle malade de son immigration…..2
. REPORTAGES
Homeless…………………………………………………………2
Les Africains ont peur de
la violence dans les écoles……………………………………3
. MORAL
Journalistes africains :
allo la JAFE ?………………………………………………….. ..4
. DEMENAGEMENT
La Maison des journalistes
migre à Paris………………………………………………………4

Editorial du numéro 2 – Avril 2003.
« Un étrange pays!
Tous journalistes, ils, elles, viennent de Birmanie, du Tchad, du Bangladesh, du Congo, d’Algérie ou du Cameroun. Arrivés en France depuis quelques semaines, quelques mois, il, elles, portent sur leur terre d’asile un regard surpris. L’Oeil de l’exilé, c’est la découverte d’une autre culture avant que les habitudes n’effacent les premières impressions.
La Maison des journalistes »

L’Oeil de l’exilé, n°3 – août 2003

L’Oeil de l’exilé, n°3 – août 2003

Editorial du numéro 3 – Août 2003

« D’abord un toit!
Avant de monter la Maison des journalistes avec Philippe Spinau, nous avons interrogé des journalistes réfugiés pour savoir ce qui leur avait le plus manqué à leur arrivée en France. Et la réponse était toujours la même, d’abord un toit, ensuite parler, être écouté et entendu. Un toit c’est ce que nous avons voulu proposer à ces confrères arrivés sans bagages aussi divers que Cuba, la Birmanie, la Biélorussie ou le Congo. Quant à parler, cela s’est fait tout seul. Au sein de la Maison des journalistes, les histoires se racontent, les expériences s’échangent. C’est ce que veut montrer L’Oeil de l’Exilé. Ce travail en commun de journalistes dont le pays, la culture, l’histoire divergent mais qui ont deux points communs: la passion de leur métier et la nouvelle vie d’exilés qu’ils vont mener parmi nous. Au nom des résidents de la Maison des journalistes, merci aux médias qui ont cru en cette Maison et l’ont financée aux côtés du Fonds Européen pour les réfugiés, merci à la ville de Paris qui a mis à la disposition de la MDJ les locaux du 35 de la rue Cauchy, merci à tous ceux et notamment à la région Ile de France, qui ont contribué au financement des travaux et merci à Reporters sans frontières qui s’est impliqué sans hésiter dans cette nouvelle activité pour la défense de la liberté de la presse. »
Danièle Ohayon

 

L'Oeil de l'exilé n°4 - février 2004

L’Oeil de l’exilé, n°4 – février 2004

SOMMAIRE DU N°4

.REVES D’EXILES……………1,2 et 7
Ils viennent d’arriver. Sans statut, sans travail, leur vie est bien difficile. Et pourtant, ils rêvent…
.HISTOIRES REUSSIES…….3 – 6
Ils ont rêvé eux aussi. Aujourd’hui, ils ont construit leur vie en France. Portraits de quatre anciens réfugiés…
.POINTS DE VUE…………….8
Deux regards sur l’exil et les songes. Entre possible et impossible choix.

Editorial du numéro 4 – Février 2004

« Moi aussi, je rêve, ma parole!
« I have a dream ». Cette phrase prononcée il y a une trentaine d’années par Martin Luther King, apôtre noir américain de la non violence, trouve toute sa signification aujourd’hui encore. Surtout quand on sait que chacun, au plus profond de son être, nourrit des rêves, parfois utopiques, parfois chimériques.

L’important est d’avoir l’espoir de réussir un projet. Je fais un rêve moi aussi. Sans avoir l’espoir d’y accorder trop d’importance, je rêve quand même. Je dirais que mes rêves se mêlent à mes ambitions. Je rêve, ma parole!
J’ai longtemps rêvé d’une carrière au cinéma : être actrice, réaliser des films de fiction ou des documentaires. Ecrire un roman, être publiée et lue.
Une exilée face à son destin, caresse malgré tout le désir de réussir.
Loin d’être pessimiste, je suis pragmatique. Mais pour l’instant, l’essentiel est d’avoir un abri où être en sécurité. Et où je puisse laisser libre cours à mes rêves en hexagone. »
Maguy

L’Oeil de l’exilé, n°5 – mai 2004

SOMMAIRE DU N°5

.PARCOURS DU COMBATTANT……..4-5
Un contrat d’accueil et d’intégration est maintenant proposé aux réfugiés.
.CONNAITRE LA LOI……………………6-7
Asile intérieur, protection subsidiaire, étude de la nouvelle loi.
.LIBRE EXPRESSION……………………8
Ils sont journalistes mais aussi poète ou caricaturiste.

 

 CENSURE

De Rédouane ATTAOUI
Poète journaliste

La Liberté au regard morne
Vient saluer le catafalque
Les balles tuent à chaque borne
Et tout s’écrit sur papier calque

Glissez l’article entre les pages
Et signez les procès-verbaux
La Mort attend dans les virages
Pleurez, pleurez sur nos tombeaux !

Cachez-nous ces cartes de presse
Que nos tyrans ne sauraient voir !
Nos plumes que l’espoir caresse
Sont prohibés par le Pouvoir

La liberté et la terreur
Ne feront jamais bon ménage !
Avant d’aller chez l’imprimeur
Signez « Censure » en bas de page!

Avec « Autres ressemblances » Eva Tapiero rapproche les juifs et les musulmans

[Par Mortaza BEHBOUDI]

Vendredi 15 avril 2016, à la mairie du 4ème arrondissement de Paris, avait lieu de le vernissage de l’exposition de photos « Autres ressemblances » d’Eva Tapiero. Un coup de projecteur porté sur ce qui rassemble juifs et musulmans, plus que sur ce qui les oppose.

(Source : Eva Tapiero)

(Source : Eva Tapiero)

Eva Tapiero a été avocate pendant 2 ans et puis après avoir eu une sorte révélation dans sa vie, elle comprit qu’elle n’était plus heureuse et partit voyager pendant de nombreux mois, seule.

« C’est en voyageant que j’ai compris que ce que j’aimais le plus, était d’aller à la rencontre des autres et de transmettre ce que je voyais et comprenais d’eux et de leurs histoires » explique-t-elle. En rentrant de voyage elle a suivi un master de journalisme international à Londres et puis a fait un stage dans un média à Jérusalem.

(Source : Mortaza Behboudi)

(Source : Mortaza Behboudi)

Elle travaille comme journaliste depuis 2013 et a commencé au même moment à prendre des photos pour ses articles et lors de ses voyages avec l’idée de raconter des histoires à travers les photos. C’est son photo journalisme à elle. Les photos de l’exposition ont commencé à être prises dans ce but, il y a environ un an, à celles-ci s’ajoutent quelques photos plus anciennes.

« Les raisons de cette exposition sont nombreuses, mais la première, celle qui a vraiment déclenché le début du processus, ça vient de commentaires que j’ai entendus. Je ne me souviens plus exactement quels étaient les mots, mais je croisais de nombreuses personnes qui avaient fait des réflexions totalement fausses sur les juifs et les musulmans. Et je me suis dit que j’en avais assez d’entendre tellement d’erreurs et qu’on avait vraiment besoin que chacun se responsabilise un peu et essaye d’aller apprendre qui est réellement l’autre. » Détaille-t-elle.

(Source : Mortaza Behboudi)

(Source : Mortaza Behboudi)

Elle poursuit, « quand j’étais petite, j’étais arabe. Non, pas en vrai. Mais à l’intérieur. Mon père est né à Oran, en Algérie. Pour moi c’était logique. Puis on m’a dit que non, je n’étais pas arabe, j’étais juive. Puis on m’a encore dit « non ». « Ta mère n’est pas juive, tu n’es pas juive ».
Puis un jour j’ai décidé d’être qui je voulais. Dans mon travail, l’identité n’est jamais niée. Au contraire, elle est reconnue dans sa diversité. Je choisis de montrer des portraits de juifs et de musulmans. Deux mots qui aujourd’hui nourrissent tant de fantasmes.
En France, j’ai pu me rendre compte de l’ignorance et du tabou qui entourent ces deux
« communautés », mais également de ces « communautés » l’une envers l’autre. Ce sont deux problématiques à la fois différentes et extrêmement proches.
D’un point de vue plus personnel, ma construction identitaire m’a conduite à sentir que je faisais partie de ces deux mondes (juif et arabo/musulman du Maghreb) tout en ayant grandi dans cercle familial français de tradition catholique, sans que mes proches soient pratiquants ni forcément croyants.
Ainsi, combattre l’ignorance et le tabou c’est aussi combattre la peur et la haine. »

 

L’exposition « Autres Ressemblances » se déroule du 16 avril au 7 mai 2016, visite aux heures d’ouverture de la mairie du 4ème, 2, place Baudoyer 75004 Paris, Métro Hôtel de Ville – Saint-Paul, Lignes 1 et 11, Lundi – Vendredi : 8h30 – 17h, Jeudi : 8h30 – 19h30.

 

 

Rencontre avec Ali al-Muqri au lycée Einstein : la littérature comme combat

[Par Johanna GALIS]

Le journaliste et écrivain yéménite Ali al-Muqri avait rendez-vous jeudi 7 avril 2016 au lycée Albert Einstein de la ville de Sainte-Geneviève-des-Bois, en banlieue parisienne, pour témoigner de son parcours de dissident devant deux classes de Seconde.

De par ses propres mots, d’entrée de jeu, et par un regard affuté sur la condition des peuples aux voix minorées de son pays natal, le Yémen, il déclarera avoir trouvé sa vocation d’écrivain « dans l’espoir d’amener plus de démocratie dans son pays ». Un combat qui donnera jour à des livres de fiction sur fond de trame historique pour donner une voix à l’oppression : c’est en évoquant ses écrits qu’Ali al-Muqri dressera un panorama plus large, ponctué de multiples photos diffusées sur un tableau blanc, des coutumes de son pays et de son expérience personnelle du Yémen.

Source : MDJ)

Source : Lisa Viola Rossi / MDJ

A l’intérieur de la salle de conférence du lycée, plusieurs affiches de couleur attestent du travail en amont des élèves: elles portent par exemple sur le parcours de M. al-Muqri, sur ce qu’est la Maison des journalistes ainsi que sur son pays natal. Elles témoignent de certaines connaissances acquises préliminaires à la rencontre. Un groupe de jeunes-filles accueille Ali al-Muqri en le remerciant chaleureusement, sourires ouverts ponctués d’un regard timide et respectueux, tandis qu’une bénévole de la Maison des journalistes, Wafaa Abdelrahman Ibrahim, prend en charge la traduction des propos de l’écrivain, de l’arabe yéménite au français.

Ali al-Muqri n’hésite pas à parler de ses enfants quand il voit ces élèves ; ils ont le même âge que lui. Il n’hésitera pas non plus à les présenter parmi ses photos.

Lors de cet échange, qui s’organise d’abord autour d’une présentation du Yémen tel qu’Ali le voit, l’écrivain dresse la trame historique de son pays natal, grâce à des œuvres d’art ou des photos plus intimes, en faisant toujours le lien avec ces gens à qui il a voulu donner la voix dans ses livres, les Noirs, les Juifs, les femmes – des individualités qui sont au cœur de la construction du pays mais qui ne peuvent pas s’exprimer.

Source : MDJ

Source : Lisa Viola Rossi / MDJ

Au travers de certains objets, le couteau porté par les hommes sur le côté de la taille, dont la lame effilée forme un « J », ou bien le voile noir quasi-intégral porté par les femmes dès la puberté, l’homme de lettres décrit un monde qui aspirerait à plus de démocratie et à plus d’empathie, où les rôles des uns et des autres seraient moins prédéfinis, un monde où ceux qui rêvent pourraient se permettre de croire à du changement, et ce malgré les barrières qui leur sont imposées. Un monde où la voix donnée à ses personnages leur permettrait de tracer leur propre voie.

Puis, les lycéens interagissent avec Ali al-Muqri en lui posant des questions. Elles porteront sur sa vie, sur son combat ainsi que sur ses opinions politiques. La rencontre se termine par des citations sur la liberté, qui illustreront de manière symbolique ce qu’Ali al-Muqri aura représenté pour ces jeunes : un vent de liberté devant un quotidien à réinventer, un combat pour obtenir la liberté d’être.