Affaire Michel Thierry Atangana : Paul Biya fait-il marcher François Hollande ?

Par René DASSIE

Le président camerounais a promis à son homologue français qu’il ferait libérer Michel Thierry Atangana (pour en savoir en plus, cliquez ici : « Michel Thierry Atangana : un homme détruit pour rien »), citoyen français emprisonné depuis 17 ans au Cameroun officiellement pour détournement de fonds, sur la base d’un dossier vide. Mais il traîne des pieds, et laisse la situation du détenu désormais gravement malade se détériorer davantage. L’Onu a demandé au gouvernement camerounais de le libérer et de réparer les préjudices qu’il a subis.

michel atangana 2La scène se déroule le 31 janvier 2013 à Paris. Paul Biya, le président camerounais, sort d’une audience avec son homologue français, François Hollande, et fait face à la presse, sur le perron de l’Elysée. Un journaliste lui demande : « Michel Thierry Atangana, puisque vous parlez des droits de l’Homme est considéré comme un otage dans votre pays. Allez-vous bientôt ordonner sa libération ? ». Après une brève hésitation, Paul Biya répond : « (…) Son affaire est en instance. Il a fait appel et il a saisi également la Cour suprême. Nous attendons la décision de la Cour suprême pour voir ce qu’il y a lieu de faire. Notre souci c’est qu’il y ait le maximum de gens libres, mais je ne veux pas contrarier les décisions de justice».
Dans cette réponse, Paul Biya reprend, dans un langage plutôt diplomatique, une promesse qu’il a faite à François Hollande, un peu plus tôt, lors de leur entrevue. Pour la deuxième fois en effet, le président français l’a interpellé au sujet du Français Michel Thierry Atangana, qui entame alors sa seizième année de détention dans une cellule du ministère de la Défense à Yaoundé. La première fois c’était un peu de plus de trois mois plus tôt, en marge du sommet de la Francophonie, à Kinshasa, en République démocratique du Congo. Selon La Lettre du Continent, un confidentiel très introduit dans les chancelleries africaines, François Hollande avait alors longuement évoqué la situation du prisonnier, avec Paul Biya. Celui-ci n’avait pas réagi. Le président camerounais, visiblement surpris par la question, s’était contenté d’écouter son homologue français.

Promesse de grâce présidentielle

Un silence dans lequel il ne prospère pas à Paris. Paul Biya réagi face à l’insistance de François Hollande. Mieux, il lui fait la promesse de libérer Michel Thierry Atangana, quelle que soit la décision de la plus haute juridiction du Cameroun devant laquelle le prisonnier a introduit un recours, dans l’espoir de voir annuler ses condamnations. Traduction : le prisonnier sera gracié par le président, si la justice ne le libère pas.
L’obstination du président français à évoquer l’affaire à chaque rencontre avec son homologue camerounais traduit sa forte préoccupation au sujet du cas de M. Atangana. Depuis 1997, ce Français d’origine camerounaise est enfermé dans un réduit aveugle et humide de 7m², au sous-sol d’un bâtiment du secrétariat à la Défense de Yaoundé. Des conditions de détention inhumaines, qui lui ont valu d’être moralement brisé et physiquement handicapé : il souffre désormais d’une paralysie partielle de son corps. Marié à une Française et naturalisé en 1988, il n’a pas vu grandir ses deux enfants, dont le plus âgé avait 5 ans, au moment de son arrestation. Pourtant, il est innocent. Son crime c’est de s’être retrouvé au mauvais endroit au moment. Il est victime d’un règlement de compte politique. Il a été cité contre son plein gré, comme directeur de campagne de Titus Edzoa, un ministre dissident du gouvernement de Paul Biya, qui, après sa démission, avait décidé d’affronter celui-ci dans une élection présidentielle.
Accusés de détournement de denier publics, les deux hommes ont été condamnés à 15 ans de prison, à l’issue d’un procès expéditif. Sans la moindre preuve. En 2012, après qu’ils ont eu entièrement purgé leur première peine, ils ont été rejugés pour les mêmes faits, et ont écopé d’une nouvelle condamnation à 20 ans de prison, augmentée de 5 ans de contrainte par corps. Si rien n’est fait, Michel Thierry Atangana qui avait 32 ans au moment de son arrestation pourrait rester en prison jusqu’à l’âge de 72 ans. Pendant leurs mandats respectifs, les présidents Chirac et Sarkozy ont fait le choix d’ignorer sa lente agonie. François Hollande qui a jugé sa situation inadmissible est le premier chef d’Etat français à se pencher sur sa situation.
Mi-octobre 2013, au terme d’une audience éclair, la Cour suprême du Cameroun rejette le pourvoi en cassation de Michel Thierry Atangana. Cette décision ouvre la voie à la grâce présidentielle promise par Paul Biya. Confiants, des diplomates français estiment même que le président camerounais annoncerait la bonne nouvelle à la fin de l’année, ou juste après.

Yaoundé bombe le torse

Cependant, les semaines passent, et ils commencent à déchanter, un an après la promesse du président camerounais. A Yaoundé, c’est silence radio. François Hollande aurait même adressé un nouveau courrier à Paul Biya pour lui rappeler sa promesse, sans que celui-ci ne s’empresse de réagir. Le gouvernement socialiste que l’on dit peu initié aux mœurs politiques compliqués d’Afrique tropicales commence peu à peu à comprendre qu’à Paris et à Yaoundé, la notion de temps, le sens de l’honneur et du respect des engagements pris ne s’apprécient pas de la même façon.
De leur côté, les avocats de Michel Thierry Atangana qui visent un effacement des condamnations de leur client ont adressé au président camerounais une demande de grâce amnistiante. Ils attendent toujours sa réponse.
Il est vrai que dans cette affaire, la diplomatie française a souvent donné des signaux contradictoires. On a ainsi vu fin décembre dernier, Laurent Fabius, le ministre français des Affaires étrangères, tout sourire, congratulant Paul Biya, à Yaoundé. Sans un mot sur le cas Michel Thierry Atangana. Un silence injuste, pour les proches de prisonnier. Selon eux, s’il est vrai que l’occasion, la libération du prêtre français Georges Vandenbeusch, ancien otage de la secte islamiste Boko Haram au Cameroun se prêtait davantage aux réjouissances qu’à autre chose, il n’est pas moins vrai que la situation de tout autre otage mérite le même traitement, que son ravisseur soit un groupe terroriste ou un Etat en indélicatesse avec les droits de l’homme.

Une détention arbitraire selon l’Onu

Car pour ces proches du prisonnier qui ont créé un comité pour le soutenir, le mot « otage » utilisé par un journaliste face à Paul Biya sur le perron du palais présidentiel français correspond bien au statut de Michel Thierry Atangana. L’Organisation des Nations unies ne dit d’ailleurs pas autre chose. A la suite du gouvernement américain qui a inscrit cet homme aujourd’hui âgé de 48 ans dans sa liste de détenus politiques, l’Onu vient en effet de constater l’imposture de sa détention et d’exiger sa libération. Après enquête, et face au silence des autorités de Yaoundé qui ne lui ont pas répondu dans les délais, le Haut-commissariat aux droits de l’Homme de l’Onu a en effet émis un avis qui « recommande au gouvernement camerounais de procéder à la libération immédiate de M. Atangana». Le document invite également le gouvernement camerounais à lui verser « une indemnisation réparatrice des préjudices causés par la privation de liberté dont il est l’objet depuis le 12 mai 1997, son incarcération dans des conditions inhumaines et son jugement deux fois pour les mêmes faits ».
De quoi conforter le président François Hollande, dans ses efforts en vue de rétablir la liberté et la dignité de son concitoyen. A Paris, Me Éric Dupond-Moretti, un ténor du barreau français désormais engagé dans la défense de Michel Thierry Atangana a laissé entendre qu’il solliciterait une audience auprès de Paul Biya pour mieux lui expliquer les contours de l’affaire. Dans le même temps, le comité français de soutien au prisonnier, piloté par Dominique Sopo, l’ancien président de SOS racisme et Ibrahim Boubakar Keita, Président de la chaine de télévision BDM (Porte-Parole) prépare, en lien avec Amnesty International, de nouvelles actions en faveur de la libération de Michel Thierry Atangana.

Partenariat militaire franco-tchadien : obstacle à la démocratie en Afrique centrale

Par Nguebla MAKAILA

Le partenariat militaire que développent la France et le Tchad, pose un véritable problème pour de nombreux observateurs en Afrique.

partenariat franco-tchadien_photo

Durant des décennies, la France a joué au Tchad et en Afrique, un rôle non négligeable dans le domaine du partenariat militaire. Son but est de former et d’outiller les forces armées de plusieurs pays afin qu’ils puissent relever les défis de la défense et de la sécurité de leur région.

La conférence de La Baule du 20 juin 1990 qui entre dans le cadre de la 16e conférence des chefs d’État d’Afrique et de France, était censée imposer la démocratie aux pays africains. Elle a suscité un réel espoir aux populations, celui d’entrevoir la conquête du pouvoir par les voies des urnes au lieu des coups d’Etat militaires et des rébellions.

Aujourd’hui, tout porte à croire que la majorité des africains ont déchanté. La succession au pouvoir en France des Présidents depuis les années 1980 (François Mitterrand, Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy et François Hollande) n’a toujours pas aidé l’Afrique centrale à amorcer une véritable démocratie.

Pourquoi ?

Les relations qui lient la France avec les dirigeants africains restent obscures et n’aident pas à assurer les valeurs universelles de la démocratie dans la plupart des Etats. Ces dernières années, le partenariat militaire est au cœur des préoccupations des autorités françaises, au détriment de la promotion des droits de l’homme, des libertés fondamentales, de l’Etat de droit, de la bonne gouvernance politique et économique, et enfin de la justice sociale.

Avec la menace terroriste qui prend une proportion inquiétante, deux ministres français notamment Yves Le Drian de la défense et Manuels Valls, ministre de l’intérieur ont été successivement reçus en audience fin décembre 2013, par Idriss Deby dans la capitale tchadienne. Le Tchad est le seul pays africain dont les troupes sont jugées aptes, redoutables et suffisamment aguerries dans la lutte contre le terrorisme international, d’où l’intérêt de la France de privilégier et de maintenir la coopération militaire. Et pourtant, le pays d’Idriss Deby n’est pas un bel exemple de démocratie.

L’allié qui violait les droits fondamentaux

Force est de constater qu’aujourd’hui, le régime tchadien est perçu par Paris comme un allié de taille, malgré les atteintes massives des droits de l’homme dont il est tenu responsable, commises en direction de l’opposition démocratique, des acteurs de la société civile et des journalistes.

Avec un record de 23 ans de règne sans partage, le président tchadien Idriss Deby a verrouillé totalement l’espace des libertés à son peuple. Les critiques à son encontre et à celle des membres de sa famille, ne sont pas tolérées, et les manifestations ne sont pas autorisées et lorsqu’elles ont lieu, sont violemment réprimées dans l’indifférence générale. Le cas tchadien illustre la complaisance et la mansuétude dont Paris fait preuve à l’égard du régime d’Idriss Deby, ce qui pose véritablement problème à l’épanouissement de la démocratie au Tchad.

A l’instar d’Idriss Deby au Tchad, la plupart des dirigeants d’Afrique centrale totalisent la longévité au pouvoir ou l’accession au pouvoir de manière monarchique. En voici, le panorama : Teodoro Obiang Nguema (Guinée Equatoriale), 34 ans ; Paul Biya du (Cameroun), 30 ans, Denis Sassou Nguesso (Congo),18 ans ; Ali Bongo (Gabon), a succédé à son père Oumar Bongo mort en 2009, il a régné pendant 43 ans, François Bozizé (Centrafrique), chassé du pouvoir le 23 mars 2013, a régné pendant 10 ans, il était arrivé au pouvoir par les armes. Sa chute du pouvoir, a laissé place à une crise politique aujourd’hui, irrémédiable.

Au regard de ces faits alarmants, le pessimisme hante l’esprit des Français amis du continent africain, de voir un jour naître un véritable espoir de démocratiser l’Afrique centrale, nid des conflits politiques et des violences armées répétés. Si le partenariat militaire franco-tchadien doit prendre en considération la dimension sécuritaire et humaine dans la sous-région, elle doit en outre tenir compte des aspirations populaires des masses qui se mobilisent désespérément pour la démocratie et le respect de la dignité humaine face à des régimes impopulaires sans véritable légitimité. La France est invitée à aider les Africains soucieux de respecter les valeurs qu’elle prône à l’échelle universelle.

 

La guerre : une arme politique

Lela Lashkhi PHOTO

Par Lela LASHKHI

Je ne pense pas qu’il y ait dans le monde moderne un domaine plus passionnant que la politique. Le peuple la choisit, elle devient partie intégrante de notre mode de vie. Théoriquement, elle doit être juste et transparente, mais ensuite elle commence à ressembler à un marécage mouvant et impalpable qui vous attire et vous enfonce, vous laissant seul à jamais dans le sable.

L’aspiration essentielle des hommes n’est-elle pas le débat et la connaissance d’autrui qui ne nous laissent jamais nous perdre dans les labyrinthes de la politique ? Qui se soucie de cela maintenant ? Gagner le pouvoir est un jeu, à la suite duquel la confrontation devient absolument incontrôlable. Elle dépasse tout objectif déterminé, programmé et c’est ce qui mène à la passion. Alors l’objectif justifie-t-il le moyen ?

Winston

L’Etat adopte des lois. Les gens y obéissent ou non. Dans tous les cas, il y a un manque de logique flagrant dans les textes puisqu’on entend une multitude d’avis contradictoires sur nombre de sujets. A ce moment-là, une agression « non réalisée » semble une loi plus logique mais c’est absolument inadmissible pour l’Etat.Churchill conseillait de ne pas être délicat et raisonnable avec les personnages politiques qui l’entouraient. Il leur disait qu’ils perdraient, qu’ils n’arriveraient pas jusqu’à leur objectif. Le talent de l’homme politique est d’anticiper les jours, les semaines et les années à suivre. Aujourd’hui, l’Etat ressemble à une famille désordonnée où personne n’arrive à s’entendre. Tout le monde a son propre intérêt, des attitudes contradictoires avec celles des autres. Deux tendances se distinguent. Les uns prennent la voie de la honte, les autres celle de la guerre. Les premiers, au début, se heurtent à la guerre. Personne n’aime la guerre, sauf les enfants. Avec innocence, ils ont hâte de rentrer de l’école, de jeter leurs livres, et de mettre en marche des jeux vidéo dans lesquels ils ajustent des armes pour anéantir l’ennemi. Pour eux, l’objectif justifie vraiment tous les moyens réels ou pas.

Que deviennent les hommes politiques qui ont été élus ? Ils se sont battus pour le pouvoir puis ils ont laissé les sujets qu’ils défendaient derrières eux. Le choix est devenu impossible pour les électeurs… La majorité des gens n’a aucune envie de savoir : qui fait quoi, où et pourquoi ? Qui est le ministre de quoi, qui est son amant et qu’est-ce qu’ils ont mangé au dessert. L’essentiel pour eux c’est de savoir ce qu’ils sont et proposent, car ils savent exactement ce qu’ils aiment. L’implication des citoyens dépend dans la nation de leurs conditions de vie et des autres conditions sociales. Premièrement, cela dépend de la bonne éducation, or elle se dégrade non seulement en Géorgie, mais dans le monde entier. Dans le monde, c’est la guerre. Il y aura toujours la guerre. Elle est l’outil principal de la politique.

Qui a besoin des cabinet des ministres, de la chancellerie ou encore du parlement ? Ce sont des nids bien chauds pour raviver la guerre, où les braises de la haine sont toujours en action. Je ne veux pas de guerre. Je la hais. Je veux vivre pour moi-même, pour mes objectifs. Pour ma vie, que je n’ai pas choisie.

Regards étranges et étrangers !

photo impression de jean - credits paris.site-touristique-com

Credits : paris.site-touristique-com

Par Jean MATI

Depuis des siècles, la désignation « étranger » porte une connotation négative. Les regards portés sur eux (sur nous) concrétisent cette pensée. C’est comme ce jour où je suis arrivé à Paris. A première vue, la ville Lumière ressemble aux petits dessins d’un livre. J’écarquillais les yeux devant la splendeur de la capitale. 

Les constructions urbanistiques sont très différentes de nos grandes métropoles africaines. Sur le continent noir, l’étranger est ce villageois qui vient pour la première fois en ville où tous les citadins ne veulent pas lui tenir compagnie. Ses agissements peuvent  agacer à cause de son incivilité. Oui, Paris s’avère tout de même très différent.

Il y a un fourmillement d’informations, de communication même, surtout non verbales telles que les affiches d’indications, le code de la route, ou encore les panneaux publicitaires. En revanche, d’autres soucis, d’ordre technique, se posent : par exemple la manipulation des machines sophistiquées comme celle de l’achat de titre de transport. En Afrique, nous avons l’habitude d’avoir des contacts d’homme à homme, et non d’homme à machine. Alors le premier jour, la tâche n’était pas facile. Un véritable baptême de feu.

La rencontre des cultures dans la ville Lumière

Le continent noir comporte beaucoup d’espaces. Parfois pour rien. S’étendent d’immenses terrains alors que les populations y meurent de faim. Ici, les gens se battent pour la bonne gestion du territoire. Une volonté d’ordre se ressent. Les rues et quartiers parisiens sont bien tracés, sans doute taillés sur mesure. C’est un décor paradisiaque, en tout cas entre les longues avenues se croisant aux Champs-Élysées et toutes ces lumières qui éclairent la ville. Une luminosité pareille redonne la joie de vivre. J’y ai également découvert la Tour Eiffel. Haute de 324 mètres, cette tour de fer puddlé représente le symbole de toute une ville. La capitale française est une véritable odyssée  de toutes les cultures du monde. On découvre la multiculturalité de tous les horizons  dans les transports (métro, bus et train). Les riverains se lancent des regards parfois étranges. Mais au-delà de tout ça, il y a le respect mutuel. C’est la classe ! En RD Congo, à Kinshasa, les gens se piétinent et s’échangent des mots parfois violents pour une place dans un combi (bus local).

Loin de la chaleur de l’Afrique

Les gens d’ici sont très réservés. Ils s’ouvrent difficilement vers les autres. Ce n’est pas le froid qui en est la principale cause. C’est une question identitaire ou culturelle. En outre, cette problématique peut se révéler toutefois très complexe. Par ailleurs, la ville de Paris est aussi la tombe des tous les acheteurs et vendeurs d’illusion. A côté des belles constructions modernes, se présente un décor plus triste, celui des mendiants. Ils racontent leur histoire dans le métro en espérant récolter quelques pièces. Les âmes charitables n’hésitent pas à glisser un peu de monnaie aux gens qui font la manche. Quelle tristesse ! Certains dorment dans la rue même en plein hiver. Les gens d’ici les appellent les SDF (Sans domicile Fixe). C’est tellement horrible. Le froid d’ici me paraît insoutenable. Si en Afrique la chaleur est au rendez-vous, les populations n’en profitent pourtant pas. Crises et guerres font leur quotidien.