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Covid19 – Iran – Rohani confirme: « 25 millions de personnes ont été infectées et 35 millions le seront »

Hassan Rohani a admis le 18 juillet 2020 : « Jusqu’à présent, 25 millions d’Iraniens ont été infectés par le coronavirus, et nous devons nous attendre à ce que 30 à 35 millions de personnes soient infectées par ce virus. Le nombre d’hospitalisations à l’avenir sera deux fois plus élevé que celui des 150 derniers jours. »

Il a de nouveau blâmé sans vergogne la population: « La deuxième vague de l’épidémie est due au fait que nos cérémonies de mariage suivent leur propre forme et durée dans le temps. C’est la même chose pour les cérémonies de deuil et dans les fêtes. »

Des responsables du ministère de la Santé, mettent en cause la levée des restrictions

Alors que Rohani attribue à la population la responsabilité de la nouvelle vague de coronavirus, des responsables de son ministère de la Santé, Jahanpour et Mohraz, mettent en cause le retour à la normale et la levée des restrictions.

Vatan-e Emrouz a cité aujourd’hui Minou Mohraz, membre du CNLC – centre national de lutte contre le coronavirus – , en écrivant: « Le nombre de cas positifs à Téhéran a augmenté de façon spectaculaire. Mohraz a déclaré que les patients gravement malades atteints de coronavirus dans les hôpitaux meurent très rapidement« , ajoutant que «Téhéran et les hôpitaux de la ville sont maintenant remplis de patients dans un état grave (…) après la réouverture et l’élimination des restrictions, la propagation de cette maladie s’est étendue dans tout le pays».

Or, Kianoush Jahanpour, le directeur des relations publiques du ministère de la Santé, a déclaré aujourd’hui à Iran Online: «Avec la réouverture des magasins et des entreprises, il fallait s’attendre à une augmentation du nombre de morts. A l’époque, le ministère de la Santé a averti à plusieurs reprises que la situation n’était pas du tout normale. Nous avons annoncé qu’il n’y avait pas de lieu sûr ni de zone exempte de virus dans le pays

15 à 20% des Kermanis sont infectés

Le vice-président de la faculté des sciences médicales de Kerman a déclaré hier à l’ISNA: «Entre 15% et 20 % des Kermanais ont contracté le coronavirus. Le nombre de personnes hospitalisées et décédées est en hausse, et maintenant presque toute la province est dans le rouge. Nous ne pouvons pas imposer beaucoup de restrictions parce que le CNLC à Téhéran nous a lié les mains

Dans la province de Yazd, le vice-président de la faculté des sciences médicales de Sadoughi a annoncé que le nombre de cas positifs avait plus que triplé ces 40 derniers jours.»

 Source de chiffres : PMOI/MEK

 

Cet article est écrit en collaboration avec THE MEDIA EXPRESS
press@themediaexpress.com


 

18 juillet 2020 –  72.200 morts

Le nombre de décès dans certaines des provinces d’Iran pour lesquelles nous avons des évaluations chiffrées :

  • Khouzistan 5435 morts

  • Khorassan-Razavi 5405 morts

  • Mazandaran 3185 morts

  • Lorestan 2775 morts

  • Alborz 2315 morts

  • Sistan-Baloutchistan 2260 morts

  • Hamedan 1920 morts

  • Kermanchah 1845 morts

  • Fars 1772 morts

  • Kerman 1010 morts

  • Khorassan du Nord 920 morts

  • Yazd 855 morts

  • Khorasan du Sud 242 morts

Auxquels s’ajoutent les chiffres des autres provinces

Source : PMOI/MEK 

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Covid19 – IRAN – « 18 millions d’iraniens ont contracté la maladie »

Iradj Harirchi, vice-ministre de la Santé, a avancé le chiffre de 18 millions d’Iraniens contaminés par le Covid-19. « Dans certaines provinces, a-t-il dit, où l’épidémie a commencé plus tôt, plus de 50% des gens ont contracté le virus, par conséquent, le chiffre de 18 millions (de contaminés) n’est pas une chose étonnante.« 

Il a ajouté: « Il n’est pas improbable que le nombre de morts par jour atteigne les 200. » (Site Faranak, 5 juillet)

Massoud Mardani, du CNLC évoquant les buts épidémiologiques des tests sérologiques a déclaré que « ce test a été effectué au hasard et nous avons constaté que 18 millions d’Iraniens, soit environ 20% de la population du pays, ont contracté la maladie. » (Agence Isna, 4 juillet)

Le quotidien Hamshahri a écrit le 5 juillet: « Une étude du ministère de la Santé montre qu’au cours des 10 derniers jours (du 24 juin au 3 juillet), en moyenne 106 personnes ont été infectées par jour, et près de six personnes ont été victimes du virus toutes les heures.« 

Pas de ville iranienne sans covid 

Le directeur des relations publiques de la faculté des sciences médicales de Hormozgan a déclaré: «La province est en plein pic de coronavirus. Il est possible d’assister à une flambée de l’épidémie dans les villages.» (Site Baz-Khabar, 4 juillet)

Le député du Majlis Khatami, membre de la commission de la Santé a déclaré: «La levée du confinement sous prétexte de problèmes économiques suscite de l’inquiétude» (Agence Tasnim, 4 juillet)

Le président de la faculté des sciences médicales de Birjand a déclaré: «A l’heure actuelle, Nous n’avons aucune ville écartée du danger ou en zone blanche.» (Agence Irna 4 juillet)

Dans la province de Golestan, le président de la faculté des sciences médicales a déclaré: «Une catastrophe pire que celle de mars nous attend dans la province. Nous serons confrontés au problème de service et de manque d’oxygène et de lit, et une décision urgente doit être prise.» (Agence Mehr 5 juillet)

Une centaine d’infirmières ont contracté le Covid-19

Harirchi a avancé à la télévision officielle ce 4 juillet 2020, le chiffre de 15.000 personnels soignants et médicaux ayant été contaminés en Iran.

Le vice-président de la faculté des sciences médicales de Zandjan a annoncé que «le nombre de cas positifs augmente chaque jour. Nous sommes confrontés à une pénurie d’équipement et l’équipement existant n’est pas suffisant pour les patients entrant dans les hôpitaux. Une centaine d’infirmières ont contracté le Covid-19. La province fait face à une pénurie de main-d’œuvre dans le secteur de la santé et de l’équipement hospitalier.» (Agence Tasnim, 5 juillet)

Alors que les autorités de diverses provinces déplorent ouvertement le manque sérieux de services médicaux et l’effondrement du système sanitaire, le président iranien Rohani a déclaré le 4 juillet: «Notre système de santé et d’hygiène a été si actif que nous avons eu à peine besoin de demander l’aide de nos forces armées. Pendant cette période, notre système de santé et d’hygiène a fonctionné et, en même temps, augmente sa capacité dans les hôpitaux et les hospitalisations.»

En condamnant vivement l’attaque des forces de sécurité contre les infirmières qui protestaient contre le non-paiement de leurs salaires, Maryam Radjavi la dirigeante de la résistance iranienne sur la pénurie d’equipement a declaré:

« Vive l’ensemble des médecins, des infirmières et du personnel soignant qui prennent des risques en se battant sans compter pour sauver les malades du coronavirus. Le régime des mollahs a laissé la population sans défense face à la maladie, malgré la présence de médecins et d’infirmières dévoués, à force d’avoir pillé pendant 40 ans les ressources du pays pour les dilapider dans les projets antipatriotiques nucléaires et de missiles, de terrorisme et de belligérance. Il a détruit de la sorte toutes les infrastructures du pays. La seule manière de mettre fin à cette situation est de renverser le régime des mollahs pour instaurer la démocratie et la souveraineté populaire. »

Cet article est écrit en collaboration avec THE MEDIA EXPRESS
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5 juillet 2020 –  65.900 morts

Le nombre de décès dans certaines des provinces d’Iran pour lesquelles nous avons des évaluations chiffrées :

  • Khouzistan 5050 morts

  • Khorassan-Razavi 4570 morts

  • Mazandaran 2960 morts

  • Golestan 1645 morts

  • Khorassan du nord 850 morts

  • Kerman 830 morts

  • Hormozgan 685 morts

  • Zandjan 610 morts

  • Qazvine 565 morts

Auxquels s’ajoutent les chiffres des autres provinces

Source : PMOI/MEK 

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COVID19 – IRAN – « 50 % des Iraniens sont sur le point de contracter le coronavirus »

Le Président de la république islamique d’Iran Hassan Rohani, a décidé de renvoyer les iraniens au travail en misant sur l’imminuté collective de la population pour faire face au COVID-19. Conséquence, 144 personnes sont mortes ces dernières 24 heures, soit le plus grand nombre de décès enregistré en une journée depuis presque 3 mois. Et d’autres statistiques de contamination supposent que le pire est à venir.  

Le conseil d’administration de la Société d’immunologie et d’allergie en Iran a publié une lettre ouverte à Rohani dans laquelle il déclare que la stratégie de faire infecter la population pour obtenir une «immunité collective» face au COVID-19, sans médicament ni vaccin, est «contraire à l’éthique médicale et la santé publique».

En d’autres termes: « 50% des iraniens sont sur le point de contracter le coronavirus, et un à deux millions vont probablement en mourir« .

Les hopitaux iraniens commencent à saturer

Depuis, un communiqué du ministère de la Santé du régime déclare la mort de 144 personnes ces dernières 24 heures, c’est le plus grand nombre de décès enregistré en une journée depuis presque 3 mois.

Les unité de soin intensif ne sont pas en reste avec 2946 patients dans un état grave. 

Le 28 juin, le chef du Centre de gestion des maladies infectieuses du ministère de la Santé a déclaré au quotidien Aftab: «Aujourd’hui, les patients identifiés avec le coronavirus en dehors des hôpitaux sont dix fois plus nombreux que ceux identifiés dans les hôpitaux. On ne sait pas ce qui se passera si le coronavirus coïncide avec la grippe pendant la saison froide.»

Les grandes villes que sont Qom et Ispahan sont dans une autre phase critique

A Qom, le président de la faculté des sciences médicales a déclaré aujourd’hui à l’IRNA: «Le nombre de personnes testées positives est passé de 15% à 45%. La nouvelle propagation du virus est donc incontestable. Dans les deux prochaines semaines, nous serons confrontés à un nouveau pic. En plus de l’hôpital de Kamkar, nous avons préparé d’autres hôpitaux pour recevoir des cas positifs.»

La télévision officielle a rapporté hier qu’à Ispahan «avec la hausse rapide des hospitalisations, la ville est entrée dans une autre phase critique de la maladie. À l’hôpital Khorchid, les gens sont hospitalisés dans des couloirs».

Dans la province de Fars, l’agence IRNA a rapporté hier: «Le nombre de cas positifs est à trois chiffres. Beaucoup de ces villes de la province avaient des nombres à deux chiffres il y a deux semaines

Cet article est écrit en collaboration avec THE MEDIA EXPRESS
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28 juin 2020 –  62.100 morts

Le nombre de décès dans certaines des provinces d’Iran pour lesquelles nous avons des évaluations chiffrées :

  • Khorassan-Razavi 3725
  • Mazandaran 2895
  • Sistan-Balouchistan 2030
  • Azerbaïdjan occidental 1690
  • Kermanchah 1535
  • Hamedan 1362
  • Fars 1285
  • Kurdistan 1270
  • Yazd 794
  • Hormozgan 595
  • Chaharmahal-Bakhtiari 405

Auxquels s’ajoutent les chiffres des autres provinces

Source : PMOI/MEK 

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Idir, pionnier de la World Music et auteur de Avava Inouva, s’éteint !

Né le 25 octobre 1949 au village Ait-Lahcène, situé à une trentaine de kilomètre de la ville de Tizi-Ouzou en Kabylie, Idir, de son vrai nom Hamid CHERIET, est décédé des suites d’une maladie pulmonaire, le samedi 2 mai 2020 à l’hôpital Bichat à Paris.

Idir a chanté l’exil, l’amour et la liberté. Il est l’un des pionniers de la culture kabyle.

Chanteur, auteur, compositeur-interprète et musicien, il débute sa carrière dans les années 70 par pur hasard.

De mère et de grand-mère poétesses, Idir a baigné dans un environnement où les contes, les énigmes et les histoires anciennes font bon ménage. Un milieu familial profondément imprégné de la culture berbère.

Retour sur le palmarès d’une légende hors du commun !

En 1973, alors qu’il remplaçait Nouara, l’une des divas de la chanson kabyle de l’époque, à la radio algérienne, Nouara devait chanter «RSED AYIDHES», une berceuse, qu’Idir lui avait spécialement composée. C’est finalement lui qui s’y produit avec un nom de scène qui lui est resté collé à la peau: Idir.

Il enregistre ce titre en studio ainsi que «Avava Inouva». Puis, il prend son paquetage pour aller effectuer son service militaire qui dura deux ans.


Avava Inouva est considéré comme le premier grand tube venu d’Afrique du Nord.


Il n’avait pas encore imaginé que son passage furtif à la radio allait faire de lui, plus tard, une star internationale. Les deux morceaux tournaient, quasiment en boucle à la radio. Un vrai succès radiophonique. Il écoutait ses tubes sur les ondes des radios nationales et étrangères. Alors qu’il est confiné dans sa petite caserne loin de sa Kabylie natale, son exploit a traversé la Méditerranée.

Diplôme en géologie dans la poche, tout le monde le voyait déjà, œuvrer au service de la gestion et de la recherche au sein de l’industrie pétrolière algérienne.

En 1975, coup de théâtre ! Une maison de disques le contacte et l’invite à Paris. Elle veut produire son premier album. Idir tient sa valise et prend la direction de la capitale française.

Le titre «AVAVA INOUVA» devient rapidement un tube planétaire. En 1976, une version française arrive dans les bacs. Elle est interprétée par le duo David JISSE et Dominique MARGE.

Idir a conquit 77 pays et ses chansons sont traduites en 15 langues et, ce avec simplement, des voix et des guitares. Avava Inouva est considéré comme le premier grand tube venu d’Afrique du Nord.

En 1979, il sort un deuxième album intitulé «Ayarrach negh». Sollicité de partout et adulé par ses fans, Idir effectue bon nombre de tournées et enchaine par plusieurs concerts.

De nature discret et réservé, il s’éclipse de la scène musicale pendant une bonne dizaine d’années et ce, selon nos sources, pour échapper au monde du show-biz dans lequel il ne se reconnaissait pas.

Ses chansons avaient une portée universelle

En 1991, il renoue avec sa passion et sort une compilation de 17 chansons, en s’inspirant essentiellement de ses deux premiers albums. Ce retour, tant attendu, l’a consacré précurseur de la world music. Il occupe le New Morning à Paris, du 7 au 9 février 1992.

Un an plus tard, Idir sort un 3ème album : LES CHASSEURS DE LUMIERES. Au moment où le terrorisme bat son plein en Algérie.

Meurtri par cette situation, qui échappait à tout contrôle, Idir, a chanté l’exil, l’amour et la liberté, pour, faut-il le rappeler, en guise de réponse à l’obscurantisme qui dévastait son pays.

En 1999, le chanteur sort : Identités. Un album hommage qui réunit de nombreux artistes, tels que Maxime LEFORESTIER, Manu CHAO, Karen MATHESON, Gilles SERVAT, Geoffrey ORYEMA, l’Orchestre National de Barbès, ainsi que le groupe ZEBDA.

Sa maison de disques met sur le marché, en 2002, une compilation intitulée : Deux rives, un rêve.

Où l’on peut écouter des morceaux inédits, notamment, «Pourquoi cette pluie ?», écrit par Jean-Jacques GOLDMANN. En référence au terrible déluge qui s’est abattu sur la ville d’Alger, dans le quartier populaire de Bab El Oued, causant plus de mille morts.

Adrar Inu (Ma montagne) arrive chez les disquaires, le 4 février 2013. Cette œuvre intimiste est considérée comme un retour aux sources. Il consacre un tube à sa maman qu’il a perdu quelques mois avant. Trente huit ans après son dernier gala, il a animé son premier concert en Algérie.

Sa dernière apparition publique a eu lieu sur la scène de l’Accor Hotels Arena, à Paris, le 04 janvier 2019, à l’occasion de la fête de Yennayer, le nouvel an berbère.

Idir laisse derrière lui un répertoire inépuisable et des fans et familles kabyles marqués à jamais.

 

Selon un communiqué de presse rendu public par la famille du défunt, Idir va être enterré en région parisienne et «se fera dans l’intimité familiale, conformément à la rigueur des dispositions sanitaires en cours…».

Des voix s’élèvent des deux cotés de la méditerranée pour réclamer le rapatriement du corps. Les proches de la famille du défunt regrettent «profondément cette situation que nous subissons tous, et qui prive temporairement ceux qui souhaitaient lui dire au revoir, de lui rendre hommage». 

«Croyez bien nos chers parents et amis que nous en sommes peinés» ajoute le communiqué.  

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