Partenariat militaire franco-tchadien : obstacle à la démocratie en Afrique centrale

Par Nguebla MAKAILA

Le partenariat militaire que développent la France et le Tchad, pose un véritable problème pour de nombreux observateurs en Afrique.

partenariat franco-tchadien_photo

Durant des décennies, la France a joué au Tchad et en Afrique, un rôle non négligeable dans le domaine du partenariat militaire. Son but est de former et d’outiller les forces armées de plusieurs pays afin qu’ils puissent relever les défis de la défense et de la sécurité de leur région.

La conférence de La Baule du 20 juin 1990 qui entre dans le cadre de la 16e conférence des chefs d’État d’Afrique et de France, était censée imposer la démocratie aux pays africains. Elle a suscité un réel espoir aux populations, celui d’entrevoir la conquête du pouvoir par les voies des urnes au lieu des coups d’Etat militaires et des rébellions.

Aujourd’hui, tout porte à croire que la majorité des africains ont déchanté. La succession au pouvoir en France des Présidents depuis les années 1980 (François Mitterrand, Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy et François Hollande) n’a toujours pas aidé l’Afrique centrale à amorcer une véritable démocratie.

Pourquoi ?

Les relations qui lient la France avec les dirigeants africains restent obscures et n’aident pas à assurer les valeurs universelles de la démocratie dans la plupart des Etats. Ces dernières années, le partenariat militaire est au cœur des préoccupations des autorités françaises, au détriment de la promotion des droits de l’homme, des libertés fondamentales, de l’Etat de droit, de la bonne gouvernance politique et économique, et enfin de la justice sociale.

Avec la menace terroriste qui prend une proportion inquiétante, deux ministres français notamment Yves Le Drian de la défense et Manuels Valls, ministre de l’intérieur ont été successivement reçus en audience fin décembre 2013, par Idriss Deby dans la capitale tchadienne. Le Tchad est le seul pays africain dont les troupes sont jugées aptes, redoutables et suffisamment aguerries dans la lutte contre le terrorisme international, d’où l’intérêt de la France de privilégier et de maintenir la coopération militaire. Et pourtant, le pays d’Idriss Deby n’est pas un bel exemple de démocratie.

L’allié qui violait les droits fondamentaux

Force est de constater qu’aujourd’hui, le régime tchadien est perçu par Paris comme un allié de taille, malgré les atteintes massives des droits de l’homme dont il est tenu responsable, commises en direction de l’opposition démocratique, des acteurs de la société civile et des journalistes.

Avec un record de 23 ans de règne sans partage, le président tchadien Idriss Deby a verrouillé totalement l’espace des libertés à son peuple. Les critiques à son encontre et à celle des membres de sa famille, ne sont pas tolérées, et les manifestations ne sont pas autorisées et lorsqu’elles ont lieu, sont violemment réprimées dans l’indifférence générale. Le cas tchadien illustre la complaisance et la mansuétude dont Paris fait preuve à l’égard du régime d’Idriss Deby, ce qui pose véritablement problème à l’épanouissement de la démocratie au Tchad.

A l’instar d’Idriss Deby au Tchad, la plupart des dirigeants d’Afrique centrale totalisent la longévité au pouvoir ou l’accession au pouvoir de manière monarchique. En voici, le panorama : Teodoro Obiang Nguema (Guinée Equatoriale), 34 ans ; Paul Biya du (Cameroun), 30 ans, Denis Sassou Nguesso (Congo),18 ans ; Ali Bongo (Gabon), a succédé à son père Oumar Bongo mort en 2009, il a régné pendant 43 ans, François Bozizé (Centrafrique), chassé du pouvoir le 23 mars 2013, a régné pendant 10 ans, il était arrivé au pouvoir par les armes. Sa chute du pouvoir, a laissé place à une crise politique aujourd’hui, irrémédiable.

Au regard de ces faits alarmants, le pessimisme hante l’esprit des Français amis du continent africain, de voir un jour naître un véritable espoir de démocratiser l’Afrique centrale, nid des conflits politiques et des violences armées répétés. Si le partenariat militaire franco-tchadien doit prendre en considération la dimension sécuritaire et humaine dans la sous-région, elle doit en outre tenir compte des aspirations populaires des masses qui se mobilisent désespérément pour la démocratie et le respect de la dignité humaine face à des régimes impopulaires sans véritable légitimité. La France est invitée à aider les Africains soucieux de respecter les valeurs qu’elle prône à l’échelle universelle.

 

RDC: La symphonie des vampires à l’Est

Crisis-in-the-CongoC’est depuis fin 1996 que l’Est de la République Démocratique du Congo est devenu le théâtre de conflits armés qui a dévasté le pays. Aujourd’hui, on compte déjà des millions des victimes. Dans son rapport annuel 2012, l’International Rescue Committee, une association fondée à l’initiative Albert Einstein, a estimé que 5, 4 millions de personnes sont mortes à la suite des guerres congolaises. Dans cette tornade dévastatrice caractérisée par une sauvagerie monstrueuse, ce sont les femmes et les enfants qui payent cher… Le viol des femmes et des filles mineures est une véritable arme de guerre utilisée par les forces armées pour créer le choc et la stupeur dans le chef de la population. A travers une série d’imageries horribles, la partie Est du Congo est l’un des pires endroits au monde pour les femmes et les filles. En RDC, les femmes sont souvent violées dans l’indifférence totale des autorités congolaises, incapables de sécuriser les populations. Qui sont ces bandits? Pourquoi ne sont-ils pas inquiétés? Quelle est la principale motivation pour ces criminels de l’Est de violer les femmes et les enfants? Et l’État congolais, alors… Que fait-il concrètement?

Le modus operandi des violeurs
«Lorsqu’on viole les femmes, on déstabilise la communauté, on viole les femmes du village entier devant les enfants, devant le mari, devant les voisins, cette communauté est brisée. Les hommes ne peuvent plus regarder leurs femmes dans les yeux, et dire que nous étions incapables de vous protéger. Et les femmes ne peuvent pas surmonter ce traumatisme», témoigne Nita Evele, coordinatrice de l’Action Global pour le Congo, dans le film «Crisis in the Congo». Selon les témoignages, plusieurs femmes ont vu leur destin briser après le viol. Certaines se sont retrouvées enceintes et d’autres ont contractées le VIH-Sida. Abandonnées par leurs maris, les femmes répudiées sont devenues personae non gratae dans la communauté, au village et au sein même de leur propre famille restreinte. Pire encore. Les enfants issus de viol sont aussi bannis et rejetés par la société. Ils ne bénéficient d’aucune affection maternelle. On les appelle «Les enfants des Serpents», affirme un congolais vivant à l’Est. A en croire les déclarations des ONG locales, les petites filles nées de viol entre 1998 et 2000 ayants aujourd’hui la tranche d’âge de 13 à 15 ans, ont été à leur tour violées. Un cycle infernal!

L’épineux problème
Malgré de nombreux crimes perpétrés à l’Est du Congo notamment le cas observé de plusieurs femmes violées, la question de l’identification des violeurs reste très délicate. L’un des facteurs est en fait celui de la complexité des conflits. Tellement qu’il y a plusieurs protagonistes. Parfois, on ne sait plus situer les camps opposés. Par ailleurs, la guerre dans l’Est du Congo a une coloration économique que politique. Dans cette contrée de la RDC, il y a plus d’une dizaine des groupes armés illégaux qui opèrent en toute tranquillité. À cela s’ajoute de nombreuses rebellions qui ne cessent de voir le jour et soutenues par les forces étrangères dans le but de piller systématiquement les richesses naturelles (cobalt, cuivre, diamant, manganèse, or, uranium, zinc…). La République démocratique du Congo, pays aux innombrables richesses, n’a pas une force militaire digne de ce nom pouvant défendre loyalement la souveraineté nationale de son territoire. Le pays ressemble à un «Far West». L’armée congolaise, au vrai sens du mot, n’est pas une armée. C’est un groupe d’indisciplinés qui parfois se substitue aussi à une bande violeurs des femmes. En l’absence d’une véritable justice, l’impunité règne. Peut-être un jour ou demain qu’on reparlera de la vraie justice dans ce pays où les corps des femmes et des filles sont profanés aujourd’hui.

L’œil de Jean MATI, journaliste congolais de la MDJ

La Cour Pénale Internationale : Pourquoi l’Afrique se rebelle ?

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Par Nguebla MAKAILA

La Cour Pénale Internationale (CPI), juridiction internationale à compétence universelle, fait l’objet de vives critiques. La plupart des dirigeants africains accusent l’institution judiciaire d’être sélective dans sa démarche. Selon eux, elle n’aurait ciblé que des Chefs d’Etats et des leaders du continent noir.

Les poursuites judiciaires en série par la Cour Pénale Internationale des dirigeants africains, ont provoqué la colère de ces derniers qui ont exprimé le sentiment d’être visés et accusent la dite institution de faire une sélection dans sa quête de justice.

L’Afrique est-elle visée ?

L’Union Africaine, institution panafricaine, a été saisie par plusieurs pays dont l’Afrique du Sud d’où est issue Mme Nkosazana Dlamini-Zuma, ancienne ministre de l’intécadrerieur dans son pays.

Elle est aujourd’hui à la tête de la Commission de l’U.A. L’Afrique du Sud est devenue pour des Chefs d’Etats africains un lieu qui encourage l’impunité institutionnelle. Ils sont nombreux à posséder des investissements mobiliers et immobiliers et à thésauriser dans les banques sud-africaines les détournements financiers de leurs pays d’origine au profit de leurs intérêts personnels. L’’article 16 du statut de Rome qui a créé la CPI est désormais utilisé comme prétexte pour des pays du continent. Oui, certains ont saisi le Conseil de sécurité en vue d’imposer à cette dite CPI la suspension de toute enquête ou poursuite pour une durée d’un an, renouvelable de facto indéfiniment chaque année. Ainsi, à l’issue d’une réunion tenue le 11 octobre 2013, des ministres des Affaires étrangères de l’Union africaine avaient demandé à l’ONU la suspension des procédures de la CPI contre les dirigeants en exercice.

La Société civile africaine n’adhère pas à la démarche de l’Union africaine

La démarche de l’Union Africaine introduite auprès du Conseil de Sécurité de l’ONU, pour exiger la suspension des poursuites à l’encontre des dirigeants africains, pose problème aux organisations de la société civile sur le continent. Pour celles-ci, l’Union africaine cherche à travers un argument fallacieux à protéger les dictateurs qui essaiment l’Afrique et répriment leurs populations. Par un communiqué de presse, la Ligue Sénégalaise des Droits de l’Homme (LSDH), Human Rights Human et la Rencontre Africaine pour la Défense des Droits de l’Homme (RADDHO) ont pour leur part demandé à l’ONU de ne pas céder à la volonté des Chefs d’Etats.

Société civile et populations la main dans la main contre l’Union africaine

L’Union africaine ne peut décider à la place des africains eux-mêmes, souvent victimes de leurs dirigeants devenus des bourreaux. Les populations africaines ne sont pas solidaires de leur institution continentale. Elles les considèrent comme une union entre les Chefs d’Etats, constitués en syndicat. Dans un document rendu public, le 18 novembre 2013, à Johanesbourg (Afrique du sud), plusieurs organisations africaines et internationales ont soutenu que : « les gouvernements africains doivent rejeter l’idée selon laquelle, ils doivent bénéficier d’une immunité spéciale vis-à-vis de la Cour Pénale Internationale (CPI). »

Cette déclaration unanime des ONG africaines, confirme l’inquiétude de nombreux citoyens – ennes sur le continent. Ils pensent que les dirigeants africains réclament ce retrait pour se protéger et se soustraire des poursuites internationales qui seront enclenchées contre eux, une fois déchus du pouvoir. L’Afrique reste-t-elle alors le nid des violences politiques, des répressions généralisées, des violations des droits de l’homme et des libertés fondamentales ? Demeure-t-elle synonyme de mal gouvernance politique et économique ainsi que de gabegie des ressources des pays des responsables politiques et administratifs ?

Les efforts de la CPI pour traduire en justice les dirigeants des grandes puissances occidentales, supposés capables, s’avèrent minimes, au regard de notre liste. Toutefois, si on prend le cas de la France, d’anciens présidents, à savoir Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy, ont été entendus par la justice de leur pays d’origine sur leur responsabilité de gestion gouvernementale, lorsqu’ils étaient en exercice. La situation de sous-développement dont est plongée l’Afrique, depuis des décennies, trouve ses origines dans l’impunité et l’injustice sociale. Pour que l’Afrique devienne un continent émergent, il lui faut sans complaisance une justice pour tous qui n’épargne personne.

 

الكتابة ليست وظيفة جيدة . منعم رحمة ريشة سودانية بالمنفى

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الكتابة ليست وظيفة جيدة . منعم رحمة ريشة سودانية بالمنفى
???????????????????????????????اشعر بالحزن الشديد. كتابة الشعر ليست وظيفة جيدة لانها مصدر للالم وتذكرني بمعاناتنا . عبد المنعم رحمة شاعر وكاتب وناشط من مدينة الدامر بشمال السودان ولاية نهر النيل . يعيش بالمنفى بمدينة باريس منذ مايو 2015 . حاليا يسكن بيت الصحفيين . وصل الى لاهاي بعد اسبوع واحد من الهجوم على جريدة شارلي ايبدو 15 يناير 2015 لاستلام جائزة القلم الذهبي العالمية لحرية التعبير .تفجرت موهبتي في الشعر خلال دراستي بالمرحلة الثانوية . وحصلت على جائزة الشعر المحلية بالسودان.
درست التجارة لان عائلتي فقيرة ولا استطيع ان اكرس كل وقتي للفنون كما ارغب. منعم رحمة كان شغوفا بالصحافة في عام 1986 وبعد حصوله على الدبلوم والماجستير من كلية التجارة من جامعة القاهرة فرع الخرطوم استطاع الحصول على وظيفة محاسب بجريدة الاضواء ومنها بدا الكتابة قبل ان يصير صحافيا يحمل رخصة العمل الصحفي . ويتذكر انه في نفس الوقت كان ناشطا في المنتديات والفعاليات الثقافية والامسيات الشعرية التي تقف ضد فرض ثقافة احادية عربواسلاموية بالسودان وهو مشرع الجبهة الاسلامية القومية الاسلامية.
في نهاية يونيو 1989 قام انقلاب عسكري كان ورائه الجبهة الاسلامية القومية . بعدها تم حظر الاحزاب السياسية وكل منظمات المجتمع المدني والجمعيات الثقافية . وعلق اصدار الصحف العامة وتم منع كل الانشطة الثقافية وشهد هذا الزمن الذي كنت شاهدا عليه حملة واسعة من الاعتقالات وسط المفكرين والمثقفين والشعراء والكتاب وظهرت ظاهرة بيوت الاشباح. في عام 1991 وضع منزله تحت المراقبة فقرر المغادرة لاسمرا عن طريق مساعدة اصدقائه في جبهة تحرير ارتريا .
بعد ثلاث سنوات من المكوث بارتريا اكتشف ان النظام هناك صار ديكتاتوريا وبدا في نقده فاصبحت حياته في خطر باسمرا فقرر المغادرة الى اثيوبيا .
عمل باديس ابابا في مكتب الخليج للخدمات الصحفية وكان يكتب تحت اسم مستعار وذلك للوجود الكثيف لعملاء الامن السوداني باثيوبيا . وكان يكتب عن القمع والتطهير العرقي الذي يحدث في السودان
انضم للحركة الشعبية لتحرير السودان في العام 1997. لكنه رفض كل انواع التدريب والتجنيد العسكري وكان يصر على اعطاءه حريته ككاتب صحفي وشاعر .افي عام 2001 انتقل الى نيروبي للعمل في راديو سودان سيرفس المتخصص في مجال التعليم الممول من مؤسسات المجتمع المدني الامريكية التي تعمل في مجال التعليم. قدم استقالته من راديو سودان سيرفس وعاد الى الكرمك عام 2005 بعد التوقيع على اتفاقية السلام الشامل وعمل فيها مسئول اتصالات بالادارة المدنية بالجيش الشعبي . بعدها بعام انتقل لجوبا واسس منظمة سودان للثقافة والفنون .في 2009 اسس مجموعة السينمائيين السودانيين التي وجدت دعم من وزير الصحة واستطاعوا انتاج افلام قصيرة عن صحة الاطفال.
في 2010 شارك في ادارة الحملة الانتخابية لمرشح الحركة الشعبية لولاية النيل الازرق والتي فاز بها مالك عقار وعين بعدها مستشار اعلامي لحكومة الولاية . واسس مجلة الزرقاء الناطقة باسم حكومة الولاية كاول اصدارة من نوعها بالولاية.
تفجرت الاوضاع بعد انفصال الجنوب وحدثت احداث كثيرة دراماتيكية اعتقل بعدها منعم ونكل به وعذب تعذيبا شديدا كسرت ركبته وفقد عشرة من اسنانه وحوكم من قبل لجنة عسكرية واتهم بالتخطيط لانقلاب واقامة دولة علمانية تحارب الاسلام والعروبة وصدر حكم بالاعدام ضده واخرين بعد الضغط من من المنظمات المحلية والاقليمية وضع تحت الاقامة الجبرية بجزيرة توتي .استطاع الهروب لاثيوبيا عام 2013.
في باريس يكتب منعم رحمة يوميا عند غروب الشمس بغرفته بيت الصحفيين . وفي نفس الوقت يكتب روايته الثانية . ويحاول الاندماج في المجتمع الباريسي بالمشاركة في الحفلات وبرامج الراديو. يرى في الاجراءات الطويلة للجؤ بفرنسا انها مضيعة للوقت خصوصا وهو يأمل بان تنضم له عائلته وهو شي متعلق بالاجراءات اما يشعر به تجاه الشعب الفرنسي فهو يحب الشعب الفرنسي لانه يرحب بالاخرين وشعب ملئ بالانسانية .