DES MINISTRES DU PARTIS AU POUVOIR CONFIRMENT DÉJÀ LEUR VICTOIRE A LA PROCHAINE ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE DE 2020

Et si on se dirigeait vers un scénario que de nombreux Ivoiriens craignent depuis les récentes violences qui ont entaché les éléctions municipales d’octobre 2018 ? Une nouvelle crise post-électorale ? L’élection du futur Président de la Cote d’Ivoire ne pourra pas se tenir dans un climat de tension si l’on s’en tient aux récentes déclarations anti démocratiques de certains cadre de la coalition au pouvoir.

Parmi eux, le parti au pouvoir : le Rassemblement des Houphouetiste pour la Démocratie et pour la Paix, RHDP.

En tournée pour l’organisation du congres du partis dit RHDP Unifié, prévu le 26 janvier, le ministre de la défense de Côte d’Ivoire, Hamed Bakayoko, a affirmé face aux partisans :


« Allez-y dire à ceux qui veulent devenir président coûte que coûte que 2020 c’est déjà géré, 2020 c’est déjà bouclé ».


Quand au ministre de la jeunesse, Mamadou Touré, il a plutôt envoyé un message aux potentiels adversaires du RHDP en disant : « Dites à tous ceux qui veulent être candidats que 2020 sera ce que voudra Alassane Ouattara ». Ajoutant: « 2020 n’est pas 2010 ».

Une affirmation très grave, puisqu’en Cote d’Ivoire, c’est la Cour Suprême qui valide les candidatures à l’élection présidentielle. Les propos de ces cadres de la coalition au pouvoir attestent que la séparation des pouvoirs n’est pas effective dans ce pays aux 23 millions d’habitants.

Le RHDP, une coalition au pouvoir qui se vide avant les éléctions

La dérive autoritaire depuis plusieurs mois a poussé plusieurs familles politiques à se désolidariser du  Rassemblement des Houphouetiste pour la démocratie et pour la Paix, RHDP.

Le premier parti politique à avoir claqué la porte est le Parti Démocratique de Côte d’Ivoire dirigé par l’ancien Président Ivoirien Henri Konan Bédié – PDCI -.

Après le PDCI et certains de ses cadres, l’Union pour la Côte d’Ivoire – UPCI – a fait de même avant qu’une série de démissions ne els accompagnent, notamment  des cadres proches du Président de l’assemblée nationale Guillaume Soro (ex chef des Forces Nouvelles). Le dernier partis politique a s’être retiré ce 19 janvier est  celui crée par Francis Wodié, candidat a l’élection Présidentielle de 2010. 

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EN SAVOIR PLUS SUR CE THÈME

Cote d’Ivoire – Célestine Olibe Tazere: l’indomptable qui veut la primature

A 52 ans, celle qui des décennies durant a été une inconditionnelle d’Alassane Ouattara a pris ses distances avec le RHDP (Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix) et son mentor. Célestine Olibe TAZERE veut jouer un véritable rôle dans la politique ivoirienne et ne s’en cache pas. Portrait d’une indomptable.

Originaire du village de Lagoguhé dans la commune d’Issia, elle aura réussi la prouesse d’être celle qui aura pris au FPI ( le parti de Laurent Gbagbo) un de ses bastions.

Le 11 décembre 2011, la vie de cette ouvrière de l’humanitaire, prend un virage à grand tour. Elle est élue députée d’Issia, bourgade de plus de 80.000 habitants au centre-ouest de la Cote d’Ivoire. Cette victoire, elle l’obtient au nom du RDR, le parti présidentiel désormais fondu dans le RHDP.

C’est l’ascension, puisque dans la foulée elle obtient le poste de vice-présidente de l’Assemblée nationale. Elle est alors l’un des répondeurs les plus virulents commis à la défense du président ivoirien. Célestine Olibe Tazere est le mélange de genre que souhaite ceux qui aspirent à la paix dans l’ex-locomotive économique de l’Afrique de l’ouest.

De naissance, elle est de la même communauté que Laurent Gbagbo, elle est Béthé. Veuve d’un colonel des douanes, originaire du nord ivoirien, son cœur est rattaché à cette région via ses enfants.

La primature pour revenir au RHDP

La fondatrice du défunt mouvement de soutien « 5 millions de femmes pour Ado » a fait son choix, lors de la rupture entre Soro Guillaume, ancien président de l’assemblée nationale, et celui qu’il aura aidé à remporter la bataille sanglante d’Abidjan en avril 2011.

Dans la guerre sans merci que se livrent les alliés d’hier, la députée d’Issia a choisi son camp et le clame haut et fort. Elle roule pour Soro Guillaume. Présidente du groupe parlementaire proche du chef de l’ex-rébellion ivoirienne, Célestine Olibe Tazere, avance ses pions pour une véritable place sur l’échiquier politique ivoirien.

Pas du tout fermée à des négociations avec son ancien camp, elle réclame la « primature avant de retourner à la maison ». Elle croit dur comme fer qu’à ce poste, elle apportera énormément à son pays.

Fondatrice d’établissements scolaires dans le supérieur, elle continue de diriger son association caritative « la maison de l’orphelin » à laquelle vient de s’ajouter la « Fondation OTC ».

A environ un an de la présidentielle de 2020 dans ce pays, véritable chaudron politique, Célestine Olibe Tazere croit en son destin et celui de nouveau leader, Soro Guillaume.

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Salon de l’agriculture 2019 : bonne présence de l’Afrique & cacophonie ivoirienne

Les lampions se sont éteints sur l’édition 2019 (du 23 février au 3 mars) du Salon International de l’Agriculture. Comme chaque année à la même période de nombreux exposants de la faitière agricole du monde entier se sont réunis au parc d’exposition situé Porte de Versailles à Paris.

Parmi ces exposants, nombreux sont venus de l’Afrique. Nous avons passé une journée avec eux.

Des stands africains très attractifs

Guy L. est très heureux en ce jeudi 28 février 2019. Responsable communication de la plus grosse entreprise ivoirienne qui fait aussi dans l’agro-alimentaire, cet ancien patron de presse est satisfait de l’affluence « aux braisés de… » le stand de son entreprise.

Un espace qui a refusé du monde et qui est la reproduction quasi-exacte d’un « maquis », sorte de restaurant à l’ivoirienne où l’on trouve à moindre cout des mets succulents de ce pays de l’Afrique de l’ouest.


Il n’y avait aucun moment de répit pour les animateurs des stands du Mali, du Maroc et de la Tunisie.


« Nous sommes à 6000 visiteurs depuis l’ouverture du salon et cela va au-delà de nos prévisions« . Nous dit-il avec un large sourire.

Au pavillon 5 du parc d’exposition de la Porte de Versailles, les stands très achalandés des pays africains ne désemplissent pas.

Des nationaux de ses pays, touristes et personnalités sont au nombre des nombreux visiteurs.

Il n’y avait aucun moment de répit pour les animateurs des stands du Mali, du Maroc et de la Tunisie. Ces trois pays mieux organisés ont véritablement plané sur le salon international de l’agriculture.

Cacophonie ivoirienne

Si le secteur privé ivoirien de l’agro-alimentaire a véritablement tiré son épingle du jeu à ce salon, la tutelle quand à elle, a encore fait des siennes.

Chaque année, avant la crise postélectorale, les entreprises et structures ivoiriennes encadrées par le ministère de l’agriculture marquaient de leur présence le salon international de l’agriculture de Paris.

Depuis 2012, deux ministères se chevauchent. Outre le ministère de l’agriculture, celui des ressources animales et halieutiques a pris place également au pavillon 5 du parc d’exposition de la Porte de Versailles.

Plusieurs observateurs ont noté depuis le changement de régime à Abidjan qu’une lourde ambiance règne entre les deux ministres.


Les ministres en charge des deux départements ministériels ont soigneusement évités de se croiser durant le salon.


Au ministère des ressources animales et halieutiques, il est reproché au ministère de l’agriculture de s’accaparer de structures spécialisées qui en principe relèvent du premier.

De manière factuelle, arrêtons-nous sur le laboratoire national d’appui au développement agricole –LANADA-

Ce laboratoire qui est chargé des opérations spécialisées relatives au domaine vétérinaire, notamment à la santé, l’alimentation et la reproduction animale, est sous tutelle du ministère de l’agriculture . Au SIA 2019, une dizaine de structures sous tutelle du ministère de l’agriculture ont fait le déplacement.

M. Coulibaly Sangafowa ministre ivoirien de l’agriculture en compagnie d’exposants

Du coté des ressources animales et halieutiques, seul le port autonome d’Abidjan est venu défendre sa position de premier port thonier en Afrique subsaharienne.

Les ministres en charge des deux départements ministériels ont soigneusement évités de se croiser durant le salon. Une véritable cacophonie.

Cette année le chiffre de visiteurs était en baisse comparé a celui de 2018. Officiellement 633 213 visiteurs ont arpenté les stands du parc d’exposition de la porte de Versailles. En 2018, ils étaient 672 000. Plus de 1000 exposants ont présenté leur meilleurs produits à la grande satisfaction des visiteurs et d’Emmanuel Macron qui y a passé quatorze heures trente minutes. La 57 e édition aura lieu du 22 février au 1 er mars 2020.

  • De l’usage de la politique dégénérative en Algérie03/06/2021 - 5:30

    Le président Abdelmadjid Tebboune s’est révélé une version améliorée d’Abdelaziz Bouteflika. Tout comme son prédécesseur, il est l’incarnation biologique d’un système politique frappé de paralysie. Imposé par le commandement militaire dont les principaux représentants sont des gérontocrates, Tebboune perpétue l’impasse plus qu’il ne l’a résout. Et ce n’est pas un hasard si le mouvement anti-régime […]

  • Les non-dits sur la messe françafrique du 17-18 et l’énigme Sassou25/05/2021 - 9:18

    La France, craignant de perdre son pré-carré face à la Chine qui dicte de plus en plus la loi à travers ses investissements en Afrique et la Russie qui occupe le terrain militaire, ainsi que l’incontournable “dictateur-pyromane-pompier”, Sassou Denis, a lancé un appât les 17-18 mai 2021 sous le couvert du sommet sur la relance des économies africaines.

  • Annuler la dette de l’Afrique. Et après ?24/05/2021 - 9:14

    Les rencontres ayant traité du financement des économies et de la dette de l’Afrique sont légion. Et, ce ne sera pas forcer le trait que de dire celle convoquée, à Paris en l’unique journée du 18 mai, par Emmanuel Macron, président français, en est une de trop. Juste, pour souligner que l’argent chaque fois sorti – et c’est beaucoup d’argent -, a moins profité au développement du continent noir, qu’à enrichir ses dirigeants.

  • Congo. Ombres et lumières sur le gouvernement Collinet17/05/2021 - 3:36

    Dévastés par la gestion peu orthodoxe du Congo ces dix dernières années, les Congolais continuent à se méfier et douter de leur élite. La liesse et l’espoir suscités par la nomination d’Anatole Collinet Makosso (A.C.M) à la primature s’effrite depuis la publication du gouvernement pléthorique de “l’empereur” Sassou, le 15 mai 2021 suivi de sa liste additive le 16 du même mois. Gouvernement composé essentiellement des mêmes dignitaires qui ont plongé la population dans la précarité, nonobstant l’annulation de la dette, les aides tous azimuts et les excédents budgétaires que ce pays a engrangés. Décryptage.

  • Guy Brice Parfait KolelasCongo-France. Ombre et lumière sur l’élection présidentielle et la mort de Parfait Kolelas14/05/2021 - 3:38

    L’élection présidentielle et la mort d’une grande personnalité ont toujours soulevé des polémiques en Afrique. Le Congo n’a pas dérogé à la règle avec la présidentielle du 21 mars 2021 et le décès du candidat à cette élection Guy Brice Parfait Kolelas. Après avoir tout verrouillé et mené une campagne à l’américaine avec les moyens […]

Hommage à Bernard Dadié, le « Victor Hugo d’Afrique », lors du 12ème prix Ivoire

Le Prix Ivoire est destiné à récompenser chaque année un auteur d’Afrique ou de la diaspora africaine qui représente la littérature africaine d’expression Francophone.

Le lancement de la 12ème édition du Prix Ivoire s’est tenu le mercredi 27 mars 2019, à la Librairie de France d’Abidjan. Isabelle Kassi-Fofana, présidente de l’Association Akwaba Culture, (association éditrice), promotrice de l’événement a annoncé dans son intervention, que cette édition sera consacrée à Bernard Binlin Dadié, l’un des pionniers de la littérature Africaine et père de la littérature ivoirienne, décédé le samedi 9 mars dernier, à 103 ans.
Personnage aux nombreux talents artistiques, Bernard Binlin Dadié fut poète, romancier, homme de théâtre, mais aussi homme politique et ministre de la Culture sous Houphouët-Boigny. Proche du Front populaire ivoirien, il avait pris fait et cause pour Laurent Gbagbo alors que celui-ci était incarcéré depuis 2011 au centre de détention de la CPI, à La Haye aux Pays-Bas.
 

Bernard Binlin Dadié, le « Victor Hugo » d’Afrique

L’auteur de Climbié et d’autres opus devenus des classiques de la littérature africaine, fut le premier écrivain africain dont on a célébré le centenaire de son vivant.

La particularité de Bernard Dadié est d’avoir pratiqué tous les genres, de la poésie à l’essai, en passant par la fiction, le théâtre et le conte. Il avait tout inventé. L’homme avait coutume de collectionner les premières places.

Climbié, son roman sans doute le plus connu, publié en 1956, est le premier ouvrage de fiction ivoirien. Avec sa pièce Les Villes, jouée à Abidjan en avril 1934, Dadié a donné la toute première pièce de théâtre du corpus dramatique de l’Afrique francophone.

Enfin, last but not least, il fut le premier et le seul à remporter deux fois le grand prix littéraire de l’Afrique noire, la première fois en 1965 avec son roman Patron de New York, et la deuxième fois en 1968 avec un autre roman La Ville où nul ne meurt.

Photographie avec Bernard Billin Dadié (entouré de rouge) dans les années trente.

L’autre trait marquant de l’œuvre de Bernard Dadié, c’est son refus de la « négritude » comme source d’inspiration, tranchant ainsi avec l’idéologie chère aux grands Africains de à sa génération et à Aimé Césaire, l’un des écrivains noirs les plus connus de son époque.

Pour Bernard Dadié, écrit Nicole Vinciléoni, spécialiste de la littérature ivoirienne, « L’Afrique est un vécu et non une nostalgie. C’est donc avec un cœur trop africain pour avoir à clamer son africanité qu’il regarde le monde… »

Un hommage lors du Prix Ivoire soutenu par les artistes africains et d’ailleurs

Cette tribune sera donc un cadre pour les hommes de lettres, des arts et de culture de la Côte d’Ivoire et du monde, pour rendre hommage à l’illustre disparu. Déjà, au cours de ce lancement, de nombreuses personnalités du monde de la culture avaient effectuée le déplacement pour marquer leur soutien à Akwaba Culture.
 
La directrice générale de l’Unesco, Irina Bokova avait dit de lui en 2016, c’est  »un pionnier et un géant de la littérature africaine », avant de lui remettre le 1er Prix Jaime Torrès Bodet. 

Isabelle Kassi-Fofana, présidente de l’Association Akwaba Culture

Zoom sur le prix Ivoire 

Pour ce qui est du Prix Ivoire pour la littérature africaine d’expression Francophone, il est destiné à récompenser chaque année un auteur d’Afrique ou de la diaspora africaine.
 
Les participations sont ouvertes depuis ce jour (27 mars), jusqu’au 10 juillet 2019. Sont en compétition, les ouvrages de littérature-en dehors de la littérature pour enfants et de jeunesse-publiés en langue française, du 1er janvier 2018, au 30 juin 2019.
 
Les candidatures sont déposées par les écrivains ou les maisons d’éditions en cinq exemplaires au plus tard le 10 juillet 2019. Le prix sera décerné le 10 novembre 2019 à Abidjan.
 
Le lauréat recevra à cette occasion, un trophée et montant de 3000 euros, soit 2.000.000 francs Cfa. Et en prime, une invitation au Salon du livre de Genève, partenaire de cette manifestation.
 
Le jury du Prix Ivoire est composé d’amis du livre et d’éminents critiques littéraires, avec à leur tête Werewere Liking, chorégraphe, dramaturge, romancière, Prix Noma 2005.
 
Le 1er Prix de l »édition 2018 a été décerné à Armand Gauz, pour son oeuvre,  »Camarade papa ». En ce qui concerne Bernard Bilin Dadié, voici tous les liens vers sa bibliographie en cliquant sur ce lien
Et ci-dessous, une interview proposée par 100% Afrique TV de Bernard Billin Badié :
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La comédienne Adrienne Koutouan phénoménale !

C’est avec des fous rires, presque sans pause qu’Adrienne Koutouan a tenu en haleine une heure et demi durant ses fans venus nombreux pour ses 30 ans de carrière, le samedi 30 mars 2018, au palais de culture d’Abidjan.

La comédienne a aligné plusieurs sketchs inspirés de l’immigration, l’emploi des jeunes, les relations sociales entre les hommes, dans une ambiance humoristique.

A cette occasion, elle était accompagnée sur scène par ses pairs, au nombre desquels, Thérèze Gbazé, Decothey, Gbizié Zoumana, Adama Dahico, Oméga David, Zoumana…

La go Rosalie (personnage qu’elle a joué dans l’un des épisodes de la série satirique Faut pas fâcher), comme aime l’appeler ses fans, a, en présence de nombreux invités dont la diva Aïcha Koné, relevé le défi en jouant dans une salle comble, séduite par la satire et l’autodérision qu’on lui connaît.

Rappelons que ses 30 ans de carrière ont été marquées par de nombreuses prestations, interprétations et productions.

Elle détient plusieurs prix notamment celui de la meilleure actrice de Côte d’Ivoire en 1985, meilleure interprétation féminine au Festival de Namur en (Belgique) en 1998, meilleure interprétation féminine Festival M-Net à Johannesburg en 1999, meilleure comédienne Afrique et Afrique de l’ouest à Pabbah au Nigéria en 2002.

Adrienne Koutouan a aussi assuré des rôles avec maestria en tant qu’actrice dans plusieurs films dont « Sida dans la cité 1&2″, » Wariko » de Fadiga Kramo-Lanciné, « Caramel » de Henri Duparc, « Danger permanent », « Faut pas fâcher » et  » Dr Boris ».

Une riche carrière qui lui a valu la médaille d’officier de l’ordre du mérite ivoirien qui lui a été remise au cours de cette même soirée. Le public est réparti satisfait de ce spectacle phénoménal, organisé par la structure Wendy&Co.

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    La France, craignant de perdre son pré-carré face à la Chine qui dicte de plus en plus la loi à travers ses investissements en Afrique et la Russie qui occupe le terrain militaire, ainsi que l’incontournable “dictateur-pyromane-pompier”, Sassou Denis, a lancé un appât les 17-18 mai 2021 sous le couvert du sommet sur la relance des économies africaines.

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    Les rencontres ayant traité du financement des économies et de la dette de l’Afrique sont légion. Et, ce ne sera pas forcer le trait que de dire celle convoquée, à Paris en l’unique journée du 18 mai, par Emmanuel Macron, président français, en est une de trop. Juste, pour souligner que l’argent chaque fois sorti – et c’est beaucoup d’argent -, a moins profité au développement du continent noir, qu’à enrichir ses dirigeants.

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    Dévastés par la gestion peu orthodoxe du Congo ces dix dernières années, les Congolais continuent à se méfier et douter de leur élite. La liesse et l’espoir suscités par la nomination d’Anatole Collinet Makosso (A.C.M) à la primature s’effrite depuis la publication du gouvernement pléthorique de “l’empereur” Sassou, le 15 mai 2021 suivi de sa liste additive le 16 du même mois. Gouvernement composé essentiellement des mêmes dignitaires qui ont plongé la population dans la précarité, nonobstant l’annulation de la dette, les aides tous azimuts et les excédents budgétaires que ce pays a engrangés. Décryptage.

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    L’élection présidentielle et la mort d’une grande personnalité ont toujours soulevé des polémiques en Afrique. Le Congo n’a pas dérogé à la règle avec la présidentielle du 21 mars 2021 et le décès du candidat à cette élection Guy Brice Parfait Kolelas. Après avoir tout verrouillé et mené une campagne à l’américaine avec les moyens […]

Côte d’Ivoire: le président Ouattara fait arrêter un opposant en exil au Ghana

Alassane Ouattara a fait arrêter l’un de ses farouches opposants, Damana Adia Pickass, le lundi 25 mars dernier en fin de matinée, à Accra, au Ghana. Le vice-président chargé de la politique de la jeunesse et du service civique du Front populaire ivoirien -FPI-, a été mis aux arrêts par Interpol Ghana dans les locaux du service de l’immigration, où il s’était rendu pour des démarches administratives.

Finalement ce fut une garde à vue de 24 heures. Mais à l’heure où le journaliste écrit cet article, nous ne connaissions pas la fin de cette interpellation. Entre arrestation sur un autre territoire et non application d’une ordonnance, l’affaire Damana Adia Pickass dévoile la face obscure du gouvernement ivoirien. 

« Pickass s’était déjà rendu au service de l’immigration pour régulariser ses documents administratifs. Et donc, ce lundi, il y est revenu pour le retrait de ses papiers. Une fois dans les locaux, trois policiers ghanéens l’ont accosté en lui demandant de les suivre.

Il a tout de suite demandé les motifs de cette interpellation. Ils ont répondu qu’ils exécutaient un mandat d’arrêt international lancé contre lui par la Côte d’Ivoire. Pickass a rétorqué qu’il ne se sentait pas concerné.

Car, une ordonnance portant amnistie avait été prise par les autorités ivoiriennes, mettant ainsi fin aux poursuites contre les prisonniers politiques et les exilés, liés aux événements de la crise post-électorale de 2010-2011.

Les policiers ghanéens ont dit qu’ils n’étaient pas informés de cette mesure et l’ont arrêté », a confié un proche de la famille, joint par téléphone.

Une mobilisation pour sauver cet opposant politique ivoirien

Informés, les membres de la Coordination FPI en exil avec à leur tête, l’ancien ministre ivoirien du budget, Justin Katinan Koné, se sont rendus immédiatement sur les lieux.

Dans un premier temps, pour lui apporter l’assistance du parti, ensuite s’enquérir de la situation.

Depuis, des actions sont menées aux niveau des autorités ghanéennes et ivoiriennes, mais aussi, dans les médias et particulièrement sur les réseaux sociaux en vue de la libération de l’ex-leader de la JFPI.

Qui est Damana Adia Pickass ?

Rappelons que Damana Adia Pickass était vice-président au titre du FPI à la Commission électorale indépendante -Cei- , lors des élections présidentielles de 2010. Et à ce titre, il s’était opposé à la divulgation des résultats jugés « non consolidés » par le porte parole de l’institution Bamba Yacouba devant les média nationaux et internationaux.

Cette démarche violait, toujours selon lui, le mode opératoire de la Cei. Ce qui lui a valu l’exil et les poursuites du gouvernement ivoirien.

Une ordonance d’amnistie non appliquée

Dans un souci d’apaisement, le chef de l’Etat ivoirien, a pris le 6 août 2018, l’ordonnance (n°2018-669 du 6 août 2018) pour amnistier 800 personnes poursuivies et condamnées pour des infractions en lien avec la crise post-électorale de 2010 ou des infractions contre la sûreté de l’Etat commises après le 21 mai 2011.

Le ministre ivoirien de la Justice et des Droits de l’Homme, Sansan Kambilé était devant les députés de la Commission des affaires générales et institutionnelles -CAGI-, à l’hémicycle pour leur soumettre ce projet portant ratification de cette ordonnance.

Après des débats houleux, le projet de ratification de cette ordonnance d’amnistie a été voté à main levée.

Sur les 26 députés présents à la session, 19 ont ratifié le texte de loi. Les membres du groupe parlementaires Pdci-Rda, au nombre de 7, se sont abstenus.

Mais visiblement, les mesures d’application de cette loi, n’ont pas suivi. Car les pays où les mandats d’arrêt ont été envoyés, n’ont toujours pas de notification de l’annulation des poursuites.

  • De l’usage de la politique dégénérative en Algérie03/06/2021 - 5:30

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