Amnesty International révèle les violations des droits de l’homme en Côte d’Ivoire

La situation en matière de droits humains demeure fragile, présentée avant l’Examen périodique universel (EPU) sur la Côte d’Ivoire en mai, Amnesty International Côte d’Ivoire a mis en lumière des préoccupations majeures en termes de droits humains, notamment l’usage de lois répressives pour faire taire la dissidence.

« L’usage de lois répressives pour écraser le droit à la liberté d’expression se traduit par la détention arbitraire de très nombreux citoyens, au seul motif qu’ils ont exercé sans violence leurs droits humains. Tandis que l’élection présidentielle de 2020 se profile, les autorités ivoiriennes devraient prendre des mesures immédiates pour veiller à ce que chacun puisse exprimer librement ses opinions sans craindre d’être arrêté. Elles doivent respecter, protéger, promouvoir et réaliser les droits humains avant, pendant et après le scrutin » a déclaré François Patuel, chercheur sur l’Afrique de l’Ouest à Amnesty International.

Des violations des droits de l’homme mais pas d’arrestation

Au moins 25 recommandations avaient été adressées à la Côte d’Ivoire pour combattre l’impunité et veiller à l’indépendance du pouvoir judiciaire, particulièrement au regard de l’exercice des fonctions judiciaires au sujet des violations commises dans le contexte de la crise électorale de 2010-2011. La Côte d’Ivoire les avait toutes acceptées.

Cependant, comme cela est précisé ci-dessous, la Côte d’Ivoire n’a pas traduit en justice les responsables présumés de violations des droits humains et d’atteintes aux droits humains, en particulier les sympathisants pro-Ouattara, président de la République ivoirienne.

Les autorités ivoiriennes continuent d’utiliser des dispositions juridiques de répression pour arrêter et placer en détention de façon arbitraire celles et ceux qui expriment leur désaccord.

Le 29 janvier 2019, le député Alain Lobognon, inculpé de divulgation de fausses nouvelles et d’incitation à la révolte, a été condamné à un an de prison assorti d’une amende d’environ 460 euros (300 000 Cfa).

Au moins 17 détentions arbitraires de journalistes et blogueurs ont été recensées au cours des cinq dernières années et le Conseil national de la presse a sanctionné des organes de presse à maintes reprises, leur imposant interruptions de publication et lourdes amendes. Il prend particulièrement pour cibles ceux qui publient des opinions jugées critiques envers les autorités et proches des mouvements d’opposition.

La liberté de réunion proscrites

Les réunions pacifiques organisées par des organisations de la société civile et par des groupes d’opposition sont régulièrement interdites et dispersées par la police et la gendarmerie, qui font usage d’une force excessive, surtout en période électorale. Depuis le dernier EPU, un grand nombre de personnes ont été arrêtées uniquement pour avoir exercé de manière pacifique leur droit à la liberté de réunion.

Amnesty International continue de collecter des informations sur les cas de torture et d’autres mauvais traitements en Côte d’Ivoire, notamment à la Direction de la surveillance du territoire (DST), dans les postes de police et de gendarmerie ou lors de manifestations. Aucune poursuite judiciaire n’a été engagée contre les responsables présumés d’actes de torture et d’autres mauvais traitements ou contre leurs supérieurs hiérarchiques. Les aveux obtenus sous la contrainte continuent d’être utilisés dans les procédures judiciaires.

Des prisons inhumaines et corrompues

En Côte d’Ivoire, les prisons demeurent fortement surpeuplées avec des conditions carcérales inhumaines, donnant lieu à un grand nombre de morts en détention. En juillet 2018, il y avait en Côte d’Ivoire environ 16 000 personnes détenues dans 34 prisons, d’une capacité totale de seulement 8 639 places.

Parmi les détenus, environ 5 800 d’entre eux se trouvent en détention provisoire. Il y a 6 726 personnes détenues à la MACA (Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan) avec 2 349 d’entre elles qui sont en détention provisoire alors que cette prison a une capacité totale de 1 500 prisonniers.


Les autorités ont refusé de transmettre des statistiques sur les décès en détention.


Toutefois, au moins 152 décès en détention ont été recensés depuis août 2014. Des prisonniers ont indiqué qu’ils avaient dû payer des pots-de-vin allant jusqu’à 20 000 francs CFA (soit environ 30 euros) à des codétenus chargés de la sécurité intérieure afin de ne pas être placés dans des cellules immondes dont le sol était couvert d’eau et d’urine. Par ailleurs, les prisonniers responsables de la sécurité intérieure infligent des châtiments corporels aux autres détenus, ce qui a entraîné au moins trois décès en 2015.

Des familles ont signalé avoir été contraintes à verser des pots-de-vin pour pouvoir rendre visite à leurs proches. En outre, les soins médicaux demeurent insuffisants.

En février 2017, les autorités n’ont pas accédé à la demande d’Amnesty International d’effectuer des visites sans entraves à la MACA ainsi que dans d’autres centres de détention à Abidjan. Malgré de multiples requêtes, comme dernièrement en juillet 2018, Amnesty International n’a pu se rendre dans aucun établissement pénitentiaire en Côte d’Ivoire depuis 2012.

Certaines personnes sont maintenues en détention dans des centres non officiels, dont la DST, pendant des périodes prolongées. En juillet 2018, des représentants de la DST avec lesquels Amnesty International s’est entretenue ont refusé de confirmer ou d’infirmer que les locaux de la DST étaient utilisés à des fins de détention.

Les défenseurs des droits humains sont souvent menacés et leurs bureaux régulièrement cambriolés. Dans les quatre dernières années, les bureaux de six des principales organisations de défense des droits humains et ceux d’un journal indépendant ont été mis à sac, certains d’entre eux plus d’une fois. Malgré des plaintes portées à la police, personne n’a été traduit en justice en lien avec ces infractions.

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EN SAVOIR PLUS SUR CE THÈME

Hommage à Bernard Dadié, le « Victor Hugo d’Afrique », lors du 12ème prix Ivoire

Le Prix Ivoire est destiné à récompenser chaque année un auteur d’Afrique ou de la diaspora africaine qui représente la littérature africaine d’expression Francophone.

Le lancement de la 12ème édition du Prix Ivoire s’est tenu le mercredi 27 mars 2019, à la Librairie de France d’Abidjan. Isabelle Kassi-Fofana, présidente de l’Association Akwaba Culture, (association éditrice), promotrice de l’événement a annoncé dans son intervention, que cette édition sera consacrée à Bernard Binlin Dadié, l’un des pionniers de la littérature Africaine et père de la littérature ivoirienne, décédé le samedi 9 mars dernier, à 103 ans.
Personnage aux nombreux talents artistiques, Bernard Binlin Dadié fut poète, romancier, homme de théâtre, mais aussi homme politique et ministre de la Culture sous Houphouët-Boigny. Proche du Front populaire ivoirien, il avait pris fait et cause pour Laurent Gbagbo alors que celui-ci était incarcéré depuis 2011 au centre de détention de la CPI, à La Haye aux Pays-Bas.
 

Bernard Binlin Dadié, le « Victor Hugo » d’Afrique

L’auteur de Climbié et d’autres opus devenus des classiques de la littérature africaine, fut le premier écrivain africain dont on a célébré le centenaire de son vivant.

La particularité de Bernard Dadié est d’avoir pratiqué tous les genres, de la poésie à l’essai, en passant par la fiction, le théâtre et le conte. Il avait tout inventé. L’homme avait coutume de collectionner les premières places.

Climbié, son roman sans doute le plus connu, publié en 1956, est le premier ouvrage de fiction ivoirien. Avec sa pièce Les Villes, jouée à Abidjan en avril 1934, Dadié a donné la toute première pièce de théâtre du corpus dramatique de l’Afrique francophone.

Enfin, last but not least, il fut le premier et le seul à remporter deux fois le grand prix littéraire de l’Afrique noire, la première fois en 1965 avec son roman Patron de New York, et la deuxième fois en 1968 avec un autre roman La Ville où nul ne meurt.

Photographie avec Bernard Billin Dadié (entouré de rouge) dans les années trente.

L’autre trait marquant de l’œuvre de Bernard Dadié, c’est son refus de la « négritude » comme source d’inspiration, tranchant ainsi avec l’idéologie chère aux grands Africains de à sa génération et à Aimé Césaire, l’un des écrivains noirs les plus connus de son époque.

Pour Bernard Dadié, écrit Nicole Vinciléoni, spécialiste de la littérature ivoirienne, « L’Afrique est un vécu et non une nostalgie. C’est donc avec un cœur trop africain pour avoir à clamer son africanité qu’il regarde le monde… »

Un hommage lors du Prix Ivoire soutenu par les artistes africains et d’ailleurs

Cette tribune sera donc un cadre pour les hommes de lettres, des arts et de culture de la Côte d’Ivoire et du monde, pour rendre hommage à l’illustre disparu. Déjà, au cours de ce lancement, de nombreuses personnalités du monde de la culture avaient effectuée le déplacement pour marquer leur soutien à Akwaba Culture.
 
La directrice générale de l’Unesco, Irina Bokova avait dit de lui en 2016, c’est  »un pionnier et un géant de la littérature africaine », avant de lui remettre le 1er Prix Jaime Torrès Bodet. 

Isabelle Kassi-Fofana, présidente de l’Association Akwaba Culture

Zoom sur le prix Ivoire 

Pour ce qui est du Prix Ivoire pour la littérature africaine d’expression Francophone, il est destiné à récompenser chaque année un auteur d’Afrique ou de la diaspora africaine.
 
Les participations sont ouvertes depuis ce jour (27 mars), jusqu’au 10 juillet 2019. Sont en compétition, les ouvrages de littérature-en dehors de la littérature pour enfants et de jeunesse-publiés en langue française, du 1er janvier 2018, au 30 juin 2019.
 
Les candidatures sont déposées par les écrivains ou les maisons d’éditions en cinq exemplaires au plus tard le 10 juillet 2019. Le prix sera décerné le 10 novembre 2019 à Abidjan.
 
Le lauréat recevra à cette occasion, un trophée et montant de 3000 euros, soit 2.000.000 francs Cfa. Et en prime, une invitation au Salon du livre de Genève, partenaire de cette manifestation.
 
Le jury du Prix Ivoire est composé d’amis du livre et d’éminents critiques littéraires, avec à leur tête Werewere Liking, chorégraphe, dramaturge, romancière, Prix Noma 2005.
 
Le 1er Prix de l »édition 2018 a été décerné à Armand Gauz, pour son oeuvre,  »Camarade papa ». En ce qui concerne Bernard Bilin Dadié, voici tous les liens vers sa bibliographie en cliquant sur ce lien
Et ci-dessous, une interview proposée par 100% Afrique TV de Bernard Billin Badié :
  • Le code de bonne conduite des médias en cas d’attentat: à chaque raté, sa mesure du CSA20/08/2019 - 10:42

    En 2016, après l’intense couverture médiatique des divers attentats en France et les nombreuses dérapages des rédactions, le CSA (Conseil Supérieur de l’Audiovisuel) met en place un « code de bonne conduite des médias« . Dernière sanction en date, vendredi 2 août 2019, le Conseil met en demeure la chaine d’information BFMTV. En cause, sa « diffusion répétée […]

  • Japon : Journalistes otages et responsabilité individuelle14/08/2019 - 10:23

    Depuis le début de l’année, deux reporters de guerre japonais, Jumpei Yasuda et Kosuke Tsuneoka, se voient refuser leurs sorties de territoire et leurs passeports retirés. Le gouvernement justifie ces décisions par la nécessité de garantir la protection de ses ressortissants, quels qu’ils soient. Tous deux sont d’anciens otages, tous deux ont perdu leurs passeports […]

  • « Les plus gros vont foncer et les petits n’auront rien » L’écosystème de la presse est-il menacé?07/08/2019 - 9:49

    Le parlement français a définitivement adopté l’instauration d’un « droit voisin » pour les agences de presse et les éditeurs de presse mardi 23 juillet 2019. Cette extension du droit d’auteur permet aux médias numériques de bénéficier de compensations financières lorsque leurs contenus sont réutilisés et diffusés sur les plateformes des GAFA. Mais quelles vont être les […]

  • Adapter le droit voisin aux éditeurs de presse: un combat incertain07/08/2019 - 9:45

    Mardi 23 juillet 2019, l’instauration d’un « droit voisin » pour les agences de presse et les éditeurs de presse, a définitivement été adoptée en France. Cette extension du droit d’auteur permet aux médias numériques de bénéficier de compensations financières lorsque leurs contenus sont réutilisés et diffusés sur les plateformes des GAFA. Pour l’heure, les négociations s’annoncent […]

  • Le droit voisin et son extension à la presse06/08/2019 - 12:44

    Le droit voisin s’invite à la table des éditeurs et agences de presse. Dans ce cadre, des médias français pourront demander de l’argent au GAFA (Google-Amazon-Facebook-Apple). Premier volet de notre série en 3 épisodes sur ce nouveau droit de la presse qui pourrait révolutionner la visibilité des médias sur internet.  Qu’est-ce que le droit voisin du […]

La comédienne Adrienne Koutouan phénoménale !

C’est avec des fous rires, presque sans pause qu’Adrienne Koutouan a tenu en haleine une heure et demi durant ses fans venus nombreux pour ses 30 ans de carrière, le samedi 30 mars 2018, au palais de culture d’Abidjan.

La comédienne a aligné plusieurs sketchs inspirés de l’immigration, l’emploi des jeunes, les relations sociales entre les hommes, dans une ambiance humoristique.

A cette occasion, elle était accompagnée sur scène par ses pairs, au nombre desquels, Thérèze Gbazé, Decothey, Gbizié Zoumana, Adama Dahico, Oméga David, Zoumana…

La go Rosalie (personnage qu’elle a joué dans l’un des épisodes de la série satirique Faut pas fâcher), comme aime l’appeler ses fans, a, en présence de nombreux invités dont la diva Aïcha Koné, relevé le défi en jouant dans une salle comble, séduite par la satire et l’autodérision qu’on lui connaît.

Rappelons que ses 30 ans de carrière ont été marquées par de nombreuses prestations, interprétations et productions.

Elle détient plusieurs prix notamment celui de la meilleure actrice de Côte d’Ivoire en 1985, meilleure interprétation féminine au Festival de Namur en (Belgique) en 1998, meilleure interprétation féminine Festival M-Net à Johannesburg en 1999, meilleure comédienne Afrique et Afrique de l’ouest à Pabbah au Nigéria en 2002.

Adrienne Koutouan a aussi assuré des rôles avec maestria en tant qu’actrice dans plusieurs films dont « Sida dans la cité 1&2″, » Wariko » de Fadiga Kramo-Lanciné, « Caramel » de Henri Duparc, « Danger permanent », « Faut pas fâcher » et  » Dr Boris ».

Une riche carrière qui lui a valu la médaille d’officier de l’ordre du mérite ivoirien qui lui a été remise au cours de cette même soirée. Le public est réparti satisfait de ce spectacle phénoménal, organisé par la structure Wendy&Co.

Côte d’Ivoire: le président Ouattara fait arrêter un opposant en exil au Ghana

Alassane Ouattara a fait arrêter l’un de ses farouches opposants, Damana Adia Pickass, le lundi 25 mars dernier en fin de matinée, à Accra, au Ghana. Le vice-président chargé de la politique de la jeunesse et du service civique du Front populaire ivoirien -FPI-, a été mis aux arrêts par Interpol Ghana dans les locaux du service de l’immigration, où il s’était rendu pour des démarches administratives.

Finalement ce fut une garde à vue de 24 heures. Mais à l’heure où le journaliste écrit cet article, nous ne connaissions pas la fin de cette interpellation. Entre arrestation sur un autre territoire et non application d’une ordonnance, l’affaire Damana Adia Pickass dévoile la face obscure du gouvernement ivoirien. 

« Pickass s’était déjà rendu au service de l’immigration pour régulariser ses documents administratifs. Et donc, ce lundi, il y est revenu pour le retrait de ses papiers. Une fois dans les locaux, trois policiers ghanéens l’ont accosté en lui demandant de les suivre.

Il a tout de suite demandé les motifs de cette interpellation. Ils ont répondu qu’ils exécutaient un mandat d’arrêt international lancé contre lui par la Côte d’Ivoire. Pickass a rétorqué qu’il ne se sentait pas concerné.

Car, une ordonnance portant amnistie avait été prise par les autorités ivoiriennes, mettant ainsi fin aux poursuites contre les prisonniers politiques et les exilés, liés aux événements de la crise post-électorale de 2010-2011.

Les policiers ghanéens ont dit qu’ils n’étaient pas informés de cette mesure et l’ont arrêté », a confié un proche de la famille, joint par téléphone.

Une mobilisation pour sauver cet opposant politique ivoirien

Informés, les membres de la Coordination FPI en exil avec à leur tête, l’ancien ministre ivoirien du budget, Justin Katinan Koné, se sont rendus immédiatement sur les lieux.

Dans un premier temps, pour lui apporter l’assistance du parti, ensuite s’enquérir de la situation.

Depuis, des actions sont menées aux niveau des autorités ghanéennes et ivoiriennes, mais aussi, dans les médias et particulièrement sur les réseaux sociaux en vue de la libération de l’ex-leader de la JFPI.

Qui est Damana Adia Pickass ?

Rappelons que Damana Adia Pickass était vice-président au titre du FPI à la Commission électorale indépendante -Cei- , lors des élections présidentielles de 2010. Et à ce titre, il s’était opposé à la divulgation des résultats jugés « non consolidés » par le porte parole de l’institution Bamba Yacouba devant les média nationaux et internationaux.

Cette démarche violait, toujours selon lui, le mode opératoire de la Cei. Ce qui lui a valu l’exil et les poursuites du gouvernement ivoirien.

Une ordonance d’amnistie non appliquée

Dans un souci d’apaisement, le chef de l’Etat ivoirien, a pris le 6 août 2018, l’ordonnance (n°2018-669 du 6 août 2018) pour amnistier 800 personnes poursuivies et condamnées pour des infractions en lien avec la crise post-électorale de 2010 ou des infractions contre la sûreté de l’Etat commises après le 21 mai 2011.

Le ministre ivoirien de la Justice et des Droits de l’Homme, Sansan Kambilé était devant les députés de la Commission des affaires générales et institutionnelles -CAGI-, à l’hémicycle pour leur soumettre ce projet portant ratification de cette ordonnance.

Après des débats houleux, le projet de ratification de cette ordonnance d’amnistie a été voté à main levée.

Sur les 26 députés présents à la session, 19 ont ratifié le texte de loi. Les membres du groupe parlementaires Pdci-Rda, au nombre de 7, se sont abstenus.

Mais visiblement, les mesures d’application de cette loi, n’ont pas suivi. Car les pays où les mandats d’arrêt ont été envoyés, n’ont toujours pas de notification de l’annulation des poursuites.

Cote d’Ivoire : l’Union européenne au secours de la concubine d’un ponte du régime

[VIOLENCE CONJUGALE] Année 1991. Le fringant nouveau douanier jette son dévolu sur la douce et frêle Awa Koné. Il venait à peine de sortir de l’école des douanes et vivait chez une tutrice à Williamsville, une commune du centre-nord d’Abidjan. Awa Koné quant à elle vivait chez son ainée, une transitaire habitant Yopougon, la célèbre banlieue proche d’Abidjan.

En Côte d’Ivoire, le président de l’Assemblée nationale démissionne et rejoint l’opposition

[POLITIQUE] Le divorce est désormais consommé entre l’ancien chef rebel Guillaume Soro et Alassane Ouattara, président Ivoirien. Guillaume Soro, 46 ans, a porté Alassane Ouattara au pouvoir. A présent, il n’est plus le président de l’Assemblé Nationale de Côte d’Ivoire.