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Makaila Nguebla: un journaliste tchadien devant la justice française

Ancien résident de la Maison des Journalistes, Makaila Nguebla doit comparaître devant la justice française le 17 septembre prochain. Son tort? Avoir diffusé un article dénonçant les dérives financières et le clientélisme d’Abbas Tolli, neveu du président tchadien Idriss Deby et actuel gouverneur de la banque des états de l’Afrique centrale.

Des publications remettant en cause Abbas Tolli et ses agissements, il en existe beaucoup. Mais c’est cet article, « Tchad : le décrété gouverneur Abbas Tolli », qui est dans la ligne de mire du neveu du président tchadien.


«On vous taxe de délinquant pour avoir publié un article»


En diffusant l’article sur son blog Makaila.fr, son rédacteur en chef, Makaila Nguebla, s’est attiré les foudres de l’homme d’affaires, lui valant ainsi une comparution devant la justice française le 17 septembre 2019.

Rédigée le 10 novembre 2017 par un anonyme, la publication incrimine Abbas Tolli d’avoir accumulé de l’argent, et d’avoir ainsi contribué au pillage de l’état tchadien. L’écrit dénonce également les pratiques de clientélisme du gouverneur de la banque des états de l’Afrique centrale qui «a déjà débarqué les DG (directeur général) de la Banque de l’Habitat pour mettre son cousin un certain Hassaballah et à la CBT pour mettre un certain Ali Timan» selon l’auteur.

Abbas Tolli aurait aussi fait du favoritisme en ayant pris «des Congolais et des centrafricains comme ses secrétaires». Pour Makaila, ces abus «devaient être révélés à l’opinion publique tchadienne».

Son blog étant l’un des sites les plus lus du Tchad, le journaliste «{se devait} de relayer l’information». Makaila pensait aussi que son statut de réfugié politique le protégerait d’une quelconque menace…

Malgré la diffusion d’un droit de réponse, demandé par l’entourage d’Abbas Tolli, Makaila reçoit le 20 décembre 2017 une mise en demeure de la part de l’avocat de Monsieur Tolli: Makaila a 48 heures pour retirer l’article de son blog. «Si je retire l’article, cela veut dire que je retire également le droit de réponse» rétorque le journaliste.

Bien que les deux écrits aient été retirés en temps et en heure, Makaila Nguebla est tout de même convoqué le 28 novembre 2018 à la Brigade de Répression de la Délinquance contre la personne. Le journaliste est entendu pour la première fois par un officier de la police: il est auditionné en «qualité de suspect» pour «diffamation publique envers particulier», et risque une amende.

La situation le dépasse: «On vous taxe de délinquant pour avoir publié un article».

Makaila Nguebla participe régulièrement à l’opérationRenvoyé Spécial en partenariat avec le CLEMI

L’affaire s’étend au-delà des murs de la Brigade de Répression de la Délinquance. Le 3 juin 2019, Makaila est entendu par un juge des instructions au Tribunal de grande instance de Paris. Aux accusations de «diffamation publique envers particulier» qui pesaient déjà contre lui, viennent s’ajouter des accusations «d’injure publique envers particuliers».

Mme Mylène Huguet, la Vice-présidente chargée de l’Instruction, ordonne le renvoi de l’affaire devant le tribunal correctionnel. Déterminé à rétablir la vérité des faits et à faire valoir ses droits de journaliste, Makaila a constitué sa défense. Pour plaider sa cause, il a fait appel à William Bourdon, avocat spécialisé, entre autres, dans le droit de la presse et de l’édition, et grand défenseur des droits de l’Homme.

Parallèlement, la Maison des journalistes soutient elle aussi le journaliste: à travers une attestation de témoignage, elle a fait état de la moralité de Makaila, de ses engagements journalistiques et a rappelé le contexte politique de son pays.

Si le journaliste tchadien semble «plutôt confiant» face à sa convocation devant le tribunal correctionnel, le 17 septembre prochain, l’ampleur que prend cette affaire suscite son incompréhension et lui laisse un goût amer: «Saisir la justice française pour attaquer en justice un journaliste réfugié politique, il y a de quoi s’interroger sur la motivation réelle de cette poursuite… Ca ressemble à de l’acharnement». 

  • FRANCE – La liberté d’informer contre la loi « Sécurité Globale »01/12/2020 - 12:08

    La loi « Sécurité Globale » est beaucoup critiquée par les défenseurs de la liberté de la presse à cause de l’article 24 qui sanctionne la diffusion “malveillante”  de l’image des policiers notamment lors de manifestations. Qui va décider quelle diffusion est “malveillante” ? On peut juger une intention plutôt que des actes beaucoup plus […]

  • MADAGASCAR – Etat de la presse, les journalistes en danger13/10/2020 - 1:54

    Abus des lois, menaces de mort, corruptions et salaires de misère, les journalistes malgaches peinent à faire leur métier dans de bonnes conditions malgré les interventions des ONG. Madagascar dispose d’un large éventail de médias, dont près de 250 stations de radio, une trentaine de chaînes de télévision, une vingtaine de quotidiens, une dizaine de […]

  • CENTRAFRIQUE – Comment la Russie influence les médias ?07/10/2020 - 3:43

    Un article co-écrit par Eliott AUBERT et Alexandre GARNIER pour l’Oeil MDJ. Officiellement présente en République Centrafricaine, officieusement omniprésente dans les médias, la Russie développe un nouveau réseau en Centrafrique depuis trois ans. Moscou met en place des campagnes médiatiques agressives en faveur de ses intérêts dans le pays. Enquêter sur ces nouveaux réseaux expose […]

  • Bangladesh – La liberté d’expression captive du gouvernement17/07/2020 - 2:57

    Les journalistes bangladais vivent une période mouvementée. Les atteintes à la liberté de la presse se multiplient. Quels sont alors les leviers utilisés par le gouvernement dirigé par la Première ministre Sheikh Hasina pour museler la presse au Bangladesh? Shariful Chowdhury, Shelu Akand, Mostafizur Rahman Suman, la liste d’attaques à l’encontre des journalistes s’amplifie chaque mois.

  • Guinée Conakry – Quelle éducation quand le taux d’alphabétisme est de 25% ?16/07/2020 - 2:20

    Dans un pays où la méthodologie de l’éducation nationale, la formation des professeurs et la corruption généralisée n’aident pas les élèves à trouver les chemins de l’école, le taux d’analphabétisme représente 75% de la population. A cela s’ajoute le manque de considération que subit les enseignants en Guinée Conakry. Les enjeux sont importants car l’impact dépasse les enjeux de l’instruction.

  • Soudan – La transition vers la démocratie bénéficie à la presse10/07/2020 - 1:58

    «Plus jamais dans le nouveau Soudan, un journaliste ne sera réprimé ou emprisonné.» Mercredi 25 septembre 2019, l’annonce du Premier ministre soudanais, Abdallah Hamdok, promet aux journalistes une liberté jamais acquise auparavant.

  • Guinée – La liberté de la presse sombre à nouveau10/07/2020 - 12:59

    Selon le site Guineedirect, les députés guinéens fraichement élus ont adopté ce 3 juillet 2020, un texte de loi qui limite une fois de plus la liberté de la presse en Guinée. Ainsi, le Président de l’institution HAC (Haute Autorité de la Communication – équivalent du CSA pour la presse guinéenne)) sera désormais nommé par […]

  • EGYPTE – Episode 3 – La dictature s’attaque aux familles des prisonniers26/06/2020 - 12:56

    C’est l’histoire d’une famille qui se bat pour communiquer avec Alaa Abd El Fattah, militant emprisonné dans les geoles égyptiennes. Seif, sa soeur, a été enlevée par des forces de sécurité en civil devant le bureau du procureur général dans le quartier de Rehab au Caire ce mardi 23 juin 2020. Seif était venue déposer […]

  • EGYPTE – Episode 2 – Au-delà des privations de liberté25/06/2020 - 10:04

    Dans son reportage biannuel sur la détention en Egypte, le Detention Watch Project a compté 932 disparitions forcées, 638 détentions arbitraires, 320 meurtres équivoques dans la première moitié de l’année 2019. En décembre 2019, l’Institut International de la Presse a comptabilisé 61 journalistes emprisonnés dont 25 arrêtés entre octobre et décembre.

  • Egypte – Épisode 1 – D’une simple promenade à la détention12/06/2020 - 3:55

    « Tout individu a le droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne », la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme (1948), Art. 3 déclame. Ce n’est pas le cas actuellement en Egypte où les mesures renforcées de sécurité ont de plus en plus restreint la vie publique, la liberté et […]

  • Afrique – L’Observatoire 19, informer librement sur la crise sanitaire du COVID-1929/04/2020 - 10:33

    Le 11 mars dernier, l’Organisation Mondiale de la Santé qualifie le COVID19 de pandémie. Les premiers cas ayant été détectés en Chine, l’Afrique est identifiée comme le plus grand foyer à risque de propagation de la maladie. En effet, il existe de nombreux échanges commerciaux entre le continent asiatique et le continent africain. Le 14 […]

  • Guinée Conakry – Récit du referendum chaotique, entre répression et coronavirus24/03/2020 - 5:37

    Ce dimanche 22 mars 2020 s’est tenu le double scrutin organisé pour valider le 3ème mandat du président Alpha Condé qui pour l’obtenir doit changer la Constitution. Même avant la pandémie de coronavirus, ce referendum a été décrié autant par les organisations internationales que par les régions guinéennes, les parties politiques, la société civile et […]

  • Guinée – Comme à chaque campagne électorale, les journalistes sont menacés01/03/2020 - 12:54

    Pour briguer un troisième mandat présidentiel, le président guinéen en exercice Alpha Condé a lancé un référendum. Il aura lieu le 1er mars 2020, en même temps que les élections législatives. Une partie de la population est opposée à ce référendum.

  • RD Congo: une radio attaquée et fermée par la police10/12/2019 - 10:32

    Au Bas-Uele, la « Radio Liberté Buta » a été attaquée par la police en pleine nuit avant d’être fermée.  Journaliste en danger JED et l’Observatoire des médias congolais OMEC, dénonce vigoureusement l’incursion nocturne d’un groupe de policiers dans les installations d’une station de radio, la confiscation de ses matériels de diffusion ainsi que l’arrestation d’un régisseur […]

  • «Ni le Congo du Sud, ni du Nord, mais le Congo du cœur» – Présentation du livre de Ghys Fortuné Bemba Dombe, résident à la MDJ04/12/2019 - 2:39

    Malgré les efforts, certaines conférences se transforment en meeting politique. Il aura fallu toute l’énergie du journaliste Ghys Fortuné pour rappeler l’objectif de cette rencontre: la sortie de son livre «de l’enfer à la liberté». De nombreuses personnes sont venues l’écouter. Parmi eux, d’éminents représentants dont d‘anciens ministres congolais. Les propos du journaliste sontt donc […]

  • La photo comme témoignage: entre action et réactions10/10/2019 - 10:28

    Au cours de leurs carrières, les photojournalistes prennent un nombre incalculable de clichés. Alors parmi ce nombre impressionnant de photos, quelles sont celles qui vont retenir l’attention du public, celles qui vont faire le tour du monde et celles qui vont recevoir des prix ? Quel rôle voient-ils à la photo? Réponses de photographes. Selon […]

  • Le dessin de presse aux portes du marché de l’art08/10/2019 - 8:59

    A quand une grande vente aux enchères de dessins de presse comme le font les maisons Drouot ou Sothebys pour des artistes tel que Picasso ? Autour de Martine Mauvieux, conservatrice du dessin de presse à la Bibliothèque de France, une cinquantaine de dessinateurs venus des 4 coins du monde (Portugal, d’Inde, d’Ecosse, de Jordanie, […]

  • Interview de Mago Torres : « La menace contre les journalistes existe, notre travail y répond »25/09/2019 - 9:42

    Mago Torres est à la fois journaliste et chercheuse, elle fait partie d’une équipe de journalistes mexicains et américains qui ont enquêté sur les fosses non répertoriées au Mexique. Ce travail d’investigation de plus d’un an et demi répertorie plus de 2.000 « fosses » clandestines au Mexique entre 2006 et 2016. Un site a été créé adondevanlosdesaparecidos.org : […]

  • Hong Kong: comprendre la crise par la liberté de sa presse11/09/2019 - 10:07

    Alors que la Chine est classée 177 sur 180 dans le classement de la liberté de la presse de Reporters sans Frontière (RSF), la presse de la région administrative spéciale de Hong Kong a elle, pendant longtemps, bénéficié de son système libéral. Mais depuis la rétrocession en 1997, la donne a drastiquement changé. Hong Kong […]

  • Liban, un lieu de transit pour les journalistes en exil?03/09/2019 - 2:16

    Bien-connu dans la région pour sa tolérance en matière de liberté de la presse, le Liban accueille de nombreux journalistes en exil des pays voisins. Pourtant, de nombreux défis à plusieurs niveaux entravent le travail des journalistes en exil. Conséquence, ils arrivent au Liban mais ils ne souhaitent pas s’installer. Situé dans une région où […]

Tribune : universitaires et chercheurs s’inquiètent de l’ingérence marocaine envers Maâti Monjib

Un procès ouvert en 2015, reporté 15 fois. Avec notre confrère de la Maison des journalistes Hicham Mansouri, Maâti Monjib est visé par une plainte suite à la création d’une application mobile aidant les journalistes marocains et depuis censurée par le pouvoir. Hicham a du quitter le Maroc après avoir connu la diffamation et la prison. Maâti Monjib, universitaire a pu rester au Maroc, mais à quel prix?

Le 22 avril 2019, l’historien Maâti Monjib est entré dans une grève préventive de la faim pour 48 heures. Enseignant-chercheur à l’Institut des études africaines (IEA) de l’Université Mohammed V de Rabat, il est menacé de se faire radier de l’université et de la fonction publique, après avoir accepté de participer, en qualité de rapporteur, à la soutenance d’habilitation à diriger les recherches (HDR) de Mounia Bennani-Chraïbi, le 13 février 2019, à l’École normale supérieure (ENS), à Paris.

L’affaire de l’ENS

Quatre ans plus tôt, Maâti Monjib a mené une grève de la faim illimitée qui a duré 24 jours, pour défendre son droit à la libre circulation. En lien avec la formation de jeunes journalistes à des outils de la presse citoyenne, il a été poursuivi avec six autres personnes, d’abord pour « atteinte à la sécurité intérieure de l’État ».

Le procès court toujours et Maâti Monjib fait l’objet de campagnes incessantes de diffamation et d’harcèlement moral. À l’origine des pressions que Maâti Monjib subit actuellement, rien de bien révolutionnaire : il a tenu à remplir ses engagements auprès de ses collègues en prenant part à un événement hautement académique.

Invité dès le mois de juin 2018 à faire partie du jury d’HDR de Mounia Bennani-Chraïbi, il a rapidement avisé les autorités de tutelle et produit tous les documents exigés, y compris la convocation officielle de l’ENS, sans pour autant obtenir un accord administratif formel, que peu d’universitaires sollicitent.

Maâti Monjib décide quand même de participer à la soutenance : sa présence est essentielle au bon déroulement de ce processus d’habilitation long et complexe. Peu après son retour à Rabat, il reçoit plusieurs « demandes d’explication » de la part des autorités universitaires pour non-présence sur son lieu de travail.

Un choix cornélien

Il y répond et dépose personnellement, à chaque fois, ses réponses à l’administration de l’institut ; preuve supplémentaire de sa présence. Or, son ministère de tutelle a engagé contre lui une procédure en abandon de poste (depuis le 11 février 2019), notifiée le 18 avril. Sommé de signer un formulaire de « reprise du travail » dans un délai de sept jours, Maâti Monjib a le choix entre reconnaître des accusations fallacieuses ou se faire radier.

Il a déposé un dossier officiel attestant qu’il n’a nullement abandonné son poste et 19 de ses collègues de l’institut ont témoigné par écrit qu’il « se présente régulièrement au poste de son travail » à l’institut et s’acquitte normalement de ses tâches.

Le procès-verbal signé par l’ensemble des membres du jury d’HDR atteste également de sa participation active à une activité scientifique, qui relève du cahier des charges de tout professeur universitaire.

L’Institut des études africaines se flatte sur sa page web de favoriser la coopération universitaire internationale et la mobilité des enseignants. N’est-ce pas contradictoire de soumettre Maâti Monjib à des épreuves kafkaïennes, alors même qu’il ne faisait que représenter son université dans une institution pour le moins prestigieuse ? En notre qualité de professeurs universitaires et de chercheurs, nous exprimons toute notre inquiétude face à cette entrave à la liberté académique.

231 signataires au 9 mai 2019 : 

NomPrénomPaysInstitut / fonction
Bennani-ChraïbiMouniaSuisseUniversité de Lausanne
AllalAminTunisieCNRS-IRMC
BoccoRiccardoSuisseThe Graduate Institute
BurgatFrançoisFranceCNRS
CamauMichelFranceInstitut d’études politiques d’Aix-en-Provence
CasimiroIsabel MariaMozambiqueEduardo Mondlane University
CatusseMyriamFranceCNRS
ChalcraftJohnRoyaume-UniLondon School of Economics and Political Science (LSE)
DakhliLeylaAllemagneCentre Marc Bloch
DesruesThierryEspagneIESA-CSIC
El KhawagaDinaLibanAmerican University of Beirut
FillieuleOlivierSuisseUniversité de Lausanne
GamalWaelÉgypteCarnegie Endowment for International Peace
GreemanRichardÉtats-UnisUniversity of Hartford
GusevAlekseyRussieMoscow State University
HammoudiAbdellahÉtats-UnisPrinceton University
HudisPeterÉtats-UnisOakton Community College
IharchaneOmarMarocUniversité Cadi Ayyad
JeppieShamilAfrique du SudUniversity of Cape Town
KaneOusmaneÉtats-UnisHarvard University
López GarcíaBernabéEspagneUniversité Autónoma
LöwyMichaelFranceCNRS
Miller G.SusanÉtats-UnisUniversity of California, Davis
MounaKhalidMarocUniversité Moulay Ismail
MounibNabilaMarocUniversité Hassan II
NaciriMohammedMarocGéographe, Université Mohammed V
NeveuErikFranceSciences Po Rennes
OfferléMichelFranceÉcole normale supérieure de Paris
RachikHassanMarocUniversité Hassan II
Siméant-GermanosJohannaFranceÉcole normale supérieure de Paris
StennerDavidÉtats-UnisChristopher Newport University
UysalAysenTurquiePolitologue (expulsée de l’Université d’Izmir)
VairelFrédéricCanadaUniversité d’Ottawa
VillalonLeonardoÉtats-UnisUniversity of Florida
VermerenPierreFranceParis 1 Panthéon-Sorbonne, France
WainscottAnn MarieÉtats-UnisMiami University
WaterburyJohnLibanAmerican University of Beirut

 

Les autres signataires par ordre alphabétique :

 

AainoussAbdelghaniMaroc 
AarourFatihaFrance 
AbdelmoumniSouadMaroc 
AbdelmoumniNaimaMaroc 
AchahbouneAbdellazizMaroc 
AchibaneMehdiMaroc 
AfkirMostafaFrance 
AfsahiKenzaFranceCentre Emile Durkheim – Université de Bordeaux
AghbalAhmedMarocUniversité Moulay Ismail
AhndarMohamedMaroc 
AitbaMouhssineMaroc 
AkanniSalouaFrance 
AkesbiNajibMarocInstitut agronomique et vétérinaire Hassan II
AksikasJaafarÉtats-UnisColumbia College Chicago
Alami MchichiHouriaMarocUniversité Hassan II
AllalTewfikFrance 
AlliouiHananeMaroc 
Andalous OuartassiKamalMaroc 
AnkariHamidMaroc 
AribAhmedMaroc 
AssidonSionMaroc 
AugierJean-PaulFranceHistorien
AzdemMehdiMaroc 
BaczkoAdamFranceUniversité Paris I
BajjajiGabrielFrance 
BalarbiNajatSuisse 
BaranziniRobertoSuisseUniversité de Lausanne
BelarbiMohamed  
BelfquihAbdelkhalekFrance 
BelghaziAmineMaroc 
BellaHassanMaroc 
Ben MamiAmineFranceSciences Po Aix
Ben SaudYoussefMaroc 
BenchebabAbdellatifMaroc 
BenmoussaYounesMaroc 
BennaniTaoufikMaroc 
BenslimaneDouniaMaroc 
BernichAbdallahMaroc 
BouabidAliMarocPolitologue
BouaggaYasmineFranceÉcole normale supérieure de Lyon – Triangle
BoubelrhitiLhoucineMaroc 
BouchraMouloudaMaroc 
BouguiyoudSaidQatar 
BouharouSullimanMaroc 
BoulaFaroukMaroc 
BoulakhrifAhmedMaroc 
BoutaharDrissMaroc 
BouzendagaAbdallahMaroc 
BrazekAbdeslamFrance 
BrouksyOmarMarocJournaliste et universitaire
ButinCyprienFranceConsultant en développement urbain
CaponCorinneSuisse 
CasaniAlfonsoEspagne 
ChahirAzizMarocPolitologue
CharpentierIsabelleFranceUniversité de Picardie
ChbibiMohamed  
CheikhMeriamFranceAnthropologue
CherbibMouhieddin e 

 

Militant des droits de l’homme tunisien

CherouaouBrahim  
CherquiIlhamCanada 
CherradouMohammedMaroc 
ChoubiMohamedMaroc 
ChoukriHmedFranceUniversité Paris Dauphine
ChraibiSaadMaroc 
DafirHassanMaroc 
DeğerOzanTurquiePolitologue (expulsé de l’Université d’Ankara)
DemetriouEleniChypreAix-Marseille Université
DerouichSaidMaroc 
DianiMoradQatarUniversité Cadi Ayyad (actuellement chercheur au Doha Institute)
DirècheKarimaFranceCNRS
DuchesneSophieFranceCNRS
DuthuFrançoiseBelgiqueUniversité Paris Ouest Nanterre
EichenbergerPierreÉtats-UnisChercheur invité à la New School
El AmineAmalMaroc 
El AyarMhamedMaroc 
El FahliMohamedMaroc 
El ImameSoumiaMaroc 
El KawkabiHassanMaroc 
ElalaouiCharifFrance 
ElAmineAdnanLibanAmerican University of Beirut
ElbelghitiRachidMaroc 
ElbouskyBelaidÉtats-Unis 
ElkhairiAyoubMaroc 
ElouajjaniSaidMaroc 
ElyamlahiZakiaMaroc 
EmperadorMontserratFranceUniversité Lyon 2
FakirIntissarÉtats-UnisCarnegie Endowment for International Peace
FarhatAbdellatifFrance 
FatmiYoussefMaroc 
Fernandez-MolinaIreneRoyaume-UniUniversity of Exeter
GanevVenelinÉtats-UnisMiami University
GaubertJulieSuisseChercheuse
GhadeerAhmedÉgypteChercheuse
GobilleBorisFranceÉcole normale supérieure de Lyon
GonnetAurélieFranceChercheuse
González García de ParedesMartaEspagneIESA-CSIC
GrazJean- ChristopheSuisseUniversité de Lausanne
GrottiLaetitiaMaroc 
GuediraAbdellahMaroc 
HayatSamuelFranceCNRS
HeddouchiOmarMaroc 
IdbelaidHamidMaroc 
IdhmidaMohamedMaroc 
IlahianeHsainÉtats-UnisMississipi State University
ImmAnasMaroc 
    
JamalAyoubMaroc 
Janne d’OthéeNathalieBelgiqueCentre national de coopération au développement (CNDD 11.11)
JenkalAbdelaziz  
JeradiMohamed  
JimenezMarEspagne 
JouvenetMorganFranceCNRS
KerdellassAchrafMaroc 
KhadirKhaddoujFrance 
KhalilOmniaÉgypteChercheuse
KheirAhmedÉgypteChercheur
KosuluDenizFranceChercheuse
KsikesDrissMarocÉcrivain et professeur à HEM
KurtoğluZerrinTurquieSociologue
LaaroussiOmarMaroc 
LahmamedElmehdiQatar 
LizéWenceslasFranceUniversité de Poitiers
López HernándezDoloresEspagneUniversidad de Navarra
Loukili ChrifAl MostafaMaroc 
MaaninouLarbiFrance 
MachAndréSuisseUniversité de Lausanne
MachrouhiDahbiMaroc 
ManryVeroniqueFranceSociologue
MasrourAissaMaroc 
MathieuLilianFranceÉcole normale supérieure de Lyon – Centre Max Weber
MayauxPierre-LouisFranceCentre international de recherche pour l’agriculture et le développement
MazighBahriMaroc 
McLaughlinFionaÉtats-UnisUniversity of Florida
MejjadGhaniMaroc 
MelianiYoussefMaroc 
MenouxThibautFranceUniversité de Nantes
MeziatyMouadMaroc 
MezziYoussefMaroc 
MiasColineFranceDoctorante Sciences Po Aix
Mohamed-ChaabaniSalihaFrance 
MortabitZouhairFrancePolytech Clermont-Ferrand
MotaMiltonSuisse 
Mouhallil-LeroySophieBelgique 
MoustekfuAbdellatifMaroc 
MrabtiMohammedMaroc 
MulhemMonifSyrieIntellectuel et militant syrien
NaguibMohamedFrance 
NaihMohammedMaroc 
NaimMustaphaMaroc 
NajemeIbrahimMaroc 
NaouaAdibaMaroc 
NasrAymanFrance 

 

Nuino Mourad

Mourad Nuino

 

Maroc

 

Docteur en droit

OcanaMorganFrance 
OlivierIsabelleFrance 
OubakaBrahimMaroc 
OukmeniIdirMaroc 
OumlilKenzaMarocUniversité Al Akhawayn
PaboeufJean-LouisFrance 
PagisJulieFranceCNRS
PapadopoulosIoannisSuisseUniversité de Lausanne
PaternotteDavidBelgiqueUniversité libre de Bruxelles
PereiraCristinaSuisse 
PierretMoniqueBelgique 
QmichouKhadijaMaroc 
RaddaouiRaddaouiMaroc 
RajibSaidMaroc 
RaoudMostafaMaroc 
RaymondCandiceFranceIREMAM
RhribSamiSuisse 
RivetBénédicteFranceCentre Max Weber
RuchetEvanSuisse 
RuelAnneFranceHistorienne
Ruiz de ElviraLauraFranceUniversité Paris Descartes

 

Sadki

Abdelouahe d

 

Maroc

 
SaidiRachidaMaroc 
SammouniMohamedMarocJournaliste et chercheur en sociologie politique
SefriouiKenzaMarocDocteure de l’Université Paris IV, journaliste culturelle, critique littéraire et éditrice
SillyVincaFrance 
SolanasFacundoArgentineUniversité de Buenos aires
SommierIsabelleFranceUniversité Paris 1
TajMustaphaMaroc 
TalbiAlaaTunisie

Docteur de l’Université de Tunis, Forum

tunisien pour les droits économiques et sociaux

TayebiMohammedMaroc 
TbeurIssam- EddineMarocUniversité Mohammed V
TekEylemTurquie 
TisserdiRachidMaroc 
TmartAhmedMaroc 
TokerNilgunTurquiePolitologue (expulsée de l’Université d’Izmir
TurkmenBuketFranceCentre Emile Durkheim
WahnichSophieFranceCNRS
YukselHakanFrance 
ZejlyNassimFrance 
ZwanenburgElsaSuisse 
  • FRANCE – La liberté d’informer contre la loi « Sécurité Globale »01/12/2020 - 12:08

    La loi « Sécurité Globale » est beaucoup critiquée par les défenseurs de la liberté de la presse à cause de l’article 24 qui sanctionne la diffusion “malveillante”  de l’image des policiers notamment lors de manifestations. Qui va décider quelle diffusion est “malveillante” ? On peut juger une intention plutôt que des actes beaucoup plus […]

  • HAÏTI – Les assassinats continuent alors que le président appelle à fêter Noël24/11/2020 - 3:45

    Plus d’une trentaine d’actes d’assassinats, environ une vingtaine d’enlèvement contre rançon ont été recensés depuis le commencement de l’année 2020. Des cas de trafic d’organes ont été egalement constatés. Malgré ce carnage, le président d’Haiti Jovenel Moise invite la diaspora à venir fêter Noël avec leur proche. L’année 2020 est un moment de deuil qui […]

  • HAÏTI – La liberté d’informer n’existe pas, jouralistes en danger17/11/2020 - 1:19

    En 2019, le sénateur haïtien Jean-Marie Ralph Fethière a tiré plusieurs coups de feu en direction d’un photojournaliste. Loin d’être des coups tirés en l’air, il a touché le photojournaliste au niveau de la mâchoire. Voilà un fait qui résumé la situation actuelle d’Haïti. Pour honorer la mémoire des journalistes assassinés dont les auteurs sont […]

  • GUINEE CONAKRY – La liberté de la presse attaquée22/10/2020 - 9:38

    Pour avoir diffusé les opérations de dépouillement de vote en direct (dans un contexte de fraude massive), la Haute Autorité de la Communication a suspendu le site d’information Guinéematin.com pour un mois. C’est une décision lue dimanche soir sur les ondes des médias d’État. Le fondateur du site, dans une interview accordée à l’émission les […]

  • MADAGASCAR – Etat de la presse, les journalistes en danger13/10/2020 - 1:54

    Abus des lois, menaces de mort, corruptions et salaires de misère, les journalistes malgaches peinent à faire leur métier dans de bonnes conditions malgré les interventions des ONG. Madagascar dispose d’un large éventail de médias, dont près de 250 stations de radio, une trentaine de chaînes de télévision, une vingtaine de quotidiens, une dizaine de […]