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Le village du monde de la Fête de l’Humanité : un endroit hors du monde

[Par Nahed BADAWIA]

La fête de l’Humanité est un événement organisé tous les ans par le journal L’Humanité au cours du second week-end de septembre. C’est une fête politique où le Parti communiste français et les divers groupements de gauche sont fortement représentés. La fête de l’humanité comprend des activités politiques ainsi que de nombreuses activités culturelles et de divertissement. Chaque année, la fête de l’Humanité accueille plus d’un demi-million de visiteurs.

Le « village du livre »

Il accueille des centaines d’écrivain venus dédicacer leurs ouvrages et des dizaines de débats. Le débat le plus important cette année était par l’écrivain Bernard Thibault qui persiste et signe à la Fête de l’Humanité : « La troisième guerre mondiale est sociale » le titre de son ouvrage connu.
Bernard Thibault, l’ancien secrétaire général de la CGT et désormais membre du conseil d’administration de l’organisation internationale du travail (OIT), a dit « La moitié de la population active ne dispose pas d’un contrat de travail et 168 millions d’enfants sont des travailleurs ». Son opinion est aussi que c’est la responsabilité des firmes multinationales, mais aussi de l’Union Européenne, du FMI, de l’OMC, du G20, de la Banque mondiale.
Le village du monde: un endroit hors du monde
L’idée de ce village du monde est une très belle idée, parce qu’on peut voyager d’un pays à un autre et d’un continent à un autre dans un même territoire sans frontières. Le village du monde est un espace dans la fête où on peut parler, discuter, débattre, danser, déguster les variétés des repas traditionnels de par tout le monde, ensemble, en communion.
Mais la majorité des débats cette année 2016 se sont passés hors du monde. Il n’y avait aucun débat autour des deux pays, la Syrie et l’Iraq, alors qu’ils sont au cœur de l’actualité.
Les débats dans  » La scène des luttes internationales » étaient:
1- UE, Otan, Russie : les Etats d’Europe de l’est et du Nord ont-ils tué l’idée de maison européenne commune ?
2- Traités de libre-échange : vers la fin du consensus néolibéral en Europe et aux États-Unis ?
3- Libérez Marwan Barghouti
4- La poussée des nationalismes est-elle irrésistible en Europe ?
5- Soirée de solidarité avec le Brésil
6- Pourquoi la France a choisi l’Arabie Saoudite comme alliée ?
7- Comment combattre Daech ?
8- Le continent africain face à la justice internationale
9- Après le coup d’Etat contre la présidente Dilma Rousseff, quelles perspectives pour la gauche brésilienne ?
Chercher ailleurs dans les petits stands

© Nahed BADAWIA

© Nahed BADAWIA

Juste quand on est arrivé à la fête de l’humanité on s’est trouvé plongés dans une manifestation pour la Palestine et les manifestants créaient: Palestine vivra, Palestine vaincra. Et on a partagé avec eux en criant ce slogan.

Nous sommes arrivés au stand du  Parti des travailleurs du Kurdistan avec les photos de son président, Abdullah Öcalan, et les panneaux pour revendiquer sa libération.

La responsable politique de leur stand , Perssim Sarhat, a répondu à nos questions (traduites du kurde par Shiyar KHALEAL):

Nahed Badawia:  Pouvez-vous nous expliquer pourquoi vous participez à la Fête de l’Humanité?

Perssim Sarhat :  Il y a une guerre en Kurdistan et nous on est là pour diffuser les concepts des droits humains, pour expliquer la question kurde, et pour lutter pour la libération de  Abdullah Öcalan. D’ailleurs en ce moment il y a une guerre en Rojava ou on participe contre Daech

Nahed Badawia: Que veut dire Rojava?

© Shiyar KHALEAL

© Shiyar KHALEAL

Perssim Sarhat :  C’est la Syrie »

Nahed Badawia :  Mais on dit Syrie, non? »

Perssim Sarhat : Je parle du Kurdistan de l’est.

Nahed Badawia : Participez-vous en tant que parti PKK dans cette guerre?

Perssim Sarhat : On soutient les Kurdes partout dans leur guerre; donc oui on participe à cette guerre.

Nahed Badawia : Et en Irak et en Iran?

Perssim Sarhat : Tous les kurdes sommes frères partout et en Iran il y a une organisation militaire « pjak » nous  la soutenons quand elle a besoin.

Nahed Badawia : Votre parti est contre Erdogan, pourquoi vous n’avez pas soutenu le putsch contre lui?

Perssim Sarhat : Notre parti n’était pas avec les putschistes contre Erdogan. On est contre les putschistes et contre Erdogan car ils ont voulu imposer la dictature et sont contre les kurdes.

Ensuite, on est passé à côté du stand « Les femmes solidaires » on a entendu qu’elles discutaient de polygamie, et qu’elles sont contre ce mode de vie amoureux, mais elles ne sont pas contre les femmes dans la polygamie parce que celles-ci en sont victimes.

Le stand de l’Ensemble

Le responsable politique dans le stand du groupe  » Ensemble » qui fait partie du  Front de gauche, Francis Sitel a répondu aux questions:

Nahed Badawia : Vous allez participer à la campagne électorale?

Francis Sitel ©Nahed BADAWIA

Francis Sitel ©Nahed BADAWIA

Francis Sitel : On est dans une phase de préparation de la campagne d’élections et maintenant la question de coalition pour l’élection est en débat dans l’ensemble de la gauche. Nous allons essayer de rassembler toutes les gauches qui ont combattu  la politique du gouvernement de Hollande, particulièrement concernant la Loi Travail

Nahed Badawia : Vous êtes avec la révolution syrienne pour la liberté et la démocratie?

Francis Sitel : Être avec la révolution syrienne c’est une caractéristique de quelques forces au sein de la gauche, il s’agit d’être solidaire avec la révolution syrienne et il faut combattre à la fois Daech et Bachar al Assad et ne pas, au nom du combat contre Daesh, justifier la politique de Bachar al Assad et chercher l’alliance avec lui.

Nahed Badawia : Que pensez-vous de la position de la gauche française par rapport à la Syrie ?

Francis Sitel : Les positions majoritaires  au sein de la gauche  française sont dramatiques et honteuses.

Nahed Badawia : Pensez-vous que l’ONU fonctionne bien pour la  question Syrienne? Et aussi pour la paix dans le monde en général?

Francis Sitel : Non parce que l’ONU est complétement bloquée par les vétos russe et chinois, donc elle est totalement impuissante. Et on voit tout ce qui se passe maintenant dans les négociations entre Washington et Moscou et on craint que l’effet ne soit pas positif pour le peuple syrien.

Nahed Badawia : Donc c’est une lutte commune et internationale pour changer les règles de l’ONU qui sont rédigés par les cinq vainqueurs de la deuxième guerre mondiale et sont imposés sur tout le monde pour gérer la guerre froide.  Ne pensez-vous pas qu’il faut lutter ensemble pour les changer car en ce moment le monde est en train de sombrer?

Francis Sitel : Oui bien évidement, il faut mobiliser les peuple contre leurs gouvernements pour ne pas accepter l’inacceptable.

Le stand du front populaire en Turquie

Le responsable politique du stand, Deniz, a répondu aux questions:

Nahed Badawia : Pouvez-vous me donner une idée de ce qu’est votre parti?

Deniz : Le Front populaire de Turquie est un mouvement populaire révolutionnaire de gauche qui existe de  plus de 35 ans en Turquie.

Nahed Badawia : Etiez-vous avec les putschistes contre Erdogan? Et qu’elle est votre position de l’état d’urgence actuel en Turquie?

Deniz ©Nahed BADAWIA

Deniz ©Nahed BADAWIA

Deniz : Le coup d’état était perpétré par un mouvement islamiste  de Gulen par des  colonels de l’armée qui étaient opposé Erdogan. C’était un conflit d’intérêt dans le gouvernement-même : en effet, Erdogan était un allié très proche de Gulen, donc le peuple turc n’aurait rien gagné de tous les deux.

Nahed Badawia : Etiez-vous avec la révolution Syrienne pour la liberté et la démocratie?

Deniz : Nous en tant que peuple turc sommes contre l’ingérence en Syrie de notre pays,  mais le peuple syrien a le droit de revendiquer la démocratie.

 

Nahed BADAWIA et Shiyar KHALEAL © Nahed BADAWIA

Nahed BADAWIA et Shiyar KHALEAL © Nahed BADAWIA

Pour nous en tant que journalistes syriens, il semble que le jeu de carte des grandes puissances de ce monde va se faire sur le sang de notre peuple.  Nous n’avons pas trouvé la cause Syrienne dans cette fête sauf un drapeau de la révolution qui était parmi d’autres drapeaux à vendre. Nous en avons profité pour prendre une photo avec ce seul drapeau syrien, seul dans cette fête malheureusement.

A la fin, nous sommes sortis de la fête en rêvant que l’on pourra utiliser une espace public comme celui-ci dans une future Syrie libre et démocrate, qui œuvrerait pour tous les partis de gauches et pour toutes les tendances politiques.

 

Fête de l’Huma: Le commerce équitable, une épine dans le pied de la libéralisation des échanges

[Par Sékou Chérif DIALLO]

En plus de la danse et l’effervescence d’une fête populaire, la fête de l’Humanité était aussi un espace de débat et d’échange. La Halle Nina Simone a accueilli le dimanche 14 septembre 2014 d’éminents débateurs sur un thème très cher pour les promoteurs d’une économie sociale et solidaire autrement dit d’une économie centrée sur l’humain.

Marc Dufumier, président de la Plate-forme pour le commerce équitable. [Source photo: mediascitoyens-diois.blogspot.com)

Marc Dufumier, président de la Plate-forme pour le commerce équitable. [Source photo: mediascitoyens-diois.blogspot.com)

Animé par Paule Masson, rédactrice en chef à L’Humanité et en présence également de Marc Dufumier, président de la Plate-forme pour le commerce équitable (PFCE), Jean Huet, coprésident d’Artisans du monde, Marie-Christine Vergiat, députée européenne (GUE) et Amélie Canonne, présidente de l’Association internationale de techniciens, experts et chercheurs (Aitec), le débat était essentiellement centré sur le rejet du traité transatlantique et la nécessité de refondation des règles commerciales au niveau international à travers la promotion d’un commerce équitable.

Ce Partenariat transatlantique de commerce et d’investissement propose de créer un grand marché commun entre les Etats-Unis et les Etats membres de l’Union européenne. Les opposants à ce projet dénoncent entre autres l’opacité dans les négociations, la peur que les normes européennes, plus sévères et plus strictes dans les domaines de la protection du consommateur, de l’environnement ou de la santé que les normes américaines, soient sacrifiées sur l’autel de cet accord mais surtout ils redoutent que des grands groupes multinationaux dictent leur loi aux Etats.

L’accord conclu entre le Canada et l’Union européenne élimine 99% des droits de douane, impôt prélevé sur une marchandise importée. Avec les Etats-Unis, les bannières douanières seront supprimées et du coup, les Etats seront dans l’incapacité de contrôler leurs échanges commerciaux et il reviendra aux multinationales de procéder à la révision à la baisse toutes les normes sociales, sanitaires ou environnementales. Cette facette du commerce est perçue les partisans du commerce équitable comme une menace.

Cultivateur de riz à Madagascar – Le commerce équitable garantit un prix juste pour le producteur et renforce le développement économique des pays pauvres. [Photo tirée de http://fr.wikimini.org/]

Cultivateur de riz à Madagascar – Le commerce équitable garantit un prix juste pour le producteur et renforce le développement économique des pays pauvres. [Photo tirée de http://fr.wikimini.org/]

Pour Marc Dufumier, le commerce équitable est une réponse crédible à la dérégulation des échanges. Toutefois il ne représente que moins de 0,1 % des échanges mondiaux. Dans le cadre des échanges Nord-Sud par exemple, Marc Dufumier argumente en ces termes « Sur le marché international, quand vous avez deux sacs de riz qui se vendent au même prix, sachez que dans le riz de la femme malgache qui a repiqué son riz à la main et le riz d’un producteur en Floride ou en Caroline du sud, vous avez 200 fois de plus de travail agricole dans le sac de riz produit à Madagascar que dans le sac produit en Caroline du sud. Si cette femme qui doit acheter des médicaments pour ses enfants doit vendre du riz impérativement, elle est contrainte d’accepter une rémunération 200 fois inférieur à celle d’un agriculteur français ou de Caroline du sud. » Pour lui, cet état de fait contribue à l’appauvrissement des paysans principalement des producteurs du Sud et les conséquences sont importantes (bidonvilisation dans les pays du sud ou encore accélération des mouvements migratoires).

Dans le même ordre d’idées, Jean Huet, d’Artisans du monde salue les résultats obtenus par son mouvement qui est le pionnier du commerce équitable en France. Selon lui, un autre modèle de production et de distribution est possible que celui promu par ¬l’Organisation mondiale du commerce.

Avec cette multitude d’accords de partenariat (transatlantique, trans-pacifique, APE…) basés sur le profit des multinationales au détriment des producteurs locaux, les promoteurs du commerce équitable pensent que la lutte contre la pauvreté passe par un changement fondamental des règles du commerce mondial. Pour reprendre l’expression de Paule Masson « Commercer équitablement, c’est d’abord assurer le paiement d’un prix juste aux producteurs (souvent regroupés en coopératives dans les pays du Sud), qui en retour doivent assurer des conditions de travail décentes. »

Fête de l’Humanité : « Allez-y à droite, comprenez que c’est à gauche ! »

[Par Larbi GRAÏNE]

Paris a dansé et chanté à gauche ce week-end à l’occasion de la fête de l’Humanité (du 12 au 14 septembre 2014). L’événement tout aussi coloré et grandiose que lors des précédentes éditions a drainé des foules immenses. Le site retenu pour cette manifestation gigantesque, – le Parc départemental Georges Valbon de la Courneuve -, a été aménagé sous forme de village planétaire reflétant à la fois la dimension internationale des mouvements de gauche et l’enracinement dans la société française du PCF (Parti communiste français) et des mouvements qui lui sont proches. En moyenne 200 000 visiteurs par jour s’y sont rendus. Politique et musique, commerce militant et tout le côté théâtral qui va avec, se sont donc mêlées en un étrange accouplement.

DR/Cédric Faimali

DR/Cédric Faimali

Tout l’imaginaire à la Karl Marx et Engels a été convoqué. Sur le fronton des chapiteaux, on pouvait lire des mots d’ordre tels que « Vivre comme un arbre, sauf et libre, vivre en frères comme les arbres d’une foret, ce rêve est le nôtre ». « L’unité des travailleurs, solidarité des peuples », « Non au traité transatlantique », « Liberté pour tous les prisonniers politiques en Iran ». Le cas de la Palestine encore d’une brûlante actualité, a trouvé une large place dans cette manifestation. Idem pour Cuba. Bref beaucoup de partis et de mouvements de libération de part le monde ont été conviés y compris le Polisario. « Un tel événement est important pour nous, car c’est le moment où jamais où il faut raffermir la solidarité internationale, et engager des contacts avec les différentes délégations » affirme Noel Murphy, membre du parti communiste irlandais qui paraît très remonté contre le « pouvoir très réactionnaire » des deux Irlandes. Pour ce représentant palestinien qui a participé à un meeting de soutien au peuple de Gaza « les forces de l’exil nous les avons transformées en compagnons de liberté avec pour seule perspective une Palestine libre ». Et celui-ci de rendre hommage à Fernand Tuil « qui a compris l’importance de ces camps de réfugiés palestiniens lieux de désespoir, transformés par notre volonté en souffle d’espoir pour l’ensemble de notre peuple, comme il a compris l’importance du combat pour les prisonniers palestiniens qui vont nous mener une fois libre vers la libération ». D’après lui « Mandéla était déjà libre dans sa cellule, il fallait juste un peu de temps pour s’en rendre compte ». Et d’asséner « Merouane al-Berghouti est libre dans sa cellule ». De son côté Jacques Milhas, membre de la rédaction de « Cuba Si FRANCE » dénonce « l’omerta des médias » sur le cas des trois Cubains emprisonnés par les États-Unis. « ce sont des gens (les 3 prisonniers, NDLR) qui n’ont jamais fait du mal à personne puisqu’ils n’ont jamais porté une arme, ni une grenade, ni quoi que ce soit. Ils étaient simplement infiltrés dans les commandos anti-castristes en Floride pour prévenir sur les attentats qui se préparaient contre le peuple cubain » soutient-il. Pour le coprésident du Parti de gauche, Jean-Luc Mélenchon, qui était apparu sur une tribune dédiée au pays de Fidel Castro, Cuba  « n’a pour elle que la solidarité de son peuple ». Et d’exprimer « notre profonde estime, amitié et solidarité avec Cuba socialiste ».

Jean-Luc Mélenchon, à la Fête de l'Humanité, le 13 septembre 2014. (AFP PHOTO / KENZO TRIBOUILLARD)

Jean-Luc Mélenchon, à la Fête de l’Humanité, le 13 septembre 2014. (AFP PHOTO / KENZO TRIBOUILLARD)

Pour Mélenchon « l’empire a fait de Cuba non seulement la cible d’une règle inexpugnable qui se poursuit avant même que les condamnations de l’ONU se succède l’une derrière l’autre contre l’embargo qui est fait contre ce petit peuple ». Pourfendeur à souhait des Etats-Unis, le dirigeant du Parti de gauche s’en prend non sans ironie au « droit que s’attribuent les Américains face au monde entier afin de punir les autres peuples comme ils punissent leur propres ressortissants qui ne respectent pas l’embargo ». Concentrant ensuite ses attaques contre le pouvoir français, Mélenchon fustige Hollande en l’accusant de s’être soumis au diktat de l’Oncle Sam. « Il est stupéfiant de voir que le président de la république française, ait capitulé aussi vite lorsque la France a été condamnée par les États-Unis d’Amérique parce qu’elle avait fait des échanges en dollars avec Cuba » a-t-il accusé. Mélenchon est ovationné. Le stress convoqué par les discours politiques est vite absorbé par les diverses distractions. C’est l’atout de ce genre de manifestation. Quand on demande notre chemin pour sortir, on nous conseille de « prendre la droite, puis la gauche, encore la droite » mais il nous est rappelé qu’il faut toujours prendre la gauche », du moment que c’est la fête de l’humanité.

79ème Fête de l’Humanité : La Courneuve village planétaire pendant 3 jours

[Par Carole ATTIOUMOU-SERIKPA]

La Courneuve accueille la 79ème Fête de l’Humanité les 12, 13 et 14 septembre prochains, précisément à l’Espace fête du Parc départemental Georges-Vallon. Cette édition rassemblera durant ces trois jours, des artistes populaires et engagés pour les causes humanitaires, mais aussi de jeunes talents, venus des quatre coins du monde.

humaniteSur la grande scène le public verra en attraction des célébrités comme, Massive Attack, Bernard Lavilliers, Alpha Blondy, Scorpions, Ayo, IAM… De grosses pointures de la musique mondiale qui non seulement feront vibrer leurs fans à cette occasion, mais saisiront également l’opportunité de cette tribune pour délivrer des messages de paix et d’amour à travers le monde. Comme cela se fait depuis l’institution de cette manifestation. Jazz, rock, reggae, classique…toutes les colorations musicales seront représentées à cette fête qui consacrera une part belle par ailleurs, aux expositions, aux débats, aux livres.

Le sport ainsi que des animations pour enfants marqueront aussi cet événement, dont l’objectif est de développer la diffusion de l’Humanité et dégager des bénéfices pour financer le journal l’Humanité.

La première fête de l’Humanité ou fête de l’Huma s’est tenue en septembre 1930, au Parc Sacco et Vanzetti, à Bezons. Elle a été interrompue pendant les années d’occupation et reprend juste à la libération. Jusqu’en 1956, elle se tient au bois de Vincennes. Puis en 1957 et 1958, la manifestation est déplacée au Parc Montreau, à Montreuil. En 1959, ce sont les terrasses de Meudon qui l’accueillent. De 1960 à 1971 des centaines de milliers de personnes prennent le chemin du parc des sports de la Courneuve, avec une escapade de 1966 à 1970 sur la pelouse de Reuilly, au bois de Vincennes, où elle ne cesse de grandir. De 1972 à 1998, la manifestation se tient dans le parc paysager de la Courneuve. Et depuis 1999, la fête de l’Humanité a posé ses valises à l’Espace fête du Parc départemental Georges-Vallon de la Courneuve.