Un panda exilé peut-il être coté en bourse ?
En mon espace dédié du zoo de Beauval, j’ai donc découvert non sans surprise que je suis désormais, avant toute autre chose, une bête curieuse mais aussi une curieuse monnaie d’échange.
En mon espace dédié du zoo de Beauval, j’ai donc découvert non sans surprise que je suis désormais, avant toute autre chose, une bête curieuse mais aussi une curieuse monnaie d’échange.
Il y a ceux qui disent que d’aucuns «ont le rythme dans la peau» ou que d’autres sont bien évidemment «des voleurs de bicyclettes» ou qu’enfin certains «sourient en permanence»…
Le Congrès National Africain (ANC), mouvement historique anti-apartheid, s’est choisi un nouveau chef, lundi 18 décembre, à travers une élection qui a tenu tout le continent en haleine.
Pour cette troisième chronique, qu’on permette au panda que je suis, exilé en France, détenu dans une cage dorée et mangeur de bambou, de rendre un hommage appuyé au Président Français, leader de toutes les Gaules.
Voici la seconde fois que je m’exprime sur le site de l’Œil de l’Exilé. J’y suis bien accueilli car j’y suis légitime, moi Yuan Meng, fils d’un couple enfermé dans un zoo français, enfermé comme je le suis aussi. Oui… Et à défaut de pouvoir jouir de ma liberté de mouvement, je tente de préserver ici ma liberté de parole. C’est toujours ça de pris.
Tous les médias du monde, quasiment, ont forgé des formules dithyrambiques à l’endroit d’Emmanuel Macron, le jeune président français âgé de 39 ans, élu le 7 mai. L’Afrique n’a pas été en reste. Si quelqu’un en Occident s’est écrié : « Une étoile est née, vraiment ? » (Courrier international, du 11 au 17 mai), quelqu’un d’autre, en Afrique, a retorqué : « A Macron bien né, la valeur n’attend pas le nombre des années » (site Wakat Séra du Burkina, 8 mai).
Pour le continent africain, le « modèle occidental » s’est fissuré. A partir de la victoire du Brexit. La sortie de route de la présidentielle aux Etats-Unis et en France, surtout avec l’épisode sur les « affaires » pour cette dernière, ajoute à l’effritement de l’image du parangon. Et à l’interrogation de celui qui l’imitait presque en tout.