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Congo Brazzaville – Le coronavirus attaque, les politiques réagissent

Le 15 mars, un premier cas de coronavirus est diagnostiqué à la capitale Brazzaville. Depuis plusieurs jours, les églises sont fermées et les frontières aussi. Le pays s’apprête à recevoir l’onde de choc du covid19, sous l’œil attentif de Ghys Fortuné Bemba Dombé, journaliste contraint à l’exil.

Denis Sassou-Nguesso est le président du Congo. Firmin Ayessa est depuis 2017 vice-premier ministre et Claude Alphonse Nsilou est ministre du Commerce, des Approvisionnement et de la Consommation du Congo Brazzaville.

Quand Sassou et Cie distraient les âmes naïves

Les grands esprits de la planète terre sont préoccupés par les conséquences néfastes du Covid 19 qui n’épargnent aucun État, ni humain, moins encore, le système économico-financier mondial. Les charlatans et les manipulateurs montent en puissance. Sur la base des fakes news, par exemple, des «hommes de Dieu» de la RDC et du Nigeria font le buzz.

Évidemment, la psychose généralisée et l’avilissement mental laissent difficilement la place à la réflexion, si ce n’est à la naïveté. Sinon, comment expliquer que même l’élite congolaise puisse spéculer sur la prétendue contagion et santé de Sassou Nguesso, alors qu’il est «bunkerisé» à Oyo, dépassé par le prix du baril de pétrole qui vient de chuter à 23 dollars américains et divers événements qui aggravent la situation?

Vivre c’est prévoir

Au lieu de se contenter des fakes news, il faudrait réfléchir par exemple aux solutions qui permettraient de stopper les effets dévastateurs de Covid 19 en saison fraiche en Afrique centrale ? Comment appliquer les règles d’hygiène ou de confinement dans un pays ou la pauvreté est endémique ? Comment améliorer ou gérer les déplacements dans les transports en commun ? Comment faire respecter les mesures barrières pour freiner le Covid 19 ? Pourquoi ne pas développer l’élevage et le potager ? Pourquoi ne pas ressusciter la médecine traditionnelle « des plantes » ? Les chercheurs vont-ils continuer à se taire ?

Que faisons-nous des valeurs du «Mbongui» ou de solidarité ?

Pourquoi ne pas prendre l’attitude des chrétiens de Berée dans la bible face à des inepties balancées çà et là par plus d’une personne ? Pourquoi ne pas forcer les dignitaires à rapatrier l’argent planqué dans les paradis fiscaux comme le conseille la conférence épiscopale de l’Église catholique du Congo.

Pourquoi ne pas achever et équiper les douze hôpitaux qui ont engloutis des milliards ? Pourquoi ne pas équiper et transformer les logements sociaux de Mpila en centre de confinement ?

Peut-on faire comme le Rwanda qui a acheté les drones qui pulvérisent des produits pour désinfecter les rues ? Pourquoi la Ministre des PME ne peut-elle pas par exemple donner des tissus, fils, argent pour fabriquer des masques ?

Bref, l’heure est venue de prendre des grandes décisions que d’épiloguer sur les fakes news et sur le silence de Sassou qui s’apparente à celui de Biya, Obiang, Deby.

Les ministres Ayessa, Nsilou et Cie ont-ils « distribué » la maladie ?

C’est un secret de polichinelle, Firmin Ayessa a été évacué sanitaire depuis quelques temps. Le ministre des fake news, Thierry Lézin Moungalla peut-il encore parler de mission comme il avait tenté de l’affirmer lors de l’évacuation du ministre Calixte Ganongo ?

Quant au ministre Claude Alphonse Nsilou, bien qu’il ne soit pas évacué à l’étranger, son péché capital a été celui de ne pas avoir mis en quarantaine tous ses collaborateurs dès qu’il avait appris le caractère positif au coronavirus du citoyen américain avec lequel il a eu des séances de travail.

Le bas peuple ne disposant pas des moyens pour vérifier s’il est sous traitement ou pas, se demande si monsieur Nsilou, avant le test qui l’aurait déclaré négatif, n’avait pas distillé le covid 19, dans le cas où il aurait été déclaré positif au contact du patient contaminé.

S’il est vrai que le gouvernement congolais vient de fermer les frontières, il est urgent pour lui de mettre sur pieds les mesures d’accompagnement de la quarantaine telles que la prise en charge les factures d’électricité, d’eau et une petite prime de transport pour tous les citoyens, financées par l’argent des générations futures dont parlait fréquemment Gilbert Ondongo et les fonds cachés quelque part, tels que l’évoquaient Isidore Mvouba et Bruno Jean Richard Itoua autrefois.

En attendant ces mesures, nous conseillons vivement aux congolais à s’abstenir de prendre les bus, de se laver régulièrement les mains, de respecter la distance d’un mètre, d’éviter les attroupements et de faire attention aux cabines téléphoniques.

Mais surtout, ne pas céder à la panique et à la peur qui provoquent des accidents cardiovasculaires et des gastro-entérites.

La peur précipite la mort.

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Iran – Coronavirus, la réalité des chiffres

Selon les estimations du « Comité national du coronavirus » en Iran: si nous n’appliquons pas la quarantaine,  à la fin du mois de mai, 700.000 personnes vont mourir. Christian Malard, responsable du service étranger de France 3 et consultant sur la chaine israelienne i24news, confirme: « Le régime iranien tente de profiter au maximum de la propagation du coronavirus pour empêcher toute rébellion et liquider un maximum d’opposants et de prisonniers politiques qui sont dans les geôles iraniennes« .

IranWire, un site d’informations, a publié les sources reçues par un représentant du gouvernement. Selon une estimation officielle établie par le « Comité national du coronavirus »  à la demande du gouvernement iranien, la mise en garde est explicite.

« Si la politique de quarantaine complète n’est pas mise en œuvre dans toutes les zones infectées du pays et si la même tendance se poursuit jusqu’à la fin du mois de mai, le nombre de décès par coronavirus en Iran pourrait atteindre 700.000.  En cas de mise en quarantaine totale des zones infectées, le nombre de morts est estimé à près de 200.000″.

Homayoun Youssefi, député du régime et membre du « Comité national du coronavirus » a déclaré le lundi  9 mars que « la maladie atteindra son pic dans les deux prochaines semaines » et que « le nombre de personnes hospitalisées augmentera de 10 à 15% par jour. »

Le docteur Tagvaiei, chef de l’hôpital de Noshahr, en nord de l’Iran, a publié un clip en disant que si dans une semaine, l’Organisation mondiale de la santé OMS ne vient pas au secours du peuples iranien, il y aurait plus de victimes que durant les 8 années de guerre. C’est le régime qui est responsable de ce massacre de peuple iranien.

Après ce clip ce médecin est disparu.

Dans ces circonstances, l’état des hôpitaux du pays se détériore en permanence en raison du manque d’équipements. Des dizaines de médecins et d’infirmières dévoués ont contracté le virus en soignant leurs patients et ont perdu la vie.

Radio Farda a appris d’une source très étroitement associée à «Comité national du coronavirus» que le bilan officiel des décès ne couvre que les décès confirmés par les médecins légistes, et non le décompte rapporté par les hôpitaux du pays.

Le bilan des morts est beaucoup plus élevé, « au moins deux fois plus élevé, voir plus » selon la source.

« L’écart entre les chiffres officiels annoncés par le ministère de la santé et les vrais chiffres réside dans le fait que le ministère de la santé annonce le bilan des morts sur la base des certificats de décès délivrés par les médecins légistes », a expliqué la source qui est un expert en santé étroitement impliqué dans «Comité national du coronavirus», à Radio Farda, vendredi 6 mars 2020.

Statistique: Nombre de personnes décédées à cause du coronavirus COVID-19 dans le monde au 11 mars 2020, selon le pays | Statista
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Bilan des morts liés au coronavirus en Iran

L’Organisation des Moudjahidines du peuple d’Iran (OMPI/MEK) a annoncé le 10 mars, que le nombre de décès dus au coronavirus dans 127 villes de 30 provinces a dépassé les 3000.

  • Qom 500 morts
  • Téhéran 420 morts
  • Gorgan 204 morts
  • Kachan 142 morts
  • Ispahan 121 morts
  • Machad 205 morts
  • Qazvine 98 morts
  • Kermanchah 105 morts
  • La province de Guilan 450 morts
  • La province d’Alborz 95 morts

Empêcher la diffusion des chiffres réels sur les décès

Le régime théocratique a tout fait pour empêcher la diffusion des nouvelles concernant l’ampleur réelle de la crise en Iran et, en tant que tel, en a fait une question de sécurité nationale.

En plus du ministère du Renseignement et de la sécurité (VEVAK), l’Organisation du renseignement des pasdaran travaille activement à empêcher la diffusion des vraies informations.

D’après des informations spécifiques, les principaux membres du «Comité national du coronavirus» sont des responsables du VEVAK, de l’Organisation du renseignement des pasdaran et du système judiciaire.

Les commandants de l’Organisation du renseignement des pasdaran dans chaque province se rendent au quartier général de l’hygiène et du traitement de la province afin d’empêcher la diffusion des informations authentiques.

Les pasdaran, l’Organisation de renseignement des pasdaran et le ministère du Renseignement (VEVAK) ont été chargés de menacer les familles des victimes de se taire afin de dissimuler le nombre réel de décès. Le centre de commandement des pasdaran a ordonné à toutes les divisions et à tous les quartiers généraux des pasdaran en province d’être présents dans les hôpitaux et les centres médicaux et de santé pour contrôler les rapports sur le nombre de personnes infectées ou tuées par le virus.

Dans de nombreuses villes, l’arrêt cardiaque est spécifié dans les certificats de décès. Les familles subissent des pressions pour ne pas révéler la cause du décès.

La situation a aggravé les luttes entre les factions du pouvoir

Ali Nobakht, président de la Commission de la santé du Parlement des mollahs, a implicitement fait référence au rôle destructeur des pasdarans.

« Des questions non médicales sapent les plans du ministère de la Santé pour lutter contre le coronavirus et le contrôler. Je considère que le virus est plus qu’une simple question médicale. En tant que question économique, politique, sociale, culturelle, sécuritaire et judiciaire (…) il n’a pas été pris au sérieux. »

Épidémie dans les prisons

Le coronavirus se propage dans le prisons du Grand Téhéran à Rajaii-Shahr (Gohardasht-Karaj), dans la prison centrale de Karaj, dans les prisons de Qezel Hesar, Urmia, Sheiban et Kashan. En raison de la surpopulation, les détenus dorment à même le sol dans les couloirs et même à proximité des installations sanitaires. 

Ils sont privés de masques sanitaires et même de désinfectants. Dans certaines prisons, dont celle de Qezel Hesar, même de simples détergents ou du savon ne sont pas disponibles. Certains prisonniers de la prison centrale de Karaj n’ont pas de cellules et passent leur temps dans la cour de la prison.

Le manque d’hygiène est aggravé par le fait que les prisonniers politiques et ordinaires, y compris les toxicomanes, sont maintenus ensemble. Cette situation a accéléré la propagation du coronavirus.

Le Dr Nasser Fahimi, un prisonnier politique kurde détenu dans le quartier 5 de la prison de Fashafuyeh, a commenté la propagation de la maladie parmi les détenus. « Après l’émergence du coronavirus COVID-19 dans le pays, la maladie s’est rapidement propagée à travers l’Iran en raison des manquements du régime dans la province de Qom et la non mise en quarantaine de cette ville, où le virus est originaire« , a déclaré le docteur Fahimi.

Le Dr Fahimi a également souligné l’absence de mesures sanitaires minimales dans les prisons iraniennes.

« Suite à la gestion désastreuse et à l’incompétence du régime, le virus est entré et s’est propagé dans les prisons et de nombreux détenus font face à une catastrophe irréparable. D’un autre côté, les mollahs ont accru la possibilité pour les détenus de contracter le virus par des peines de prison de longue durée, en les privant de sortie et ayant une attitude discriminatoire à l’égard des détenus. »

Le docteur Fahimi a exhorté les défenseurs des droits humains à faire pression sur le régime pour qu’il respecte les droits des détenus et leur fournisse les soins de base.

« La situation actuelle dans les prisons est le début d’une catastrophe majeure parmi les détenus. J’appelle tous les militants des droits humains à nous soutenir et à publier des déclarations dans les médias pour faire entendre la voix des prisonniers sans voix et sans défense« , a conclu le docteur Fahimi.

« Le régime iranien tente de profiter au maximum de la propagation du  coronavirus pour empêcher toute rébellion et liquider un maximum d’opposants et de prisonniers politiques qui sont dans les geôles iraniennes » a conclu  Christian Malard sur  i24news.tv/fr.

Résumé de la situation iranienne face au coronavirus

Pourquoi peut-on craindre des centaines de milliers de morts en iran ? 

1 /

Le virus avait commencé à se propager en Iran il y a quelque temps, mais le régime avait reçu l’ordre direct de Khamenei de ne pas divulguer des informations au public en raison du 11 février, date anniversaire de la révolution, et de la mascarade électorale du 21 février. Ce n’est que fin février que les responsables ont reconnu les infections du virus et c’était trop tard. Le régime était le principal coupable et la raison de la propagation du Coronavirus en Iran.

2 /

Le régime a constamment sous-estimé le nombre de personnes infectées ou tuées par le virus et a fait de la question des statistiques une question de sécurité pour le régime et a ainsi couvert l’étendue de la crise de santé publique à laquelle l’Iran et le monde sont confrontés.

3 /

Le régime essaie de laisser entendre que tout est normal. L’opinion publique a fermement rejeté les propos de Rohani et Khamenei mettant en doute la gravité de la question. Le régime a été contraint d’annuler les réunions de son Parlement, ses prières du vendredi et plusieurs autres rassemblements malgré les démentis et cela montre l’ampleur de la crise.

4 /

Les preuves indiquent que les pasdaran ont été complices de la propagation du virus dans la ville de Qom, puis vers d’autres villes. L’expansion généralisée des Iraniens infectés démontre l’incompétence de ce régime.

5 /

Il y a une pénurie de fournitures médicales, mais les fournitures médicales qui existaient déjà en Iran et qui auraient pu suffire à contrer le virus ont été grossièrement mal gérées en raison de la corruption et de la thésaurisation par les pasdaran et les agences gouvernementales affiliées à Khamenei. Même le personnel médical ne dispose pas du minimum de fournitures pour lutter contre le virus et se protéger.

6 /

L’épidémie a été très coûteuse pour le régime. Elle a été un désastre total sur le plan politique, elle a encore plus comprimé le régime sur le plan économique et a suscité le dégoût du public plus que jamais auparavant.

Madame Maryam Radjavi, présidente élue du Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI), a souligné que la campagne de dissimulation, de mensonges et de désinformation menée par le régime était une tentative de contrer le soulèvement et la colère du peuple iranien qui voit dans le régime des mollahs la principale raison de la propagation du Coronavirus.

Elle a de nouveau souligné l’impératif de protester et de frapper à tout moment et en tout lieu possible et a réitéré que toutes les fournitures et installations médicales et sanitaires en Iran doivent être libérées du monopole des pasdaran et mises à la disposition des médecins et du peuple iranien. 

 

 

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Iran – 1000 morts liés au coronavirus et des journalistes interdits d’en parler

Mensonge et dissimulation du régime provoquent la propagation de la catastrophe. Il y aurait jusqu’à « 60.000 » infectés dans le pays. L’Iran est donc au bord d’une des plus grandes catastrophes humanitaires de son histoire contemporaine. Mensonge et dissimulation du régimeont provoqué la propagation du coronavirus dans le pays.

Des experts internationaux s’interrogent sur l’étendue réelle de l’épidémie de nouveau coronavirus en Iran, pays qui concentre déjà le plus grand nombre de morts hors de Chine et foyer de contamination qui pourrait propager la maladie dans la région;  a annoncé  l’AFP le 29 février 2020.

Le ministère de la Santé, Ali Khamenei, Hassan Rohani et d’autres dirigeants étaient bien au courant de l’arrivée du virus en Iran il y a au moins un mois. Pourtant, la première directive pour y faire face a été émise à contrecœur le 20 février.

Sur ordre du guide suprême du régime, Ali Khamenei, une grande opération de dissimulation a été menée pour pemettre la tenue de l’anniversaire de la révolution de 1979, le 11 février, et à la mascarade électorale du 23 février.

Quelle est l’ampleur de l’épidémie du Coronavirus en Iran?

Ahmad Amir-Abadi Farhani, député de la ville de Qom et membre du bureau du parlement, a déclaré le 24 février que « 50 personnes à Qom étaient mortes du coronavirus« .


Le vice-ministre de la Santé, Qassim Janbabai , dans une interview télévisée a souligné que « il y a jusqu’à 60.000 infectés dans le pays ».


En réponse au démenti d’Ali Rabi’i, le porte-parole de Rohani, et du vice-ministre de la Santé, Iraj Harirchi, ce député a mis la liste des personnes décédées à la disposition du ministère.

Le régime continue de prétendre que seules 43 personnes sont mortes et 593 ont contracté le virus.  Mais d’autres bilans non officiels sont beaucoup plus lourds. Entre-temps, une officielle, Nahid Khoda-Karami, à la tête de la commission de la santé du conseil municipal de Téhéran, a révélé que 10000 à 15000 personnes ont été touchées par le virus.

Le vice-ministre de la Santé, Qassim Janbabai , dans une interview télévisée a souligné que « il y a jusqu’à 60.000 infectés dans le pays« .

L’Organisation des Moudjahidines du peuple d’Iran (OMPI/MEK) sur la base d’informations de l’intérieur de l’Iran, a annoncé le lundi 2 mars 2020 à 20h que le nombre de personnes ayant perdu la vie à cause du coronavirus (COVID-19) dépasse les 1000.

Le virus s’est répandu dans les 31 provinces.

La même source détaille comme suit ce chiffre: quelque 209 victimes à Téhéran, 61 à Ispahan, 92 dans la province de Guilan, 18 dans celle de Lorestan et 45 dans les provinces de Kermanchah sont mortes jusqu’à présent.

En outre, 14 à Machad, 11 à Sorkh-Hessar, 116 à Shahsavar et au moins 300 à Qom ont également perdu la vie.

Dans d’autres villes, dont Ahwaz, Karadj, Andimeshk, Iranshahr, Bandar-Abbas, Saqqez, Oroumieh, Ilam, Tabriz, Saveh, Arak, Yassouj, Hamedan, Nichapour, Semnan, Yazd, Qazvine et Kashmar, une ou plusieurs personnes sont mortes.

«La situation dans la province de Guilan est plus critique qu’ailleurs. Les hôpitaux, et même leurs couloirs, débordent de patients contaminés. Dans les campagnes, des personnes sont mortes avec des symptômes de type corona. Personne ne connaît le nombre exact de personnes infectées ni de celles qui sont mortes. Les chiffres officiels relèvent plutôt de la plaisanterie», a affirmé Gholam-Ali Jafarzadeh, député de la ville iranienne de Racht.

Toutes les heures les ambulances amènent des cadavres au cimetière Baghé Rezvan de Racht nord Iran témoigne un citoyen sur twitter: « le nombre des morts et bien plus terrible que ce que nous croyons ».

Comment le virus est arrivé en Iran ?

En Iran, le doigt de l’accusation pointe vers les gardiens de la révolution. Alors que la plupart des pays ont annulé leurs vols vers la Chine, les vols de Mahan Air à destination et en provenance de la Chine ont continué après le 25 février 2020, malgré des appels nationaux et internationaux répétés à y mettre fin. Cela a contribué à la propagation rapide du virus en Iran et dans de nombreux pays voisins.

Le 19 février, le site web public Eghtsad Online a révélé l’inquiétude du personnel de service de l’aéroport international de Khomeini via des images pertinentes sur twitter.

« Alors que le coronavirus a fait [plusieurs] victimes en Iran, les vols de Mahan Airline vers la Chine se poursuivent. Un groupe de nettoyeurs de l’aéroport international « Imam » Khomeini a exprimé ses inquiétudes concernant le nettoyage des avions en provenance de Chine » a écrit Eghtesad Online.

Les vols de la compagnie des pasdarans Mahan Air à destination de la Chine continuaient encore le 28 février. Pour se justifier, le régime a affirmé qu’il transférait des kits de détection du virus de la Chine vers Téhéran.

Le régime des mollahs n’a pris aucune mesure préventive efficace pour faire face à la propagation du virus, y compris la mise en quarantaine des villes où le virus s’est propagé. Au lieu de prendre les mesures nécessaires, le président du régime, Hassan Rouhani, a déclaré que les personnes atteintes de coronavirus seraient mises en quarantaine, mais que l’épidémie était loin d’être suffisamment grave pour justifier la mise en quarantaine de populations entières.

De même, lors de la conférence de presse au cours de laquelle il est tombé malade, le vice-ministre de la Santé Harirchi a insisté sur le fait que de telles procédures de quarantaine à grande échelle étaient des reliques inutiles de «l’âge de pierre».

Arrestation des journalistes pour propagation de la rumeur du virus!

« L’Iran est maintenant face à une guerre de sécurité politique et biologique »; a écrit le site officiel de la télé Iranien.

Le commandant de la police de régime a déclaré: « Les policiers ont arrêté les responsables de deux pages Instagram qui parlaient du coronavirus, inquiétant le public. »

« Parler du coronavirus sera bientôt considéré comme troubler l’opinion publique, agir contre la sécurité nationale et insulter le président! », s’inquiète pour sa part une Iranienne sur twitter.

Le journal officiel Jahan-e San’at a reconnu le 23 février les mensonges des dirigeants du régime: «Il semble maintenant que les autorités aient d’abord voulu dissimuler l’apparition du coronavirus dans le pays, ou du moins jusqu’au 21 février, date des élections législatives. Mais la mort des deux personnes a perturbé les plans du gouvernement. Le comportement des responsables au cours des dernières décennies a sapé la confiance des citoyens à leur égard. Ce qui est plus dangereux qu’un Coronavirus pour une société, c’est la méfiance des citoyens envers les autorités. »

Cette semaine, l’ONG Reporters sans Frontières a critiqué Téhéran sur cette crise, accusant le régime de dissimuler des informations sur la propagation du nouveau coronavirus.

Samedi, le porte-parole du ministère de la Santé Kianouche Jahanpour a réagi à ces critiques en accusant les médias étrangers de diffuser de fausses informations.

Appel de l’OMS à envoyer une mission médicale en Iran

Cette situation a fait réagir Maryam Radjavi. La présidente élue du Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI) a déclaré que le régime répète la même histoire avec le coronavirus que celle de la destruction de l’avion ukrainien, mais à une échelle beaucoup plus grande.

Radjavi a appelé les médecins, les infirmières et le personnel hospitalier à diffuser rapidement leurs informations afin de sauver des vies en Iran et de contrecarrer les dissimulations et les informations trompeuses du régime.

Elle a souligné que les Nations-Unies, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et les autres organisations internationales des droits de l’homme doivent obliger la dictature religieuse en Iran à rendre public tous les faits et chiffres concernant le coronavirus et à les fournir aux organisations internationales concernées.

Elle a exhorté les Iraniens, en particulier les jeunes, à organiser des manifestations pour forcer le régime à dire la vérité et le contraindre à mettre à la disposition de la population, des hôpitaux et des médecins, les ressources et les équipements médicaux et de soins de santé, largement monopolisés par le Corps des gardiens de la révolution et les organes de sécurité.

« Un petit prince au pays des Mollahs », une dénonciation en version Bande Dessinée

Découvrez l’interview de l’auteure de cet article, Raouf Massoumeh, qui présente son livre « Un petit prince au Pays des mollahs ».  

L’histoire de son jeune frère, Ahmad Raouf Bachari Doust, arrêté cinq ans avant -à l’âge de 16 ans- et qui fera partie des 30 000 prisonniers politiques exécutés.

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Afrique – Les dictateurs Sassou, Condé, Gnassingbé, Biya, Sissi… interpellés par le Coronavirus qui les menace

Après la Chine où la maladie s’est déclenchée, des cas de coronavirus ont été détectés en France, en Italie, au Japon, en Iran, en Irak, en Coré du sud, aux Usa… Des pays avec une surveillance médicale évoluée. L’Afrique, continent le plus vulnérable et le plus perméable, peine encore à prendre des dispositions solides. Pourtant la Chine, épicentre de la maladie, est devenue au cours de cette dernière décennie, le pays le plus prisé des Africains.

La difficulté dans l’obtention de visas pour l’Europe et les Etats-Unis d’une part et des avantages commerciaux vers la Chine d’autre part, ont fait que les Africains choisissent le pays de Mao comme destination de prédilection. Malheureusement c’est dans ce nouveau centre d’affaire mondial que le Coronavirus s’est déclenché, faisant à ce jour environ 2700 morts et plus de 77000 malades, dont la plupart sont mis en quarantaine.

«Il est impensable que le continent africain soit le seul épargné. Il est fort possible que nous ayons des cas sur le continent qui n’ont pas été détectés.»

Premier partenaire commercial du continent, avec des échanges qui ont dépassé les 200 milliards de dollars en 2019 et une augmentation de plus de 600%. des liaisons aériennes entre l’Afrique et la Chine. Il y a six vols directs d’Ethiopian Airlines, quatre vols direct de Royal Air Maroc, trois vols direct Kenya Airways, deux vols direct de Rwandair…

Tous relient la chine à l’Afrique chaque semaine. Tous les jours, des centaines des chinois posent leurs valises sur le continent noir et dans le sens contraire, de nombreux africains continuent à se fréquenter comme si le confinement ne concernait que les occidentaux.

Certes, le sous-sol africain est le plus riche de la planète terre cependant, ses habitants sont les plus désorganisés qui existent avec des structures sanitaires en lambeau. Face donc à cette désorganisation, pauvreté et divers échanges, on est en droit de paraphraser John Nkengue, directeur du centre africain de prévention de la lutte contre les maladies a l’UA qui a déclaré: « Il est impensable que le continent africain soit le seul épargné. Il est fort possible que nous ayons des cas sur le continent qui n’ont pas été détectés ».

Si par le passé, les africains ont bénéficié du concours des occidentaux pour lutter contre le virus Ebola au Libéria, en Sierra Leone, en Guinée Conakry, en République Démocratique du Congo (RDC), il n’est pas sûr aujourd’hui que ses mêmes partenaires préoccupés par leur sécurité par rapport au virus puisse voler à leurs secours.

Les dictateurs, pillards et gouvernants africains ne doivent donc plus tout attendre, des partenaires au développement, des institutions spécialisées des Nations Unies, de l’OMS (Organisation Mondiale de la santé) ou des pays du nord pour prendre des initiatives. La surveillance doit être organisée afin d’épargner les populations en proie à la pauvreté endémique et à des violences de tout genre. La Chine par exemple, a construit plusieurs centres hospitaliers spécialisés contre le virus en un temps record. En France, où 6 cas ont été déclarés, une batterie de mesures est prise et la sensibilisation se fait au quotidien au plus haut sommet de l’Etat afin d’empêcher la propagation de la maladie.

Le glas vient de sonner pour les dictateurs et violeurs des droits, plus préoccupés par leur image, par la tricherie des élections, par le pillage. Il faudrait faire plus que de bomber leur torse et leurs muscles pour combattre efficacement le virus Coronavirus sur le sol africain.

Par ailleurs, en présence des gouvernants irresponsables tels ceux qui ne communiquent pas et bâillonnent les voix discordantes, les populations doivent se prendre en charge elles-mêmes pour ne pas subir les effets pervers du Coronavirus.

Un espoir à confirmer

Testé en Chine dans une dizaine d’hôpitaux selon le Huffinghton Post, la chloroquine pourrait être un traitement efficace contre le Coronavirus. Cette information relayée par le docteur Raoult, spécialiste français des maladies infectieuses, reste à confirmer.

En attendant que l’espoir se confirme, j’appelle les africains à appliquer les méthodes de prévention classiques comme partout dans le monde.

Les médias doivent jouer leur rôle traditionnel d’enquêter et d’informer comme le site zenga-mambu qui traite ce sujet constamment.

Selon nos informations, le mardi 25 février plusieurs ressortissants chinois seraient confinés suite à leur retour de voyage en Chine. D’autres sources affirment que certains chinois au Congo sont aussi concernés. Nous espérons que le gouvernement communiquera précisément sur ce sujet brûlant.

Enfin, bien que débordé, l’OMS dont le siège régional est à Brazzaville, devrait aider le Congo pour une riposte et une prévention efficace contre l’épidémie du Coronavirus. Cette attitude de l’OMS mettra en confiance plusieurs africains qui pensent qu’ils sont abandonnés.

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