CONGO-BRAZZAVILLE – Paradoxes et démagogie

«A beau mentir vient de loin». Cette maxime peut s’appliquer aux gouvernants congolais qui pensent qu’ils ont en face d’eux, des imbéciles ou des gens atteintes d’Alzheimer. Dans un souci réel de rééquilibrage ethnique au sein du corps des médecins, le ministre François Ibovi avait résolu d’envoyer en formation à Cuba, mille étudiants dont 95% ressortissants d’une même ethnie.

Deux cent cinquante six (256) d’entre eux ont terminé leur troisième cycle en médecine et viennent de regagner le Congo.

Selon un communiqué du ministère de la santé du Congo, ces jeunes diplômés seront mutés dans les douze hôpitaux généraux du pays. Ce communiqué ne précise pas cependant que ces jeunes seront sacrifiés. Et pour cause ?

  1. Ces anciens hôpitaux généraux existant depuis des décennies. Ils sont dépourvus des infrastructures de qualité, du matériel médical moderne et des médicaments. Les nouveaux douze hôpitaux qui ont commencé à sortir du sol, nonobstant des milliards d’euro qu’ils ont absorbé, ne sont pas arrivés à maturité du fait des gouvernants qui ont fait main basse sur les deniers publics.

  2. La pharmacopée congolaise est francophone. Or, lesdits médecins ont fait tout leur cursus universitaire en espagnol. Six mois de stage d’imprégnation sont insignifiants et violent le dispositif sanitaire mis sur pied en 1970. Ce dispositif impose aux médecins formés à l’étranger en dehors de la France, de passer dix-huit mois de stage d’imprégnation dans trois services clef: six mois en médecine, six mois en pédiatrie – obstétrique et six mois en chirurgie. Les Docteurs Damase Bozongo, Robert Koutaba, Frederick Obaka, Godefroid Okiemi, le professeur Ntalani… qui ont étudié à Cuba, en Russie, en Roumanie peuvent confirmer nos propos.

  3. Ces médecins qui sont pour la plupart d’une même ethnie, à moins d’adopter « la médecine du futur », doivent apprendre le kikongo s’ils veulent être plus proches et soulager les patients qui s’expriment régulièrement en langues vernaculaires. Mais le clou de contradiction et de la démagogie sur le chapitre formation et santé a été enfoncé par les ministres, Clément Mouamba, Bruno Jean Richard Itoua et Anatole Collinet Makosso. En effet, au cours de leurs dernières sorties médiatiques, les deux premiers ont parlé des conditions qui sont réunies et de l’intégration desdits médecins qui est assurée. Curieux, quand on sait que, nombreux des médecins et infirmiers sortis des instituts médicaux du Congo et d’ailleurs, sont à la traîne depuis des années.

Idem pour 4160 enseignants volontaires qui ne perçoivent pas depuis six mois leur prime mensuel variant entre 50.000 et 70.000 FCFA (77 et 108 euros) à peine et sont toujours en attente d’intégration comme le témoignent diverses manifestations devant les ministères des finances et d’enseignements. Le comble, c’est de voir, le magistrat -écrivain- chercheur, Anatole Collinet Makosso tomber si bas en défendant un pouvoir qui viole constamment les droits de la population notamment ceux des jeunes.

Il sied de rappeler à Anatole Collinet Makosso que sa théorie biaisée de trois jours de classes par semaine ne tiendra qu’à 47% si on ne construit pas de nouvelles salles de classes.

Quel miracle va-t-il créer pour repartir 100 ou 160 élèves l’effectif d’une classe habituelle en deux vagues de trois jours alors que, pour respecter les mesures de distanciation sociale, il faut 35 élèves par salle ?

Que dire des amphithéâtres et autres où sont entassés régulièrement des étudiants comme dans une boite de conserve ?

Certes, Bruno Jean Richard Itoua et Anatole Collinet Makosso ont évité une année blanche aux apprenants, cependant, ils ne vont pas nier que, dans la plupart des écoles de ce petit pays riche, l’eau et l’électricité qui devraient protéger nos jeunes contre la covid-19 et plusieurs virus sont des denrées rares.

Qu’est ce qui reste de ce magistrat-écrivain-chercheur lucide qui avait énoncé le droit quand la famille Sassou-Nguesso tenait à me fouetter il y a 15 ans de cela ?

Les enfants d’abord

La correction des mauvaises politiques et la relève seront assurées par les jeunes à condition qu’ils soient bien formés et évoluent dans des structures viables. D’où, la nécessité de recycler et recruter un nombre considérable d’enseignants qualifiés aux programmes adaptés des temps modernes.

L’UNICEF, le PAM, la Banque Mondiale, l’UNESCO, les partenaires bilatéraux et cohorte conviendront avec nous que les financements et dons alloués au Congo ont pour objectif l’amélioration des conditions de vie des populations en général et en particulier ceux des apprenants et enseignants et non pas pour remplir les poches des dignitaires d’un régime en lambeau.

Parlant de l’UNESCO qui vient de nous ouvrir ses portes, même si l’ambassadeur Henri Ossebi et les ministres congolais ont déposé leurs fiches, cette institution est toujours disponible à recevoir des tiers avant et après le départ de sa directrice générale à Brazzaville dans les jours avenir.

La médecine du futur et l’école moderne

Le débat du concept «la médecine du futur» dans la communauté congolaise a été lancé par le professeur Jean Bernard Nkoua Mbon basé actuellement en Belgique. Par ailleurs, il est impossible de parler de médecine de futur et de l’école moderne sans mentionner le boulevard énergétique, la fibre optique, les nouvelles technologies de l’information et de la communication, le numérique et les infrastructures de base.

Le Congo a les moyens de batir des infrastructures et dispenser un enseignement de qualité. Pourvu que les gouvernants soient patriotes, placent l’amour au centre, se débarrassent du tribalisme et rapatrient officiellement les fonds qu’ils ont planqués çà et là.

Nous parlons de rapatriement officiel et non des combines avec certains clubs de banques. Selon nos informations, certains banquiers, reçus il y a quelques mois dans un village bien connu des congolais, auraient passé un deal de faire des transactions de l’argent pillé par certains dignitaires pour le prêter encore au Congo alors qu’il appartient aux contribuables congolais.

Cela semble se vérifier car, personne ne peut prouver la disparition en un laps de temps des 14.000 milliards de francs cfa des générations futures alors que, non seulement le Congo a bénéficié de l’effacement de sa dette sous tendu des dons et d’un boom pétrolier, mais aussi 75% des pseudo grands travaux ont été réalisés sur les prêts chinois (les 2/3 de la dette congolaise sont des montages des sociétés chinoises de droit congolais).

Le président Sassou, le ministre Gilbert Ondongo et Cie qui vantaient ces 14.000 milliards au parlement et ailleurs s’ils sont réellement humanistes, avec un peu de dignité, conviendraient avec nous. Faire des deals avec des banquiers qui engageront encore des générations futures c’est perpétuer la politique de la terre brûlée.

Pourquoi ne pas suivre la conférence épiscopale des évêques du Congo qui conseille depuis le 9 mai 2018 jusqu’à ce jour de s’asseoir, «d’avoir le courage de parler de ces sujets de manière ouverte et sans passion (…) de rapatrier les fonds pour soulager la souffrance du peuple.»

Cette pensée est soutenue indirectement par l’écrivaine et psychologue Simone Matoko Mianzenza ainsi que Henri Ossebi cité récemment, par Anatole Collinet Makosso qui parle de dialogue. En réalité, la balle revient au président Sassou Denis et ses collabos qui s’entêtent à « ne pas vouloir d’une chose et son contraire » et de sortir par la grande porte, car il aurait laissé sa famille en paix.

Ghys Fortune BEMBA-DOMBE

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GUINÉE CONAKRY – Les opposants en prison afin de préparer l’élection présidentielle

Sous couvert de lois scélérates et d’une démocratie tronquée, la purge des candidats à l’élection présidentielle continue et n’épargne aucun opposant politique. C’est ce qui s’est passé ce samedi 12 septembre 2020 : le régime dictatorial d’Alpha Condé a kidnappé Souleymane Condé. Cet homme est l’ancien coordinateur du FNDC (Front pour le respect de la Constitution) aux États-Unis d’Amérique. Le FNDC dénonce un règlement de compte contre Souleyene Condé. Son arrestation étant intervenue après le lancement de son mouvement politique: Diversité Républicaine de Guinée.

Souleymane Condé n’est pas un inconnu. Pour preuve, il était l’invité de l’émission «Les Grandes Gueules» de la radio Espace FM le vendredi 11 septembre.

Son arrestation pourrait avoir des liens avec des propos qu’il a tenu lors de cette émission. Selon le site Guinéenews, voici les raisons mis en avant par le patron de la Direction centrale de la police judiciaire, Fabou Camara.

« Souleyemane Condé a été arrêté pour ses publications sur son compte Facebook. On l’a interpellé pour ça. Tout ce qui viole la loi constitue une infraction. C’est donc par rapport à ça qu’on l’a interpellé« .

A la question de savoir si une convocation a été envoyée à Souleymane Condé, il affirme qu’il n’en avait pas besoin: « On ne convoque pas quelqu’un qui est en flagrant délit. Il n’y a pas de convocation. On le [localise], on le trouve, on l’interpelle. C’est ça la règle.« 

Du coup, nous nous sommes penchés sur la règle de droit concernant le flagrant délit en Guinée Conakry :

  • Article 50 :
    • – Est qualifié crime ou délit flagrant, le crime ou le délit qui se commet actuellement, ou qui vient de se commettre.
    • Il y a aussi crime ou délit flagrant lorsque, dans un temps très voisin de l’action, la personne soupçonnée est poursuivie par la clameur publique ou est trouvée en possession d’objets, ou présente des traces ou indices, laissant penser qu’elle a participé au crime ou délit.
    • Est assimilé au crime ou délit flagrant tout crime ou délit qui même non commis dans les circonstances prévues à l’alinéa précédent a été commis dans une maison dont le chef requiert le Procureur de la République ou un Officier de Police Judiciaire pour le constater.
    • Est également soumise à la procédure du flagrant délit, toute infraction correctionnelle, passible d’une peine d’emprisonnement qui, à la suite d’une enquête officieuse, ne paraît pas devoir faire l’objet d’une instruction préalable, en raison soit des aveux de l’inculpé, soit de l’existence de charges suffisantes.

Donc, quelle publication de Souleyemane Condé est qualifiable de flagrant délit ? Malgré une lecture acharnée, rien ne nous a semblé enfreindre la loi. 

En somme, il faut juste s’opposer au troisième mandat du président pour être arrêter, puis se voir attribuer des infractions non fondées. C’est la loi assujetie à la volonté et à l’humeur du pouvoir dictatorial d’Alpha Condé.

On se souvient qu’Oumar Sylla, alias Foniké Mengué, coordinateur national adjoint de « Tournons la page – Guinée » et responsable de la mobilisation et des antennes du Front national pour la défense de la Constitution (FNDC) le 17 avril dernier, au lendemain de son intervention dans cette émission, avait lui aussi été immédiatement arrêté et conduit à la maison centrale de Conakry.

Il patienta plus de quatre mois en prison, avant d’obtenir sa liberté par la contribution des organisations nationales et internationales de droits de l’homme et les avocats du FNDC.

Alpha Condé, un dictateur de plus en plus violent

Pour rappel, en plus de sa candidature illégale pour obtenir un troisième mandat présidentiel contraire à la Constitution de 2010, Alpha Condé a endeuillé plusieurs familles guinéennes.

Cette campagne électorale et cette élection contestée tuera plus d’un guinéen. Dans l’opposition acculée et réprimée, les esprits s’échauffent. Les partisans de Cellou Dalein Diallo font craindre une violence post-électorale non maitrisée.

Mais comment imaginer qu’une dictature si répressive et à l’allure si démocratique, qui a déjà changé la Constitution comme si ce n’était rien, qui envoie ses opposants en prison pour des écrits sur les réseaux sociaux ou des commentaires en radio, comment ce régime pourrait perdre ces élections ? Y aura-t-il un contrôle anti-fraude et serait-ce efficace ?

Mais si nous restons sur les faits, une lecture de l’histoire prime sur les autres: Alpha Condé veut mourir au pouvoir comme ces prédécesseurs. Que ce soit Sekou Touré mort au pouvoir en 1984 ou le général Lansana Conté, lui aussi mort au pouvoir en 2008. Mais pour l’instant, les seuls qui risquent de mourir, c’est le peuple guinéen et les idéaux démocratiques.

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IRAN – Le lutteur Navid Afkari exécuté malgré la mobilisation internationale

Le régime iranien a exécuté le samedi 12 septembre 2020 Navid Afkari, champion de lutte âgé de 27 ans, au mépris des appels de la communauté internationale à mettre fin à cette exécution. Navid Afkari, un manifestant, a été arrêté en 2018, avec ses deux frères à Chiraz. Le 2 août 2018 comme plusieurs autres villes d’Iran, Chiraz avait été le théâtre de manifestations hostiles au pouvoir et dénonçant la situation économique et sociale du pays.

Après des mois de tortures horribles et des «aveux télévisés», Navid a été condamné à deux peines d’exécution dans des circonstances louches, pour le meurtre d’un fonctionnaire lors d’une manifestation antigouvernementale.


Ils me battaient avec des bâtons et des matraques, me frappant les bras, les jambes, l’abdomen et le dos.


Ses frères Vahid et Habib ont été condamnés respectivement à 54 et 27 années de prison dans la même affaire. La requête de Navid Afkari demandant un nouveau procès a été rejetée par la Cour suprême du régime.

Dans une lettre qu’il a transmise secrètement de la prison, Navid a écrit: « Pendant environ 50 jours, j’ai dû endurer les plus horribles tortures physiques et psychologiques. Ils me battaient avec des bâtons et des matraques, me frappant les bras, les jambes, l’abdomen et le dos. Ils mettaient un sac en plastique sur ma tête et me torturaient jusqu’à ce que je suffoque au bord de la mort. Ils ont également versé de l’alcool dans mon nez« .

«Trampled Humanity»

Amnesty International a publié un rapport choquant, «Trampled Humanity», le 2 septembre 2020, confirmant le recours par le régime à de graves tortures, en particulier contre les personnes détenues lors de deux manifestations nationales en Iran en 2018 et novembre 2019.

Selon ce rapport, le régime iranien a eu recours à «des tortures généralisées, notamment des passages à tabac, des flagellations, des décharges électriques, des positions de stress, des simulacres d’exécutions, des waterboarding, des violences sexuelles, l’administration forcée de substances chimiques et la privation de soins médicaux» pour faire pression sur des milliers de manifestants arrêtés lors du soulèvement de novembre 2019.

L’organisation de défense des droits humains Amnesty international s’était alarmée dès le vendredi 11 septembre de l’“exécution secrète imminente” de Navid Afkari, affirmant que lui et ses deux frères, condamnés à de lourdes peines de prison dans la même affaire, étaient les “dernières victimes du système judiciaire iranien déficient”.

Désemparée, sa mère a lancé un appel à l’aide.

La mère de trois jeunes manifestants iraniens a fait une déclaration publique pour sauver la vie de ses fils, après que la justice iranienne a prononcé des peines injustes à leur encontre pour avoir participé à des manifestations publiques en 2018 à Kazeroun et Chiraz.

Dans son enregistrement vidéo publié sur Internet le 30 août, Madame Afkari (Bahieh Namjou) a déclaré: « Des agents en civil sont entrés par effraction dans notre maison à 5 heures du matin en septembre 2018, sans montrer de mandat, et ont emmené deux de mes fils, Vahid et Navid. Au bout d’un certain temps, ils sont venus et ont emmené mon mari et mon beau-fils. Au bout de trois mois, ils sont venus et ont arrêté Habib« .

Dans une autre partie de sa vidéo, la mère précise: « Ils ont torturé Habib psychologiquement et physiquement à tel point que trois fois, il s’est suicidé en prison… Plus tard, nous avons appris qu’il avait été torturé pour faire des (faux) aveux contre Navid. »

Décrivant la procédure régulière du régime comme injuste et fausse, Madame Afkari a appelé « le peuple du monde, le peuple d’Iran et toute personne qui peut entendre sa voix » à aider de toutes les manières possibles à sauver la vie de ses trois fils.

L’UFC et même Trump ont demandé de l’épargner

Exécuté ce samedi par les autorités, Navid Afkari avait obtenu le soutien de nombreuses personnalité après la publication d’informations affirmant que ses aveux avaient été extorqués après usage de la torture.

« S’il vous plaît l’Iran, épargnez Navid Afkari » a lancé Dana White, le patron de l’UFC dans une vidéo partagé sur les réseaux sociaux.

Le président des Etats-Unis, Donald Trump y est aussi allé de son message de soutien pour appeler de ses voeux à la grâce du champion. 

« J’apprends que l’Iran s’apprête à exécuter une grande star de la lutte, Navid Afkari, 27 ans, qui n’a fait que participer à une manifestation antigouvernementale », a expliqué le dirigeant américain sur Twitter. « Ils protestaient contre l’aggravation de la situation économique du pays et l’inflation.« 

Ce samedi 12 septembre, le Comité international olympique (CIO) s’est dit “choqué” par l’exécution du lutteur, comme l’instance basée à Lausanne l’a expliqué dans un communiqué. “Il est profondément regrettable que les appels des athlètes du monde entier, et tout le travail en coulisses du CIO, avec le Comité national olympique iranien, la Fédération internationale de lutte et la Fédération iranienne de lutte, n’aient pas atteint leur objectif”, a regretté le CIO, dont les “pensées vont à la famille et aux amis” de Navid Afkari.

Les conséquences et l’issue pour le régime

Pour contrôler la société iranienne, en particulier après le soulèvement de novembre 2019 qui a ébranlé les fondations du régime, les mollahs ont multiplié les exécutions.

L’exécution de Navid Afkari, et avant lui Mostafa Salehi, qui a également été arrêté lors des manifestations nationales en Iran en 2018, vise donc à contrecarrer un autre soulèvement et à intimider le public. Ces exécutions sont la continuation de la répression brutale par le régime des deux soulèvements de 2018 et de novembre 2019, ce dernier à une échelle beaucoup plus grande avec plus de 1500 martyrs.

Ces exécutions et l’oppression des deux soulèvements sont conformes à la frénésie meurtrière du régime des années 80, qui a atteint son apogée à l’été 1988 lorsque plus de 30.000 prisonniers politiques ont été exécutés en quelques mois.

L’échec de la communauté internationale à tenir le régime responsable de ses violations des droits de l’homme, principalement le massacre de 1988, a conduit le régime à jouir d’une impunité de longue date, poursuivant ainsi sa brutalité et ses violations des droits de l’homme.

Pourtant, il y a une différence entre l’oppression du régime aujourd’hui et dans les années 80. Dans les années 80, le régime a exécuté et torturé des personnes à l’échelle de milliers, mais le monde est resté silencieux. Mais maintenant, l’exécution de Navid a été suivie d’une énorme réaction internationale. C’est principalement à cause des deux récents soulèvements glorieux du peuple iranien et des quatre décennies de résistance iranienne à dénoncer les violations des droits de l’homme du régime.

L’exécution de Navid Afkari, avec ses condamnations internationales et nationales croissantes, augmentera la haine du public en Iran envers le régime et l’isolement des mollahs sur la scène internationale.

Au sujet du résultat de cette exécution criminelle et du devoir de la communauté internationale, Madame Maryam Radjavi, présidente élue du Conseil national de la résistance iranienne (CNRI), a déclaré:

« La jeunesse courageuse d’Iran se lèvera en solidarité avec le peuple héroïque de la province du Fars et pour protester contre l’exécution indue de Navid Afkari. L’Iran pleure Navid et partage le chagrin de la famille Afkari alors que le monde est choqué par Khamenei et la barbarie du régime clérical. Le fascisme religieux au pouvoir en Iran ne peut pas survivre un jour sans exécution, torture et répression domestique. En versant le sang de jeunes comme Navid Afkari, les mollahs cherchent à maintenir leur emprise sur le pouvoir face aux manifestations iraniennes. L’exécution de Navid Afkari, cependant, ne fera qu’alimenter les flammes du soulèvement du peuple iranien et enverra le régime des mollahs à la poubelle de l’histoire.« 

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GUINÉE CONAKRY – Alpha Condé, «le soleil des incompétences» brille dans le ciel africain

De la politique à l’écriture ! Si la politique est un terrain qui donne la part belle au médiocre et à l’incompétence, l’écriture quant à elle, impose des valeurs et des savoirs: savoir faire, savoir être, savoir savant… C’est à cette seconde catégorie que souhaite appartenir le président de Guinée Conakry, Alpha Condé. 

Mais la noblesse de l’écriture semble très loin de l’écrivain Alpha Condé. D’où le titre de son livre qui est un tel plagiat, que les réseaux sociaux s’en sont moqués allègrement jusqu’à le tourner en dérision. Plutot que de créer, il copie.  

“Une certaine idée de l’Afrique » par Alpha Condé

Édité par l’Harmattan Guinée, “Une certaine idée de l’Afrique » a été dédicacé par le président guinéen vendredi 11 septembre 2020 à Conakry. Pourtant, ce livre aurait du avoir un autre titre : « Une certaine idée de la Guinée ».

C’est sous ce nom qu’il avait présenté son livre la première fois. Mais l’appétit du chef de l’Etat guinéen pour le prestige l’a surement poussé à voir ses positions à la hausse, passant d’un livre ambitieux sur la Guinée à l’Afrique toute entière ! 

Ce titre a déclenché des réactions très violentes sur les réseaux sociaux. Moqueries et accusations de plagiat ont fusé. Et pour cause. Julian Jackson avait raconté l’épopée du Général Charles De Gaulle dans son libre best-seller « Une certaine idée de la France » traduit de l’anglais par Marie-Anne de Béru. 

Par ce copiage conforme des titres, dont la seule différence est le nom des lieux (France pour l’un, Guinée ou Afrique pour l’autre), la personnalité et l’incompétence d’Alpha Condé se présente sous sa forme authentique et brute : s’approprier le géni des autres et s’en gargariser.

Alpha Condé, « le soleil des incompétences » qui brille en Guinée Conakry

Par la conformité des titres de ces livres que nous ne comparerons pas, il y a queqlues évidences. Si le premier est bien une invention qui montre le talent, la valeur ou l’inspiration de son auteur, alors le second met en lumière la notion de simple plagiat.

Qu’est ce qu’un plagiaire ? Le plagiaire est quelqu’un qui, dans le domaine artistique ou littéraire, donne pour sien ce qu’il a pris à l’œuvre d’un autre.


Le plagiat est souvent assimilé à un vol immatériel.


Le plagiat est ce qui est emprunté, copié, démarqué, autrement dit le plagiaire est celui qui s’approprie indûment ou frauduleusement tout ou en partie d’une œuvre littéraire, technique, artistique. Certains étendent ceci par extension à un style, des idées ou des faits.

Qu’est-ce que le plagiat ? Le plagiat est une faute d’ordre moral, civil ou commercial, qui peut être sanctionné au pénal. Cela  consiste à copier un auteur ou accaparer l’œuvre d’un créateur dans le domaine des arts sans le citer ou le dire, ainsi qu’à fortement s’inspirer d’un modèle que l’on omet, délibérément ou par négligence, de désigner. Il est souvent assimilé à un vol immatériel.

Le plus important est de différencier l’écrivain du plagiaire.

L’arme des écrivains est la plume, la plume fait coulé l’ancre et enferme le réel entre des mots. C’est à la fois artistique et méticuleux. La censure qui guette démontre bien l’importance des mots. L’écrivain en joue, l’écrivain en donne un sens.

Mais le plagiaire quant à lui n’est pas un écrivain, au contraire. C’est un farceur (au sens médiocre du mot), qui reprend à droite et à gauche, au gré du vent, et se fait passer pour ce qu’il n’est pas et ne saura jamais être. Ce désormais président écrivain, ou plutot ce président plagiaire, qui a fait coulé du sang et des larmes à son peuple, lui qui favorise les armes à l’encre, la propagande à la plume, la censure aux idées, la dictature à la démocratie, fait de lui ce qu’il tente de nous cacher : un simple plagiaire, rien de plus.

Bien sur le climat politique instable lui demande de réassoir constamment son autorité, d’où une tentative de légitimité ou de respectabilité par son livre… Pari raté. Rien qu’au plagiat du titre, on devine à quel loustic on a à faire.  

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HAÏTI – La corruption dépasse l’entendement dans l’affaire Petrocaribe

Selon le troisième rapport de la Cour supérieure des Comptes sur la gestion du fonds Petrocaribe publié le 12 août 2020, la corruption au sein des administrations publiques est à son plus haut niveau ! Cette fois, la corruption s’est attaché aux programmes d’aides sociales et éducatives ainsi qu’à des travaux d’infrastructure et de réhabilitation. L’argent du fond Petrocaribe, environ 3.8 milliards de dollars américains, a été dilapidé par les dirigeants haïtiens en toute impunité.

La Cour supérieure des Comptes, jusqu’ici très reservé quand il s’agit de condamenr l’Etat, et dont la fonction se limite à être consultative autour des questions relatives à la législation, les finances publiques et sur tous les projets de contrats, d’accords et de conventions à caractère financier ou commercial auxquels l’Etat haïtien s’engage, a sorti un troisième rapport sur la gestion des fonds Petrocaribe dans lequel le pouvoir est lié profondément à la corruption dans plusieurs dossiers.

Selon l’accord qui a été signé entre le gouvernement haïtien et le gouvernement vénézuélien en mai 2006, sous la gouvernance de l’ancien président d’Haïti René Préval de regretté mémoire, ce prêt est estimé à une somme d’environ 3,8 milliards de dollars américains sous forme de baril de pétrole qui était destinée à Haïti.

Ce capital devrait être réinvesti afin de faciliter le développement du pays et à la croissance économique. Puisqu’il s’agit d’un prêt, l’État, bénéficiaire de cet accord, se doit de rembourser au Venezuela ce montant sur 25 ans, avec un taux d’intérêt de 1% et deux ans de sursis avant le premier versement, tout en sachant qu’il y a 18 pays des caraïbes qui font partis de ce programme d’aide.


[Ils – Les plus hauts responsables politiques d’Haïti] ont créé des programmes d’aide à caractère social, éducatif et économique à travers lesquels ils ne font que détourner l’argent du fond Petrocaribe.


Au lieu de mettre cette somme au service du développement et de la croissance économique d’Haïti comme le contrat le mentionnait, les dirigeants sous la gouvernance de l’ex-président Joseph Michel Martelly (2011-2016) et de l’actuel président Jovenel Moïse (au pouvoir depuis le 7 février 2017), deux membres actifs du parti PHTK (Parti haïtien Tèt Kale), ont créé des programmes d’aide à caractère social, éducatif et économique à travers lesquels ils ne font que détourner l’argent du fond Petrocaribe.

La corruption institutionnalisée du programme maternel Ti manman cheri, un exemple parmi d’autres…

Ti manman cheri est un programme d’assistance sociale en faveur de plusieurs milliers de mères à travers tout le pays. Créé par l’ancienne administration Martelly-Lamothe, Kore Pèp, géré par le fond d’assistance économique et sociale (FAES), il fait l’objet d’une grande corruption institutionnalisée.

Selon la ministre des Affaires sociales et du Travail, Élise Gelin, sur les 121.000 mamans inscrites à ce programme, seulement 21.000 sont connues, c’est à dire référencées.

Alors, qui sont les 100.000 autres mères de famille introuvables ?

Le programme ti manman cheri a été mis sur pied en faveur des femmes ayant au moins un enfant inscrit dans une école nationale ou communautaire. La somme allouée à chaque maman dépendait du nombre d’enfants enregistrés dans les écoles affiliées au programme, et non pas du nombre d’enfants au foyer.

Le montant minimum qu’une famille pouvait recevoir par mois est de 400 HTG et le maximum 800 HTG ( soit entre 4€ et 8€ par mois).

En ce qui concerne le programme PSUGO essentiellement éducatif, selon plusieurs médias, l’ancien directeur adjoint du bureau de l’Éducation nationale, M. Ancidonis Henry, a fait passer un groupe d’adolescents pour des «directeurs d’école» afin d’obtenir des chèques de 200.000 HTG (1 500€ ) ou de 300.000 HTG (2300 €).

Le directeur impliqué dans ce scandale a pris la fuite en traversant la frontière haitiano-dominicaine grâce à la complicité d’un ancien sénateur en fonction.

A noter qu’il y a plus d’une vingtaine de programmes qui ont été institués, non dans l’idée d’apporter un peu de changement dans la vie sociale et économique, mais qui ont servi à un espace de détournement de grosses sommes d’argents (caravane, changement, de pep, gouvman an lakay et ebaucoup d’autres).

De nombreuses manifestations ont secoué le pays et des artistes et écrivains ont pris part à ces mobilisations massives (le 6, 7 et 8 juillet 2018 ainsi que le 6 et 7 février 2019) pour demander que le procès soit fait sur le dossier Petrocaribe. Mais aucune poursuite juridique n’a été initiée contre ses dirigeants corrompus.

Doit-on attendre l’arrivée d’un messie à la tête du pouvoir pour qu’un procès puisse voir le jour ?

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GUINÉE CONAKRY – Création de « Guinée Chek » pour lutter contre les fake news !

Dans le cadre de la lutte contre la désinformation, les fake-news sont en plein essor grâce aux réseaux sociaux. Dans un pays où plus de 70% de la population est illettrée a cela s’ajoute la manipulation politique, la main mise du pouvoir et influence de la corruption dans le traitement des informations publique.

Une plate forme dénommé « Guinée Check » dédiée a la lutte contre la désinformation vient de voir jour.

C’est le résultat d’un immense investissement de l’association « villageeois 2.0 » conduit par le jeune blogueur Sally Bilaly Sow, coordinateur de l’association et son équipe qui viennent de bénéficier d’un financement octroyé par l’agence française de développement (AFD) pour la réalisation de ce projet.

https://twitter.com/sbskalan/status/1228762727906267141

La plateforme se trouve dans la région de Labé, cité de Karamoko Alpha. C’est à environ 500 kilomètres de la capitale guinéenne.

La lutte contre les fake news, c’est aussi une façon de combattre le Covid-19 et de promouvoir la démocratie

Cette vérification s’inscrit aussi dans la lutte contre les fausses informations sur le Covid-19 qui circule en Guinée Conakry. 

L’authenticité des informations destinées aux citoyens est aussi un cheval de bataille que se fixe Guinée Chek.

Les citoyens guinéens peuvent déposer sur la plateforme des images et des vidéos à vérifier.


Découvrez l’article sur « l’ail, le gingembre et le piment qui ne peuvent pas guérir le coronavirus ».


A l’heure du numérique, des initiatives comme celle-ci viennent a point nommé pour aider les utilisateurs des réseaux sociaux à mieux s’informer. 

Comme dit l’adage (qui est à la fois un précepte et un proverbe): « la liberté s’arrête là où commence celle des autres ».  

Ce site internet dédié à la lutte contre la désinformation autour de la Covid-19 en Guinée bénéficie d’un appui financier de l’Agence Française de Développement (AFD) à travers Expertise France et CFI Médias.

Publiée par GuineeCheck sur Dimanche 6 septembre 2020

La liberté d’informer et de s’informer est à la fois d’ordre juridique, déontologique, mais aussi démocratique, car pour voter selon ses convitions lors des enjeux électoraux, il est nécessaire d’avoir été bien informer. 

Alors qu’il est impossible pour une grande partie des guinéens de discerner une fake news d’une vraie information, la manipulation des informations n’a rien d’anodin. On peut ainsi parler d’intoxication des faits réelles en faits corrompus, manipulés dans un objectif précis.

Réussira-t-on à débusquer ces faussaires de l’information ? Attendons de voir ce qu’apportera Guinée Chek dans ce combat pour la liberté d’informer, car comment débusquer les vraies informations si la majorité des informations disponibles est corrompue ?

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LIBAN – A nouveau sur la carte internationale, mais sous conditions

Le Liban fait face à une nouvelle réalité après la deuxième visite de Macron. Une visite qui vise, selon le président français, à accélérer la formation d’un gouvernement pour mettre en œuvre les réformes et faire le point sur les développements concernant l’aide d’urgence au Liban. Il réaffirme le soutien de la France au peuple libanais.

Pour la deuxième fois en un mois depuis l’explosion du port, le président français Emmanuel Macron s’est rendu à Beyrouth lundi soir 31 août 2020, à la veille du premier centenaire de la renaissance du Liban.

Cette visite intervient quelques heures après la nomination de l’ancien ambassadeur du Liban en Allemagne, Mustafa Adib en tant que président chargé de former un nouveau gouvernement.

Lors de son arrivé à Beyrouth, Macron s’est déplacé de l’aéroport jusqu’au domicile de l’artiste libanaise Fairouz, décrit comme un symbole de l’unité du Liban. Le président français a décerné à Fairouz la plus haute médaille française: la Légion d’honneur du Commandeur. En retour, Fairouz l’a remercié et lui a présenté à son tour un souvenir, un tableau selon The National News Agency (site officiel libanais).

La première chanteuse libanaise, Fairouz, est considérée comme un symbole national. Elle est l’une des chanteuses les plus célèbres du monde arabe. Sa voix est considérée comme une bande originale du Liban malgré toutes les épreuves que le pays a traversé.

Danser sur les airs de Fayrouz

Revenant à la politique, le président français Macron voulait peut-être faire danser la politique intérieure libanaise sur l’air de la voix de Fairuz.


L’aide financière serait refusée au pays et que des sanctions lui seraient imposées si la corruption constituait un obstacle aux réformes.


Il a donné aux dirigeants libanais jusqu’à fin octobre pour commencer à mettre en œuvre des réformes, affirmant que l’aide financière serait refusée au pays et que des sanctions lui seraient imposées si la corruption constituait un obstacle aux réformes.

Il fait ainsi pression pour prendre des mesures et faire face à une crise financière décuplée par la corruption et la mauvaise gestion. Le chef d’Etat français a souligné qu’aucun chèque en blanc ne serait remis au Liban sans réformes.

Il a également rappelé que des sanctions ciblées peuvent être imposées en cas de corruption avérée et qu’une coordination sera établie avec l’Union européenne à cet égard.

Lors de sa première visite le 6 août, soit deux jours après l’explosion de Beyrouth, Macron a appelé les responsables à approuver une nouvelle charte politique, à effectuer des réformes urgentes et a promis de revenir pour évaluer les progrès qui ont été accomplis. Ce qui s’est produit lors de cette deuxième visite au Liban.

Macron, qui a tenu une réunion avec son homologue libanais Michel Aoun et le président du Parlement Nabih Berri, au palais présidentiel, où un déjeuner officiel a eu lieu en son honneur. En présence de hauts fonctionnaires, de chefs de blocs parlementaires et d’ambassadeurs, Macron a pris des positions de premier plan. Notamment en ce qui concerne la formation d’un gouvernement avec une mission spécifique dans les plus brefs délais.

Nommer un nouveau Premier ministre est le premier signe de changement

La désignation d’Adib résulte d’un consensus politique entre les forces les plus importantes du pays: en particulier le chef du Mouvement du futur, Saad Hariri, Aoun et le Hezbollah.

Macron a déclaré qu’il fallait donner au gouvernement nouvellement élu tous les moyens de réussir, après avoir confirmé quelques instants plus tôt que cette decision ne lui appartenaitpas.

Cependant, il considère que cette nomination rapide, soit trois semaines après la démission du gouvernement d’Hassan Diab, au lieu de six mois, représente le premier signe d’un changement plus rapide lié à la pression populaire sur la classe politique.

Lors d’un dialogue avec des représentants de la société civile et des Nations Unies à bord du porte-hélicoptère « Tonnier » dans le port de Beyrouth, le président français a indiqué la nécessité de se concentrer au cours des six prochains mois sur l’état d’urgence. Il souhaite continuer à mobiliser la communauté internationale, ajoutant qu’il est prêt à organiser, peut-être entre mi et fin octobre octobre, a-t-il dit, une conférence internationale de soutien avec les Nations Unies.

La présidence française a annoncé que Macron prévoyait une troisième visite à Beyrouth en décembre.

Disparité entre les parties françaises et américaines, le Hezbollah au coeur des tensions

À l’international, il est vrai que Macron s’est entretenu avec les responsables accusés de corruption, dans le cadre de son initiative. Mais il a utilisé des stratégies différentes lors de ses deux visites.

Que ce soit lorsqu’il s’est mêlé au peuple, s’engageant à traiter exclusivement avec des organisations non gouvernementales, ou lors de ses rencontres exceptionnelles, qui ont abouti à sa rencontre historique avec Madame Fairouz.

Cependant, le côté opposé était présent en marge de la visite du secrétaire d’État adjoint américain David Schenker.

L’élément (peut-être) le plus important de la visite de ce dernier était l’absence de tout rendez-vous officiel avec un haut fonctionnaire.

De sorte, les réunions diplomatiques traditionnelles étaient absentes.

Le responsable américain n’a pas rencontré le président de la République, le chef du gouvernement intérimaire, Pas même le Président du Parlement qui l’attendait, comme certains le disent, pour terminer la discussion avec le dossier délimitant les frontières, après que l’ambassadeur David Hale lui en ait parlé lors de sa dernière visite il y a quelques jours.

Beaucoup estiment que cette question indique un message de négligence envers la classe politique que l’administration américaine a voulu délivrer.

Bien que Washington ait confirmé la coordination avec Paris sur la ligne de sa dernière initiative, il s’agit d’un test pour les dirigeants libanais. La distinction est claire, notamment au niveau de l’approche du rôle du Hezbollah.

Schenker a affirmé que le parti devrait être exclu de la vie politique, car il est classé comme une organisation terroriste. En opposition de la volonté de Macron d’inclure le Hezbollah dans ses réunions car il fait parti intégrante de la société libanaise, et fait la différence entre ses ailes politiques et militaires, selon Macron.

Dans ce contexte tendu, le papier d’un célèbre journaliste français George Malbrunot, ancien otage en Irak et correspondant pour le journal Le Monde, a éclaircit les zones obscurs de ce dossier.

Georges Malbrunot avait justement écrit sur le Hezbollah et des rendez-vous officieux avec entre représentant français et ceux du mouvement chiite. Dans Le Parisien, Georges Malbrunot confirme ses dires: « Sur la forme, c’est inacceptable d’être attaqué comme ça. Sur le fond, j’ai dit au président que mes sources étaient sûres. Il m’a reproché d’avoir gêné son action, moi je fais mon métier de journaliste.« 

La France se fait-elle dépasser par les Etats-Unis au Liban ? 

Dans les milieux politiques locaux, on s’accorde presque à dire que le règlement français est intérimaire.

C’est-à-dire que sa mission est censée prendre fin après les élections présidentielles américaines prévues en novembre prochain. Ou au maximum jusqu’à ce que le prochain président américain arrange ses dossiers, c’est-à-dire quand le nouveau président américain élu aura constitué son identité politique et son administration. Il faudra donc attendre 4 ans pour ouvrir le débat sur les politiques américaines dans le monde et au Moyen-Orient en particulier.

La détermination par Macron de trouver dans son agenda une date pour sa troisième visite au Liban en décembre prochain n’est pas venue de nulle part. Sa première visite est intervenue immédiatement après l’explosion du port pour empêcher une nouvelle détérioration de la situation. La seconde avant l’entrée officielle des États-Unis dans la course présidentielle pour pousser vers un accord sur le nom du Premier ministre désigné.

Alors que sa troisième visite quand il saura l’identité du prochain président américain, ce qui confirme que le président français mise également sur ce pari dans l’élaboration de sa politique à l’égard du Liban.

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