Qui a dit que nous voulions rentrer en Palestine ?

Qui a dit que nous voulions rentrer en Palestine ?

La distance qui me sépare de la Palestine me paraît si grande, autant qu’est éloignée la libération de la Palestine des intentions de ceux qui parlent en son nom. Le dernier moyen grâce auquel nous avions une idée de notre éloignement par rapport à la Palestine était celui que nous ont communiqué nos grands-parents : le nombre de nuits qu’ils avaient passées à dos d’âne ou, au meilleur des cas, de cheval.

T’es mal barré, p’tit frère blanc ! Et nous aussi !

T’es mal barré, p’tit frère blanc ! Et nous aussi !

[Par Djamaleddine BENCHENOUF] Oui, t’es vraiment mal barré ! Et nous aussi ! Mais le pire est que tu ne le sais pas toi-même. T’as les yeux sur le guidon, ou plutôt sur l’écran qui te fourgue ton prêt-à-penser, ton prêt-à-bouffer, ton prêt-à-haïr, ce que doit être ta mode, tes idoles, tes émotions, et même tes boucs émissaires, en guise de soupape pour évacuer le trop plein qui pourrait faire péter le carcan où t’as laissé enfermer ton ciboulot.[…]

Tous les chemins mènent à la prison !

Tous les chemins mènent à la prison !

[Par Kareem RAHMANI] Durant l’été 2002, pendant mes vacances universitaires, j’étais à la recherche d’un emploi pour vivre. Mais dans cette petite ville, du Kurdistan, il n’y avait pas d’autre emploi que de travailler comme « courrier de frontière » : Kulbar (mot persant pour désigner celui qui transporte des boîtes sur son dos jusqu’à la frontière), ou comme commerçant : Kasebkar (celui qui reçoit des produits à la frontière, les charge dans le camion puis les amène au centre des villes pour les vendre).