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Grève – Au cœur d’une « Assemblée Générale » à l’université Paris 8

Parmi les étudiants de Paris 8, un journaliste réfugié politique guinéen hébergé à la MDJ fait partie des étudiants. Depuis quelques semaines, on discute de ses cours à la faculté. « J’y vais tous les jours, mais ma fac est en grève, et cela va durer jusqu’au 3 mars, au moins!» Après quelques conversations, il nous a proposé de rédiger un article. Plongée dans la grève d’une université française vue par un journaliste réfugié politique.

«Comme à l’accoutumée, l’Assemblée Générale de l’université Paris 8 s’est tenue ce mardi 4 mars dans l’amphi du bâtiment B.  Une AG hebdomadaire est organisé depuis le 20 janvier, date à laquelle les cours du second semestre devaient commencer.

A la place des cours, des rencontres alternatives, des ateliers, des rencontres et des réunions se tiennent régulièrement dans cette université, lieu de partage de connaissance.

Le motif de la grève et de toutes ses rencontres est de se mobiliser ensemble, dans le but de faire fléchir le pouvoir de monsieur Macron, afin qu’il renonce à ses projets de réformes contestées par une bonne partie des français et françaises.

Ainsi, par solidarité et pour favoriser « la convergence des luttes », la SNCF et la RATP envoient régulièrement des délégations pour assister aux AG de Paris 8. La grève des transports fait partie des mouvements les plus ressentis par la population.

Lors de ces différentes AG, on discute, on vote, on s’adapte. On y prend les grandes décisions. Certaines actions sont décidées puis menées entre 2 AG. Il y a aussi des reconductions de grève.

Les quelques points de revendications portés par l’université Paris 8 Saint Denis sont diffusées avec tout le monde: étudiants, professeurs, chercheurs, personnels éducatif… Notre but est de consulter les avis des uns et les autres, afin de se mobiliser autour de revendications communes et rester uni.

Les questions autour des validations trimestrielles et des évaluations sont des questions récurrentes au sein des mobilisations étudiantes. «C’est pourquoi, nous, étudiant.e.s et précaires en sciences de l’éducation et en sociologie, proposons d’animer cet espace-temps pour réfléchir et approfondir collectivement ces questions.»

D’autres rendez-vous doivent permettre d’élargir la question à d’autres secteurs d’activité (hôpitaux, entreprises…) car les réformes de monsieur Macron semblent toucher toute la société française, partout, tout le temps.

En ce qui nous concerne, c’est avant tout l’épineuse question du programme pluriannuel de recherche qui cristallise toutes les tensions. (LPPR).

 

Exemple de mail

 Comment les informations sont diffusés pour se mobiliser? 

Demain, mardi 4 février, j’assurerai un cours alternatif auquel je vous prie d’assister. À cette occasion, je vous tiendrai informé-e-s des développements en cours, mais aussi j’exposerai des questions qui croisent le thème du cours et la mobilisation reconduite ce jour en AG d’UFR qui s’est déroulée en lieu et place du conseil d’UFR, comme je vous en ai tenu-e-s informé-e-s par un précédent message.

Pour votre information, voici attachée la motion adoptée au terme de deux jours d’une Coordination de la mobilisation nationale des universités et des laboratoires en lutte, tenue le samedi 1er et le dimanche 2 février. Et une annonce qui peut vous intéresser: 

  • « Le master genre mobilisé organise un atelier le mardi 11 février à 15h en B237: « Précarité des étudiant.es étrangèr.es : que faire à P8? », dans le cadre des ateliers de mobilisation.

Chaque personne intéressée pour coorganiser cet atelier peut venir le mardi 4 février à 15h en B237. »  

N’hésitez pas à partager et apporter les documents qui vous intéressent.

Motion voté lors du l’avant dernier AG tenue le 26 Février.

Aujourd’hui, la situation des réformes engagées par l’exécutif préoccupe à plus d’un titre.

Sachant que le premier ministre Edouard Philippe dit être dans l’obligation de faire usage de l’article 49 alinéa 3 qui permet au pouvoir exécutif de faire passer son projet, même si les députés votent contre.

Les universités sont inquiètes et se demandent à quelle sauce elles vont être mangées…

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Didier Decoin, nouveau président de l’Académie Goncourt – Réactions exclusives de Tahar Ben Jelloun et Philippe Claudel

Lors de leur réunion mensuelle qui se tient chaque mois au restaurant Drouant à Paris, comme le veut la tradition depuis 1914, les membres de l’académie Goncourt ont élu, presque à l’unanimité, le lundi 20 janvier 2020, Didier Decoin comme nouveau président de l’Académie.

Succédant à Bernard Pivot, Didier Decoin nous a livré ses sentiments en exclusivité, juste avant de tenir une conférence de presse qui a eu lieu à la Bibliothèque, l’un des salons chics du restaurant Drouant, établissement centenaire.

Le nouveau président du Goncourt Didier Decoin nous raconte son élection 

«C’est le plaisir d’avoir été reconnu comme un bon compagnon! C’est essentiellement ça. Ce n’est même pas une question d’autorité. J’ai présenté un projet axé, surtout, sur l’humain et les relations internationales. Il ya des grandes questions, notamment, les questions internationales, que je traiterais avec beaucoup d’attention. Je me suis présenté, après le retrait de mon ami Bernard Pivot et ça a bien marché ; je suis heureux du résultat, et le fait que je sois nommé à la tête de cette institution, c’est comme réaliser un rêve d’enfant» nous confie-t-il.

Il ajoute: «Ma collègue Françoise Chandernargor a présenté aussi un projet tout à fait recevable, basé sur les questions juridiques et administratives, qui est également important pour notre institution…»

Tahar Ben Jelloun et Philippe Claudet ont répondu à nos questions

En marge de cette rencontre, nous avons rencontré l’écrivain Tahar Ben Jelloun, lui aussi membre du jury du Goncourt. Il nous a fait quelques confidences sur le nouveau président.

«C’est un type très paisible et apaisant. Didier mérite d’être à la tête de cette mythique Académie! C’est le plus ancien parmi nous! Cela fait 25 ans qu’il est là! Il va apporter beaucoup de choses à l’institution, j’en suis persuadé!»

Quant à Philippe Claudel qui est resté dans le salon Goncourt, sirotant son Armagnac après un excellent repas, n’est pas uniquement le plus jeune représentant de cette vieille institution, c’est aussi le plus gentil et le plus avenant. 

Il se confie à l’Œil de la Maison des journalistes.

«On avait un choix difficile à faire ! Ils sont là depuis plus de vingt ans. Il faut savoir que Françoise et Didier sont les plus anciens membres de l’Académie Goncourt. Le choix a été porté sur Didier, parce qu’on voulait que l’académie soit présidé d’une façon humaniste et cordiale.

Et en même temps, l’autre candidate, qui est Françoise et qui ne démérite pas, a proposé quelque chose de différent et intéressant! Mais il ne faut tout de même pas prendre ça comme des élections politiques ou présidentielles (rires)! Françoise a présenté quelque chose, comment dirais-je, axé sur l’aspect, pas financier, mais administrative et juridique. Didier incarne, les valeurs de cette académie.»

«Ce que je veux dire aussi de primordial, c’est que l’académie Goncourt est plus forte que nous tous! Nous on passe et l’académie reste. Françoise, Bernard, Virginie, Didier ou moi, on passe. Cela fait plus d’un siècle qu’elle existe! On est juste là pour la servir et non pas pour se servir d’elle!» conclut l’auteur de L’archipel du Chien.

Qui remplacera Virginie Despentes et Bernard Pivot au jury du Goncourt? 

Tahar Ben Jelloun, le lauréat du prix Goncourt « La Nuit sacrée » de 1987 avoue: «On cherche encore! On n’en trouve pas! Vous savez; c’est difficile de trouver des gens qui vont travailler tout le temps. Il faut trouver le temps pour lire et écrire! Et ce n’est pas une mince affaire!»

À notre question s’il y avait des noms qui se profilaient à l’horizon ? «Pour l’instant je n’ai pas de noms à vous avancer. On le saura le 11 février 2020 lors de notre prochaine réunion qui se tiendra ici chez Drouant.»

Certaines rumeurs dont nous ne pouvons prouver le fondement murmure les noms de Yann moix et Daniel Pennac pour remplacer Bernard Pivot et Virginie Despentes !

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Guinée : Un enfant de 10 ans tué lors d’une manifestation, le pays continue de s’embraser

La Guinée brûle, Alpha Condé s’en moque. Décidément, le chef d’État guinéen n’a pas fini d’humilier son peuple! Rien d’autre ne le préoccupe plus que de bâtir son empire avec le sang des innocents. Les manifestations appelées « résistance citoyenne, active et permanente » par le FNDC (Front National pour la défense de la Constitution), partis politiques pour contrer le président Alpha Condé, s’apprête à renoncer à son projet de doter la Guinée d’une nouvelle constitution.

Ajoutons à cela le mouvement de grève du SLECG -Syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée- qui continue de faire des victimes et des dégâts matériels importants en Guinée.

Le 29 janvier 2020, la Guinée se réveille avec la vidéo de cette femme trainée par les forces de police pour avoir manifester. 

Avant d’aboutir à cette violence, un processus s’est mis en place en Guinée Conakry. La volonté du président de changer la constitution pour se rpésenter à déclenché la colère du pays et des mouvements de grève. Retour sur le début de ces manifestations. 

Un premier jour de révolte dramatique

La journée du lundi 13 janvier fut le début de la résistance active de la population guinéenne. Bilan : deux morts par balle selon des sources hospitalières.

Le premier s’appellait Thierno Mamadou Sow, jeune lycéen abattu à Conakry dans le quartier Cosa, les proches de la victime pointent du doigt accusateur les forces de sécurité. 

La seconde victime, Alhassane Diallo, un adolescent âgé de 15 ans apprenti carreleur, est la première victime de la manifestation à Labé. Sa mort s’est passée dans des circonstances non élucidées.

Selon  des sources bien informées, Labé a connu une révolte qui a touché les administrations : le bureau du procureur et la salle d’audience du tribunal de première instance de la ville de Labé ont brulé, idem pour le fief de l’opposition ; il y a aussi les véhicules garés dans l’enceinte de la brigade de proximité du quartier de Daka.

La même source indique que les forces de l’ordre étant pris de court, des militaires sont venus en renfort du camp Elhadj Oumar Tall.

Le second jour de révolte en Guinée : suite de la répression

Selon une source hospitalière, les affrontements entre jeunes partisans du FNDC et les forces de défense et de sécurité qui secouent la ville de Labé depuis le 13 janvier ont fait une nouvelle victime.

Souleymane Diallo, âgé d’une vingtaine d’années. Il aurait  succombé dans la salle de réanimation de l’hôpital régional de Labé où il avait été admis après avoir reçu une balle dans la tête.

L’annonce de ce nouveau décès continue à embraser les esprits : cela porte désormais à trois morts et plusieurs blessés ainsi que d’importants dégâts matériels.

A Conakry, l’horeur est à son paroxisme. C’est un enfant de moins de 10 ans qui a été touché dans le quartier Sonfonia, lui aussi touché par une balle dans la tête. Cette affaire amplifie les enjeux de communication : un enfant de 10 ans a été tué par balle lors d’une manifestation!

Dans une vidéo devenue virale sur la toile, on voit un individu à terre, se vider de son sang.

Le lendemain, un habitant de Sonfonia se présentant comme le grand-père et homonyme de l’enfant, a tout simplement nié les premières versions sur les circonstances de la mort du petit Fofana. Il affirme que l’enfant n’a pas été touché par les balles de la police mais par un explosif qu’il aurait ramassé dans une poubelle…

Cette version, contestée par l’opinion publique, laisse sans voix.

Ailleurs, on brûle les symboles de l’Etat

A Lélouma, une préfecture de la région administrative de Labé, le préfet est en fuite car sa résidence a été saccagée et des véhicules de commandement ont été brûlés.

A Pita, les locaux de la gendarmerie et de la police ont été incendiés. La tension est très vive dans cette ville située à 260 kilomètres de la capitale. Des forces de sécurité en renfort sont déployées dans toute la ville. Après trois jours de désobéissance civile, soldée par quatre morts, plusieurs blessés, des dégâts matériels importants et des arrestations à Conakry ainsi que dans plusieurs villes de la Guinée.

Le FNDC a décidé de suspendre les manifestations ce mercredi 15 janvier pour enterrer les victimes et permettre aux guinéens de se réapprovisionner en nourriture en vue des actions intenses qui vont suivre.

Les manifestations ont repris le 21 Janvier 2020 sur l’ensemble du territoire national selon le communiqué du Front National pour la défense de la constitution.

Suite à l’emprisonnement des enseignants grévistes et de certains syndicalistes, l’USTG  solidaire du SLECG annonce une grève générale et illimitée dès le mardi 21 janvier.

Pendant ce temps, le président Alpha Condé prend un décret d’ouverture de la campagne électorale  pour les élections législatives (le Président de la République) Alpha Condé a décrèté l’ouverture de la campagne électorale en Guinée pour les législatives le 16 Janvier 2020 à minuit et ferme le 14 février 2020 à minuit. Cette attitude du chef de l’Etat risque de mettre le feu aux poudres.

La France réagit à la situation en Guinée Conakry

Sur le plan international, la France a réagi, par la voix de son Ministre des affaires étrangères à l’Assemblée Nationale française, appelant toutes les parties à l’apaisement.

«L’engagement du président Alpha Condé à demander une réforme de la Constitution, ne nous paraît pas être obligatoirement partagée ni par sa population, ni par ses voisins», a déclaré Jean-Yves Le Drian, le chef de la diplomatie française. Jusque-là, la France avait opté pour la discrétion sur ce dossier.

Cet appel à l’apaisement, le ministre l’exprime dans un cadre bien précis: il ne s’agit pas d’une «déclaration», mais d’une prise de position prononcée en réponse à une question posée par la Commission des Affaires étrangères, minimise ainsi un député.

Mais sur le fond, le souci de respecter la Constitution a été soulevé à plusieurs reprises. Depuis plusieurs mois, Paris discuterait en coulisses de façon directe, en envoyant des messages de retenus au Président Alpha Condé, indique un parlementaire français.

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Guinée : en grève, le pays refuse une nouvelle constitution

La Guinée est encore à la croisée des chemins pour cette année 2020. Une année de mouvements convulsifs pour nombre de guinéens fortement éprouvés par une crise politique, attisée par le projet d’une nouvelle constitution.

La création du FNDC (front national pour la défense de la constitution sous l’initiative de la société civile répond à cette préoccupation. Un mouvement qui rassemble autour de lui des leaders de l’opposition, syndicat, artiste et société civile, lancé le 03 Avril 2019 en Guinée.

Les hostilités commencent le 14 octobre 2019, date de la première mobilisation contre toute idée de changement constitutionnel ou de troisième mandat du président Alpha Condé.

La crise s’enlise, le FNDC multiplie les manifestions. A la veille de la manifestation du 14 octobre, Abdourahamane Sanoh et plusieurs de ses collègues sont arrêtés, jugés et condamnés plus d’un mois à la maison centrale suite a des pressions internationales et l’implication des corps diplomatiques accrédité en Guinée.

Sanoh et Sué sont libérés le 29 novembre 2019 suite à un non lieu prononcé par la cours d’appel de Conakry.

Parallèlement la CODENOC (coalition démocratique pour la nouvelle constitution) se positionne pour une nouvelle constitution et porte des graves accusations contre les opposants au projet de référendum constitutionnel.

La CODENOC déclare: ’’Au moment où nous célébrons la nouvelle année, contre toute attente, l’opposition dite républicaine réunie au sein du FNDC vient encore une fois de faire preuve d’extrémisme en omettant son droit élémentaire qui est celui de participer ou non à des élections, tout en déclarant publiquement sa volonté d’empêcher la tenue des élections législatives prochaines appelant à des actions d’incivisme et même de «djihad », entendez «appel à la guerre sainte». Cela se confirme par l’introduction frauduleuse d’armes et de munitions saisies au niveau de nos frontières sur des groupes de personnes mal intentionnées et déterminées dans leur déclaration à instaurer une situation de guérilla et de «djihad» dans notre pays’’.

Le F.N.D.C privilégiant les manifestations, a une nouvelle fois battu le pavé ce lundi 6 janvier 2020. A Conakry, c’est une marée rouge qui a inondée les rues de la capitale.

L’acte 7 dénommé «Marche ultimatu» par les organisateurs, s’est déroulé pacifiquement à Conakry et à l’intérieur de la Guinée. Il reste à savoir si le Président de la république fléchira à son projet de nouvelle constitution ou d’un troisième mandat.

Les jours à venir semblent préoccupant entre pouvoir, oppositions et FNDC qui projettent des marches continues à partir du 13 janvier. A Labé, la marche s’est déroulée sans incident. Pendant ce temps, le Président Alpha Condé a été accueilli à Kindia en grande pompe avec des pancartes ou l’on pouvait lire : « Oui à la nouvelle constitution ! ».

Selon le site guinews.org, la ville de Kankan été sous tension ce lundi 6 janvier suite à des attaques attribuées à une bande jeunes gens, proches du parti au pouvoir, qui ont visé des opposants. Le siège de l’Union des forces démocratiques de Guinée (Ufdg), principal parti d’opposition, ainsi que de nombreux commerces ont fait les frais de la fureur de la bande, qui agirait en toute impunité.

Le syndicat libre des enseignants et chercheurs de guinée (SLECG) annonce une gréve a partir de 9 Janvier 2020. un préavis de gréve serait déposé le 6 Janvier, Aboubacar soumah secrétaire général du SLECG soutient que « si rien n’est fait, nous irons en gréve le 9 janvier». Il rappel qu’auprès du gouvernement le syndicat a déposé une correspondance dans laquelle il a «rejeté purement et simplement» le rapport général de l’assainissement du fichier de l’éducation à la fonction publique.

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