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RD Congo: une radio attaquée et fermée par la police

Au Bas-Uele, la « Radio Liberté Buta » a été attaquée par la police en pleine nuit avant d’être fermée.  Journaliste en danger JED et l’Observatoire des médias congolais OMEC, dénonce vigoureusement l’incursion nocturne d’un groupe de policiers dans les installations d’une station de radio, la confiscation de ses matériels de diffusion ainsi que l’arrestation d’un régisseur d’antenne trouvé sur place.

Selon nos informations, la « Radio Liberté Buta » dans la province de Bas-Uele située dans le nord de la République Démocratique du Congo, une station proche du Mouvement de Libération du Congo MLC de Jean-Pierre Bemba, un des leaders de l’opposition, a été attaquée, la nuit du jeudi 28 novembre 2019 vers 22 heures. 

Actualisation du 11/12/2019 – Message de RSF sur la situation du journaliste Junior Supa


Une intervention disproportionnée de la police congolaise

Selon nos éléments, il s’agit du Groupe Mobile d’intervention de la Police Nationale Congolaise dont le but était de procéder à l’arrestation de M. Gilbert Monkoto, Vice-Président de l’Assemblée provinciale du Bas- Uele. 

M. Gilbert Monkoto intervenait dans une émission consacrée, notamment à la gestion de l’Assemblée provinciale du Bas- Uele.

Ne l’ayant pas trouvé dans les locaux de ce média, la police a intimé l’ordre à Junior Supa, journaliste-technicien, trouvé sur les lieux, d’interrompre cette émission qui était diffusée en différé.

L’arrestation et l’emprisonnement illégitime d’un journaliste

Ensuite, ils ont emporté tous le matériel de diffusion et ont procédé à l’arrestation de Junior Supa. Conduit au quartier général de la police où il a passé la nuit, le journaliste a été transféré dès le matin à la prison centrale du Bas-Uele où il est encore détenu en toute illégalité.

Le lendemain, vendredi 29 novembre, le parquet général du Bas-Uele a mis sous scellée la radio Liberté de Buta.

Dans la foulée, un mandat de comparution a été émis contre M. Jules Kasikila, directeur de ce média. Par peur des représailles et craignant pour sa sécurité, Jules Kasikila est contraint de vivre dans la clandestinité.

Une fermeture de média abusive

Sans entrer dans le fond de l’affaire, le JED trouve absurde toutes les poursuites engagées contre les journalistes de ce média qui n’ont commis aucune infraction en diffusant cette émission.

Le JED exige, par conséquent, la libération sans condition du journaliste détenu, la cessation des poursuites judiciaires contre le directeur de cette station de radio ainsi que la reprise, sans délais, des activités de la Radio Liberté Buta.

Les autorités de la République Démocratique du Congo devraient prendre des mesures immédiates pour garantir aux citoyens l’accès aux diffusions des médias alors que le pays attend avec ferveur et inquiétude les élections.

  • Mamadou Bah en France : de la rue à la Maison des Journalistes (PORTRAIT 2/2)13/07/2021 - 12:40

    « Même les journalistes français ont du mal à trouver du travail, alors les journalistes étrangers, même francophones, je ne vous en parle pas ».

  • Mamadou Bhoye Bah en Guinée: une lutte contre la corruption (PORTRAIT 1/2)06/07/2021 - 3:02

    Enfant calme et studieux, Mamadou débute dans le journalisme dès le lycée, au début des années 2000. L’un de ses professeurs travaille dans une radio de la capitale guinéenne. Fasciné, Mamadou tente très vite de lui démontrer son intérêt pour le domaine, ce qui lui vaut un droit d’accès en tant qu’observateur plusieurs fois par mois dans les locaux de la radio.

  • Législatives en Algérie : Abdelkader et le degré zéro de la politique05/07/2021 - 10:05

    Les lendemains de la débâcle électorale du 12 juin passé sont cruels pour les généraux algériens. Le désaveu populaire envers le régime militaire est on ne peut plus éloquent. Même le rafistolage des chiffres n’a pu cacher le fait que les « vainqueurs » des législatives (le Front de libération national – FLN, islamistes-maison et […]

  • RD Congo-Rwanda, à l’heure de vérité biaisée01/07/2021 - 1:36

    Une information remplace vite une autre. Si vite. Il n’en sera pas ainsi du désir commun des présidents rwandais Paul Kagame et congolais Félix Tshisekedi de « tourner la page » d’un passé lourd de sang versé, de cris des femmes violées, de vies à jamais détruites. Par dizaines de milliers. Un passé qui dure […]

  • Le Séparatisme en France et en Afrique23/06/2021 - 10:48

    La loi contre le «Séparatisme» continue à soulever une kyrielle de polémiques en France et dans ses ex-colonies qui calquent leurs textes institutionnels sur la « mère patrie ».  Après avoir rejeté 300 amendements et 144 adoptés sur 2700 déposés en commission, les locataires du palais Bourbon ont passé au crible 51 articles du projet de la […]

  • De l’usage de la politique dégénérative en Algérie03/06/2021 - 5:30

    Le président Abdelmadjid Tebboune s’est révélé une version améliorée d’Abdelaziz Bouteflika. Tout comme son prédécesseur, il est l’incarnation biologique d’un système politique frappé de paralysie. Imposé par le commandement militaire dont les principaux représentants sont des gérontocrates, Tebboune perpétue l’impasse plus qu’il ne l’a résout. Et ce n’est pas un hasard si le mouvement anti-régime […]

  • Les non-dits sur la messe françafrique du 17-18 et l’énigme Sassou25/05/2021 - 9:18

    La France, craignant de perdre son pré-carré face à la Chine qui dicte de plus en plus la loi à travers ses investissements en Afrique et la Russie qui occupe le terrain militaire, ainsi que l’incontournable “dictateur-pyromane-pompier”, Sassou Denis, a lancé un appât les 17-18 mai 2021 sous le couvert du sommet sur la relance des économies africaines.

  • Annuler la dette de l’Afrique. Et après ?24/05/2021 - 9:14

    Les rencontres ayant traité du financement des économies et de la dette de l’Afrique sont légion. Et, ce ne sera pas forcer le trait que de dire celle convoquée, à Paris en l’unique journée du 18 mai, par Emmanuel Macron, président français, en est une de trop. Juste, pour souligner que l’argent chaque fois sorti – et c’est beaucoup d’argent -, a moins profité au développement du continent noir, qu’à enrichir ses dirigeants.

  • Congo. Ombres et lumières sur le gouvernement Collinet17/05/2021 - 3:36

    Dévastés par la gestion peu orthodoxe du Congo ces dix dernières années, les Congolais continuent à se méfier et douter de leur élite. La liesse et l’espoir suscités par la nomination d’Anatole Collinet Makosso (A.C.M) à la primature s’effrite depuis la publication du gouvernement pléthorique de “l’empereur” Sassou, le 15 mai 2021 suivi de sa liste additive le 16 du même mois. Gouvernement composé essentiellement des mêmes dignitaires qui ont plongé la population dans la précarité, nonobstant l’annulation de la dette, les aides tous azimuts et les excédents budgétaires que ce pays a engrangés. Décryptage.

  • Guy Brice Parfait KolelasCongo-France. Ombre et lumière sur l’élection présidentielle et la mort de Parfait Kolelas14/05/2021 - 3:38

    L’élection présidentielle et la mort d’une grande personnalité ont toujours soulevé des polémiques en Afrique. Le Congo n’a pas dérogé à la règle avec la présidentielle du 21 mars 2021 et le décès du candidat à cette élection Guy Brice Parfait Kolelas. Après avoir tout verrouillé et mené une campagne à l’américaine avec les moyens […]

  • RD Congo : un nouveau gouvernement sans issue11/05/2021 - 12:21

    Le nouveau gouvernement a été investi le 26 avril par l’Assemblée nationale. Mais, il aura fallu patienter dans l’angoisse 4 mois durant. L’attente du précédent gouvernement avait duré 9 mois, le temps qu’un bébé prenne forme et naisse. Pourtant, l’enfant est né malingre.

  • Algérie. Le Hirak aux prises avec la police politique11/05/2021 - 11:36

    Cœur battant du régime, la police politique algérienne donne des signes d’essoufflement dans sa fonction d’animatrice « souterraine» de la vie politique nationale. Usée jusqu’à la corde sa propagande est devenue inopérante, signe s’il en est, que la population a changé. Cœur battant du régime, la police politique algérienne donne des signes d’essoufflement dans sa […]

  • Tchad. La France de Macron à l’épreuve des réalités ?28/04/2021 - 10:54

    La disparition du président tchadien Idriss Deby va-t-elle influencer la politique de la France envers ce pays?

  • Congo. « Marius chez vous », fin d’une émission populaire08/04/2021 - 8:37

    Dimanche, 28 mars, Marius Muhunga, annonçait avec une réelle émotion, la fin des émissions TV « Marius chez vous » sur les réseaux sociaux. Il en était, à la fois, le boss et l’animateur vedette. Ce média congolais émettait depuis Washington DC, capitale des Etats-Unis. Pour justifier cette cessation, le journaliste évoquait son embauche à « La Voix de l’Amérique ». Bonne affaire !

  • Les islamistes, une marque déposée en Algérie06/04/2021 - 1:18

    Confronté à une opposition inédite, qui menace de l’emporter, le pouvoir algérien est en train d’engager en ce moment la bataille de l’image et de la mémoire autour de la guerre civile des années 1990.

  • Guinée. Interview avec le député Sébastien Nadot05/04/2021 - 3:44

    Réélu à la tête de la Guinée pour un troisième mandat (après avoir modifié la constitution, qui limitait le pouvoir à deux mandats), le président Alpha Condé accentue la répression à l’encontre de ses opposants. Bilan : plus de 200 personnes ont été tuées par les Forces de défense et de sécurité (FDS) depuis 2010. Sébastien Nadot, député de la Haute Garonne et membre de la commission des affaires étrangères à l’assemblée nationale française, suit de près la situation en Guinée. Il a accepté notre invitation et a répondu aux questions de Mamadou Bah.

  • Algérie. Des présidents agonisants11/03/2021 - 3:43

    L’autre jour, en flânant dans Paris, je suis tombé sur un SDF absorbé par la lecture d’un livre. Oui, cela se remarque, à Paris, la culture s’est démocratisée, elle n’est plus l’apanage des seuls clercs. Elle irrigue jusqu’aux petites gens, parmi les plus démunies et les plus délaissées. La posture du SDF qui lit, buste incliné, presque couché sur un banc public, suggérait qu’il tenait entre les mains un de ces bouquins à l’eau de rose, un Harlequin, peut-être. J’engage la conversation avec lui. Eh bien, je n’en reviens pas lorsqu’il me montra la première de couverture : Les lois fondamentales de la stupidité humaine, de l’auteur italien Carlo Maria Cipolla.

  • Afrique de l’Ouest : ces élections qui tuent l’espoir04/03/2021 - 11:24

    Dans les pays développés, démocratiques, et dans la plupart de ceux qui aspirent à l’être, les urnes constituent une sorte de blanchisserie de la démocratie. Elles « nettoient » et accouchent, en principe, du propre pour donner des nouveaux habits à la République, un nouvel élan. C’est tout le contraire pour l’Afrique qu’elles habillent d’un accoutrement cachant contestations et violences meurtrières. En témoignent, singulièrement, les résultats de récentes élections au Niger, en Guinée Conakry et en Côte-d’Ivoire.

  • De Gouville : Le jour où j’ai rencontré Sankara04/02/2021 - 9:55

    Figure révolutionnaire africaine, Thomas Sankara (1947-1987) est considéré comme le « père de la révolution » au Burkina Faso (ancienne république de Haute-Volta). Président du Conseil national révolutionnaire et chef de l’État de facto pendant quatre ans (1983 – 1987),  il est assassiné le 15 octobre 1987. A ce jour, plusieurs zones d’ombres persistent concernant […]

  • GUINEE CONAKRY – La liberté de la presse attaquée22/10/2020 - 9:38

    Pour avoir diffusé les opérations de dépouillement de vote en direct (dans un contexte de fraude massive), la Haute Autorité de la Communication a suspendu le site d’information Guinéematin.com pour un mois. C’est une décision lue dimanche soir sur les ondes des médias d’État. Le fondateur du site, dans une interview accordée à l’émission les […]

RD Congo – Le parti Lamuka rêve d’une majorité parlementaire et présidentielle

La coalition Lamuka espère « obtenir une majorité parlementaire après les élections anticipées » pour organiser des élections dans les dix-huit mois conformément aux propositions de sortie de crise formulées par Martin Fayulu, un de ses leaders.
Pour y arriver, « nous devons rester unis » estime sur Top Congo FM, Steve Kivuata, cadre de cette plate-forme ayant porté la candidature de Martin Fayulu à la présidentielle de décembre 2018 dont il revendique toujours la victoire.
 
Peu avant le dit scrutin, Martin Fayulu avait été désigné « candidat commun de l’opposition ». Une année après cette désignation, son parti, l’ECIDE et Nouvel élan, celui d’Adolphe Muzito, ont organisé une matinée politique à Kinshasa. Le mot fort c’est l’unité : l’unité des leaders entre eux et l’unité de tout un peuple envers Lamuka qui est « son instrument de démocratie », précise Steve Kivuata.
 
En attendant « la remise et reprise entre le coordinnateur sortant Jean-Pierre Bemba et l’entrant Adolphe Muzito », Steve Kivuata indique que ce dernier a déjà « lancé des perspectives axées sur l’unité… » 
 

Quatre leaders politiques en poistion de force

Malgré le retrait de Freddy Matungulu et Mbussa Nyamwisi du présidium de Lamuka, « Moise Katumbi, Jean Pierre Bemba, Adolphe Muzito et Martin Fayulu sont restés constants. C’est l’essentiel », explique Steve Kivuata.
 
« Nous devons continuer notre combat. Nous devons asseoir une vraie démocratie dans notre pays », assure-t-il.
 
Pour l’opposant, le bilan de Lamuka démontre que « le peuple est resté également constant. Il a soutenu les leaders dès le départ. Aujourd’hui, Lamuka est devenu un état d’esprit et un instrument de combat pour la réhabilitation de la démocratie et la paix dans notre pays ».
 
La célébration de « l’an 1 » de la désignation de Martin Fayulu comme « candidat commun de l’Opposition était aussi une occasion de faire un rappel historique. D’où nous venons et où nous sommes aujourd’hui ». 
 
Célébré au siège de l’ECIDE de Martin Fayulu à Kinshasa, cet événement n’a pas connu la participation de tous les leaders des partis membres de Lamuka. Une absence également observée du côté de la presse Kinoise et internationale suites à plusieurs bavures policières à l’encontre des chevaliers de la Plumes en confisquant leurs matériels arbitrairement souvent lors de manifestations de l’opposition organisée par Lamuka.
  • Mamadou Bah en France : de la rue à la Maison des Journalistes (PORTRAIT 2/2)13/07/2021 - 12:40

    « Même les journalistes français ont du mal à trouver du travail, alors les journalistes étrangers, même francophones, je ne vous en parle pas ».

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RD Congo – RSF: « Aucun journaliste ne devrait être en prison pour diffamation… »

Reporter sans frontières (RSF) se joint à l’organisation Journaliste en danger (JED) pour demander la remise en liberté immédiate des journalistes congolais détenus depuis le début de la semaine alors qu’ils étaient poursuivis pour des faits de diffamation. Ce type de détentions préventives abusives justifie l’urgence de changer la loi répressive sur la liberté de la presse toujours en vigueur en République démocratique du Congo.
Cela fait déjà six jours qu’Achiko NGAYA, directeur des Nouvelles du soir, est incarcéré avec quatre autres journalistes de la place à Kinshasa .
 
Les journalistes ont été arrêtés lundi 31 octobre à son domicile et les quatre autres sur leurs lieux de travail selon le JED qui a pu s’entretenir avec l’un des avocats des journalistes. Le directeur de publication a été interrogé à propos d’un article intitulé « Ecobank, sur les traces de la Biac » dans lequel figurent des témoignages de clients sur les dysfonctionnements de la banque.
 
« Placer ce journaliste en garde à vue puis en détention préventive revient à le considérer comme présumé coupable alors même qu’il ne devrait pas revenir à la police de statuer sur le fond de l’affaire en matière de délits de presse », estime Arnaud FROGER, responsable du bureau Afrique de RSF.
 
« Aucun journaliste ne devrait être en prison pour diffamation. Cette mesure privative de liberté est complètement disproportionnée et envoie une très mauvaise image du pays à libérer ce journaliste sans délai et à lancer au plus vite la réforme de la loi sur la liberté de la presse qui, en l’état actuel, protège ceux qui attaquent les journalistes ».
 
Lors d’une mission conjointe qui s’est déroulé du 14 au 18 octobre à Kinshasa, RSF et le JED ont plaidé pour la mise en œuvre urgente de deux chantiers prioritaires susceptibles d’améliorer rapidement et concrètement la liberté de la presse en RDC.
 
Les deux organisations ont présenté au ministre de la Communication et des médias et à son homologue des Droits humains des recommandations pour réformer la loi de 1996 sur la liberté de la presse qui prévoit entre autres:
  • des peines capitales privatives de liberté pour des délits de presse mineurs
  • la peine de mort pour des articles qui relèveraient de la « trahison »
Le texte ne prend pas en compte l’intérêt public d’un article, la véracité des faits ou la bonne foi du journaliste lorsqu’il est amené à se défendre dans le cadre de poursuites en diffamation.
 
Huit députés et sénateurs rencontrés à Kinshasa ont également accepté de faire partie d’un « groupe de parlementaires amis de la liberté de la presse » constitué par JED et RSF pour défendre l’urgence d’une réforme du cadre légal répressif qui régit actuellement l’exercice du journalisme en RDC.
 
En Afrique subsaharienne, la RDC est le pays dans lequel RSF a enregistré le plus d’exactions contre les journalistes et les médias. RSF et JED ont également demandé aux autorités de mettre en place un réseau de points focaux dans les différentes administrations et ministères concernés par la liberté de la presse, première étape d’un mécanisme visant à assurer une réponse rapide et un suivi des plus hautes autorités afin de renforcer la protection des journalistes et lutter contre l’impunité.
 
Rappelons que la RDC occupe actuellement la 154e place sur 180 au Classement mondial de la liberté de presse établi par RSF.

Encore un journaliste tué: est-ce lié à son enquête sur le virus Ebola ?

4 novembre 2019 : Papy Mahamba Mumbere a-t-il payé le prix de son engagement dans lutte contre Ebola?

Le journaliste venait d’animer une émission sur la riposte contre l’épidémie qui a déjà fait plusieurs milliers de morts dans l’est de la RDC lorsqu’il a été tué samedi soir vers 20h à son domicile à Mambasa, dans la province de l’Ituri.

Selon les informations recueillies par Journaliste en danger (JED), le journaliste et animateur de la Radio communautaire de Lwemba a été attaqué par un groupe d’hommes muni de couteaux et de machettes, sous les yeux de sa femme, elle même grièvement blessée.

Leur maison a ensuite été incendiée par les assaillants.

  • Mamadou Bah en France : de la rue à la Maison des Journalistes (PORTRAIT 2/2)13/07/2021 - 12:40

    « Même les journalistes français ont du mal à trouver du travail, alors les journalistes étrangers, même francophones, je ne vous en parle pas ».

  • Mamadou Bhoye Bah en Guinée: une lutte contre la corruption (PORTRAIT 1/2)06/07/2021 - 3:02

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  • Législatives en Algérie : Abdelkader et le degré zéro de la politique05/07/2021 - 10:05

    Les lendemains de la débâcle électorale du 12 juin passé sont cruels pour les généraux algériens. Le désaveu populaire envers le régime militaire est on ne peut plus éloquent. Même le rafistolage des chiffres n’a pu cacher le fait que les « vainqueurs » des législatives (le Front de libération national – FLN, islamistes-maison et […]

  • RD Congo-Rwanda, à l’heure de vérité biaisée01/07/2021 - 1:36

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  • Le Séparatisme en France et en Afrique23/06/2021 - 10:48

    La loi contre le «Séparatisme» continue à soulever une kyrielle de polémiques en France et dans ses ex-colonies qui calquent leurs textes institutionnels sur la « mère patrie ».  Après avoir rejeté 300 amendements et 144 adoptés sur 2700 déposés en commission, les locataires du palais Bourbon ont passé au crible 51 articles du projet de la […]

  • De l’usage de la politique dégénérative en Algérie03/06/2021 - 5:30

    Le président Abdelmadjid Tebboune s’est révélé une version améliorée d’Abdelaziz Bouteflika. Tout comme son prédécesseur, il est l’incarnation biologique d’un système politique frappé de paralysie. Imposé par le commandement militaire dont les principaux représentants sont des gérontocrates, Tebboune perpétue l’impasse plus qu’il ne l’a résout. Et ce n’est pas un hasard si le mouvement anti-régime […]

  • Les non-dits sur la messe françafrique du 17-18 et l’énigme Sassou25/05/2021 - 9:18

    La France, craignant de perdre son pré-carré face à la Chine qui dicte de plus en plus la loi à travers ses investissements en Afrique et la Russie qui occupe le terrain militaire, ainsi que l’incontournable “dictateur-pyromane-pompier”, Sassou Denis, a lancé un appât les 17-18 mai 2021 sous le couvert du sommet sur la relance des économies africaines.

  • Annuler la dette de l’Afrique. Et après ?24/05/2021 - 9:14

    Les rencontres ayant traité du financement des économies et de la dette de l’Afrique sont légion. Et, ce ne sera pas forcer le trait que de dire celle convoquée, à Paris en l’unique journée du 18 mai, par Emmanuel Macron, président français, en est une de trop. Juste, pour souligner que l’argent chaque fois sorti – et c’est beaucoup d’argent -, a moins profité au développement du continent noir, qu’à enrichir ses dirigeants.

  • Congo. Ombres et lumières sur le gouvernement Collinet17/05/2021 - 3:36

    Dévastés par la gestion peu orthodoxe du Congo ces dix dernières années, les Congolais continuent à se méfier et douter de leur élite. La liesse et l’espoir suscités par la nomination d’Anatole Collinet Makosso (A.C.M) à la primature s’effrite depuis la publication du gouvernement pléthorique de “l’empereur” Sassou, le 15 mai 2021 suivi de sa liste additive le 16 du même mois. Gouvernement composé essentiellement des mêmes dignitaires qui ont plongé la population dans la précarité, nonobstant l’annulation de la dette, les aides tous azimuts et les excédents budgétaires que ce pays a engrangés. Décryptage.

  • Guy Brice Parfait KolelasCongo-France. Ombre et lumière sur l’élection présidentielle et la mort de Parfait Kolelas14/05/2021 - 3:38

    L’élection présidentielle et la mort d’une grande personnalité ont toujours soulevé des polémiques en Afrique. Le Congo n’a pas dérogé à la règle avec la présidentielle du 21 mars 2021 et le décès du candidat à cette élection Guy Brice Parfait Kolelas. Après avoir tout verrouillé et mené une campagne à l’américaine avec les moyens […]

  • RD Congo : un nouveau gouvernement sans issue11/05/2021 - 12:21

    Le nouveau gouvernement a été investi le 26 avril par l’Assemblée nationale. Mais, il aura fallu patienter dans l’angoisse 4 mois durant. L’attente du précédent gouvernement avait duré 9 mois, le temps qu’un bébé prenne forme et naisse. Pourtant, l’enfant est né malingre.

  • Algérie. Le Hirak aux prises avec la police politique11/05/2021 - 11:36

    Cœur battant du régime, la police politique algérienne donne des signes d’essoufflement dans sa fonction d’animatrice « souterraine» de la vie politique nationale. Usée jusqu’à la corde sa propagande est devenue inopérante, signe s’il en est, que la population a changé. Cœur battant du régime, la police politique algérienne donne des signes d’essoufflement dans sa […]

  • Tchad. La France de Macron à l’épreuve des réalités ?28/04/2021 - 10:54

    La disparition du président tchadien Idriss Deby va-t-elle influencer la politique de la France envers ce pays?

  • Congo. « Marius chez vous », fin d’une émission populaire08/04/2021 - 8:37

    Dimanche, 28 mars, Marius Muhunga, annonçait avec une réelle émotion, la fin des émissions TV « Marius chez vous » sur les réseaux sociaux. Il en était, à la fois, le boss et l’animateur vedette. Ce média congolais émettait depuis Washington DC, capitale des Etats-Unis. Pour justifier cette cessation, le journaliste évoquait son embauche à « La Voix de l’Amérique ». Bonne affaire !

  • Les islamistes, une marque déposée en Algérie06/04/2021 - 1:18

    Confronté à une opposition inédite, qui menace de l’emporter, le pouvoir algérien est en train d’engager en ce moment la bataille de l’image et de la mémoire autour de la guerre civile des années 1990.

  • Guinée. Interview avec le député Sébastien Nadot05/04/2021 - 3:44

    Réélu à la tête de la Guinée pour un troisième mandat (après avoir modifié la constitution, qui limitait le pouvoir à deux mandats), le président Alpha Condé accentue la répression à l’encontre de ses opposants. Bilan : plus de 200 personnes ont été tuées par les Forces de défense et de sécurité (FDS) depuis 2010. Sébastien Nadot, député de la Haute Garonne et membre de la commission des affaires étrangères à l’assemblée nationale française, suit de près la situation en Guinée. Il a accepté notre invitation et a répondu aux questions de Mamadou Bah.

  • Algérie. Des présidents agonisants11/03/2021 - 3:43

    L’autre jour, en flânant dans Paris, je suis tombé sur un SDF absorbé par la lecture d’un livre. Oui, cela se remarque, à Paris, la culture s’est démocratisée, elle n’est plus l’apanage des seuls clercs. Elle irrigue jusqu’aux petites gens, parmi les plus démunies et les plus délaissées. La posture du SDF qui lit, buste incliné, presque couché sur un banc public, suggérait qu’il tenait entre les mains un de ces bouquins à l’eau de rose, un Harlequin, peut-être. J’engage la conversation avec lui. Eh bien, je n’en reviens pas lorsqu’il me montra la première de couverture : Les lois fondamentales de la stupidité humaine, de l’auteur italien Carlo Maria Cipolla.

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    Dans les pays développés, démocratiques, et dans la plupart de ceux qui aspirent à l’être, les urnes constituent une sorte de blanchisserie de la démocratie. Elles « nettoient » et accouchent, en principe, du propre pour donner des nouveaux habits à la République, un nouvel élan. C’est tout le contraire pour l’Afrique qu’elles habillent d’un accoutrement cachant contestations et violences meurtrières. En témoignent, singulièrement, les résultats de récentes élections au Niger, en Guinée Conakry et en Côte-d’Ivoire.

  • De Gouville : Le jour où j’ai rencontré Sankara04/02/2021 - 9:55

    Figure révolutionnaire africaine, Thomas Sankara (1947-1987) est considéré comme le « père de la révolution » au Burkina Faso (ancienne république de Haute-Volta). Président du Conseil national révolutionnaire et chef de l’État de facto pendant quatre ans (1983 – 1987),  il est assassiné le 15 octobre 1987. A ce jour, plusieurs zones d’ombres persistent concernant […]

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RD Congo: l’insupportable impunité

En République Démocratique du Congo, la réforme de la justice n’est qu’un simple refrain dont ses résultats n’ont jamais produit d’effets. Dans la plupart de temps, le gouvernement cherche à traduire les présumés coupables cités dans certains « dossiers louches » devant le tribunal, mais il n’y arrive toujours pas.

Plusieurs dossiers demeurent pendants: le Crash de l’Antonov 72 affrété par la présidence de la République, l’incendie du dépôt de la Céni, la disparition de 15 millionzs de dollars USD, les meurtres à Yumbi dans la ville province de Bandundu, la corruption des sénateurs, les arrestations arbitraires des journalistes et l’auto-censure des médias… puis tant d’autres crimes. « Quid de ces enquêtes ? », s’interroge l’opinion.

Face à un amas de dossiers qui ne fait que s’accumuler jour après jour, l’opinion remet en cause les efforts qu’engagent le gouvernement dans la réforme de la justice, en appliquant la rigueur à tout le monde. Dans les faits, le scepticisme commence à gagner du terrain et on regarde autrement l’État de droit.

Systématiquement, le gouvernement se prononce sur un dossier « flou » visant à sanctionner les coupables. Cette sanction se résume à un bout de papier. L’impact des sanctions sur le terrain est bel et bien étouffé comme il est de coutume en République démocratique du Congo.


La police, censée garantir la sécurité des personnes et de leurs biens, tue dans l’indifférence la plus totale du gouvernement, raconte le journal L’Opinion.


Face à ces dossiers qui demeurent encore « louches », l’opinion tant nationale qu’internationale souhaite voir l’actuel président à l’œuvre. L’État de droit n’est pas qu’un slogan politique ou de communication.

Ainsi donc, l’opinion ne jure que sur les résultats de ces enquêtes. Quant à l’actualité, la série continue à Kinshasa avec des agents en armes à la gachette facile.

La semaine dernière mercredi 30 octobre, un policier a tué par balle l’administrateur général de l’hôpital Vijana, situé l’avenue Bukama, dans la commune de Lingwala à Kinshasa. Auparavant, un agent de l’ordre avait ouvert le feu à Ngaba sur un conducteur de moto, communément appelée « Wewa ». La police, censée garantir la sécurité des personnes et de leurs biens, tue dans l’indifférence la plus totale du gouvernement, raconte le journal. En lieu et place d’assurer la sécurité des personnes et de leurs biens, les agents de l’ordre ont imaginé une autre manière de rétablir l’ordre: tuer sans sommation.

https://twitter.com/PeupleGagne/status/1189577224246190081?ref_src=twsrc%5Etfw%7Ctwcamp%5Etweetembed%7Ctwterm%5E1189577224246190081&ref_url=https%3A%2F%2Fobservers.france24.com%2Ffr%2F20191031-rd-congo-kinshasa-policier-tue-medecin-centre-sante-vijana

Étant informée de ces dramatiques événements, cette fois-ci, la justice congolaise va-t-elle agir sévèrement, s’interroge-t- on. Car, tout cela s’est passé en flagrant délit. Il revient au gouvernement à travers sa justice, de montrer qu’il est sur la bonne voie, en traduisant les coupables devant un tribunal, du fait que cette question fâche.

Oui, les présumés responsables de différentes tragédies doivent répondre de leurs actes. Au nom de l’État de droit que prône le président de la République Félix Tshisekedi.

Donc, si les antivaleurs ne font que s’accumuler, cela ne servira à rien d’évoquer l’instauration d’un État de droit, car ce dernier a besoin de bons principes. Sinon, c’est de l’utopie !

  • Mamadou Bah en France : de la rue à la Maison des Journalistes (PORTRAIT 2/2)13/07/2021 - 12:40

    « Même les journalistes français ont du mal à trouver du travail, alors les journalistes étrangers, même francophones, je ne vous en parle pas ».

  • Mamadou Bhoye Bah en Guinée: une lutte contre la corruption (PORTRAIT 1/2)06/07/2021 - 3:02

    Enfant calme et studieux, Mamadou débute dans le journalisme dès le lycée, au début des années 2000. L’un de ses professeurs travaille dans une radio de la capitale guinéenne. Fasciné, Mamadou tente très vite de lui démontrer son intérêt pour le domaine, ce qui lui vaut un droit d’accès en tant qu’observateur plusieurs fois par mois dans les locaux de la radio.

  • Législatives en Algérie : Abdelkader et le degré zéro de la politique05/07/2021 - 10:05

    Les lendemains de la débâcle électorale du 12 juin passé sont cruels pour les généraux algériens. Le désaveu populaire envers le régime militaire est on ne peut plus éloquent. Même le rafistolage des chiffres n’a pu cacher le fait que les « vainqueurs » des législatives (le Front de libération national – FLN, islamistes-maison et […]

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    Le nouveau gouvernement a été investi le 26 avril par l’Assemblée nationale. Mais, il aura fallu patienter dans l’angoisse 4 mois durant. L’attente du précédent gouvernement avait duré 9 mois, le temps qu’un bébé prenne forme et naisse. Pourtant, l’enfant est né malingre.

  • Algérie. Le Hirak aux prises avec la police politique11/05/2021 - 11:36

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  • Guinée. Interview avec le député Sébastien Nadot05/04/2021 - 3:44

    Réélu à la tête de la Guinée pour un troisième mandat (après avoir modifié la constitution, qui limitait le pouvoir à deux mandats), le président Alpha Condé accentue la répression à l’encontre de ses opposants. Bilan : plus de 200 personnes ont été tuées par les Forces de défense et de sécurité (FDS) depuis 2010. Sébastien Nadot, député de la Haute Garonne et membre de la commission des affaires étrangères à l’assemblée nationale française, suit de près la situation en Guinée. Il a accepté notre invitation et a répondu aux questions de Mamadou Bah.

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RD Congo: le grand désordre politique !

Le mois d’octobre vient de se terminer, marqué par un grand désordre politique. Charriant plusieurs affaires dont quelques-unes revêtent un caractère obscur, au point de désorienter nombre d’observateurs. Problème: elles donnent, globalement, l’impression d’être épars, sans liens apparents les unes avec les autres. Alors qu’à l’analyse, elles semblent être plus ou moins liées.

Le 10 du mois, un avion Tupolev 72 assurant le transport de la logistique présidentielle est tombé, conduisant à une série d’hypothèses: accident, sabotage au sol ou destruction, en l’air, par une arme quelconque destinée à ce genre de mission ? En attendant le résultant d’une enquête initiée à ce propos, le mystère demeure entier.


Ils ont vu dans cet événement la main scélérate de Kabila.


Le lendemain, les militants de l’UDPS, parti du président Tshisekedi, ont violemment manifesté, allant, encore une fois, jusqu’à réclamer la fin de la coalition entre le FCC et le CASH, plates-formes de Kabila et de Tshisekedi. Ils ont vu dans cet événement la main scélérate de Kabila.

Si la thèse de sabotage ou de destruction de l’appareil se confirmait ou non, cette sortie de la base de l’UDPS ne serait-elle pas de nature à placer Tshisekedi au pied du mur, à travers sa propre logique ? Celle-ci, pour justifier son renoncement à l’accord de Genève, au sein de LAMUKA, consistait à évoquer les «exigences de sa base».

Or, aujourd’hui, c’est cette même base qui a lui demandé de rompre le deal avec Kabila. Que va-t-il faire le président de la République, ainsi mis à l’épreuve de sa propre logique ? Attention ! Les censeurs sont à l’affût…

Un effet « concentré »

Trois jours après cette affaire d’avion «tombé», le 13 du mois, survient la question de document «fuité». Il s’agit d’un document militaire, top secret, provenant de l’état-major général de l’armée congolaise. Celui-ci porte sur une organisation d’un «état-major intégré» des armées congolaise, rwandaise, burundaise… et même tanzanienne. Le but de cette opération: en finir une fois pour toutes avec les groupes armés qui se sont incrustés à l’est de la République Démocratique du Congo.

D’aucuns pensent que ce document aurait été jeté en pâture à la place publique pour nuire à Tshisekedi. Pour la bonne et simple raison que le chef de l’Etat s’est autorisé cette initiative sans avoir eu l’aval du Parlement. Ils rappellent l’épisode de la rupture brutale entre Kabila et Kamerhe, du temps où ce dernier dirigeait l’Assemblée nationale (2006-2009). Après avoir protesté véhémentement contre l’entrée des troupes rwandaise au pays, sans l’avis de l’Assemblée, ce dernier s’en était allé. En prenant  congé et de l’Institution, et de Kabila, son mentor politique.

Il est difficile d’établir un lien plausible entre les deux faits (avion tombé et document fuité!). Ils sont séparés, selon toute vraisemblance, par mille lieues. Mais certains observateurs, à cause de leur proximité, y décèlent une corrélation dite de «par cause commune». C’est la deuxième version de la corrélation dite «de cause à effet».


L’annonce du retour de Kabila sur la scène politique … comme s’il s’y était éloigné !


Explication. Si, l’avion a été saboté ou détruit en l’air, par une arme tirée du sol, et si le document militaire secret, parvenu entre les mains du public, sont l’œuvre d’une même et unique source, l’hypothèse de «par cause commune» sera vérifiée. Dans ce cas, l’auteur aura  visiblement cherché un effet «concentré», qui puisse mobiliser au maximum l’attention de l’opinion. A la manière des actions terroristes. Faites l’addition du Tupolev abîmé et du document fuité, en l’espace de trois jours, il y a là, en image, l’effet d’une bombe.

N’y a-t-il pas derrière ce dernier événement (document fuité), quelque intelligence malveillante qui aurait cherché à discréditer Tshisekedi auprès du peuple, pour qui les armées rwandaise et ougandaise sont plus qu’exécrables ?

Qui a tiré sur l’avion présidentiel ? Un argumentaire creux

Ce n’est pas tout. Du samedi 19 au mercredi 30, soit en l’espace de 12 jours, on a assisté à plusieurs autres actes ; quatre, pour être précis. L’un d’eux est celui qui domine sur le reste ou, autrement dit, constitue le pivot autour duquel tout s’articule: l’annonce du retour de Kabila sur la scène politique … comme s’il s’y était éloigné !

Entre le 19 et le 30 donc, le théâtre a pour acteurs:  samedi 19, affaire liée aux accusations paranoïaques de Banyamulenges (Congolais d’origine rwandaise), avec pour fond le territoire de Minemwbe, situé dans la province du Sud-Kivu.

La question perdure, au sujet de cet espace géographique congolais, en but à l’irrédentisme du Rwanda, via les Banyamulenges.

Depuis, il y a accrochages dramatiques entre les autochtones et les arrivants rwandais ; lundi 21 à Kinshasa, sortie médiatique d’Alain Atundu, porte-parole du FCC, pour dire «tout le bien» qu’il pensait de la coalition Kabila-Tshisekedi. Stupide !


A quoi et envers qui Katumbi faisait cette allusion ? Enigme !


Au fond, c’était pour préparer l’annonce du come-back de Kabila ; enfin, mercredi 23, l’ancien président sort du bois : ses affidés, à Lubumbashi, au cours de ce qu’ils ont appelé «matinée politique», ont déroulé un argumentaire creux sur ce retour que le peuple, d’ores et déjà, a ostensiblement rejeté.

En réalité, tous ces faits ne sont pas loin de l’hypothèse liée à la théorie de «par cause commune». Ils seraient tous liés, depuis l’affaire du Tupolev 72 : avec pour but de marquer les esprits et d’en tirer des dividendes sur l’émotion. Raté. Car, pour les Congolais, l’annonce de Lubumbashi est passée comme un non-événement.

Quant au tacle de l’opposant Katumbi, samedi 26, à Goma, devant la foule: «Je ne vous décevrai pas, je ne serai jamais un ‘traitre’», il y a lieu de se poser des questions.

A quoi et envers qui Katumbi faisait cette allusion ? Enigme !

Et, enfin, l’élection  de Jaynet Kabila, sœur jumelle du «raïs» congolais, à la tête de la stratégique Commission Défense et Sécurité. C’est la fin d’une démarche qui entre dans la résonance du projet conduisant à la pérennité du système kabiliste.

Défauts de la cuirasse

On en est ainsi à la clôture de cette «séquence», car les mois à venir seront, sans doute, beaucoup plus riches en péripéties. En fait, Kabila va tenter de confirmer sa présence sur l’échiquier politique, dans le sens de l’accaparation du pouvoir en 2023 (si jamais on y arrive). Mais aussi dans le but de démontrer que Tshisekedi n’est qu’une marionnette écartelée entre sa traitrise et l’espoir, en vain, de conquérir l’estime du peuple.

Car, entre les deux alliés, la guerre a déserté la  basse intensité ; elle s’approche de plus en plus de celle de tranchées. 

De fait, en dehors de la décision de la gratuité scolaire et de l’application de celle-ci, qui se poursuit cahin-caha, Tshisekedi semble «dispersé». Il s’illustre plus par des déclarations à l’emporte-pièce, sans lendemain, comme le «déboulonnage de la dictature» ou «la sortie des vingt millions de Congolais de la pauvreté en cinq ans» que par des initiatives propres à arracher l’impérium des mains de Kabila. On ne dirige pas un pays à coups de promesses démagogiques.

Dans ce cas, quel est le sort réservé à l’échéance électorale projetée en 2023, sinon un vrai bluff que lance Kabila ? On n’y arrivera pas. A moins que Tshisekedi répare les défauts de sa cuirasse ou que le peuple ouvre les yeux, à l’instar des Libanais, Irakiens ou Chiliens… et marche pour la conquête de sa souveraineté.

En en attendant, le fin mot de l’histoire de la RD Congo post-Kabila appartient à la cour du roi Pétaud.

Par Jean-Jules Lema Landu, journaliste congolais, réfugié en France

  • Mamadou Bah en France : de la rue à la Maison des Journalistes (PORTRAIT 2/2)13/07/2021 - 12:40

    « Même les journalistes français ont du mal à trouver du travail, alors les journalistes étrangers, même francophones, je ne vous en parle pas ».

  • Mamadou Bhoye Bah en Guinée: une lutte contre la corruption (PORTRAIT 1/2)06/07/2021 - 3:02

    Enfant calme et studieux, Mamadou débute dans le journalisme dès le lycée, au début des années 2000. L’un de ses professeurs travaille dans une radio de la capitale guinéenne. Fasciné, Mamadou tente très vite de lui démontrer son intérêt pour le domaine, ce qui lui vaut un droit d’accès en tant qu’observateur plusieurs fois par mois dans les locaux de la radio.

  • Législatives en Algérie : Abdelkader et le degré zéro de la politique05/07/2021 - 10:05

    Les lendemains de la débâcle électorale du 12 juin passé sont cruels pour les généraux algériens. Le désaveu populaire envers le régime militaire est on ne peut plus éloquent. Même le rafistolage des chiffres n’a pu cacher le fait que les « vainqueurs » des législatives (le Front de libération national – FLN, islamistes-maison et […]

  • RD Congo-Rwanda, à l’heure de vérité biaisée01/07/2021 - 1:36

    Une information remplace vite une autre. Si vite. Il n’en sera pas ainsi du désir commun des présidents rwandais Paul Kagame et congolais Félix Tshisekedi de « tourner la page » d’un passé lourd de sang versé, de cris des femmes violées, de vies à jamais détruites. Par dizaines de milliers. Un passé qui dure […]

  • Le Séparatisme en France et en Afrique23/06/2021 - 10:48

    La loi contre le «Séparatisme» continue à soulever une kyrielle de polémiques en France et dans ses ex-colonies qui calquent leurs textes institutionnels sur la « mère patrie ».  Après avoir rejeté 300 amendements et 144 adoptés sur 2700 déposés en commission, les locataires du palais Bourbon ont passé au crible 51 articles du projet de la […]

  • De l’usage de la politique dégénérative en Algérie03/06/2021 - 5:30

    Le président Abdelmadjid Tebboune s’est révélé une version améliorée d’Abdelaziz Bouteflika. Tout comme son prédécesseur, il est l’incarnation biologique d’un système politique frappé de paralysie. Imposé par le commandement militaire dont les principaux représentants sont des gérontocrates, Tebboune perpétue l’impasse plus qu’il ne l’a résout. Et ce n’est pas un hasard si le mouvement anti-régime […]

  • Les non-dits sur la messe françafrique du 17-18 et l’énigme Sassou25/05/2021 - 9:18

    La France, craignant de perdre son pré-carré face à la Chine qui dicte de plus en plus la loi à travers ses investissements en Afrique et la Russie qui occupe le terrain militaire, ainsi que l’incontournable “dictateur-pyromane-pompier”, Sassou Denis, a lancé un appât les 17-18 mai 2021 sous le couvert du sommet sur la relance des économies africaines.

  • Annuler la dette de l’Afrique. Et après ?24/05/2021 - 9:14

    Les rencontres ayant traité du financement des économies et de la dette de l’Afrique sont légion. Et, ce ne sera pas forcer le trait que de dire celle convoquée, à Paris en l’unique journée du 18 mai, par Emmanuel Macron, président français, en est une de trop. Juste, pour souligner que l’argent chaque fois sorti – et c’est beaucoup d’argent -, a moins profité au développement du continent noir, qu’à enrichir ses dirigeants.

  • Congo. Ombres et lumières sur le gouvernement Collinet17/05/2021 - 3:36

    Dévastés par la gestion peu orthodoxe du Congo ces dix dernières années, les Congolais continuent à se méfier et douter de leur élite. La liesse et l’espoir suscités par la nomination d’Anatole Collinet Makosso (A.C.M) à la primature s’effrite depuis la publication du gouvernement pléthorique de “l’empereur” Sassou, le 15 mai 2021 suivi de sa liste additive le 16 du même mois. Gouvernement composé essentiellement des mêmes dignitaires qui ont plongé la population dans la précarité, nonobstant l’annulation de la dette, les aides tous azimuts et les excédents budgétaires que ce pays a engrangés. Décryptage.

  • Guy Brice Parfait KolelasCongo-France. Ombre et lumière sur l’élection présidentielle et la mort de Parfait Kolelas14/05/2021 - 3:38

    L’élection présidentielle et la mort d’une grande personnalité ont toujours soulevé des polémiques en Afrique. Le Congo n’a pas dérogé à la règle avec la présidentielle du 21 mars 2021 et le décès du candidat à cette élection Guy Brice Parfait Kolelas. Après avoir tout verrouillé et mené une campagne à l’américaine avec les moyens […]

  • RD Congo : un nouveau gouvernement sans issue11/05/2021 - 12:21

    Le nouveau gouvernement a été investi le 26 avril par l’Assemblée nationale. Mais, il aura fallu patienter dans l’angoisse 4 mois durant. L’attente du précédent gouvernement avait duré 9 mois, le temps qu’un bébé prenne forme et naisse. Pourtant, l’enfant est né malingre.

  • Algérie. Le Hirak aux prises avec la police politique11/05/2021 - 11:36

    Cœur battant du régime, la police politique algérienne donne des signes d’essoufflement dans sa fonction d’animatrice « souterraine» de la vie politique nationale. Usée jusqu’à la corde sa propagande est devenue inopérante, signe s’il en est, que la population a changé. Cœur battant du régime, la police politique algérienne donne des signes d’essoufflement dans sa […]

  • Tchad. La France de Macron à l’épreuve des réalités ?28/04/2021 - 10:54

    La disparition du président tchadien Idriss Deby va-t-elle influencer la politique de la France envers ce pays?

  • Congo. « Marius chez vous », fin d’une émission populaire08/04/2021 - 8:37

    Dimanche, 28 mars, Marius Muhunga, annonçait avec une réelle émotion, la fin des émissions TV « Marius chez vous » sur les réseaux sociaux. Il en était, à la fois, le boss et l’animateur vedette. Ce média congolais émettait depuis Washington DC, capitale des Etats-Unis. Pour justifier cette cessation, le journaliste évoquait son embauche à « La Voix de l’Amérique ». Bonne affaire !

  • Les islamistes, une marque déposée en Algérie06/04/2021 - 1:18

    Confronté à une opposition inédite, qui menace de l’emporter, le pouvoir algérien est en train d’engager en ce moment la bataille de l’image et de la mémoire autour de la guerre civile des années 1990.

  • Guinée. Interview avec le député Sébastien Nadot05/04/2021 - 3:44

    Réélu à la tête de la Guinée pour un troisième mandat (après avoir modifié la constitution, qui limitait le pouvoir à deux mandats), le président Alpha Condé accentue la répression à l’encontre de ses opposants. Bilan : plus de 200 personnes ont été tuées par les Forces de défense et de sécurité (FDS) depuis 2010. Sébastien Nadot, député de la Haute Garonne et membre de la commission des affaires étrangères à l’assemblée nationale française, suit de près la situation en Guinée. Il a accepté notre invitation et a répondu aux questions de Mamadou Bah.

  • Algérie. Des présidents agonisants11/03/2021 - 3:43

    L’autre jour, en flânant dans Paris, je suis tombé sur un SDF absorbé par la lecture d’un livre. Oui, cela se remarque, à Paris, la culture s’est démocratisée, elle n’est plus l’apanage des seuls clercs. Elle irrigue jusqu’aux petites gens, parmi les plus démunies et les plus délaissées. La posture du SDF qui lit, buste incliné, presque couché sur un banc public, suggérait qu’il tenait entre les mains un de ces bouquins à l’eau de rose, un Harlequin, peut-être. J’engage la conversation avec lui. Eh bien, je n’en reviens pas lorsqu’il me montra la première de couverture : Les lois fondamentales de la stupidité humaine, de l’auteur italien Carlo Maria Cipolla.

  • Afrique de l’Ouest : ces élections qui tuent l’espoir04/03/2021 - 11:24

    Dans les pays développés, démocratiques, et dans la plupart de ceux qui aspirent à l’être, les urnes constituent une sorte de blanchisserie de la démocratie. Elles « nettoient » et accouchent, en principe, du propre pour donner des nouveaux habits à la République, un nouvel élan. C’est tout le contraire pour l’Afrique qu’elles habillent d’un accoutrement cachant contestations et violences meurtrières. En témoignent, singulièrement, les résultats de récentes élections au Niger, en Guinée Conakry et en Côte-d’Ivoire.

  • De Gouville : Le jour où j’ai rencontré Sankara04/02/2021 - 9:55

    Figure révolutionnaire africaine, Thomas Sankara (1947-1987) est considéré comme le « père de la révolution » au Burkina Faso (ancienne république de Haute-Volta). Président du Conseil national révolutionnaire et chef de l’État de facto pendant quatre ans (1983 – 1987),  il est assassiné le 15 octobre 1987. A ce jour, plusieurs zones d’ombres persistent concernant […]

  • GUINEE CONAKRY – La liberté de la presse attaquée22/10/2020 - 9:38

    Pour avoir diffusé les opérations de dépouillement de vote en direct (dans un contexte de fraude massive), la Haute Autorité de la Communication a suspendu le site d’information Guinéematin.com pour un mois. C’est une décision lue dimanche soir sur les ondes des médias d’État. Le fondateur du site, dans une interview accordée à l’émission les […]

RD Congo : l’alliance présidentielle au bord de l’implosion

L’accord ne tient qu’à un fil. Le Front commun pour le Congo FCC de Joseph Kabila et le Cap pour le changement CACH du chef de l’État Félix Tshisekedi sont censés convoler en justes noces jusqu’en 2023.

Du fait de l’accord de coalition qui lie les deux parties, dont les têtes d’affiches restent le PPRD, composé du FCC et l’UDPS. Majoritaire à l’Assemblée nationale, le FCC a contraint le CACH à collaborer pour avoir une part de responsabilité pendant cette mandature. Conclu dans la discrétion la plus totale, l’accord de coalition FCC-CACH a présenté ses premiers signes de faiblesse avec le grand retard pris dans la nomination du premier ministre.

Nommé en mai 2019, le premier ministre a attendu plus de trois mois pour connaitre ses collaborateurs dans le gouvernement. C’était déjà un mauvais présage qui augurait des jours très agités entre les deux parties de coalition.

En juin dernier, les premières frictions sont apparues, opposant les partisans de l’UDPS, côté CACH, et ceux du PPRD, côté FCC. Finalement, les deux partenaires sont parvenus à fumer le calumet de la paix. Entre-temps, le mal était déjà fait.

En réalité, l’UDPS et le PPRD se détestent. Ils sont juste unis par un mariage d’intérêt qui peut se désintégrer à tout moment. Le crash, le 10 octobre 2019 entre Goma et Kinshasa, d’un Antonov 72 affrété par la présidence de la République, a ramené au grand jour les dessous d’un accord fragile.

A Limete, au siège de l’UDPS, les combattants se sont violemment déchargés sur le PPRD, sous couvert du FCC, pour dénoncer un probable complot qui viserait leur leader, le chef de l’État Félix Tshisekedi. En réalité, les professionnels des médias ainsi que les peuples congolais et Kinois en particulier ont remis en cause l’accord qui lie leur parti au FCC, exigeant à la même occasion que l’UDPS mette fin à cette coalition.

Au FCC, la réplique n’a pas tardé. Des militants du parti de Joseph Kabila, surnommés les « Bérets rouges », ont diffusé via les réseaux sociaux une vidéo dans laquelle ils indexent vertement la presse et les partisans de l’UDPS.

Se présentant comme les « soldats de Raïs », les « Bérets rouges » ont promis de ne plus se laisser faire. Sur un ton menaçant, ils se mobilisent pour répondre au coup pour coup disent-ils, à tous journalistes politique qui oserait écrire ou parler en mal contre leur autorité morale à la personne de Joseph Kabila.

Calmer les ardeurs bellicistes

Dans les deux camps, le ton monte. On craint des dérapages de grande ampleur. Pour l’instant, les deux leaders de la coalition FCC-CACH, gardent encore leur silence. Ni le chef de l’État Félix Tshisekedi, encore moins Joseph Kabila, n’ont osé commenter les informations de ces derniers jours.

Pour l’instant, chacun essaie de faire passer son message par personnes interposées. Une escalade démesurée est à craindre, au vu de déclarations qui fusent de part et d’autre. La retenue n’est pas observée.


L’argent, dit-on, n’aime pas le bruit.


A l’UDPS, la direction du parti semble être en déphasage avec la base qui exige la relecture de l’accord qui lie le parti à Joseph Kabila. Au FCC, on prétend se préparer à parer toute éventualité. A tout prendre, c’est le mandat de Félix Tshisekedi qui en pâtira. L’argent, dit-on, n’aime pas le bruit.

Avec la résurgence de cesclivages internes entre l’UDPS et le PPRD, c’est l’insécurité qui reprend ses marques en RDC. Il faut craindre que la grande offensive diplomatique menée par Félix Tshisekedi n’apporte pas les résultats escomptés.

Car, dans la situation actuelle de la RDC, où de vives tensions opposent les deux partenaires à la coalition gouvernementale, les partenaires au développement et d’autres investisseurs peuvent se garder d’injecter précipitamment d’importants capitaux dans l’économie congolaise.

C’est dire que le FCC et CACH ont intérêt à aplanir le plus rapidement possible leur divergence. Il y va de la visibilité du mandat de Félix Tshisekedi. Sinon, le PPRD et l’UDPS s’engagent dans une escalade verbale dangereuse qui pourrait bien emporter l’un ou l’autre.

Pour sauver cette mandature et ne pas décourager les grands espoirs du peuple en l’alternance démocratique du 24 janvier 2019, il n’est pas trop tard pour monsieur Félix Antoine Tshisekedi chef de l’État de bânir l’impunité, combattre les ennemis de la démocratie en garantissant la liberté d’expression, d’opinion, d’association et de pouvoir manifester sans craintes.

Jusqu’à preuve du contraire, la liberté de la presse reste et demeure un élément important et crucial pour la montée de la démocratie en République démocratique du Congo, le Chef de l’État est appelé à respecter la Constitution dans son entièreté afin que la paix tant entendue par la population congolaise soit belle et bien réelle.

  • Mamadou Bah en France : de la rue à la Maison des Journalistes (PORTRAIT 2/2)13/07/2021 - 12:40

    « Même les journalistes français ont du mal à trouver du travail, alors les journalistes étrangers, même francophones, je ne vous en parle pas ».

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  • Annuler la dette de l’Afrique. Et après ?24/05/2021 - 9:14

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  • Congo. Ombres et lumières sur le gouvernement Collinet17/05/2021 - 3:36

    Dévastés par la gestion peu orthodoxe du Congo ces dix dernières années, les Congolais continuent à se méfier et douter de leur élite. La liesse et l’espoir suscités par la nomination d’Anatole Collinet Makosso (A.C.M) à la primature s’effrite depuis la publication du gouvernement pléthorique de “l’empereur” Sassou, le 15 mai 2021 suivi de sa liste additive le 16 du même mois. Gouvernement composé essentiellement des mêmes dignitaires qui ont plongé la population dans la précarité, nonobstant l’annulation de la dette, les aides tous azimuts et les excédents budgétaires que ce pays a engrangés. Décryptage.

  • Guy Brice Parfait KolelasCongo-France. Ombre et lumière sur l’élection présidentielle et la mort de Parfait Kolelas14/05/2021 - 3:38

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    Le nouveau gouvernement a été investi le 26 avril par l’Assemblée nationale. Mais, il aura fallu patienter dans l’angoisse 4 mois durant. L’attente du précédent gouvernement avait duré 9 mois, le temps qu’un bébé prenne forme et naisse. Pourtant, l’enfant est né malingre.

  • Algérie. Le Hirak aux prises avec la police politique11/05/2021 - 11:36

    Cœur battant du régime, la police politique algérienne donne des signes d’essoufflement dans sa fonction d’animatrice « souterraine» de la vie politique nationale. Usée jusqu’à la corde sa propagande est devenue inopérante, signe s’il en est, que la population a changé. Cœur battant du régime, la police politique algérienne donne des signes d’essoufflement dans sa […]

  • Tchad. La France de Macron à l’épreuve des réalités ?28/04/2021 - 10:54

    La disparition du président tchadien Idriss Deby va-t-elle influencer la politique de la France envers ce pays?

  • Congo. « Marius chez vous », fin d’une émission populaire08/04/2021 - 8:37

    Dimanche, 28 mars, Marius Muhunga, annonçait avec une réelle émotion, la fin des émissions TV « Marius chez vous » sur les réseaux sociaux. Il en était, à la fois, le boss et l’animateur vedette. Ce média congolais émettait depuis Washington DC, capitale des Etats-Unis. Pour justifier cette cessation, le journaliste évoquait son embauche à « La Voix de l’Amérique ». Bonne affaire !

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    Confronté à une opposition inédite, qui menace de l’emporter, le pouvoir algérien est en train d’engager en ce moment la bataille de l’image et de la mémoire autour de la guerre civile des années 1990.

  • Guinée. Interview avec le député Sébastien Nadot05/04/2021 - 3:44

    Réélu à la tête de la Guinée pour un troisième mandat (après avoir modifié la constitution, qui limitait le pouvoir à deux mandats), le président Alpha Condé accentue la répression à l’encontre de ses opposants. Bilan : plus de 200 personnes ont été tuées par les Forces de défense et de sécurité (FDS) depuis 2010. Sébastien Nadot, député de la Haute Garonne et membre de la commission des affaires étrangères à l’assemblée nationale française, suit de près la situation en Guinée. Il a accepté notre invitation et a répondu aux questions de Mamadou Bah.

  • Algérie. Des présidents agonisants11/03/2021 - 3:43

    L’autre jour, en flânant dans Paris, je suis tombé sur un SDF absorbé par la lecture d’un livre. Oui, cela se remarque, à Paris, la culture s’est démocratisée, elle n’est plus l’apanage des seuls clercs. Elle irrigue jusqu’aux petites gens, parmi les plus démunies et les plus délaissées. La posture du SDF qui lit, buste incliné, presque couché sur un banc public, suggérait qu’il tenait entre les mains un de ces bouquins à l’eau de rose, un Harlequin, peut-être. J’engage la conversation avec lui. Eh bien, je n’en reviens pas lorsqu’il me montra la première de couverture : Les lois fondamentales de la stupidité humaine, de l’auteur italien Carlo Maria Cipolla.

  • Afrique de l’Ouest : ces élections qui tuent l’espoir04/03/2021 - 11:24

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  • De Gouville : Le jour où j’ai rencontré Sankara04/02/2021 - 9:55

    Figure révolutionnaire africaine, Thomas Sankara (1947-1987) est considéré comme le « père de la révolution » au Burkina Faso (ancienne république de Haute-Volta). Président du Conseil national révolutionnaire et chef de l’État de facto pendant quatre ans (1983 – 1987),  il est assassiné le 15 octobre 1987. A ce jour, plusieurs zones d’ombres persistent concernant […]

  • GUINEE CONAKRY – La liberté de la presse attaquée22/10/2020 - 9:38

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RD Congo: le cardinal, le Nobel et le peuple

Que faut-il en penser ? En moins de deux ans consécutifs, deux événements d’une portée internationale ont marqué la RD Congo d’une pierre blanche ! Le 10 décembre 2018, le médecin gynécologue Denis Mukwege recevait le prix Nobel de la paix, à Oslo, en Norvège. Un an après, le 5 octobre 2019, son concitoyen Monseigneur Fridolin Ambongo venait d’être créé cardinal par le pape François, à Rome.

Au-delà de l’honneur et du prestige que constituent ces deux actualités pour le pays ainsi que pour le peuple congolais tout entier, il y a une signification, un symbole. Or, un « symbole n’est jamais banal, anodin », croit Christine Taubira, ancienne ministre française, dans son ouvrage «Murmures à la jeunesse».

Pour les chrétiens, Jésus le dit autrement, et même avec un pied de nez, à l’endroit des Pharisiens et des Sadducéens, qui le pressaient d’opérer un miracle: « Le soir, vous dites : il fera beau, car le ciel et rouge ; et le matin : il y aura de l’orage, car le ciel est d’un rouge sombre. Vous savez discerner l’aspect du ciel et vous ne pouvez discernez les signes des temps. » (Mt 16 : 2-4).

Ici, les signes des temps ne sont pas au ciel, mais plutôt à travers des faits, des événements que les Congolais vivent. Lui, Jésus, était un signe des temps pour le salut de l’humanité. Qu’en est-il pour la RD Congo ?

Un vrai combattant

Répondre à cette question, c’est remonter l’histoire du pays, depuis l’acquisition de son indépendance. Et même aller au-delà. C’est, en somme, montrer combien le peuple congolais a souffert, dans sa chair et dans son âme. Aussi bien de la colonisation que des régimes dictatoriaux qui se sont succédés, pendant près de six décennies.

A Oslo, le prix Nobel de la paix, le Dr Mukwege, qui est en même temps pasteur au sein d’une grande communauté chrétienne évangélique, à Bukavu, a en fait un sinistre état des lieux. Il était au bord des larmes. Quant au cardinal Ambongo, sa lutte contre la dictature ne date pas d’hier.

Impavide, il a affronté le régime dictatorial de Mobutu, alors qu’il n’était encore qu’un étudiant en philosophie, tout comme il l’a fait, prêtre, contre celui de Kabila. C’est donc un vrai « combattant ».

Est-ce un hasard que les deux hommes de Dieu se retrouvent ainsi élevés au pinacle, presque en même temps, l’un prêtre, tout court, et l’autre pasteur-médecin ? Deux hommes de Dieu, l’un catholique, l’autre protestant ? Deux hommes de Dieu ayant presque le même âge, 58 ans pour le cardinal et 64 ans pour le médecin ? Deux hommes de Dieu ayant la même passion pour les droits de l’homme ?

Au fait, le cardinal a défendu sa thèse de doctorat, à Rome, intitulée : « L’habilitation de l’humain, base du développement vrai au Zaïre ». C’est tout dire.

Le sens de cette série des coïncidences est facile à décrypter. C’est un message, pour demander à la classe politique de comprendre que le mal qu’ils continuent d’infliger au peuple congolais est profond. A bien regarder, c’est même un message empreint d’ironie, comme celui que Jésus avait adressé aux Pharisiens. Sa teneur peut être comprise en ces termes : « Comment ne comprenez-vous pas que vous avez un des plus beaux et des plus riches pays au monde, pour que personne ne puisse y mourir de faim? »

Fin du cauchemar congolais

A cette question, il y a déjà eu plusieurs concertations de haut niveau. Et, même une « Conférence nationale, dite souveraine », en vue de mettre le pays sur la voie du progrès. Bernique ! Insensible, la classe politique s’était enfermée dans son orgueil lucratif, à travers la concussion, le clientélisme et autres méfaits. Au grand dam du peuple. La République Démocratique du Congo, aujourd’hui, n’existe plus que de nom. Un pays, exsangue, non gouverné et peuplé des faméliques sans espoir.

Puisqu’il y a un temps pour tout, il n’est pas aberrant de penser que les coïncidences évoquées plus haut constituent l’annonce de la fin du cauchemar congolais. Le cardinal et le Nobel sont comme le symbole de la libération, parce qu’ils endossent l’habit de nouveaux leaders, les vrais, dont le peuple était longtemps privé. Ils peuvent donc le convoquer, et celui-ci les suivra. Non dans la violence, mais à travers la force de la démocratie, selon le principe qui veut que « le pouvoir émane du peuple. »

En résumé, il y a, dans l’air, une sorte de prémonition sur un face à face inévitable entre Kabila et les nouveaux leaders du peuple. Cela se décèle dans leurs déclarations respectives. Confinées à la vérité près de l’engagement que les deux camps vont certainement prendre.

Alignement des planètes

Pour Kabila, son départ du pouvoir n’est pas envisageable. Il l’a dit à Windhoek, en Namibie, le 17 août 2017, dans le cadre du 38e sommet des chefs d’Etat de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC): « Comme je déteste les adieux, je préfère ne pas vous dire adieu, mais vous dire à bientôt. »

Autrement dit, le «raïs» voulait assurer ses homologues chefs d’Etat, avec ironie, « qu’ils n’avaient pas à regretter, puisqu’il resterait chef de l’Etat. Et donc ils vont se revoir ».

C’est-ce qui se passe pour le moment : Kabila est toujours là, à la manœuvre. Continuant à mener à la baguette toute la classe politique et, par ricochet, à narguer le peuple meurtri. Pour le cardinal, le langage est ferme, de celui qui s’apprête à entrer dans l’arène.

Voici la teneur de sa déclaration, telle que l’a rapportée le site de l’hebdomadaire Jeune Afrique, dans ses informations du 14 février 2018, à son sacre comme archevêque: « Je suis évêque depuis treize ans et je suis resté égal à moi-même. J’espère que mes nouvelles fonctions ne vont pas changer mon caractère.« 

Autrement dit, le caractère du combattant de la démocratie. A tout prendre, le docteur-pasteur n’est pas loin de cette approche. Ne sont-ils pas sortis du même moule, les deux?

Le «raïs» s’attendait-il à un tel alignement des planètes, en faveur du peuple? Berk! Il se dit un soldat, qui n’a peur de rien. Il va donc rester droit dans ses bottes et braver tous les vents, afin de « reprendre constitutionnellement » son fauteuil. Mais, le peuple dit, de son côté, qu’il n’a pas encore épuisé son carquois. Batailles en perspective donc, avant les échéances électorales prévues en 2023!​

 Par Jean-Jules Lema Landu, journaliste congolais, réfugié en France

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    Dans les pays développés, démocratiques, et dans la plupart de ceux qui aspirent à l’être, les urnes constituent une sorte de blanchisserie de la démocratie. Elles « nettoient » et accouchent, en principe, du propre pour donner des nouveaux habits à la République, un nouvel élan. C’est tout le contraire pour l’Afrique qu’elles habillent d’un accoutrement cachant contestations et violences meurtrières. En témoignent, singulièrement, les résultats de récentes élections au Niger, en Guinée Conakry et en Côte-d’Ivoire.

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  • GUINEE CONAKRY – La liberté de la presse attaquée22/10/2020 - 9:38

    Pour avoir diffusé les opérations de dépouillement de vote en direct (dans un contexte de fraude massive), la Haute Autorité de la Communication a suspendu le site d’information Guinéematin.com pour un mois. C’est une décision lue dimanche soir sur les ondes des médias d’État. Le fondateur du site, dans une interview accordée à l’émission les […]