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COVID19 – IRAN – « 50 % des Iraniens sont sur le point de contracter le coronavirus »

Le Président de la république islamique d’Iran Hassan Rohani, a décidé de renvoyer les iraniens au travail en misant sur l’imminuté collective de la population pour faire face au COVID-19. Conséquence, 144 personnes sont mortes ces dernières 24 heures, soit le plus grand nombre de décès enregistré en une journée depuis presque 3 mois. Et d’autres statistiques de contamination supposent que le pire est à venir.  

Le conseil d’administration de la Société d’immunologie et d’allergie en Iran a publié une lettre ouverte à Rohani dans laquelle il déclare que la stratégie de faire infecter la population pour obtenir une «immunité collective» face au COVID-19, sans médicament ni vaccin, est «contraire à l’éthique médicale et la santé publique».

En d’autres termes: « 50% des iraniens sont sur le point de contracter le coronavirus, et un à deux millions vont probablement en mourir« .

Les hopitaux iraniens commencent à saturer

Depuis, un communiqué du ministère de la Santé du régime déclare la mort de 144 personnes ces dernières 24 heures, c’est le plus grand nombre de décès enregistré en une journée depuis presque 3 mois.

Les unité de soin intensif ne sont pas en reste avec 2946 patients dans un état grave. 

Le 28 juin, le chef du Centre de gestion des maladies infectieuses du ministère de la Santé a déclaré au quotidien Aftab: «Aujourd’hui, les patients identifiés avec le coronavirus en dehors des hôpitaux sont dix fois plus nombreux que ceux identifiés dans les hôpitaux. On ne sait pas ce qui se passera si le coronavirus coïncide avec la grippe pendant la saison froide.»

Les grandes villes que sont Qom et Ispahan sont dans une autre phase critique

A Qom, le président de la faculté des sciences médicales a déclaré aujourd’hui à l’IRNA: «Le nombre de personnes testées positives est passé de 15% à 45%. La nouvelle propagation du virus est donc incontestable. Dans les deux prochaines semaines, nous serons confrontés à un nouveau pic. En plus de l’hôpital de Kamkar, nous avons préparé d’autres hôpitaux pour recevoir des cas positifs.»

La télévision officielle a rapporté hier qu’à Ispahan «avec la hausse rapide des hospitalisations, la ville est entrée dans une autre phase critique de la maladie. À l’hôpital Khorchid, les gens sont hospitalisés dans des couloirs».

Dans la province de Fars, l’agence IRNA a rapporté hier: «Le nombre de cas positifs est à trois chiffres. Beaucoup de ces villes de la province avaient des nombres à deux chiffres il y a deux semaines

Cet article est écrit en collaboration avec THE MEDIA EXPRESS
press@themediaexpress.com


 

28 juin 2020 –  62.100 morts

Le nombre de décès dans certaines des provinces d’Iran pour lesquelles nous avons des évaluations chiffrées :

  • Khorassan-Razavi 3725
  • Mazandaran 2895
  • Sistan-Balouchistan 2030
  • Azerbaïdjan occidental 1690
  • Kermanchah 1535
  • Hamedan 1362
  • Fars 1285
  • Kurdistan 1270
  • Yazd 794
  • Hormozgan 595
  • Chaharmahal-Bakhtiari 405

Auxquels s’ajoutent les chiffres des autres provinces

Source : PMOI/MEK 

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Iran – Le pouvoir judiciaire reconnaît l’arrestation d’étudiants d’élite

Etudiants arrêtés par le régime iranien

Au bout de 26 jours de détention, l’appareil judiciaire en Iran a reconnu l’arrestation de deux étudiants d’élite de l’université de technologie de Charif. Amir Hossein Moradi avait disparu le 10 avril et Ali Younessi avait été ramené chez lui dans la soirée du 10 avril, avec des marques de torture et des blessures. Au bout de quelques heures, ses parents avaient été emmenés avec lui et interrogés pendant des heures sous pression. Par la suite, les étudiants de l’université Charif avaient protesté et demandé des nouvelles sur la situation et le sort de leurs amis.

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Iran – Un général des pasdaran nommé président du parlement

La nomination du général des pasdaran Mohammad Baqer Qalibaf à la tête du pouvoir législatif iranien est une nouvelle étape vers une plus grande fermeture du régime iranien.

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Iran – Coronavirus, la réalité des chiffres

Selon les estimations du « Comité national du coronavirus » en Iran: si nous n’appliquons pas la quarantaine,  à la fin du mois de mai, 700.000 personnes vont mourir. Christian Malard, responsable du service étranger de France 3 et consultant sur la chaine israelienne i24news, confirme: « Le régime iranien tente de profiter au maximum de la propagation du coronavirus pour empêcher toute rébellion et liquider un maximum d’opposants et de prisonniers politiques qui sont dans les geôles iraniennes« .

IranWire, un site d’informations, a publié les sources reçues par un représentant du gouvernement. Selon une estimation officielle établie par le « Comité national du coronavirus »  à la demande du gouvernement iranien, la mise en garde est explicite.

« Si la politique de quarantaine complète n’est pas mise en œuvre dans toutes les zones infectées du pays et si la même tendance se poursuit jusqu’à la fin du mois de mai, le nombre de décès par coronavirus en Iran pourrait atteindre 700.000.  En cas de mise en quarantaine totale des zones infectées, le nombre de morts est estimé à près de 200.000″.

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Iran – Histoire de la résistance des femmes sous le régime des mollahs

L’Histoire écrite par les hommes passe sous silence les luttes menées par la Femme durant les 150 dernières années en Iran. Les témoignages qui permettent de vérifier ce combat ne sont plus qu’une poignée de documents, qui ont survécu à la censure des dictatures et des intégristes.

En 1979, les émeutes qui ont conduit à la chute de la dictature du Chah sont marqués par une présence de grande envergure des femmes dans ce mouvement.

Aussitôt après la victoire de la Révolution, un grand paradoxe s’empare de la société iranienne. L’élan des femmes pour une participation de plus en plus remarquée à la vie politique et sociale du pays est inconciliable avec le nouveau régime fondé par l’Ayatollah Khomeiny qui affiche rapidement des mesures qui vont à l’encontre des droits des femmes.


« Les femmes iraniennes  sont le visage de la révolte contre le régime des mollahs. »


Le califat instauré par Khomeiny tentera dès les premiers jours de soustraire la femme de la vie sociale et politique afin de la limiter le plus possible, notamment par des lois comme le port obligatoire du voile.

Quatre décennies de dictature religieuse et misogyne en Iran

Khomeiny a commencé son offensive contre les libertés des femmes iraniennes une semaine à peine après la Révolution de 1979, avec une répression de leurs droits.

La discrimination sexuelle et la misogynie sont l’essence idéologique du régime fondé par Khomeiny. C’est pourquoi il s’est mis à agresser les femmes dès son arrivée au pouvoir.

Chronologie des lois contre les femmes en Iran 

  • 26 février 1979: Le bureau de Khomeiny annonce que la loi sur la protection de la famille Légiférée sous le régime du chah va être abrogée.
  • Le 28 février 1979: La discrimination sexuelle est étendue au domaine du sport et les compétitions sportives féminines sont annulées les unes après les autres.
  • Le 2 mars 1979: Les femmes sont exclues de la magistrature.
  • Le 4 mars 1979: Le droit au divorce est accordé exclusivement aux hommes, ce qui leur permet de décider unilatéralement du divorce à tout moment de leur choix.
  • Le 7 mars 1979: Khomeiny lance une fatwa sur le voile obligatoire, obligeant les femmes à se couvrir les cheveux au travail.
  • Le 22 mai 1979: Une première femme est fouettée en public.
  • Le 12 juillet 1979: Première exécution de trois femmes accusées d’avoir commis un vice.
  • Le 30 septembre 1979: Une nouvelle loi qui remplace la loi sur la protection de la famille supprime les avantages limités accordés aux femmes par le chah.
  • Le 3 février 1980: La première directive gouvernementale est publiée, obligeant les femmes médecins et infirmières à porter le voile au travail.
  • Le 19 avril 1980: Les chanteuses sont convoquées au tribunal, intimidées et humiliées, et privées à jamais de chanter en public.
  • Le 29 juin 1980: Pour la première fois, deux femmes sont lapidées à Kerman, dans le sud de l’Iran.
  • En 1983, l’âge légal du mariage pour les filles est abaissé à 9 ans. Il sera ensuite relevé à 13 ans.
  • Selon l’article 102 de la loi répressive ratifiée en 1983, les femmes qui apparaissent en public et dans les rues sans le voile religieux sont passibles de 74 coups de fouet.

Entre 1983 et 2010, peu de nouvelles lois ont été créées. Mais depuis, le rythme des lois contre la liberté des femmes a repris. 


  • En 2010, une autre loi a été adoptée pour «diffuser la culture de la chasteté et du voile», selon laquelle au moins 26 organes gouvernementaux ont été chargés de faire respecter le voile obligatoire par les femmes iraniennes.
  • En 2012, le régime a mis en œuvre un vaste plan dans toutes les universités, imposant des quotas pour l’admission des étudiantes. Selon ce plan, il était totalement interdit aux filles dans 77 domaines d’études.
  • En 2014, le parlement des mollahs a adopté deux articles d’un nouveau projet de loi soutenant ceux qui font la promotion de la vertu et la prohibition du vice. De telles législations ont préparé le terrain à des gangs liés au pouvoir qui ont vitriolé un grand nombre de femmes iraniennes sous prétexte qu’elles ne portaient pas correctement le voile.
  • Le 16 septembre 2015, L’interdiction de voyager sans la permission du mari : Selon l’article 18 de la loi sur les passeports.
  • En janvier 2016, le parlement des mollahs a adopté un projet de loi pour protéger la chasteté et le voile. les femmes ont été soumises à de nouvelles limites de temps limitant leur travail entre 7 heures du matin à 22 heures.

Les femmes iraniennes défient les mollahs

Ces restrictions n’ont pas empêché les femmes iraniennes de se battre pour leurs droits. Après quatre décennies d’oppression inhumaine, non seulement elles ne se sont pas tues, mais elles résistent de plus en plus chaque jour.


La première série d’exécutions en juin 1981 concernait des lycéennes de 16 et 17 ans qui n’avaient même pas donné leur nom.


Au cours des deux ans et demi qui ont suivi la révolution, des milliers de jeunes filles soutenant le mouvement d’opposition des Moudjahidines du peuple (OMPI/MEK) ont été arrêtées, blessées et des dizaines tuées lors d’attaques de matraqueurs soutenus par le gouvernement.

La première série d’exécutions en juin 1981 concernait des lycéennes de 16 et 17 ans qui n’avaient même pas donné leur nom.

Des femmes enceintes ont été exécutées et des jeunes filles vierges ont été violées avant leur exécution. Lors du massacre des 30.000 prisonniers politiques en 1988, les femmes membres de l’OMPI ont été pendues par groupes entiers.

En 1999, le soulèvement des étudiants a de nouveaux éclatés dans tout l’Iran. De nombreuses étudiantes ont donné une nouvelle leçon de résistance aux mollahs. Une étudiante du nom de Fereshteh Alizadeh, a été tuée lors des manifestations. En outre, lors du soulèvement de 2009, plusieurs femmes ont été blessées et tuées, comme Neda Agha Sultan qui est morte innocente et qui est devenue un symbole de la pureté et d’innocence des femmes iraniennes lors des soulèvements.

[ATTENTION, LA VIDÉO CI-DESSOUS EST TRES VIOLENTE, ON Y VOIT NEDA AGHA SULTAN QUI VIENT DE RECEVOIR UNE BALLE, MOURRIR SOUS L’OEIL DE LA CAMÉRA, CETTE VIDÉO A PROVOQUÉ UN TOLLÉ EN IRAN]

En janvier 2018, les femmes ont joué un rôle de premier plan dans la formation des mouvements populaires.

Des étudiantes scandaient lors d’une manifestation de janvier: « Réformateurs, conservateurs: le jeu est terminé », visant la dictature religieuse, un slogan qui a mis un terme à toutes les revendications réformatrices d’Hassan Rohani et de ses factions affiliées.

Après les soulèvements de janvier 2017, une vague d’arrestations a commencé. Plus de 500 filles et jeunes femmes ont été arrêtées pour avoir participé aux soulèvements de janvier 2018.

Manifestations en novembre 2019 et janvier 2020

Les responsables et les autorités du régime ont reconnu le rôle remarquablement actif et le leadership des femmes dans le soulèvement de novembre en déclarant que « dans de nombreux endroits, en particulier dans les banlieues de Téhéran, les femmes de 30 à 35 ans semblent avoir joué un rôle particulier dans les émeutes et les troubles. La direction par les femmes dans les émeutes est remarquable« .

Le 15 décembre 2019, la Résistance iranienne a annoncé que plus de 1.500 personnes avaient été tuées par les forces de sécurité lors des manifestations de novembre. Puis, le 23 décembre, l’agence de presse Reuters a confirmé des sources au sein du régime iranien qui affirment que 400 femmes et 17 adolescents figuraient parmi les morts et les personnes assassinées.

Par ailleurs, lors du soulèvement de janvier 2020, des étudiantes ont protesté contre les tirs de missiles des pasdarans sur un avion de ligne ukrainien tuant plusieurs étudiants à bord de cet appareil. Elles scandaient: «Commandant en chef, démission! Démission!»

Le site du Guardian a également fait état du rôle prépondérant des femmes dans les rassemblements antigouvernementaux en Iran. L’article fait référence au rôle de premier plan des femmes et mentionne que de nombreux groupes se sont rassemblés sur la place centrale Azadi de Téhéran dimanche soir (dimanche 8 mars, journée inetrnationale des femmes), portant des masques et des foulards pour cacher leur identité. Elles ont affronté la police anti-émeute et des agents en civil.

A présent, les femmes iraniennes, avec leur leadership courageux et leur bravoure dans les manifestations, continueront jusqu’au renversement de toute la théocratie misogyne des mollahs et la chute de leur dictature absolue pour être effacées de l’histoire de l’Iran.

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Iran – 1000 morts liés au coronavirus et des journalistes interdits d’en parler

Mensonge et dissimulation du régime provoquent la propagation de la catastrophe. Il y aurait jusqu’à « 60.000 » infectés dans le pays. L’Iran est donc au bord d’une des plus grandes catastrophes humanitaires de son histoire contemporaine. Mensonge et dissimulation du régimeont provoqué la propagation du coronavirus dans le pays.

Des experts internationaux s’interrogent sur l’étendue réelle de l’épidémie de nouveau coronavirus en Iran, pays qui concentre déjà le plus grand nombre de morts hors de Chine et foyer de contamination qui pourrait propager la maladie dans la région;  a annoncé  l’AFP le 29 février 2020.

Le ministère de la Santé, Ali Khamenei, Hassan Rohani et d’autres dirigeants étaient bien au courant de l’arrivée du virus en Iran il y a au moins un mois. Pourtant, la première directive pour y faire face a été émise à contrecœur le 20 février.

Sur ordre du guide suprême du régime, Ali Khamenei, une grande opération de dissimulation a été menée pour pemettre la tenue de l’anniversaire de la révolution de 1979, le 11 février, et à la mascarade électorale du 23 février.

Quelle est l’ampleur de l’épidémie du Coronavirus en Iran?

Ahmad Amir-Abadi Farhani, député de la ville de Qom et membre du bureau du parlement, a déclaré le 24 février que « 50 personnes à Qom étaient mortes du coronavirus« .


Le vice-ministre de la Santé, Qassim Janbabai , dans une interview télévisée a souligné que « il y a jusqu’à 60.000 infectés dans le pays ».


En réponse au démenti d’Ali Rabi’i, le porte-parole de Rohani, et du vice-ministre de la Santé, Iraj Harirchi, ce député a mis la liste des personnes décédées à la disposition du ministère.

Le régime continue de prétendre que seules 43 personnes sont mortes et 593 ont contracté le virus.  Mais d’autres bilans non officiels sont beaucoup plus lourds. Entre-temps, une officielle, Nahid Khoda-Karami, à la tête de la commission de la santé du conseil municipal de Téhéran, a révélé que 10000 à 15000 personnes ont été touchées par le virus.

Le vice-ministre de la Santé, Qassim Janbabai , dans une interview télévisée a souligné que « il y a jusqu’à 60.000 infectés dans le pays« .

L’Organisation des Moudjahidines du peuple d’Iran (OMPI/MEK) sur la base d’informations de l’intérieur de l’Iran, a annoncé le lundi 2 mars 2020 à 20h que le nombre de personnes ayant perdu la vie à cause du coronavirus (COVID-19) dépasse les 1000.

Le virus s’est répandu dans les 31 provinces.

La même source détaille comme suit ce chiffre: quelque 209 victimes à Téhéran, 61 à Ispahan, 92 dans la province de Guilan, 18 dans celle de Lorestan et 45 dans les provinces de Kermanchah sont mortes jusqu’à présent.

En outre, 14 à Machad, 11 à Sorkh-Hessar, 116 à Shahsavar et au moins 300 à Qom ont également perdu la vie.

Dans d’autres villes, dont Ahwaz, Karadj, Andimeshk, Iranshahr, Bandar-Abbas, Saqqez, Oroumieh, Ilam, Tabriz, Saveh, Arak, Yassouj, Hamedan, Nichapour, Semnan, Yazd, Qazvine et Kashmar, une ou plusieurs personnes sont mortes.

«La situation dans la province de Guilan est plus critique qu’ailleurs. Les hôpitaux, et même leurs couloirs, débordent de patients contaminés. Dans les campagnes, des personnes sont mortes avec des symptômes de type corona. Personne ne connaît le nombre exact de personnes infectées ni de celles qui sont mortes. Les chiffres officiels relèvent plutôt de la plaisanterie», a affirmé Gholam-Ali Jafarzadeh, député de la ville iranienne de Racht.

Toutes les heures les ambulances amènent des cadavres au cimetière Baghé Rezvan de Racht nord Iran témoigne un citoyen sur twitter: « le nombre des morts et bien plus terrible que ce que nous croyons ».

Comment le virus est arrivé en Iran ?

En Iran, le doigt de l’accusation pointe vers les gardiens de la révolution. Alors que la plupart des pays ont annulé leurs vols vers la Chine, les vols de Mahan Air à destination et en provenance de la Chine ont continué après le 25 février 2020, malgré des appels nationaux et internationaux répétés à y mettre fin. Cela a contribué à la propagation rapide du virus en Iran et dans de nombreux pays voisins.

Le 19 février, le site web public Eghtsad Online a révélé l’inquiétude du personnel de service de l’aéroport international de Khomeini via des images pertinentes sur twitter.

« Alors que le coronavirus a fait [plusieurs] victimes en Iran, les vols de Mahan Airline vers la Chine se poursuivent. Un groupe de nettoyeurs de l’aéroport international « Imam » Khomeini a exprimé ses inquiétudes concernant le nettoyage des avions en provenance de Chine » a écrit Eghtesad Online.

Les vols de la compagnie des pasdarans Mahan Air à destination de la Chine continuaient encore le 28 février. Pour se justifier, le régime a affirmé qu’il transférait des kits de détection du virus de la Chine vers Téhéran.

Le régime des mollahs n’a pris aucune mesure préventive efficace pour faire face à la propagation du virus, y compris la mise en quarantaine des villes où le virus s’est propagé. Au lieu de prendre les mesures nécessaires, le président du régime, Hassan Rouhani, a déclaré que les personnes atteintes de coronavirus seraient mises en quarantaine, mais que l’épidémie était loin d’être suffisamment grave pour justifier la mise en quarantaine de populations entières.

De même, lors de la conférence de presse au cours de laquelle il est tombé malade, le vice-ministre de la Santé Harirchi a insisté sur le fait que de telles procédures de quarantaine à grande échelle étaient des reliques inutiles de «l’âge de pierre».

Arrestation des journalistes pour propagation de la rumeur du virus!

« L’Iran est maintenant face à une guerre de sécurité politique et biologique »; a écrit le site officiel de la télé Iranien.

Le commandant de la police de régime a déclaré: « Les policiers ont arrêté les responsables de deux pages Instagram qui parlaient du coronavirus, inquiétant le public. »

« Parler du coronavirus sera bientôt considéré comme troubler l’opinion publique, agir contre la sécurité nationale et insulter le président! », s’inquiète pour sa part une Iranienne sur twitter.

Le journal officiel Jahan-e San’at a reconnu le 23 février les mensonges des dirigeants du régime: «Il semble maintenant que les autorités aient d’abord voulu dissimuler l’apparition du coronavirus dans le pays, ou du moins jusqu’au 21 février, date des élections législatives. Mais la mort des deux personnes a perturbé les plans du gouvernement. Le comportement des responsables au cours des dernières décennies a sapé la confiance des citoyens à leur égard. Ce qui est plus dangereux qu’un Coronavirus pour une société, c’est la méfiance des citoyens envers les autorités. »

Cette semaine, l’ONG Reporters sans Frontières a critiqué Téhéran sur cette crise, accusant le régime de dissimuler des informations sur la propagation du nouveau coronavirus.

Samedi, le porte-parole du ministère de la Santé Kianouche Jahanpour a réagi à ces critiques en accusant les médias étrangers de diffuser de fausses informations.

Appel de l’OMS à envoyer une mission médicale en Iran

Cette situation a fait réagir Maryam Radjavi. La présidente élue du Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI) a déclaré que le régime répète la même histoire avec le coronavirus que celle de la destruction de l’avion ukrainien, mais à une échelle beaucoup plus grande.

Radjavi a appelé les médecins, les infirmières et le personnel hospitalier à diffuser rapidement leurs informations afin de sauver des vies en Iran et de contrecarrer les dissimulations et les informations trompeuses du régime.

Elle a souligné que les Nations-Unies, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et les autres organisations internationales des droits de l’homme doivent obliger la dictature religieuse en Iran à rendre public tous les faits et chiffres concernant le coronavirus et à les fournir aux organisations internationales concernées.

Elle a exhorté les Iraniens, en particulier les jeunes, à organiser des manifestations pour forcer le régime à dire la vérité et le contraindre à mettre à la disposition de la population, des hôpitaux et des médecins, les ressources et les équipements médicaux et de soins de santé, largement monopolisés par le Corps des gardiens de la révolution et les organes de sécurité.

« Un petit prince au pays des Mollahs », une dénonciation en version Bande Dessinée

Découvrez l’interview de l’auteure de cet article, Raouf Massoumeh, qui présente son livre « Un petit prince au Pays des mollahs ».  

L’histoire de son jeune frère, Ahmad Raouf Bachari Doust, arrêté cinq ans avant -à l’âge de 16 ans- et qui fera partie des 30 000 prisonniers politiques exécutés.

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Iran – Les élections législatives ont été massivement boycottées

Ce boycott législatif sans précédent est un «non» retentissant à Khamenei, à Rohani et à l’ensemble du régime clérical. Cela reflète aussi l’enthousiasme de l’opinion publique pour le slogan des unités de résistance «je vote pour le renversement» comme le proclame l’opposante politique Maryam Radjavi.

Ce vendredi 21 février, les Iraniens étaient appelés aux urnes pour voter dans le cadre des soit disant élections législatives.

Des élections iraniennes surmédiatisées

Selon des chiffres non officiels publiés par l’agence Fars, 1,9 million de personnes avaient voté à Téhéran sur les plus de 9 millions d’électeurs que compte la capitale, donc beaucoup de votants semblent avoir boycotté le scrutin.

Cela signifie qu’en dépit des chiffres annoncés et plusieurs fois exagérées, moins de 20% des électeurs ont voté dans la capitale. En annonçant le taux de participation dans diverses villes, les autorités se sont abstenues de fournir le nombre de bulletins blancs ou invalidés, qui, selon les informations, atteint jusqu’à 10% des suffrages exprimés dans certains bureaux de vote.

Les quelques journalistes étrangers triés sur le volet,  ont été emmenés dans des bureaux de vote pour assiter à des mises en scène alors que gens ont largement boycotté cette mascarade électorale.

« Dans certains bureaux de vote, peu de gens s’étaient présentés pour voter. Cela reflète la désillusion et la méfiance généralisées des Iraniens », ont-ils écrit.

Parfois, il y avait plus de journalistes que d’électeurs.

Selon le reporter du journal Le Parisien à Téhéran. «Tout au long de la journée de vendredi, les bureaux de vote de Téhéran ont vu passer parfois plus de journalistes que d’électeurs, dans une grande opération de propagande dont on ne sait si elle était adressée aux Iraniens… ou à l’Occident.

Sans surprise le taux de participation dans la capitale, à mi-décompte, était de 25%. Au niveau national, le chiffre officiel annoncé de 43% devrait être révisé au minimum de 5 points à la baisse, si l’on veut avoir une idée de l’abstention réelle. Ici, les déçus de la politique parlent de « sélection » et non de véritables élections.»

Seulement 42% de participation aux législatives en Iran

La participation aux élections législatives de vendredi en Iran a été de l’ordre de 42%, a annoncé dimanche le ministre iranien de l’intérieur, soit la participation la plus faible depuis la révolution de 1979.

Cité par la télévision iranienne, Abdolreza Rahmani Fazli a précisé qu’un peu plus 24 millions d’électeurs avaient participé au scrutin. L’Iran compte 58 millions d’inscrits. Pour justifier la faible participation, Rahmani Fazli a déclaré: « Compte tenu de la situation politique et de questions telles que le crash de l’avion de ligne (ukrainien), les incidents [manifestation] de novembre (2019) et janvier (2020), et d’autres circonstances, ce niveau de présence et de participation de la population est totalement acceptable« .

C’est bien de noter que le boycott a eu lieu alors que le guide suprême Ali Khamenei, son président Hassan Rohani, le président du parlement Ali Larijani, le ministre des Affaires étrangères Javad Zarif, les commandants des pasdarans et de l’armée ainsi que les imams du vendredi avaient lancé de sévères avertissements.

Ils ont décrit à plusieurs reprises la participation à l’élection en des termes tels que: « devoir religieux », « test divin », « jihad public », « prières », « plus obligatoire que la prière et le jeûne », « assurer les prouesses du pays », « la crédibilité de l’État », « garant de la sécurité de l’État », « une autre gifle magistrale à l’Amérique » et « vaincre la politique de pression maximale ».

Ils ont averti que la non-participation signifierait « coopérer avec l’ennemi et trahir », « ne pas être musulman » et « préparer le terrain pour les opérations de sabotage de l’OMPI ».

Le Guide Suprême d’Iran accuse le coronavirus et la propagande de l’étranger

Ce dimanche 25 février, le chef suprême du régime, Ali Khamenei, a tenté de justifier cette écrasante défaite.

L’Iran est devenu dimanche le pays où le nouveau coronavirus a fait le plus de morts hors de Chine avec huit décès, et le guide suprême iranien a accusé la presse étrangère d’avoir utilisé cette maladie comme un « prétexte » pour nuire aux législatives.

Il a déclaré : « Une campagne collective a été entreprise contre la participation du peuple à l’élection. Sur les médias sociaux, diverses entités ont utilisé tous les facteurs possibles… Depuis un mois, il y a deux mois, ils disent que ce n’est pas une élection, pas une vraie élection, le Conseil des gardiens a fait ceci ou cela… Et cette dernière maladie (COVID-19) est devenue une excuse. En d’autres termes, ils n’ont pas manqué la moindre occasion et n’ont même pas perdu quelques heures« .

Ce boycott sans précédent est un «non» retentissant à Khamenei et son régime

Le seul mouvement qui à appelé au boycott des élections à l’intérieur et à l’extérieur de l’Iran était le Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI).

Madame Maryam Radjavi, présidente élue du CNRI, a félicité le peuple iranien pour le boycott national de la mascarade électorale du fascisme religieux au pouvoir. Madame Radjavi a estimé que l’échec du régime a intimidé les électeurs pour qu’ils se rendent aux urnes reflète l’hommage du peuple iranien aux 1500 martyrs du soulèvement de novembre 2019 et présage de prochains soulèvements.

Ce boycott sans précédent est un «non» retentissant à Khamenei, Rohani et à l’ensemble du régime clérical et reflète l’enthousiasme de l’opinion publique pour le slogan des unités de résistance «je vote pour le renversement».

Le boycott national de la farce électorale va attiser les querelles intestines du régime et aggraver l’impasse mortelle dans laquelle il se trouve. Il va aussi accélérer son renversement par le peuple iranien et sa Résistance. Il faut cesser de serrer les mains sanglantes de ce régime illégitime sur la scène internationale. La communauté internationale doit reconnaître le droit du peuple iranien et de sa résistance à changer de régime et à établir la démocratie et la souveraineté populaire.

Qui sont les nouveaux députés iraniens?

Plus de 80% de ceux qui ont été élus ou qui le seront au prochain tour sont des loyalistes de Khamenei. Ce sont des terroristes et des criminels des pasdarans impliqués dans la répression, l’exportation du terrorisme et du bellicisme.

Le général Mohammad Baqer Qalibaf, le principal candidat de Téhéran, est en lice pour présider le Parlement. Il a été commandant du Corps des pasdarans dans la guerre antipatriotique Iran-Irak, commandant de l’armée de l’air du Corps des pasdarans, commandant des Forces de sécurité de l’État et maire de Téhéran.

Il a toujours figuré au nombre des plus hauts responsables de la torture, des exécutions, du terrorisme et de la belligérance ainsi que du vol et du pillage des richesses de la population. Qalibaf a admis sa participation active à l’assassinat des Moudjahidines du peuple d’Iran (OMPI) dès le début, et de jeunes révoltés lors de manifestations telles que le soulèvement de 1999. Il doit être traduit en justice en tant que criminel de guerre et criminel contre l’humanité.

Le régime iranien ne peut continuer sans terrorisme. Mais l’approche des pays occidentaux a été la politique de complaisance et de tolérance à son égard.

De 1983 à 2020: de nombreux attentats attribués à l’Iran 

Sur la base de la déclaration de l’ancien chef du FBI, les Occidentaux savaient que les plus hautes autorités, du Guide suprême au ministre du Renseignement, sont impliquées dans l’explosion des tours Khobar le 25 juin 1996. Ils n’ont pas fait preuve de réaction sérieuse à cet attentat si ce n’est le déplacement des forces américaines hors de la région, ce qui a montré au régime qu’il ne paierait pas le prix de son terrorisme.

Malgré les enquêtes de monsieur Nisman démontrant l’implication des plus hautes autorités de Téhéran dans l’explosion du Centre culturel juif Amia en Argentine, enquête dans laquelle il a perdu la vie, le régime iranien poursuit sa politique terroriste.

L’attentat de l’Amia à Buenos Aires

C’est une attaque à la voiture piégée perpétrée le 18 juillet 1994 à Buenos Aires, la capitale de l’Argentine, qui visait un bâtiment abritant plusieurs associations juives, dont l’Association mutuelle israélite argentine (Amia).

Bilan: 84 morts et 230 blessés.

C’est l’attentat le plus meurtrier de l’histoire du pays, mais il n’a jamais été revendiqué.

En 2006, le nouveau procureur chargé du dossier, Alberto Nisman, accuse formellement le gouvernement iranien d’être le commanditaire de l’attentat, et le Hezbollah d’en être l’auteur

En 2009, Carlos Menem, le président argentin alors en exercice au moment des faits, est accusé d’entrave à l’enquête. Mais il bénéficie d’une immunité parlementaire.

Le 19 janvier 2015, Nismam est retrouvé mort, d’une balle dans la tête, malgré plusieurs gardes du corps et 170 caméras de surveillance. Mais les raisons restent mystérieuses, plusieurs entités y compris en Argentine, ont été soulagés par sa mort… la veille d’une audition officielle par la commission spéciale de la chambre des députés d’Argentine. 

En 2017, c’est l’avocat de Nisman (en exercice lors de l’attentat de Buenos Aires) qui est assassiné.

source Wikipedia

Un complot d’assassinat contre l’ancien ambassadeur d’Arabie Saoudite a été dénoncé et la tentative d’attentat à la bombe dans un grand rassemblement de l’opposition iranienne a été neutralisée. Cet événement en juillet 2018, rassemblait des dizaines de milliers de personnalités politiques américaines, européennes et arabes. Heureusement, les polices de Belgique, de France et d’Allemagne ont fait un excellent travail pour l’empêcher.


Ce qui doit être contesté c’est de traiter avec ce gouvernement terroriste.


De l’explosion du quartier général des Marines américains aux meurtres de soldats français au Liban le 23 octobre 1983, à l’explosion en Argentine le 18 juillet 1994, et à la dernière tentative terroriste ratée à Paris contre l’opposition iranienne en 2018, les plus hautes autorités du régime ont laissé leurs empreintes.

https://www.youtube.com/watch?v=0t–mwD8cj0

C’est pourquoi divers tribunaux en Argentine et en Allemagne ont condamnés les plus hautes autorités de Téhéran. Nul n’ignore la nature criminelle de ce régime et nul ne la conteste.

Par contre, ce qui doit être contesté c’est de traiter avec ce gouvernement terroriste.

Enfin une réaction américaine !

Lorsque les États-Unis ont réagi aux attaques terroristes du régime iranien contre leur ambassade en Irak en éliminant le général Qassem Soleimani le 3 janvier 2020, le régime a payé prix incommensurable pour ses menées terroristes.

Craignant de nouvelles attaques américaines, il n’a jamais osé d’attaquer à nouveau les bases américaines. Certains observateurs ont déclaré qu’il avait délibérément tiré par erreur. Mais il ne cessera son terrorisme aveugle qu’en payant un prix substantiel et en rendant des comptes.

Les 40 dernières années ont clairement montré que le régime iranien ne veut ni ne peut suivre les normes internationales du 21ème siècle.

Le soulèvement du peuple iranien en novembre 2019 et en janvier 2020 a montré que les Iraniens rejetaient la dictature religieuse dans son intégralité et appelaient à la mise en place d’un gouvernement moderne.

Il ne sera possible de libérer la région et la communauté internationale de ce terrorisme aveugle qu’en soutenant les peuples de la région qui appellent à se libérer du régime des mollahs.

« Un petit prince au pays des Mollahs », une dénonciation en version Bande Dessinée

Découvrez l’interview de l’auteure de cet article, Raouf Massoumeh, qui présente son livre « Un petit prince au Pays des mollahs ».  

L’histoire de son jeune frère, Ahmad Raouf Bachari Doust, arrêté cinq ans avant -à l’âge de 16 ans- et qui fera partie des 30 000 prisonniers politiques exécutés.

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