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Iran – 40 ans de lutte contre la communauté internationale, 40 ans de terrorisme

Les 40 dernières années ont clairement montré que le régime iranien ne veut ni ne peut suivre les normes internationales du 21ème siècle. Cela fait 41 ans que le régime des mollahs a été instauré en Iran. Hassan Rohani (Président depuis 2013) a récemment déclaré qu’ils étaient en conflit constant avec la communauté internationale depuis quarante ans. Ce régime n’a pas passé un moment sans semer la guerre et le terrorisme. Ce régime religieux, issu de l’époque médiévale, s’est imposé au monde moderne profitant d’une faille politique parce que le chah avait éliminé les mouvements progressistes.

Fondé sur les dogmes médiévaux, cette théocratie n’a pas été capable de générer la prospérité économique en créant des emplois pour répondre aux besoins économiques et culturels des forces libérées par le soulèvement antimonarchique de 1979.

La prospérité économique exigeait une atmosphère relativement démocratique incompatible avec la nature de ce régime religieux. C’est pourquoi il s’est appuyé sur la politique étrangère et les stratégies répressives pour se maintenir en place et asseoir sa dictature religieuse.

Non seulement il a déçu les forces libérées en ne parvenant pas à créer la prospérité économique, mais il les a également jetées dans une guerre dévastatrice.

Puisqu’il s’agit d’un régime anachronique, il est hostile au monde du progrès, en particulier aux États-Unis d’Amérique. Les slogans anti-américains ont pu rassembler tant de couches sociales arriérées, endommagées et arrivistes autour de ce régime à l’intérieur de l’Iran et dans la région.

Le régime islamiste s’appuie sur la répression et la violation des droits humains dans son pays et sur les attentats terroristes à l’étranger. Le terrorisme lui a servi à s’imposer au monde moderne et à faire avancer ses politiques.

Terrorisme institutionnalisé par la République Islamique d’Iran

Étant donné que le terrorisme est un outil essentiel de sa stratégie, le régime iranien l’a institutionnalisé en même temps que la violation systématique des droits humains, l’autre pilier de son pouvoir.

Après la guerre Iran-Irak, dans ses discussions internes, le régime iranien a finalement trouvé son moyen de survie dans le terrorisme et l’exportation du terrorisme ce qui l’a conduit à fonder la Force Qods en 1989 pour des opérations spéciales à l’étranger.

Dès lors, la Force Qods a non seulement mené des opérations terroristes dans la région, mais elle a également mené la politique étrangère du régime dans des pays tels que l’Irak, la Syrie et le Liban.


Le régime iranien ne peut continuer sans terrorisme.


Le régime iranien ne peut continuer sans terrorisme. Mais l’approche des pays occidentaux a été la politique de complaisance et de tolérance à son égard.

De 1983 à 2020: de nombreux attentats attribués à l’Iran 

Sur la base de la déclaration de l’ancien chef du FBI, les Occidentaux savaient que les plus hautes autorités, du Guide suprême au ministre du Renseignement, sont impliquées dans l’explosion des tours Khobar le 25 juin 1996. Ils n’ont pas fait preuve de réaction sérieuse à cet attentat si ce n’est le déplacement des forces américaines hors de la région, ce qui a montré au régime qu’il ne paierait pas le prix de son terrorisme.

Malgré les enquêtes de monsieur Nisman démontrant l’implication des plus hautes autorités de Téhéran dans l’explosion du Centre culturel juif Amia en Argentine, enquête dans laquelle il a perdu la vie, le régime iranien poursuit sa politique terroriste.

L’attentat de l’Amia à Buenos Aires

C’est une attaque à la voiture piégée perpétrée le 18 juillet 1994 à Buenos Aires, la capitale de l’Argentine, qui visait un bâtiment abritant plusieurs associations juives, dont l’Association mutuelle israélite argentine (Amia).

Bilan: 84 morts et 230 blessés.

C’est l’attentat le plus meurtrier de l’histoire du pays, mais il n’a jamais été revendiqué.

En 2006, le nouveau procureur chargé du dossier, Alberto Nisman, accuse formellement le gouvernement iranien d’être le commanditaire de l’attentat, et le Hezbollah d’en être l’auteur

En 2009, Carlos Menem, le président argentin alors en exercice au moment des faits, est accusé d’entrave à l’enquête. Mais il bénéficie d’une immunité parlementaire.

Le 19 janvier 2015, Nismam est retrouvé mort, d’une balle dans la tête, malgré plusieurs gardes du corps et 170 caméras de surveillance. Mais les raisons restent mystérieuses, plusieurs entités y compris en Argentine, ont été soulagés par sa mort… la veille d’une audition officielle par la commission spéciale de la chambre des députés d’Argentine. 

En 2017, c’est l’avocat de Nisman (en exercice lors de l’attentat de Buenos Aires) qui est assassiné.

source Wikipedia

Un complot d’assassinat contre l’ancien ambassadeur d’Arabie Saoudite a été dénoncé et la tentative d’attentat à la bombe dans un grand rassemblement de l’opposition iranienne a été neutralisée. Cet événement en juillet 2018, rassemblait des dizaines de milliers de personnalités politiques américaines, européennes et arabes. Heureusement, les polices de Belgique, de France et d’Allemagne ont fait un excellent travail pour l’empêcher.


Ce qui doit être contesté c’est de traiter avec ce gouvernement terroriste.


De l’explosion du quartier général des Marines américains aux meurtres de soldats français au Liban le 23 octobre 1983, à l’explosion en Argentine le 18 juillet 1994, et à la dernière tentative terroriste ratée à Paris contre l’opposition iranienne en 2018, les plus hautes autorités du régime ont laissé leurs empreintes.

https://www.youtube.com/watch?v=0t–mwD8cj0

C’est pourquoi divers tribunaux en Argentine et en Allemagne ont condamnés les plus hautes autorités de Téhéran. Nul n’ignore la nature criminelle de ce régime et nul ne la conteste.

Par contre, ce qui doit être contesté c’est de traiter avec ce gouvernement terroriste.

Enfin une réaction américaine !

Lorsque les États-Unis ont réagi aux attaques terroristes du régime iranien contre leur ambassade en Irak en éliminant le général Qassem Soleimani le 3 janvier 2020, le régime a payé prix incommensurable pour ses menées terroristes.

Craignant de nouvelles attaques américaines, il n’a jamais osé d’attaquer à nouveau les bases américaines. Certains observateurs ont déclaré qu’il avait délibérément tiré par erreur. Mais il ne cessera son terrorisme aveugle qu’en payant un prix substantiel et en rendant des comptes.

Les 40 dernières années ont clairement montré que le régime iranien ne veut ni ne peut suivre les normes internationales du 21ème siècle.

Le soulèvement du peuple iranien en novembre 2019 et en janvier 2020 a montré que les Iraniens rejetaient la dictature religieuse dans son intégralité et appelaient à la mise en place d’un gouvernement moderne.

Il ne sera possible de libérer la région et la communauté internationale de ce terrorisme aveugle qu’en soutenant les peuples de la région qui appellent à se libérer du régime des mollahs.

« Un petit prince au pays des Mollahs », une dénonciation en version Bande Dessinée

Découvrez l’interview de l’auteure de cet article, Raouf Massoumeh, qui présente son livre « Un petit prince au Pays des mollahs ».  

L’histoire de son jeune frère, Ahmad Raouf Bachari Doust, arrêté cinq ans avant -à l’âge de 16 ans- et qui fera partie des 30 000 prisonniers politiques exécutés.

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Guinée : malgré la grève et plusieurs morts, le Président s’octroie par décret un 3ème mandat présidentiel

Exclu des rangs du Syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée (SLECG), Oumar Tounkara a conclu un accord avec l’État guinéen dans la nuit de mardi à mercredi 29 janvier. Ce protocole d’accord signé vise à améliorer les conditions de vie et de travail du personnel enseignant. En parallèle à cette grève, le président Alpha Condé a changé la Constitution par décrèt pour exercer un troisième mandat. 

En Guinée Conakry, les salaires de certains enseignants grévistes restent gelés. 

La grève de l’Éducation Nationale prend des proportions inattendues

Dans ce jeu de ping-pong, il reste à savoir si les enseignants grévistes vont se solidariser avec le principal syndicat, le SLECG et donc continuer la grève ou bien se ranger du côté d’Oumar Tounkara.

Le secrétaire général du syndicat enseignant, monsieur Soumah, a lancé un appel à continuer la gréve car il s’oppose aux accords signés entre Oumar Tounkara et le gouvernement.

GuinéeNews a interviewé Oumar Tounkara pour comprendre pourquoi il brisait la grève et en quoi le gouvernement lui a donné satisfaction. 

Pour savoir de quoi cet accord est fait, Guinéenews a joint Oumar Tounkara, le deuxième Secrétaire général adjoint «exclu» du SLECG (aile Aboubacar Soumah), qui précise: «Il s’agit d’une indemnité d’incitation. L’argent généré par le recensement du personnel enseignant était 14 milliards de francs guinéens (1 million et demi d’euros). Le gouvernement a mis la main à la proche pour ajouter 6 milliards. C’est ce montant qui a été réparti entre les enseignants comme prime d’incitation. Les enseignants de Conakry ont eu 450.000fg comme prime d’incitation alors que ceux des capitales des régions administratives auront 600.000fg.

Pour les enseignants des préfectures, ils ont eu 750.000fg (72 euros) comme prime d’incitation pendant que les enseignants des sous-préfectures ont été bonifiés à hauteur d’un million de nos francs.

Dans les districts et villages, nos camarades enseignants auront 1.300.000 fg (125 euros) comme prime d’incitation

Interrogé sur son état d’âme et sa représentativité à cette signature, Oumar Tounkara répond par cette déclaration:«L’être humain n’est jamais satisfait du point de vue de l’amélioration des conditions de vie et de travail mais, nous saluons l’effort du gouvernement. Je représentais dans la salle de signature du protocole, le Syndicat Libre des Enseignants Chercheurs de Guinée (SLECG) version Aboubacar Soumah.»

Retrouvez l’intégralité sur GuinéeNews

Certains enseignants balayent d’un revers de main l’accord et décident de continuer la gréve.

La région de Mamou est en grève

Toute la Guinée n’est pas en grève. Mais à Pita dans la région administrative de Mamou, la gréve continue.

Une enseignante, sous l’anonymat,  nous a laissé entendre par téléphone, que les directeurs d’écoles, le préfet de Pita et les DPE  (Direction Préfectorale de l’Éducation) leur intimidaient l’ordre de reprendre les cours.

« Ils ont bloqué les salaires des certains collègues, nous somme solidaires, donc s’ils ne payent pas nos collègues  d‘ici le 5 février nous mènerons des actions. Nous allons cadenassé la direction préfectorale de l’éducation (DPE). »

À Mamou, la gréve n’est pas totalement suivie car selon madame Binta, enseignante à Mamou centre, la politique à pris le dessus. Elle accuse certains responsables de l’éducation d’être au solde du parti au pouvoir.

« Mon collègue Ismael Camara à été emprisonné quelques jours avant d’être libéré. On lui reproche d’appartenir au FNDC et son salaire a été gélé. »

Plusieurs morts suite à la grève, un troisième mandat présidentiel illégal, le pays est en proie au chaos

Ce mardi 28 janvier 2020, le Front National pour la défense de la Constitution appelle à poursuivre la résistance active contre un éventuel 3ème mandat pour le Président Alpha Condé.

Comme les précédentes journées, celle d’aujourd’hui connait déjá des violences.

Selon nos informations, un jeune de 19 ans a été tué par balle ce matin dans le quartier Cosa, commune de Ratoma. La victime est Mamadou Moussa Bah, forgeron. Selon les images diffusées sur Twitter, il a été éventré.

https://twitter.com/bournombo/status/1222090445892857856

Les témoins incréminent les forces de l’ordre.

Depuis le début de la lutte du FNDC au moins 30 personnes ont été tuées dans des manifestations politiques.

Des morts et une répression qui continue

La journée du 29 janvier marquée par une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux.

Dans la vidéo on voit une femme prise comme bouclier par les forces de securités qui demandent aux jeunes manifestants de venir négocier la liberation de la pauvre maman.

Entre temps, les affrontement entre jet de pierres contre gaz lacrymogènes régnaient entre manifestants et police. Un policier tient la dame par ses cotes et la traîne par terre sur plusieurs mètres.

https://twitter.com/ndirediallo/status/1222670017340329984

Il y a aussi des actions improvisées comme ce blocage d’autoroute qui en rappelle d’autres.

https://twitter.com/sbskalan/status/1224282972368572418

Le Président Alpha Condé aura bien son troisième mandat présidentiel

Dans ce chaos social et politique, le Président Alpha Condé signe son propre décret. Celui qui l’autorise à exercer un troisième mandat présidentielle.

Dans un premier temps, un commissaire de la Commission  Électorale Nationale Indépendante (CENI) avait confirmé la faisabilité technique. Ce conseiller affirme même que ce couplage est rentable économiquement pour la CENI.

C’est donc tout naturellement que ce 5 février 2020, le Président a confirmé cette ratification, par Twitter.

https://twitter.com/President_GN/status/1224798648585932801

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New balance from collapse of a weakened Iran

New balance from collapse of a weakened Iran The death of Iran’s terror chief, Major General Qassem Soleimani, the second most important figure of the regime, and Abu Mahdi Mohandis, the central figure of the Iran-backed Hashd al-Sha’abi paramilitary force in Iraq, has brought the strategic edifice of the Iranian regime crumbling down. The Iranian regime is facing a resilient uprising at home and in Iraq and Lebanon, countries it once called its “strategic depth.” The uprising in Iraq is expanding further, into more cities and provinces every day.

Over the past 20 years, Soleimani extended the regime’s strategy by building proxy forces all through the region, moved to hollow out state institutions in regional countries, and supplant them with Qods Force-supported terror organizations posing as political factions.

As leader of the Qods Force, he aimed to establish a “Shiite crescent” of Iranian influence extending to the Mediterranean Sea and encircling conservative Arab countries in the Gulf.

With an ideology rooted in medieval Islamic dogma, the Iranian regime is unable to respond to the cultural, economic, and political demands of the Iranian people in the 21st century.

Domestically, the regime has sought to control widespread popular dissatisfaction with brute repression and gross human rights violations. At the same time, it has fanned sectarian conflicts and wars while interfering in the internal affairs of regional countries.

This is how the regime survives – by maintaining the strategic depth that would spare it from fighting on its own streets. For this reason, regime insiders remember Soleimani as the guardian of the regime’s security. Foreign adventurism allowed Soleimani to deploy terror and repression inside Iran as well, creating an illusion of security. Soleimani’s death has put Supreme Leader Ali Khamenei in a precarious position as he is fending off intensifying, cyclical uprisings.

Khamenei rationalized his foreign warmongering by saying, « If we do not fight the enemy in the streets of Iraq and Syria, we must fight them in the streets of Kermanshah, Hamedan, Tehran and other cities of Iran.« 

Now, Khamenei’s nightmare has come true, and his war with the Iranian people over their legitimate demand for freedom and prosperity has come to the streets of Iran. Amidst policies of appeasement over the past decade, Western countries have closed their eyes to the terrorism and the militaristic policies of Iran’s religious dictatorship in order to pursue their own economic interests.

But these policies are now over. With the withdrawal of the US from the JCPoA treaty in 2017 and the application of articulated sanctions on Iran, Khamenei was left alone on the battlefield, opposite the Iranian people.

“Hard Revenge”

The recent military confrontation with the United States has shattered the solemnity of the regime both locally and globally, burying it along with the regime’s terrorist power. Early on Wednesday, January 08, 2020, the Iranian regime fired several rockets for ‘tough revenge’ and attacked the al-Assad base near Baghdad, where US troops are stationed.

In contradictory statements, the Revolutionary Guards announced the firing of dozens of missiles at Ein Al-Assad and US military bases in Erbil (Iraqi Kurdistan), which resulted in four Americans being killed and four others injured. Deliberate Error! But what is the reality? The regime’s claims were not backed up by any government, military or news sources.

Reuters news agency, however, said, “Iran is said to have intentionally fired missiles to the US forces in Iraq.

Iraqi Prime Minister, Adel Abdul Mahdi, also tweeted that the regime had already contacted him about the missile attacks. Obviously, he revealed this information to the US authorities. Therefore, the regime’s slogans about ‘hard revenge’ and its other threats were suddenly exposed as absurd, followed by the regime’s fear of US counterattacks.

The Iranian regime had thought that the US was without a plan for war. They had the ambition to embarrass Trump by attacking the US embassy and executing other acts of terrorism in advance of the US election.

Their likely goal was to remove him from office, force the lifting of sanctions, or inspire disaffection in his supporters. Instead, they shattered their own fragile body of power by setting the stage for the death of Qassem Soleimani.

Prior to this, the regime wanted to convince European countries that they were a regional power and that they should be considered in setting Middle East policy.

Now, the fragile awe of the regime has collapsed, and a new balance has been established between the Iranian people and the regime.

As a result of this new equilibrium, in a new wave of mid-January demonstrations pioneered by students after the downing of the Ukraine International Airlines Flight 752, slogans targeted the supreme leader himself. Protesters have started asking the commander in chief to resign.

« A little prince in the land of the Mullahs », a denunciation in a Comic Book version

Discover the interview with the author of this article, Raouf Massoumeh, who presents his book « A little prince in the Land of the mullahs ».

The story of his young brother, Ahmad Raouf Bachari Doust, arrested five years before – at the age of 16 – and who will be among the 30,000 political prisoners executed.

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Nouveau rapport de force face à un Iran affaibli

La mort du maître du terrorisme iranien, le général Qassem Soleimani (numéro 2 du régime religieux), et la mort d’Abou Mahdi Mohandis, figure centrale de la milice irakienne Hashd al-Sha’abi financée et armée par l’Iran, a remporté le ticket gagnant pour l’effondrement du régime iranien. Ce dernier est confronté à une fronde populaire à l’intérieur de ses frontières, ainsi qu’en Irak et au Liban, des pays qu’il avait déclaré officiellement comme sa « profondeur stratégique ». Le soulèvement en Irak fait tache d’huile, ralliant chaque jour davantage de villes et de provinces qui veulent s’affranchir de la main de fer de l’Iran.

Au cours des 20 dernières années, Qassem Soleimani a fait prospérer la stratégie de Téhéran: créer et développer des proxies (des forces par procuration) dans toute la région. Il se déplaçait pour vider les institutions étatiques et les remplacer par des organisations terroristes encadrées par la Force Qods. Il les faisait passer pour des organisations politiques.

La Force Al-Qods (en persan سپاه قدس sepāh-e qods) est une unité d’élite du Corps des Gardiens de la révolution islamique en Iran, créée au début des années 1990. Elle est destinée aux activités de guerre non conventionnelle, de renseignements et est en charge des opérations extérieures.

source Wikipedia

En tant que chef de la Force Qods, Qassem Soleimani avait instauré un «croissant chiite» d’influence iranienne s’étendant jusqu’à la Méditerranée et encerclant les pays arabes conservateurs du Golfe.

Avec une idéologie enracinée dans le dogme islamiste médiéval, le régime iranien est incapable de répondre aux exigences culturelles, économiques et politiques de sa population au XXIe siècle.


 Les responsables iraniens considéraient Soleimani comme le gardien de leur propre sécurité.


Sur le plan intérieur, Téhéran a cherché à contenir le mécontentement populaire généralisé avec une répression brutale et des violations flagrantes des droits humains. Parallèlement, le gouvernement iranien a attisé les conflits confessionnels et les guerres tout en s’ingérant dans les affaires intérieures des pays de la région.

C’est ainsi que le pouvoir religieux s’est maintenu en place, grâce à cette «profondeur stratégique» qui lui évite de se battre dans les rues d’Iran. C’est pour cela que les responsables iraniens considéraient Soleimani comme le gardien de leur propre sécurité.

La mort de Qassem Soleimani change tout

L’aventurisme étranger a permis à Qassem Soleimani de répandre la terreur et la répression en Iran, tout en créant une illusion de sécurité. La mort de Soleimani a jeté le Guide suprême Ali Khamenei dans une situation d’une grande précarité alors que les soulèvements éclatent à répétition.

Khamenei a rationalisé son bellicisme étranger en disant: «Si nous ne combattons pas l’ennemi dans les rues d’Irak et de Syrie, nous devrons le combattre dans les rues de Kermanchah, Hamedan, Téhéran et d’autres villes d’Iran.»

A présent, le cauchemar de Khamenei est devenu réalité, et sa guerre avec le peuple iranien qui aspire à sa légitime liberté et prospérité se déroule dans les rues d’Iran. Avec la politique de complaisance en tout genre au cours de la dernière décennie, les pays occidentaux ont fermé les yeux sur le terrorisme et la politique militariste de la dictature religieuse en Iran afin de conserver leurs propres intérêts économiques.

Mais cette politique est désormais obsolète. Avec le retrait des Etats-Unis de l’accord nucléaire en 2017 et les sanctions en rafales contre l’Iran, Khamenei est seul sur le champ de bataille, face au peuple iranien.

« Vengeance acharnée »

La récente confrontation militaire avec les États-Unis a brisé l’image du régime à la fois localement et mondialement. Tôt le mercredi 8 janvier 2020, le régime iranien a tiré plusieurs roquettes «de représailles» et a attaqué la base d’al-Assad près de Bagdad, où sont stationnées des troupes américaines.

Dans des déclarations contradictoires, les gardiens de la révolution ont annoncé le tir de dizaines de missiles sur Ein Al-Assad et des bases militaires américaines à Erbil (Kurdistan irakien), ajoutant qu’ils avaient fait quatre morts et quatre blessés parmi les Américains. Erreur délibérée! Mais que s’est-il passé en réalité ? Les déclarations du régime n’ont été étayées par aucun gouvernement, aucune source militaire ou d’information.

L’agence de Reuters a toutefois déclaré: «l’Iran aurait intentionnellement tiré des missiles contre les forces américaines en Irak.»


Le régime voulait convaincre les pays européens qu’il était une puissance régionale et qu’ils devaient le prendre en compte dans l’élaboration de la politique du Moyen-Orient.


Le Premier ministre irakien, Adel Abdul Mahdi, a également twitté que Téhéran l’avait contacté à propos d’attaques de missiles et de toute évidence, il en avait averti les autorités américaines. Par conséquent, les slogans du régime sur la «vengeance dure» et autres menaces ont soudain éclaté comme un ballon de baudruche, laissant un régime apeuré par une contre-attaque américaine.

Le pouvoir iranien pensait que les États-Unis n’avaient pas de plan de guerre. Il voulait gêner Trump en attaquant l’ambassade américaine et par d’autres actes de terrorisme avant l’élection présidentielle américaine.

Son but était probablement de le faire destituer de ses fonctions, de le forcer à suspendre les sanctions ou de faire fuir ses partisans. Au lieu de cela, ils ont brisé leur propre corps fragile du pouvoir en préparant le terrain pour la mort de Qassem Soleimani. Avant cela, le régime voulait convaincre les pays européens qu’il était une puissance régionale et qu’ils devaient le prendre en compte dans l’élaboration de la politique du Moyen-Orient.

Mais aujourd’hui un nouveau rapport de force s’est établi entre le peuple iranien et le régime. Dans une nouvelle vague de manifestations à la mi-janvier lancées par les étudiants après l’abattage du Boeing 752 d’Ukraine International Airlines, les slogans ont visé directement le guide suprême. Les manifestants ont appelé ouvertement à sa démission et à un changement de régime.

« Un petit prince au pays des Mollahs », une dénonciation en version Bande Dessinée

Découvrez l’interview de l’auteure de cet article, Raouf Massoumeh, qui présente son livre « Un petit prince au Pays des mollahs ».  

L’histoire de son jeune frère, Ahmad Raouf Bachari Doust, arrêté cinq ans avant -à l’âge de 16 ans- et qui fera partie des 30 000 prisonniers politiques exécutés.

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