PALESTINE ET ISRAËL : Un conflit sans solution ?

Par Jesus ZUNIGA

Traduit de l’espagnol au français par Sylvère Forge

Depuis 1948 les Palestiens vivent condamnés à une humiliation perpétuelle. Ils ne peuvent pas respirer sans permission. Ils ont perdu  leur Patrie, leurs terres, leur eau, leur Liberté : ils ont tout perdu.

La voix étouffée.

2Au milieu de 1985, une délégation d’élus nationalistes palestiniens expulsés de Cisjordanie par les autorités militaires israéliennes, foula pour la première fois un des sièges de l’Organisation des Nations Unies : celui de l’UNESCO à Paris.

Les élus nationalistes, également surnommés les « notables palestiniens », confiaient pouvoir rassembler un flux d’opinion favorable chez les habitants des territoires occupés par l’état israélien depuis la guerre de 1968.
Les élus avaient résumé devant la presse internationale les exigences des Palestiniens : « Nous voulons un pays, un drapeau, un passeport ». Les représentants de Tel Aviv leur répondirent laconiquement : « faut pas rêver ». Trois ans plus tard un état palestinien fut proclamé à Argel par l’Organisation pour la Liberté de Palestine (OLP).

L’absence de solution au conflit israélo-palestinien, depuis plus de quarante ans d’occupation, « continuera d’affecter la réputation de l’ONU et d’éveiller des doutes sur son impartialité », avait déclaré/exprimé en son temps l’ex-secrétaire général des Nations Unies, Kofi Annan. Il disait vrai.
Depuis 1948, les palestiniens vivent condamnés à une humiliation perpétuelle. Ils ne peuvent pas respirer sans permission. Ils ont perdu leur Patrie, leur terres, leur eau, leur liberté : ils ont tout perdu.

Des abus à l’absurde.

Au Petit matin du 28 novembre 2013, les forces armées israéliennes firent irruption au domicile de la famille Al-Majid à Jérusalem, avec l’ordre d’interpeller Mohamad Al-Majid.

Sans montrer de résistance, le père de la famille Zine Al-Majid objecta qu’il ne comprenait pas le motif de son arrestation. Devant la dureté des militaires, et convaincu que la situation pouvait dégénérer, il ne restait pas d’autre possibilité à cet homme que d’accepter son arrestation et de demander à l’officier en charge de l’opération militaire, si lui et son fils pouvaient tout de même emporter « du lait et des couches jetables », ainsi que « le stricte nécessaire». Son fils, endormi à ce moment-là, et qui allait être arrêté pour constituer une menace à la sécurité de l’état israélien, était âgé de quatre ans.

Selon les données de l’ONU, entre 500 et 700 enfants âgés de 12 à 17 ans sont arrêtés, interrogés et emprisonnés chaque année par l’armée israélienne. D’après ces mêmes informations, ce chiffre avoisinerait sur la dernière décennie les 7000 mineurs incarcérés.
Pour les libérer, les autorités leur demanderaient de signer une confession écrite en hébreu, que ceux-ci ne parlent pas.

Que fait la communauté internationale ?

4Aucune autre cause n’a demandé à l’ONU autant de consommation de papier que la cause palestinienne. Des centaines de résolutions la concernant n’ont jamais été respectées, ou encore moins appliquées.
Jamais les décisions et les mécanismes de l’ONU ne se sont vus autant embourbés que pour le cas palestinien. Les efforts pour neutraliser l’intervention des Nations Unies dans ce conflit ont toujours été orchestrés par les États-Unis.
Washington a voté plus de quarante résolutions au Conseil de Sécurité de l’ONU à l’encontre d’Israël, dont certaines d’entre elles ont été rédigées par ses propres alliés européens.
Un regard rapide sur la situation actuelle au Moyen-Orient, laisse transparaître que toutes ces obstructions étaient à l’encontre des intérêts de tous les partis, et n’ont conduit ni à rétablir la paix, ni la sécurité dans la région. Plus de la moitié des 690 résolutions adoptées par l’Assemblée générale entre 1947 et 1990 ont été tout simplement ignorées.
L’ONU est intervenue directement pour résoudre tous les conflits postérieurs à la Guerre froide : en Bosnie, au Kosovo, en Somalie, au Koweït, en Irak, en Afghanistan, en Iran, et plus récemment au Liban, au Sud Soudan et en Syrie.
Mais rien n’a été fait concernant le problème palestinien.
Seulement après une série d’échecs répétés, les États-Unis permirent que l’ONU participe au processus diplomatique de Paix, tout en étant incluse uniquement comme partenaire minoritaire dans le Quatuor dénommé, instance de médiation internationale incluant l’Union européenne et la Russie.

Au cours des quatre dernières décennies, Israël a violé toutes les résolutions relevant du Conseil de Sécurité de l’ONU, qui « déplorent » toutes les mesures israéliennes visant à modifier les caractéristiques physiques, la composition démographique, et la structure institutionnelle de la Palestine et des autres territoires arabes occupés depuis 1967, incluant Jérusalem.
Israël n’a également pas tenu compte des dizaines de résolutions des Nations Unies, qui l’« exhortaient », l’« incitaient » ou lui « recommandaient » de changer sa politique, et qui condamnaient ses attaques et la construction de colonies juives sur les territoires palestiniens, tout comme l’occupation militaire et la déportation.
Paradoxalement, l’État d’Israël fut créé par une résolution de l’ONU en faveur de la partition de la Palestine en 1947. Israël fut acceptée comme membre de l’Organisation des Nations Unies encore naissante, à la condition de respecter le retour des réfugiés palestiniens.

Un Printemps Palestien ?

5Le 11 novembre 2004, Yasser Arafat (Abou Ammad), premier Président palestinien, fondateur de l’OLP et Prix Nobel de la Paix 1994, décéda en France à l’Hôpital militaire Percy, à l’âge de soixante-quinze ans. La cause de sa mort a toujours été accompagnée de soupçons d’empoisonnement au polonium 210, et les services secrets israéliens(Mossad)ont été accusés d’être derrière cette opération.

Cette semaine-là, Tawfiq Tirawi, président de la commission d’investigation créée pour mettre en lumière les véritables causes de la mort du leader historique, a assuré que « très prochainement » les personnes responsables de la mort de Yasser Arafat seraient identifiées.
« Je promets que la prochaine conférence de presse sera la dernière, et que quiconque qui a participé de près ou de loin à cette affaire verra son nom dénoncé au grand jour », a déclaré Tirawi à la chaîne de télévision PALESTINE TODAY.
A Paris, la veuve d’Arafat a également dit qu’un membre du cercle le plus proche du dirigeant défunt était responsable de sa mort, ce qui n’a fait qu’accroître la tension entre les différentes factions palestiniennes.

Fervent défenseur des Printemps arabes de toutes formes, et ennemi juré des « obstacles sur le chemin de la paix », Barak Obama- qui a plaidé en 2010 depuis la tribune des Nations Unies pour qu’ « …un nouvel état palestinien puisse assister à la prochaine assemblée générale… »- est celui qui aujourd’hui clame haut et fort la nécessité d’adopter une posture « plus prudente ».
Serait-ce la nécessité d’assurer plutôt au Parti démocrate les millions de votes de l’électorat juif aux prochaines élections nord-américaines ?

Il y a quelques années à La Havane, un sénateur démocrate américain bien connu, Christopher Dodd, nous a confessé (avec toujours cet humour qui le caractérise), à nous autres, quelques journalistes indépendants cubains réunis autour de lui, que : « …si le lobby juif ou cubain à Washington nous ordonne de nous jeter par la fenêtre, la question ne saurait être ”’pour quelle raison ?”, mais plutôt ”de quel étage ?”… ».

Aujourd’hui c’est partie de l’Histoire ! . L’Autorité Nationale Palestinienne dispose déjà d’un siège de membre permanent à l’UNESCO et a présenté officiellement auprès de l’Assemblée générale des Nations Unies sa demande d’entrée en tant que nouvel état indépendant.
Les « notables palestiniens » de 1985 qui se rendirent à Paris ont désormais disparu. Les habitants de Cisjordanie et de Gaza possèdent d’ors et déjà un drapeau et un passeport. Qu’en est-il d’un état ?…

Les Palestiniens rêvent encore.

 

Bangladesh, une décision suicidaire (Reportage)

Par Kabir Md. REZAUL

La centrale électrique au charbon installée dans la région de Rampal au sein des mangroves Sundarbans au Bangladesh est une décision suicidaire du gouvernement.

Le Président Indien Pranab Mukharjee a assuré tenir toutes les promesses faites pour la protection environnementale du Bangladesh. Le traité de distribution de l’eau de la rivière Tista (sur les frontières fluviales entre l’Inde et le Bangladesh et la construction d’une centrale électrique) figure parmi les nombreuses questions importantes. L’assistance mutuelle entre pays voisins est toujours souhaitable. Les discussions ont d’ailleurs commencé pour une éventuelle construction d’une centrale électrique à Bagerhat.

La pénurie d’électricité préoccupe le gouvernement

Image-2La crise du fuel et de l’électricité présente un problème majeur pour le pays et la population. Le gouvernement a déjà engagé de multiples efforts et des mesures diverses pour atténuer la crise du gaz, du carburant et de l’électricité. Celle-ci a toujours été produite avec du gaz. Actuellement, elle est produite à partir du pétrole. Oui, cette centrale utilisera le charbon pour fabriquer le pétrole qui permettra de produire l’électricité !

Le pays, le peuple et le gouvernement sont bien en pénurie d’électricité. Pour cette raison, de telles décisions hâtives d’autodestruction sont prises! Nous ne pouvons pas boire le poison pour satisfaire la soif. Le gouvernement a décidé d’installer cette centrale électrique d’une capacité de 1320 mégawatts près de la mangrove Sundarbans à Bagerhat. Mais, pourquoi tout près de cette mangrove de Sundarbans (habitants de cette région), qui est une réserve naturelle ? Elle représente le paradis de la culture, l’agriculture et la pêche.

Les populations locales menacées par l’installation de cette centrale

Détruire cette mangrove constituerait une crise écologique majeure à l’encontre des différents traités de protection du littoral. Surtout, ce projet pourrait certainement exterminer plus de 2500 familles de leurs terres cultivables et résidentielles. Le gouvernement ne doit pas prendre une telle décision sachant les conséquences sur l’environnement, la biodiversité et les populations locales. Sa position concernant l’installation de cette centrale électrique au charbon va à l’encontre des intérêts de l’état et du peuple. Les spécialistes de l’environnement ont émis l’avis qu’une telle centrale au charbon serait la cause de troubles du milieu et de toute la zone.

Il n’est pas du tout approprié de mettre en place une centrale électrique nucléaire ou au charbon en raison de la densité de la population et de la position géographique du Bangladesh. Le pays ne possède pas de technologie ni de moyen de contrôler un tel projet en cas d’accident, dû à sa pauvreté. Pourquoi le Bangladesh prend de tels risques au moment où les pays développés comme l’Allemagne, la France ou les Etats-Unis sont tous en train d’arrêter leurs centrales nucléaires ?

Des conséquences environnementales démesurées

Des organisations de défense de l’environnement avertissent que le gouvernement Bangladais met actuellement en place cette centrale polluante à seulement 9 kilomètres des mangroves Sundarbans. Ceci constitue une violation du droit de l’environnement. L’eau chaude, les cendres de charbon brûlé et la fumée noire polluante détruiront toute vie dans la mangrove des Sundarbans. Le Professeur Dr. Abdullah Harun Chowdhury a avertit que si cette centrale est installée dans cette zone, on assistera dans les 20 prochaines années à une augmentation des températures par effet de serre dans la zone. Le rapport Bapa de Buenos Aires précise en effet qu’au moins 37 millions de tonnes de dioxyde de carbone, 10 000 tonnes de dioxyde de sulfate, 10 200 tonnes d’oxyde d’azote, 220 tonnes d’hydrocarbures, et 720 tonnes de monoxyde de carbone seront déversés dans la nature en cas d’installation d’une centrale utilisant le charbon.

En outre de nombreux autres déchets et d’autres substances chimiques polluantes seront libérées dans l’air, l’eau de surface et sur terre. S’il n’y a pas de station d’épuration adaptée à Bagerhat, cette centrale d’électricité thermique constituera un grand danger pour la population. Par ailleurs, le gouvernement a annoncé que cette centrale sera installée ici justement pour préserver tous les autres sites environnementaux adjacents.

L’UNESCO a déclaré les Sundarbans comme « Patrimoine mondial » pour biodiversité de vie le 7 décembre en 1997. La beauté naturelle et la biodiversité des espèces animales et végétales de la mangrove des Sundarbans est une fierté du Bangladesh. Citons notamment le titre du Bengale ! Selon les informations de Banglapedia, les dernières mesures des Sundarbans ont estimé la surface de ce site à 16 700 km2 et qu’une seule des trois portions est concernée actuellement. La surface totale actuelle des Sundarbans au Bangladesh est d’environ 4110 kilomètres carrés (~40% de cette surface est en Inde) et 1700 kilomètres carrés correspondent au domaine aquatique.

Selon le droit indien de l’environnement, aucune centrale polluante ne doit être installée dans un périmètre de 15 kilomètres de la forêt. Or, la mangrove des Surdarbans se trouve dans cette zone. Le Secrétaire Indien de l’électricité et le Conseiller Bangladais du pétrole n’ont pas pris en compte cette restriction. Un projet analogue a été annulé par le gouvernement indien pour des intérêts environnementaux de leur pays. Un projet polluant en Inde mais pas au Bangladesh ? La décision et les plans d’installation de cette central ont été pris. Par conséquent, les Surdarbans n’ont pas été consultés quant à cette décision. Pourtant, un grand nombre de personnes protestent contre ce projet pour des raisons bien sûr écologiques, mais aussi économiques.

Image-11Mr Uma Sonkorof (Secrétaire Indien de l’électricité) et Mr Towfiq de Dr-E-Elahee (conseiller Bangladais au pétrole) tente de rassurer les populations locales. La réalité ? La zone sud-ouest de la forêt n’échappera pas à la construction de cette centrale à Bagerhat.

« Le gouvernement devrait abandonner ce genre de partenariat opaque »
Outre les conséquences écologiques évoquées dernièrement, l’économie du pays est aussi en jeu. 70% des financements de ce projet proviendront d’emprunts étrangers. Le Bangladesh financera à hauteur de 15%. L’Inde également. Pourtant, elle sera propriétaire de 50 % du projet. Voilà le modèle du traité de partenariat à parts égales entre le Bangladesh et l’Inde ! De plus, il n’est précisé nulle part si l’Inde doit obtenir une partie de l’électricité produite ou de l’argent ? Selon des économistes et des spécialistes de l’environnement, « le gouvernement devrait abandonner ce genre de partenariat opaque ». Qui plus est, les dépenses prévisionnelles s’élèvent à 1,8 milliards de dollars. Par conséquent, les spécialistes doutent que le Bangladesh puisse supporter financièrement de tels investissement et de telles dépenses. Le Bangladesh doit porter toute la responsabilité et supporter toutes les dépenses de maintenance, des pertes et des dommages de cette centrale électrique. Ainsi, si des dépenses supplémentaires importantes sont engagées afin d’éviter les risques environnementaux, le coût de l’électricité augmentera et se répercutera sur le pouvoir d’achat des consommateurs. Cela signifie aussi que le prix de l’électricité doit augmenter considérablement. Le prix d’un kilowatt (soit 1000 watts) est actuellement de 5,90 Takas (monnaie locale. 1 dollar = 70 Takas). le prix du charbon est de 145 dollars sur le marché international, alors pour financer le projet, le prix de l’électricité sera réévalué à 8,85 Takas pour 1000 watts. Tout ceci, pour un salaire moyen des populations locales compris entre 750 et 800 dollars par mois.

L’économie avant l’écologie
Le Dr Harun a indiqué que ce projet a été initialement proposé et soutenue par la compagnie indienne de l’électricité « Indian National Thermal Power Company » pour des raisons économiques. Cette compagnie a assuré disposer de technologies très poussées pour éviter des risques sur l’environnement. Elles sont en réalité en phase d’expérimentation même dans les pays développés. Ainsi, ce type de processus incertain et expérimental peut être un risque pour l’environnement et les individus. Bien que le Bangladesh ait signé la convention des eaux de Rampal en 1971 et la convention de Reo en 1992, il continue d’ignorer toutes les réalités environnementales. Les hommes politiques de la majorité cherchent à mettre en œuvre ce projet par tous les moyens. Ils informent peu voire mal le peuple des effets sur l’environnement et avance surtout l’intérêt économique. Il est pourtant important de tenir compte de l’environnement physique, biologique mais aussi social. Ce même gouvernement a rapidement signé ce traité de mise en place de la centrale électrique avec l’Inde afin d’éviter toutes questions. Il a également refusé trois pétitions déposé devant la Cour suprême contre ce projet.

Les écologistes non entendus dans cette affaire !
Le spécialiste de l’environnement, Mohammad Enamul Hoque, a dit que cette centrale constituera une catastrophe pour l’environnement. Ce scientifique éminent propose notamment : des possibilités de contrôle et d’examen de l’environnement, un compte rendu de l’état actuel du site et des rapports environnementaux permanents, l’installation de stations d’épuration et de purification des déchets industriels, un plan de gestion, l’approbation des institutions locales et des moyens de gestion des urgences. Sur un plan juridique, il demande de se conformer à l’article 12 de la Loi de 1995 sur l’environnement de Bangladesh et les articles de loi 7,4 , 7.6(d) du Code du droit de l’environnement.
Des processus de surveillance des centrales à charbon ne sont guère existants. Des plans d’installation de telles centrales ont été mis en place dans l’ensemble du pays sous le nom de la « sécurité du combustible ». Ces plans vont nuire à la population et à l’environnement. Il n’est pas possible d’acquérir le « développement Durable » sans sauvegarder l’équilibre de l’environnement et les variétés de la vie du « Développement du Millénaire », proclamée par les Nations Unies. Pour preuve, les spécialistes ont déjà avertit que Bangladesh a déjà violé 5 conventions en mettant en œuvre ce projet. Au niveau local, il s’agit de la pollution des eaux, , des fortes émissions de carbones et des dommages commis à la forêt. Ce dernier point se recoupe avec une convention bafouée à l’échelle internationale : la destruction d’une forêt reconnue comme patrimoine mondial. L’autre aspect est la possible constitution d’une catastrophe naturelle.

Etendue-de-limpact-du-projetTant d’oppositions au projet de la construction d’une centrale électrique dans la forêt mangrove ! Pourtant, le gouvernement est fixé dans sa position. Rampal est désigné comme lieu d’installation de ce projet polluant. Le Président du Conseil de développement de la puissance au Bangladesh a affirmé: « cette centrale ne porte pas de préjudice à l’environnement. Des instruments sous haute tension seront mis en place pour capturer les cendres. » Le gouvernement a d’ailleurs avancé trois logiques pour mettre en place cette centrale d’électricité thermique au sein des Sundarbans.

Les arguments du gouvernement

D’abord, le ministère de l’environnement affirme qu’il n’y aura pas de dommages pour la nature. Pourtant, le scientifique Dr. Abdul Sattar déclare que si le projet est placé dans cette forêt, celle-ci disparaîtra peu à peu. Dans tous les cas, le gouvernement a toujours dit que les pays développés, par l’utilisation de matières polluantes comme le méthane ou le charbon, était responsable des problèmes environnementaux. Or, ils utilisent les mêmes procédés aujourd’hui, et dans une forêt classé au patrimoine mondial.Leur second argument est que la forêt restera sauve car le projet est situé à 14 km d’elle. Or selon le département de l’Energie, celui-ci aurait du se trouver à au moins 25 km de la périphérie de cette zone sensible. Le dernier argument se fonde dans l’utilisation d’une technologie de pointe. Selon Mr Dr. Ijaj Hossain, membre du Comité d’évaluation des incidences environnementales, beaucoup de choses dépendent de la technologie employée et de la qualité du charbon utilisé. En réalité, l’Ingénieur BD Rahmatullah annonce l’utilisation de la technologie moderne pour répondre à cette question. Or, l’Inde n’a aucune technologie moderne. Le leadership mondial s’est rendu conscient des problèmes liés au charbon au cours du dernier congrès de Copenhague.

Après la forêt, les ports menacés

Le port océanique près de Mongla, deuxième plus grand port maritime du pays d’envergure internationale, disparaîtra. Un coup dur si ce n’est fatal à l’économie nationale. Oui, le gouvernement a immédiatement donné son accord à des compagnies privées pour y construire des centrales de production d’électricité. Le but étant de résoudre les problèmes de pénurie d’électricité. Or, l’utilisation massive de l’eau pour ces centrales amènent l’abaissement du niveau de cette même eau dans ce port. Cela pose de nombreuses difficultés pour l’amarrage des bateaux. (Voir l’article : How The Rampal Coal Power Plant Will Destroy The Sundarbans)

Au service du peuple, ou des industriels ?

L’objectif est que la puissance totale de la production atteigne 6140 mégawatts. Ceci permettra d’acquérir une autosuffisance pour ce qui est de l’électricité, d’augmenter le taux de production et d’accroître les exportations. Tout cela en augmentant le pouvoir d’achat de la population et le développement du pays entier ? En réalité, seuls les marchands d’électricité tireront profit de ce projet. Une grande partie de la population locale sera « asservie » par ces marchands. Ils seront privés de leurs terres, perdront leur production agricole, et risqueront d’être atteints par diverses maladies. Nombreux sont ceux qui pensent que l’industrialisation du pays dépend entièrement de la production d’électricité. Avec une telle production, les usines se construiront en masse et le chômage baissera. Mais qu’en est-il des gens qui perdront leur terre, leur maison, et ainsi leur récolte à cause de la carrière de charbon de Pulbari ? Quelle est l’utilité d’avoir un emploi dans l’industrie et dans des usines quand on perd ses propriétés ?

Un manque flagrant de garanties pour les populations

La décision est hâtive alors qu’elle demande réflexion. Qui peut garantir l’amélioration des conditions de vie du peuple local ? Oui, depuis tout temps la classe dirigeante s’empare souvent des salaires des ouvriers. Il n’y a aucune raison de penser que la situation soit améliorée sans qu’il y ait un vrai changement révolutionnaire sur les champs politique, culturel et social. Si les villageois-agriculteurs se voient enlevés leur terre, qui garantira que leur seul salaire (à condition de trouver un nouvel emploi dans l’industrie) suffira pour assurer leur survie et subvenir à leurs besoins les plus élémentaires (alimentaire, santé, éducation, etc). Ainsi, une grande communauté qui jusque-là vit librement et directement par l’agriculture doit être au service de la classe dirigeante et des industriels. Quel est l’utilité d’un pouvoir économique prospère et du plein-emploi si la nation est paralysée par les maladies et la pollution ? Le développement, oui. Mais pas à n’importe quel prix.

Et pourquoi pas les énergies renouvelables ?

Leur logique est l’utilisation de combustibles fossiles et de l’énergie atomique sous couvert d’une soi-disant « crise de gaz et de charbon ». Ainsi, il serait préférable d’utiliser différentes sources de production d’électricité. La dépendance à l’égard des combustibles fossiles s’amenuise si nous passons à l’électricité atomique. Et les énergies renouvelables et solaire dans tout ça ? La source d’électricité doit être maîtrisable en terme de sécurité avant tout. D’après certains technologues spécialistes des processus de l’électricité solaire, le Bangladesh n’est pas adapté pour l’utilisation de telle source d’électricité et autres énergies renouvelables. C’est faux ! Ces fausses informations sont probablement proférées pour deux raisons. Tout d’abord, les combustibles fossiles et des centrales nucléaires s’avèrent plus rentables. Le gouvernement pourrait bénéficier de subventions provenant de commissions d’investissement internationales. Deuxièmement, cela monte la population contre les défenseurs de l’environnement qui défendent les énergies renouvelables, inoffensives pour l’environnement. L’attrait de l’argent est plus grand chez ces personnes ? Des technologues qui ont tirés profits des énergies renouvelables à l’étranger ne cessent de décrire ces processus et répondent aux questions dans des stades et séminaires, lors de discussions. Le problème ? Seulement des groupes restreints peuvent y assister, souvent non représentatifs de la population.

OPINIONS : Prise de conscience sur le Bangladesh

Par Kabir Md. REZAUL

La gestion du gouvernement a entraîné une grande crise économique au sein du pays.

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Certaines personnes s’emparent progressivement des propriétés et privent le peuple de ses terres. Pour ce faire, ils utilisent les bienfaits de la guerre de libération qui a donné naissance au Bangladesh. Ces mêmes individus sont arrivés au pouvoir étape par étape.
Pour y rester, ils multiplient la pression sur le peuple en essayant de posséder des biens. Ils s’approprient le pouvoir, deviennent très puissants, pillent tout, transfèrent des biens nationaux aux mains des Etats impérialistes pour des profits personnels, importent en tuant l’économie et la production nationale, augmentent les prix – ce qui aggravent le problème de chômage – de façon continue depuis quarante-deux ans. Oui, la liste de leurs actes délibérés est longue !
Pourtant, aucun gouvernement qui soit patriotique et représentant du peuple n’a pu être mis en place. Ainsi, même si le pays dispose d’énormes capacités, le revenu moyen reste encore de 750 à 800 dollars. Les partis politiques qui détiennent une influence dans ce pays quêtent seulement le pouvoir mais pas le développement du pays. Ils cherchent leur bonheur personnel et pour ce, pillent la propriété du Bangladesh par l’assistance des maîtres impériaux. Leur plan : tirer profit au maximum des ressources minières de la patrie en exploitant le gaz et le charbon sous prétexte d’installer des centrales électriques. Leur profits s’avèrent équivalents ou supérieurs au budget de l’état. Ils continuent d’amasser les richesses du marché avec les groupes et banques puissants du pays qui « réquisitionnent » 17% du budget tel que le groupe ‘Hallmark & destiny’.
Mais en dépit de la baisse du prix du pétrole sur le marché mondial, le montant de cette denrée a augmenté au Bangladesh sous l’effet de la main de fer de l’Inde. La raison ? Le pétrole est kidnappé aux frontières.
Ils s’associent pour s’enrichir davantage. La victoire du peuple ne peut venir que de la révolte de milliers et de milliers de personnes contre ce monde corrompu.

Ils ne pensent ni au sol de la patrie, ni au peuple du pays ni aux générations futures. En revanche, comploter avec les maîtres de l’étranger pour mettre en place des centrales électriques paraît tout naturel. Ces mêmes centrales détruiront nos mangroves de Sundarbans et du Bangladesh dans son ensemble par l’exploitation des mines de charbon de Pulbari, causant d’énormes troubles humains et environnementaux.

L’honneur de la patrie leur est inconnue. Ils souillent le sens de la guerre d’indépendance. Pourtant, de nombreuses autres possibilités et alternatives existent pour un vrai développement du Bangladesh. Protégeons notre sol, notre peuple et notre environnement tout en construisant notre pays par la technologie et une vraie volonté politique. Luttons pour la liberté et le bonheur des personnes démunies.

La corruption doit disparaître de ce pays à jamais en renforçant le pouvoir politique populaire propre. Le peuple doit participer à son économie pour son propre intérêt. Le développement de l’industrie s’avère indispensable. La quasi-disparation du chômage également. Les propriétés nationales doivent être préservées et le plan de production d’énergies respecté pour la sécurité de l’environnement et des populations.
Pour finir, je dirais que notre devoir principal et suprême consiste à soutenir une politique réfléchie qui défend notre sol et sous-sol, l’environnement et les gens de ce pays. Notre politique doit penser à dépasser la crise de l’énergie en favorisant le développement des énergies renouvelables.
Prenons conscience des enjeux afin de sauver notre environnement pour l’intérêt de nos prochaines générations, de nos enfants.

Témoignages sur les prisons syriennes

3255974Par Omar ALASAAD

Ce texte ne décrit qu’une partie de ce que l’auteur a pu vivre et voir lors de deux périodes de détention dans les prisons syriennes. Ce qu’il n’a pas constaté de ses propres yeux est sans doute pire encore.

Docteur Mohamed examine sa nouvelle carte d’identité, puis il jette un coup d’œil à son codétenu allongé sur le lit voisin et part d’un fou rire : la nouvelle carte du Docteur détenu à Aadra porte mention de son crime : « atteinte au sentiment national ». Son acolyte, qui occupe le lit au-dessus, se nomme Firas. Selon le Docteur : « Ce garçon est comme on dit chez nous, un « darwich » (benêt). Il n’est ni fou ni arriéré mentalement, mais il n’a pas d’appréhension logique de ce qui se déroule autour de lui. Il a même du mal à parler et, si on veut parler médicalement, les traits de son visage laissent voir qu’il n’est pas normal. »

« La question n’est pas de savoir si Firas

est un être normal ou pas,

car, en réalité, il n’est qu’un chiffre

parmi les autres détenus

dans les prisons syriennes »

La question n’est pas de savoir si Firas est un être normal ou pas, car, en réalité, il n’est qu’un chiffre parmi les autres détenus dans les prisons syriennes. Les vagues d’arrestations arbitraires menées par les forces de sécurité ne l’ont pas distingué des autres. Malheureusement, certains juges ne l’ont pas différencié non plus. Aujourd’hui, il ne constitue pas un cas unique dans les prisons du pays et chacun de ces détenus a son histoire.

La Syrie qui saigne depuis des mois a mis sous les verrous beaucoup de ses enfants et les fait croupir dans les geôles où même les noms de ces détenus pour les besoins de l’enquête finissent par être oubliés, car on ne les appelle plus que par un de ces sobriquets qu’on leur colle tout le temps que durera leur détention et qui font qu’il est superflu d’avoir un nom.

Radhouan, 18 ans, affirme qu’il n’a même pas participé aux manifestations, pris qu’il était par la préparation de son baccalauréat. Il a été arrêté dans une rafle. Lors de l’interrogatoire dans les salles de torture, on l’a accusé de « terroriser la ville ». Il considère que cette accusation a été portée contre lui juste pour sa parenté avec un des opposants syriens vivant à l’étranger. Pour lui, c’est « un acte de vengeance non justifiée et sans fondements. »

Aile politique

Dans la prison centrale de Damas, plus connue sous le nom de prison de Aadra, du nom du quartier où elle est située, une aile entière a été réservée aux détenus des derniers événements. On cherche à isoler ces 400 à 600 personnes des autres prisonniers dont le nombre s’élève à 6800 détenus pour divers motifs, criminel, économique, mœurs …

prison_3Dans l’aile politique, l’ambiance est différente du reste de la prison. Ceux qui y sont détenus se déclarent « défenseurs d’une cause » et refusent d’avoir les mêmes attitudes que les autres. Aussi essaient-ils de pallier les conditions de détention dont se plaignent tous les détenus : manque d’hygiène, surpopulation dans les dortoirs, sans parler des carences en soins médicaux, des maladies et infections des voies respiratoires et autres problèmes cutanés affectant un grand nombre d’entre eux. A quoi il convient d’ajouter la privation des visites. Limitées à une seule par semaine, elles coïncident avec le jour des visites des détenus de droit commun, sans parler des restrictions imposées aux mouvements des prisonniers, des fouilles et du racket dont il sont victimes de la part des ripoux qui perçoivent des pots de vins.

Pour passer le temps, les détenus ne peuvent que parler de la révolution que connaît le pays. Ils n’ont aucun autre moyen de d’échapper à l’univers carcéral. Il n’y a dans cette prison qu’une seule bibliothèque à laquelle les politiques n’ont pas le droit d’accéder. Ils sont donc obligés de recourir à une personne qu’ils chargent, quand cela est possible, d’emprunter des livres pour eux.

« De nombreux citoyens ont passé trois ou

quatre mois sans passer devant un juge »

Les détenus se sentent reconnaissants envers leur révolution qui a mis fin à l’état de siège le plus long qu’ait connu l’humanité : près de 50 ans. L’état de siège aura été le corollaire du parti Baath au pouvoir depuis 1963. Avant la levée de l’état de siège, la garde à vue n’était pas limitée à deux mois. Les autorités pouvaient maintenir un citoyen en détention indéfiniment, en renouvelant la garde à vue tous les six mois. Mais cela ne signifie pas que les détenus sont libres au terme de deux mois. On a relevé de nombreux cas de disparition pendant la révolution. La police a maintes fois procédé à l’enlèvement de personnes dont on ne sait pas encore ce qu’elles sont devenues.

Charges sans fondement

La souffrance des détenus ne se limite pas aux violences subies dans les commissariats ou dans les bureaux d’interrogatoires, elle concerne aussi les charges retenues contre eux. Bien que la cour de sûreté de l’Etat ait été dissoute, les chefs d’accusation portés contre les opposants n’ont pas changé et ils les mènent

devant les juridictions civiles ou militaires. Il s’agit de charges comme : atteinte au sentiment national, atteinte à la dignité de l’Etat, troubles des structures de l’Etat, divulgation de fausses nouvelles, incitation à la haine confessionnelle, appartenance à une association non reconnue et autres charges pouvant aller jusqu’à la rébellion et le terrorisme…

De nombreux prisonniers affirment que les charges qui pèsent contre eux n’ont aucun fondement, qu’elles ne sont que des mesures sécuritaires s’appuyant sur des aveux extorqués sous la torture ou sur des délations mal intentionnées. Il suffit que le téléphone portable comprenne une seule vidéo d’une manifestation ou même une chanson comme « Ya Hayf » (O injustice) pour qu’on soit accusé de diffusion de fausses nouvelles. Cette accusation est suivie de la mention « de nature à affaiblir le sentiment de fierté nationale. » ce qui peut entraîner une condamnation allant jusqu’à trois ans de prison ferme. Il suffit également qu’un jeune écrive un slogan sur le mur d’une coordination sur facebook pour que cela constitue une preuve de son appartenance à une « association non reconnue cherchant à changer la nature du régime. »

Le code pénal syrien stipule que les civils ne peuvent être soumis à des juridictions militaires qu’en cas de démêlées avec une partie militaire ou alors si la victime est un militaire. Mais cette loi est souvent transgressée et la police défère l’accusé devant la juridiction qu’elle choisit elle-même. Les avocats et les militants des droits de l’Homme estiment qu’il existe aujourd’hui près de 10 000 procès relatifs aux derniers événements et qu’ils œuvrent à ce que ces affaires soient transférées vers les tribunaux civils, car la cour martiale est incompétente en la matière.

a lire

Détention arbitraire, « disparitions » et torture en Syrie, le rapport 2011 de Human rights watch

Les multiples services de sécurité de la Syrie continuent d’arrêter des personnes sans mandat d’arrestation et refusent fréquemment de révéler pendant des semaines et parfois des mois les lieux où elles sont détenues -ce qui revient de fait à leur disparition forcée. Le sort de Nabil Khlioui, un homme de la région de Deir Al Zawr détenu en 2008 à cause de liens supposés avec les islamistes, demeure inconnu. Les autorités ont aussi gardé le silence quant au sort d’au moins 20 Kurdes détenus depuis 2008 à cause de liens supposés avec un mouvement séparatiste kurde.

Human Rights Watch a reçu de nombreux signalements de mauvais traitements et d’actes de torture commis par des agences de sécurité. Le Comité contre la torture des Nations Unies a exprimé en mai sa « profonde préoccupation à propos des allégations nombreuses, persistantes et cohérentes relatives à l’utilisation systématique de la torture par des agents et des enquêteurs de la force publique ».
Au moins cinq prisonniers sont morts en détention en 2010, sans qu’il y ait eu d’enquête sérieuse sur leurs décès de la part des autorités. En juin, les services de sécurité ont rendu le corps de Muhammad Ali Rahman à sa famille. Selon des défenseurs syriens des droits humains, son corps présentait des signes de torture. Le droit syrien accorde aux services de sécurité du pays une large immunité pour les actes de torture.

Comme les années précédentes, le gouvernement n’a pas reconnu l’implication des forces de sécurité dans la « disparition » d’environ 17 000 personnes, membres pour la plupart de l’organisation des Frères musulmans, et d’autres militants syriens détenus par le gouvernement à la fin des années 70 et au début des années 80, ainsi que de centaines de Libanais et de Palestiniens détenus en Syrie ou enlevés au Liban.
Plus de deux ans après que les forces de sécurité ont ouvert le feu sur des détenus qui avaient participé à une émeute dans la prison de Sednaya, en tuant au moins neuf, le gouvernement n’a divulgué aucune information sur les victimes. Les autorités n’ont pas relâché Nizar Rastanawi, militant éminent des droits humains qui a fini de purger une peine de quatre ans d’emprisonnement à Sednaya le 18 avril 2009, et il n’y a aucune information quant à son état de santé.

Daesh Menace sur l’Asie Centrale

Chronique / L’oeil de l’exilé : Altermondes n° 43 / Septembre 2015

Par Sadegh Hamzeh

Djihadistes appelant à la « purifi cation de [leur] territoire des incroyants », manifestations à Grozny (Tchétchénie) revendiquant les attentats de Paris… Depuis l’attaque contre Charlie Hebdo, les anciennes républiques de l’Union soviétique voient augmenter, en leurs frontières, le nombre de sympathisants de Daesh. Au Tadjikistan, les médias diff usent les messages des djihadistes qui ne cherchent même plus à rester anonymes. L’islam radical n’est plus tabou, il est désormais invité sur les plateaux télé. […]

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Publication Sadegh HAMZEH