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Covid19 – IRAN – « 18 millions d’iraniens ont contracté la maladie »

Iradj Harirchi, vice-ministre de la Santé, a avancé le chiffre de 18 millions d’Iraniens contaminés par le Covid-19. « Dans certaines provinces, a-t-il dit, où l’épidémie a commencé plus tôt, plus de 50% des gens ont contracté le virus, par conséquent, le chiffre de 18 millions (de contaminés) n’est pas une chose étonnante.« 

Il a ajouté: « Il n’est pas improbable que le nombre de morts par jour atteigne les 200. » (Site Faranak, 5 juillet)

Massoud Mardani, du CNLC évoquant les buts épidémiologiques des tests sérologiques a déclaré que « ce test a été effectué au hasard et nous avons constaté que 18 millions d’Iraniens, soit environ 20% de la population du pays, ont contracté la maladie. » (Agence Isna, 4 juillet)

Le quotidien Hamshahri a écrit le 5 juillet: « Une étude du ministère de la Santé montre qu’au cours des 10 derniers jours (du 24 juin au 3 juillet), en moyenne 106 personnes ont été infectées par jour, et près de six personnes ont été victimes du virus toutes les heures.« 

Pas de ville iranienne sans covid 

Le directeur des relations publiques de la faculté des sciences médicales de Hormozgan a déclaré: «La province est en plein pic de coronavirus. Il est possible d’assister à une flambée de l’épidémie dans les villages.» (Site Baz-Khabar, 4 juillet)

Le député du Majlis Khatami, membre de la commission de la Santé a déclaré: «La levée du confinement sous prétexte de problèmes économiques suscite de l’inquiétude» (Agence Tasnim, 4 juillet)

Le président de la faculté des sciences médicales de Birjand a déclaré: «A l’heure actuelle, Nous n’avons aucune ville écartée du danger ou en zone blanche.» (Agence Irna 4 juillet)

Dans la province de Golestan, le président de la faculté des sciences médicales a déclaré: «Une catastrophe pire que celle de mars nous attend dans la province. Nous serons confrontés au problème de service et de manque d’oxygène et de lit, et une décision urgente doit être prise.» (Agence Mehr 5 juillet)

Une centaine d’infirmières ont contracté le Covid-19

Harirchi a avancé à la télévision officielle ce 4 juillet 2020, le chiffre de 15.000 personnels soignants et médicaux ayant été contaminés en Iran.

Le vice-président de la faculté des sciences médicales de Zandjan a annoncé que «le nombre de cas positifs augmente chaque jour. Nous sommes confrontés à une pénurie d’équipement et l’équipement existant n’est pas suffisant pour les patients entrant dans les hôpitaux. Une centaine d’infirmières ont contracté le Covid-19. La province fait face à une pénurie de main-d’œuvre dans le secteur de la santé et de l’équipement hospitalier.» (Agence Tasnim, 5 juillet)

Alors que les autorités de diverses provinces déplorent ouvertement le manque sérieux de services médicaux et l’effondrement du système sanitaire, le président iranien Rohani a déclaré le 4 juillet: «Notre système de santé et d’hygiène a été si actif que nous avons eu à peine besoin de demander l’aide de nos forces armées. Pendant cette période, notre système de santé et d’hygiène a fonctionné et, en même temps, augmente sa capacité dans les hôpitaux et les hospitalisations.»

En condamnant vivement l’attaque des forces de sécurité contre les infirmières qui protestaient contre le non-paiement de leurs salaires, Maryam Radjavi la dirigeante de la résistance iranienne sur la pénurie d’equipement a declaré:

« Vive l’ensemble des médecins, des infirmières et du personnel soignant qui prennent des risques en se battant sans compter pour sauver les malades du coronavirus. Le régime des mollahs a laissé la population sans défense face à la maladie, malgré la présence de médecins et d’infirmières dévoués, à force d’avoir pillé pendant 40 ans les ressources du pays pour les dilapider dans les projets antipatriotiques nucléaires et de missiles, de terrorisme et de belligérance. Il a détruit de la sorte toutes les infrastructures du pays. La seule manière de mettre fin à cette situation est de renverser le régime des mollahs pour instaurer la démocratie et la souveraineté populaire. »

Cet article est écrit en collaboration avec THE MEDIA EXPRESS
press@themediaexpress.com


 

5 juillet 2020 –  65.900 morts

Le nombre de décès dans certaines des provinces d’Iran pour lesquelles nous avons des évaluations chiffrées :

  • Khouzistan 5050 morts

  • Khorassan-Razavi 4570 morts

  • Mazandaran 2960 morts

  • Golestan 1645 morts

  • Khorassan du nord 850 morts

  • Kerman 830 morts

  • Hormozgan 685 morts

  • Zandjan 610 morts

  • Qazvine 565 morts

Auxquels s’ajoutent les chiffres des autres provinces

Source : PMOI/MEK 

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COVID19 – IRAN – « 50 % des Iraniens sont sur le point de contracter le coronavirus »

Le Président de la république islamique d’Iran Hassan Rohani, a décidé de renvoyer les iraniens au travail en misant sur l’imminuté collective de la population pour faire face au COVID-19. Conséquence, 144 personnes sont mortes ces dernières 24 heures, soit le plus grand nombre de décès enregistré en une journée depuis presque 3 mois. Et d’autres statistiques de contamination supposent que le pire est à venir.  

Le conseil d’administration de la Société d’immunologie et d’allergie en Iran a publié une lettre ouverte à Rohani dans laquelle il déclare que la stratégie de faire infecter la population pour obtenir une «immunité collective» face au COVID-19, sans médicament ni vaccin, est «contraire à l’éthique médicale et la santé publique».

En d’autres termes: « 50% des iraniens sont sur le point de contracter le coronavirus, et un à deux millions vont probablement en mourir« .

Les hopitaux iraniens commencent à saturer

Depuis, un communiqué du ministère de la Santé du régime déclare la mort de 144 personnes ces dernières 24 heures, c’est le plus grand nombre de décès enregistré en une journée depuis presque 3 mois.

Les unité de soin intensif ne sont pas en reste avec 2946 patients dans un état grave. 

Le 28 juin, le chef du Centre de gestion des maladies infectieuses du ministère de la Santé a déclaré au quotidien Aftab: «Aujourd’hui, les patients identifiés avec le coronavirus en dehors des hôpitaux sont dix fois plus nombreux que ceux identifiés dans les hôpitaux. On ne sait pas ce qui se passera si le coronavirus coïncide avec la grippe pendant la saison froide.»

Les grandes villes que sont Qom et Ispahan sont dans une autre phase critique

A Qom, le président de la faculté des sciences médicales a déclaré aujourd’hui à l’IRNA: «Le nombre de personnes testées positives est passé de 15% à 45%. La nouvelle propagation du virus est donc incontestable. Dans les deux prochaines semaines, nous serons confrontés à un nouveau pic. En plus de l’hôpital de Kamkar, nous avons préparé d’autres hôpitaux pour recevoir des cas positifs.»

La télévision officielle a rapporté hier qu’à Ispahan «avec la hausse rapide des hospitalisations, la ville est entrée dans une autre phase critique de la maladie. À l’hôpital Khorchid, les gens sont hospitalisés dans des couloirs».

Dans la province de Fars, l’agence IRNA a rapporté hier: «Le nombre de cas positifs est à trois chiffres. Beaucoup de ces villes de la province avaient des nombres à deux chiffres il y a deux semaines

Cet article est écrit en collaboration avec THE MEDIA EXPRESS
press@themediaexpress.com


 

28 juin 2020 –  62.100 morts

Le nombre de décès dans certaines des provinces d’Iran pour lesquelles nous avons des évaluations chiffrées :

  • Khorassan-Razavi 3725
  • Mazandaran 2895
  • Sistan-Balouchistan 2030
  • Azerbaïdjan occidental 1690
  • Kermanchah 1535
  • Hamedan 1362
  • Fars 1285
  • Kurdistan 1270
  • Yazd 794
  • Hormozgan 595
  • Chaharmahal-Bakhtiari 405

Auxquels s’ajoutent les chiffres des autres provinces

Source : PMOI/MEK 

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Les Chrétiens et la politique

Aucun sujet n’est aussi populaire dans les « démocratures » mais aussi dénaturé dans sa présentation que celle qui lie le Chrétien à la politique. Plancher sur cette question exige préalablement, de définir la politique et la place de l’Homme au milieu de tous les êtres.

Politique vient du grec « politikos », le suffixe « ikos » montre une relation, donc « politikos » est ce qui est en relation avec « polis », mot grec signifiant cité.

La politique c’est les affaires qui sont en relation avec la ville, ce sont les lois, les règles de conduite données aux citoyens pour la bonne marche de la cité, de la province, du pays et entre les pays. La politique, comme le pense plus d’une personne notamment, Socrate et Aristote qui l’assimile à « la science souveraine entre toutes », est donc l’art de gouverner.

L’art de gouverner

La théorie de Charles Darwin sur l’évolutionnisme, est confronté à des critiques pour n’avoir pu démontrer l’origine des premiers éléments qui ont fusionnés pour évoluer.

Cependant elle a de commun avec le Christianisme, la supériorité de l’Homme sur tous les êtres par son intelligence et la conscience. Selon le plus grand best seller de tous les temps, dès le commencement, Yahvé créa l’Homme pour gouverner (Genèse 1:26-29; Psaumes 115:16). Il le dota des capacités crâniennes (1200-1600 cc, 1,3- 1,4kg, 100.000 milliards de neurones) ayant des fonctionnalités dont les propriétés de certains centres du cerveau le différencie des autres êtres qui agissent par l’instinct ou la photosynthèse.

Cette intelligence qui le distingue de tous les êtres, lui donne, la faculté de conception, d’analyses, d’organisation et de délibération à l’image de son Créateur.

Un Chrétien peut-il faire de la politique ?

Cette question trouve sa réponse qu’en démocratie, dans le Coran et dans la Bible. La démocratie prend ses origines au Vè siècle avant Jésus Christ, dans certaines cités comme Athènes.

La Démocratie est la gouvernante par le peuple. Celle ci s’est imposé au fur et à mesure sur la planète terre, au gré des guerres, des traités et révolutions qui ont secoué le monde occidental.


Toute action de participation ou d’opposition à la gouvernante d’un pays consiste à faire de la politique


Ces derniers temps, les dictateurs souvent agacés par la prise de position des chrétiens tels en République Démocratique du Congo, au Togo, au Congo- Brazzaville, n’hésitent pas de renvoyer les chrétiens à se contenter de l’évangélisation et à la cure d’âme.

Prétexte, le chrétien est censé exercer son pouvoir en théocratie donc ne peut faire la politique . Faux !

Implication des Chrétiens dans la vie politique

L’époque du moyen-âge a été dirigé par l’Eglise. Le pape comme les évêques étaient aux commandes des politiques pendant ce règne de 1000 ans. C’est un secret de polichinel, toute action de participation ou d’opposition à la gouvernante d’un pays consiste à faire de la politique.

Les chrétiens, Grecs et Romains par exemple ont été mêlés à la politique par le fait de se constituer en ecclésia (assemblée). Le Concile Vatican II dans la Constitution Gaudium et Spes (SS 75,5) encourage les chrétiens à prendre une part active dans la politique quand il déclare:

« Tous les chrétiens doivent prendre conscience du rôle particulier et propre qui leur échoit dans la communauté politique: ils sont tenus à donner l’exemple en développant en eux le sens des responsabilités et du dévouement au bien commun » en sus, depuis toujours le Vatican accrédite les ambassadeurs et plénipotentiaires dans différents Etats.

Les protestants par ailleurs sont plus ou moins discrets en politique même quand ils pullulent dans certains services de renseignements à travers le monde et cabinets des chefs des Etats le cas de :

  • Martin Luther King qui a marqué l’histoire de l’humanité par sa lutte non violente du racisme aux U.S.A. ;
  • de l’Évangéliste hors pair, Billy Graham  » l’Homme du Réveil  » qui a été longtemps Conseiller de plusieurs présidents américains ;
  • le «lobby chrétien» qui fait de temps à autre basculer les votes au Brésil, aux U.S.A et dans plusieurs grandes démocraties ;
  • la déclaration d’indépendance des USA fait directement référence à Dieu et, le locataire de la Maison blanche prête serment sur la Bible;
  • la constitution française prone la laicité et les protestants en sont des fervents défenseurs, etc.

Autant d’exemples éloquents de politiques.

Les chrétiens font de la politique 

Il existe aucun tabou pour des chrétiens d’occuper des hautes fonctions dans l’administration, judiciaire, militaire etc.

D’ailleurs, la Bible nous donne des exemples précis sur la politique :

  • Joseph premier ministre en Egypte ( Gn 41: 14 -39) ;
  • David deuxième roi d’Israël et Juda, personnage central pour les chrétiens, musulmans et juifs (Premier et Deuxième livres de Samuel, Premier livre des Rois) ;
  • l’engagement de Daniel à la cour babylonienne ( dès 605 et sous l’autorité perse 539 av J.C. ) ;
  • Moise gérait tout un peuple en exile; des chrétiens ont été visibles aussi dans l’entourage proche de l’empereur César (Ph 4.22).
  • Hérode a fait mourir des enfants pour tuer un rival potentiel.

Quand Jésus est entré dans son ministère, il a parlé contre les autorités politiques et religieuses de l’époque et attiré leur hostilité.

Luther a comparu devant les plus hautes autorités civiles et religieuses à la Diète de Worms, il a reçu la protection de princes et de nobles et le choix de la religion a souvent dépendu du choix du prince de cette région suivant l’adage d’Augsbourg «tel prince, telle religion».

Calvin, pour sa part, a quasiment reçu le pouvoir à Genève et a voulu régenter la vie des Genevois.

Les colons anglais en Amérique avaient fui les persécutions religieuses (et politiques) en Angleterre; ils ont créé des colonies à eux en Amérique.

« Le fait de vivre sur terre comme citoyens des cieux fait des chrétiens, des ambassadeurs d’un royaume étranger et confère donc aux chrétiens une fonction politique » Lettre à Diogène.

La politique influe sur tous les domaines de la vie. Les chrétiens ont l’obligation de s’impliquer dans la politique pour faire la promotion de lois qui sont conformes à la Parole de Dieu pour l’honorer et pour notre propre avantage.

Les chrétiens doivent agir partout et ne doivent pas accepter que tout soit décidé a leur place dans les hauts lieux tels, le parlemement et autres. L’inverse, c’est d’accepter subir quelque fois des projets abject batit par des occultistes.

Cependant, il est important pour des chrétiens engagés dans cette voie sinueuse et très glissant de reconfrmer leur appel par le Seigneur pour éviter de clouer à nouveau Jesus Christ sur le bois . I Cor 10:31

Ghys Fortuné BEMBA DOMBE

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Iran – Un général des pasdaran nommé président du parlement

La nomination du général des pasdaran Mohammad Baqer Qalibaf à la tête du pouvoir législatif iranien est une nouvelle étape vers une plus grande fermeture du régime iranien.

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Chinois, Français, Libanais et le F.M.I dans le cyclone des Africains

La page du Covid-19 sera bientôt tournée. Mais, elle changera les comportements des tiers et de diverses communautés. Elle bouleversera inéluctablement les équilibres géopolitiques et économiques du monde.

Les Chinois par exemple, accusés à tort ou à raison de fabriquer le SRAS-CoV-2, nonobstant des lourds et inégalables investissements dans le monde, sont vus d’un nerf insuffisant par plus d’une personne à travers la planète-terre.

De même, depuis quelques temps, plus d’un Africain et l’Association Survie pointent du doigt des Français, accuser de vouloir maintenir des dictateurs à la tête des anciennes colonies francophones acquis à leur cause, afin de piller les ressources minières et continuer de coloniser les peuples par le biais du franc C.F.A, de plusieurs multinationales et de divers mécanismes.


Si la politique est l’art de gouverner la cité, les opposants des « démocratures  » doivent placer les intérêts du peuple au-dessus, éviter des fake-news et la xénophobie.


Les Libanais quant à eux, qui talonnent les Chinois par leur offensive commerciale en Afrique, sont suspectés constamment d’être en intelligence avec les dictateurs. Conséquences, ils deviennent des sujets à abattre d’une manière ou d’une autre.

Le Fond monétaire international (F.M.I), très convoité par des politiciens et intellectuels, essuie de temps à autre des jugements sévères de ces courtisans qui le taxent d’instrument politique ou déstabilisateur des Etats « pauvres ».

L’Afrique: des richesses et une population convoitée

Le continent africain, avec sa jeune population de 1,3 milliards d’habitants, son hydrographie, sa végétation et ses matières premières, ne cessent d’attirer plus d’une personne: quoi de normal quand on sait que depuis toujours, les intérêts sont au cœur des hommes et des Etats dits puissants. Jules Ferry en 1885 déclarait: « les colonies sont pour les pays riches, un placement de capitaux des plus avantageux« .

Et De Gaulle en 1961 de renchérir: « Notre ligne de conduite, c’est celle qui sauvegarde nos intérêts et qui tient compte des réalités. L’Afrique détient des réserves important du cobalt, de cuivre, de diamant, d’or, de platine, de l’uranium, de gaz. Ajouter à cela, le bassin du Congo, deuxième poumon vert de la planète ainsi que la population qui est un atout majeur des échanges pour les Occidentaux.« 

Des impacts extérieurs en Afrique

La Chine, avec 1,3 milliard d’habitants logés dans la troisième plus grande superficie mondiale regorge d’un des sous-sols les plus riches. Elle est la deuxième économie mondiale par son P.I.B nominal (14217 milliards de dollars) avec une forte croissance annuelle depuis des années. Elle détient 20% de l’économie mondiale. Dans tous les pays d’Afrique, elle réussit à construire des infrastructures de base là où les Occidentaux ont échoué.


La Chine est en passe de devenir le plus grand donateur et incontournable interlocuteur.


La Chine, par contre, rattrape le retard dans ce continent en investissant à grande échelle et en prêtant des sommes colossales sans tenir compte du respect des droits de l’Homme par le débiteur comme l’exigent les Occidentaux. Avec plusieurs opérations séduction lancées dans le monde par Xi Jinping et la crise du Covid-19 qui ralentit les économies, plusieurs études montrent que, très bientôt, l’Empire du milieu détrônera la place de leader économique mondial des U.S.A.

Présente dans toutes les institutions internationales et entretenant pratiquement des relations avec tous les pays, la Chine est en passe de devenir le plus grand donateur et incontournable interlocuteur.

La France quant à elle, est la 7ème puissance économique mondiale avec un PIB de 2762 milliards de dollars (5,8 % du monde). Malgré un déclin certain au niveau international, mais tant soit peu, elle tente de maintenir sa main dans ses anciennes colonies à travers plusieurs canaux :

  • les multinationales comme Total, Areva, Air France-KLM, les banques (Société générale, Crédit lyonnais, BNP Paris, etc.), Bureau veritas, Bouygues ;
  • la coopération militaire, diplomatique, sanitaire, l’assistance technique et la formation dans divers domaines.

Il sied de dire que :

  • 80 % des leaders des pays francophones sont formés en France et actuellement
  • 45% des étudiants étrangers présents en France sont d’origine africaine (Maroc, Algérie, Tunisie, Sénégal, Côte d’Ivoire, Cameroun, Gabon et Congo) ;
  • Chaque année, plusieurs milliards d’euros sont déversés en Afrique francophone par le biais de l’Agence Française de Développement (AFD) et d’autres canaux.

A cela s’ajoute des dizaines des milliards d’euros des transferts effectués par la diaspora africaine en Afrique :

  • Plus d’un milliard d’euros décaissé chaque année pour diverses opérations de maintien d’ordre et de sécurité en Afrique dont 700 millions actuellement pour l’opération Barkhan ;
  • L’import et l’export, l’exploitation forestière et portuaire ;
  • Le plaidoyer de la France auprès de l’Union européenne, du G-20 et des bailleurs de fonds.

Vivre ensemble dans un monde en pleine mutation

Chaque pays africain ayant de disparités et de spécificités, il est difficile de les mentionner tous. Cependant, il serait malhonnête de ne pas reconnaître que les étrangers ont élevé le niveau de vie des Africains. Nombre d’entre eux investissent massivement dans l’agro-industrie, les transports, les télécommunications, l’énergie, l’industrie, l’exploitation forestière et minière.

Nous pouvons citer: les Burkinabés, les Français et Libanais en Côte d’ivoire et au Sénégal; les Français, les Allemands, les Canadiens et les Anglais au Cameroun; les français au Tchad; les Belges et les Français en République démocratique du Congo (RDC) et au Rwanda; les Français, Libanais et les Orientaux au Gabon, Bénin, Togo ; le Congo ou personne ne peut nier l’influence française et chinoise et ignorer le rôle que joue la colonie libanaise dans l’économie asphyxiée par la mauvaise gestion.

Malgré le fait que de nombreuses entreprises ont jeté la clé sous le paillasson, les Libanais animent les secteurs hôteliers, des transports, des BTP, etc. De toutes ces sociétés qui emploient des milliers de personnes nonobstant des créances qui leurs sont dues par l’Etat depuis des années mais continuent les préfinancements, il y a la compagnie aérienne Trans Air Congo, Burotop, Batipro, MBTP, GHS, la Française Plasco…


A l’inverse, les opposants continueront à voir la main noire de la France derrière les dictateurs comme Sassou, Biya, Condé, Deby, etc.


Difficile de conclure sans revenir sur la Chine qui est très active présentement dans tous les pays et notamment ceux d’Afrique. Bien qu’elle soit le pays le plus avancé du monde en découverte des coronavirus mais, il est imprudent d’affirmer qu’elle a fabriqué le Covid-19 avec tous les fake-news qui polluent les réseaux sociaux et le manque d’esprit critique des tiers de percevoir la guerre que se livrent des supers puissances.

De même, rien ne justifie que tous les Libanais soient dans la magouille avec les dignitaires des systèmes africains. Oui ! Les intérêts sont au cœur des Hommes.

La preuve, des Français et Congolais ne cessent de sillonner les couloirs du F.M.I pour sanctionner M. Sassou Nguesso alors que cette institution a pour rôle d’assurer la stabilité du système monétaire international et la gestion des crises monétaires et financières.

Bonne démarche, cependant il faut se demander si ce genre d’actions impactent M. Sassou Nguesso ou la population. Pire, à qui profitent ces batailles entre les Français pros et anti-Sassou ? Si la politique est l’art de gouverner la cité, les opposants des « démocratures  » doivent placer les intérêts du peuple au-dessus, éviter des fake-news et la xénophobie.

A l’inverse, les opposants continueront à voir la main noire de la France derrière les dictateurs comme Sassou, Biya, Condé, Deby, etc.

Une des leçons infligée par le Covid-19 et Emmanuel Macron, du Franc CFA à l’ECO

Les discours dominants d’une certaine élite africaine deviennent de plus en plus ségrégationnistes. Pourtant, à la place des discours xénophobes qui conduisent souvent aux conséquences néfastes, il n’est pas impossible de bâtir des stratégies de cohabitation, de développement et de coopération.

Tenez, Emmanuel Macron le 21 décembre 2019 à Abidjan signait un accord de coopération monétaire avec les gouvernements des Etats de l’Union économique monétaire ouest-africaine (UEMOA) sous l’impulsion du présdent Alassane Dramane Ouattara. Cet accord devrait ouvrir une nouvelle page historique selon les propos du président français.

Le 20 mai 2020, le gouvernement d’Edouard Philippe venait d’entériner la fin du franc C.F.A. en Afrique de l’Ouest. Le franc CFA sera remplacé par l’Eco tout en conservant la parité fixe avec l’euro.

Les réserves de change des Etats d’Afrique de l’Ouest ne seront plus centralisées au Trésor français. Mais bien avant le président ivoirien, l’ancien président du Congo Pascal Lissouba, refusant les contrats léonins signés par son prédécesseur, avait exigé à ELF si elle voulait continuer à exploiter le pétrole congolais, à doubler les redevances des extractions pétrolières du Congo.


Les Africains devraient donc se débarrasser de la xénophobie mais plutôt cultiver le patriotisme et l’amour entre différents peuples. Car personne ne peut prétendre se développer sans le concours des autres.


Ce qui fut fait par la suite. Dans le même ordre d’idées, l’association Survie qui lutte contre la corruption, les détournements des deniers publics et les paradis fiscaux, pense que les pays devraient être sur le même piédestal. Le contraire, c’est confirmer le manque de transparence et le soutien des régimes autoritaires par la France.

Le Covid-19 vient de briser les frontières tel que nous l’avons vu avec des Américains se huer en Chine rechercher les masques, les Cubains débarquer en Italie secourir des malades. Elle a infligé la leçon d’humilité et d’égalité aux humains qui sont tous vulnérables.

Les Africains devraient donc se débarrasser de la xénophobie mais plutôt cultiver le patriotisme et l’amour entre différents peuples. Car personne ne peut prétendre se développer sans le concours des autres. Il faut par ailleurs chercher à copier ce qui est bien chez l’autre pour le bien- être et l’avenir harmonieux de tous.

Ghys Fortune BEMBA – DOMBE

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Afrique – L’Observatoire 19, informer librement sur la crise sanitaire du COVID-19

Le 11 mars dernier, l’Organisation Mondiale de la Santé qualifie le COVID19 de pandémie. Les premiers cas ayant été détectés en Chine, l’Afrique est identifiée comme le plus grand foyer à risque de propagation de la maladie. En effet, il existe de nombreux échanges commerciaux entre le continent asiatique et le continent africain. Le 14 février, le premier cas de Coronavirus se déclare en Égypte.

Alors que le virus a placé l’Europe en quarantaine depuis mi-mars, l’épidémie semble se propager plus lentement sur le continent africain. Réalité ou censure de l’information ? Les journalistes restent sceptiques face à des gouvernements qui limitent la diffusion de chiffres et de données concernant la crise sanitaire.

Reporters sans Frontières, organisation internationale qui lutte pour la défense de la liberté de la presse et la protection des sources des journalistes, a mis en place depuis le 1er avril, l’Observatoire 19.

Décrit dans le communiqué officiel comme «un outil de suivi adapté à une crise globale inédite», l’Observatoire 19 est dénommé ainsi «en référence au Covid-19, mais aussi à l’article 19 de la Déclaration Universelle des droits de l’Homme.»

Cet article 19 est d’une grande importance pour le milieu journaliste. La Maison des journalistes organise depuis plusieurs années un événement nommé « Presse 19 », projet socioéducatif qui s’inscrit dans le domaine de l’éducation aux médias, la sensibilisation aux valeurs fondamentales, la communication interculturelle. Il est réalisé en collaboration avec des institutions européennes.


« Tout individu a droit à la liberté d’opinion et d’expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d’expression que ce soit. »

Article 19 des Droits de l’Homme


Le projet Observatoire 19 reprend cette thélatique universelle et précise son objectif : « évaluer les impacts de la pandémie sur le journalisme. Il documente la censure étatique, la désinformation délibérée et leurs effets sur le droit à l’information fiable. » 

A l’origine de ce projet, la conviction, selon RSF, que le gouvernement chinois aurait pu limiter la propagation et sauver de nombreuses vies si ce dernier n’avait pas censuré ses médias et avait informé bien plus tôt sa population de la gravité de l’épidémie. 

«La censure, tout comme le coronavirus, ne connaît pas de frontières et peut causer des ravages considérables» indique RSF.

En Afrique, le travail des journalistes en pleine crise sanitaire est inévitablement lié au contexte politique de corruption, à la situation socio-économique et au manque d’accès à des soins médicaux.

Mamadou Bah, journaliste guinéen à la Maison Des Journalistes, dénonce le monopole de l’État sur les chiffres officiels. En Guinée, «les journalistes ne peuvent relayer que les chiffres donnés par l’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire. L’information est contrôlée, surveillée. Cela interroge donc sur la fiabilité de l’information mais aussi sur la confiance que l’on porte à l’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire.»

Mamadou B. qualifie les centres de soins de «boucheries médicales», au sein desquels les patients, après avoir été testés positifs au virus, sont traités pendant deux jours seulement. A la suite de leur hospitalisation, ils reçoivent un message de l’ANSS indiquant qu’ils ne sont plus positifs au virus.

«Ces méthodes interrogent fortement, et il n’y a pas de moyen de les vérifier puisque les accès sont fermés aux journalistes », ajoute Mamadou B. Sur le site de l’ANSS, les chiffres officiels sont les suivants : 319 cas confirmés, 17 guéris et 0 morts. Face à ces chiffres, Mamadou B réagit « Pour qu’il n’y ait aucun mort, soit le gouvernement guinéen a un traitement miracle, soit on nous ment.»

La population guinéenne, contrainte de travailler la journée, s’est vu imposée un couvre-feu de 21h à 5h dans le but de limiter la propagation.

Alpha Condé, le président de Guinée Conakry, s’est exprimé dans les rues de Kaloum ce 9 avril 2020. Après avoir alerté la population sur la dangerosité du virus et sur la situation en Italie, il a donné ses propres conseils pour lutter contre le virus:

  • se mettre du mentholatum dans les narines (pommade mentholée)
  • boire de l’eau chaude 

Lutte contre le #Coronavirus : Le Président Alpha Condé de la Guinée propose de boire de l'eau chaude

Lutte contre le #Coronavirus :Le Président Alpha Condé de la Guinée propose de boire de l'eau chaude

Publiée par Lexterieur sur Vendredi 10 avril 2020

«C’est une vaste plaisanterie», commente Mamadou B. «tout comme le fait qu’il ait diffusé un faux projet social qui vise à rendre les transports, l’eau, et l’électricité gratuits dans la capitale, Conakry, alors qu’il n’y a déjà pas de transports et très peu d’eau et d’électricité».

De nombreux sites d’informations et de réseaux sociaux ayant été bloqués par les gouvernements africains pour lutter contre les «fake news», les ONG comme Reporters sans Frontières ou Comittee to Protect Journalists (CPJ) demandent une clarification de leur part sur les raisons de ces censures.

Lutter contre la mal-information mais pour une information libre, c’est l’objectif de l’Observatoire 19 en pleine crise sanitaire mondiale.

Attaques verbales, détentions arbitraires, retraits d’accréditation, Reporters Sans Frontières met à disposition une boîte mail covidrsf@rsf.org afin de recenser au mieux les entraves à l’exercice du journalisme.

Inès Lericollais

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Guinée Conakry – Les conseils extraordinaires du président Alpha Condé pour lutter contre le covid19

La Guinée Conakry a confirmé plus de 250 cas covid19 pour le moment, alors qu’aucun cas de décès na été communiqué par l’ANSS (agence nationale de sécurité sanitaire). Pendant ce temps, le président Alpha Condé improvise des médicaments contre le covid19 pour les guinéennes. Le président a conseillé un remède étonnant contre le Covid-19: se mettre du “mentholatum” dans les narines et “boire de l’eau chaude” !

C’est dans le célèbre quartier de Kaloum, abritant son palais présidentiel appellé Sékoutoureah, qu’Alpha Condé a fait une sortie médiatique le jeudi 9 Avril 2020 vers 16h. 

Devant une foule mobiliser à sa cause, le président se fait médecin à la place des professionnels de santé. Sur les images, on le voit dans les rues de Kaloum, masque sur la figure. C’est là que le chef de l’État prévient sa population du danger du coronavirus en prenant l’exemple de l’Italie. 

«Vous avez vu ce qui est en train de se passer dans le monde. Avez-vous vu ce qui se passe en Italie?» «Il faut se laver les mains plusieurs fois par jour, éviter les regroupements. Ceux qui peuvent acheter du mentholatum peuvent le faire et s’en mettre dans les narines. Ensuite boire souvent de l’eau chaude.»

Le président a donné sa recette miracle, qui n’est pourtant pas recommandée en priorité par les médecins. Aucune étude n’aurait prouvé l’efficacité de cette pommade mentholée, ni de la consommation fréquente d’eau chaude contre le Covid-19. Si c’est un vrai remède, ne pourrait-il pas soigner les 12 membres du personnel d’appui à la présidence testés positifs au coronavirus?

Pendant ce temps, la gestion de la pandémie par les médecins guinéens est vraisemblablement un théâtre ! Les faux positifs font douté sérieusement du nombre exact de porteurs du covid19 en Guinée Conakry.

Des faux positifs au covid 19 en Guinée

Les derniers cas de ping-pong son enregistrés au centre hospitalier Donka. Mademoiselle Keita a l’un de ses collègues testé positif au covid 19 et donc, par mesure de précaution, elle a fait son dépistage avant de se mettre en quatorzaine.

La quatorzaine terminée, mademoiselle Keita ne se plaignait d’aucune douleur mais, contre toute attente, elle reçoit un appel d’une équipe de l’ANSS l’informant que son test passé une semaine plus tôt, s’est révélé positif au covid 19. Elle sera dès le lendemain, admise à Donka au premier étage dans la salle numéro 7. Elle passera sa première nuit là-bas en compagnie d’autres malades du covid 19.

Le lendemain, elle prendra, au même titre que les autres malades, les molécules de traitement à base d’hydroxychloroquine et d’azithromycine. Contrairement aux autres malades, l’organisme de mademoiselle KEITA réagira mal à ce traitement. Des maux de ventre et de fortes céphalées vont surgir. Après un jour de traitement, elle reçoit comme dans un rêve, un message de l’agence nationale de sécurité sanitaire (l’ANSS) l’informant finalement que son test au covid 19 est plutôt négatif.

Après quelque temps c’est le collègue de mademoiselle Keita qui reçoit un message de l’agence nationale de sécurité sanitaire (l’ANSS) l’informant finalement que son test a lui aussi est finalement négatif.

La presse guinéenne touché par le covid 19

Retenons que la presse guinéenne, est à son tour est frappée de plein fouet de coronavirus. Au moins 5 journalistes de différents médias privées et un du public, au total pour le moment 6, sont confirmées positifs. Ils sont entrain de suivre de traitement au centre hospitalier de Donka.

Parmi les journalistes hospitaliers, le bouillant Mohamed Mara connu par ses dénonciations sans réserve des violations des droits humains et de la corruption du pouvoir.

Madame Moussa Yéro Bah et Aboubacar Diallo sont tous trois du groupe Hadafo Média, chroniqueurs de l’émission la plus critique du pouvoir les grandes gueules.

Lamine Mognouma Cissé de la radio Djigui FM, Mamadou Oury Diallo du Groupe de presse Gangan, Mikini Moussa Camara, journaliste à la RTG.

Cette situation constitue une vraie menace pour les journalistes qui sont toujours sur tous les fronts à la recherche de l’information. Dans des conditions difficiles.


Personnel et hébergé de la maison des journalistes, souhaitons prompte rétablissement à toutes les malades de Cvod19, prions pour le repos des âmes de tous les disparus de cette pandémie à travers le monde.

Nos remerciements s’adressent particulièrement à tous les professionnels de santé au monde sans exception.

Respectons les consignes et restons chez nous pour nous sauver et sauver les autres.


 

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