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Romaric Kenzo : « En Centrafrique, le peuple dort »

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Article paru dans ijsbergmagazine.com, le 11 février 2015
Par Laurène Perrussel-Morin

 

romaric IjsbergRomaric Kenzo était un des journalistes radio les plus connus de Centrafrique. Mais son émission, « À vous la parole », dérangeait. En France depuis deux ans, il conserve un regard engagé sur son pays.

Dès qu’il sort dans la rue, Romaric Kenzo voit la tour Eiffel. Pourtant, ce journaliste radio ne rêve que d’une chose : repartir en République Centrafricaine (RCA). À 35 ans, il s’exprime avec calme, d’une voix presque trop douce pour faire de la radio. « J’ai besoin de fouler du pied mon pays. Mais je suis tellement connu que je sais que dès que j’arriverai à l’aéroport de Bangui, je serai cueilli par la police. » Romaric Kenzo n’est pas un criminel, mais il dérange.

 

« À vous la parole »

Grand et mince, Romaric Kenzo cache derrière un aspect fragile des convictions pour lesquelles il a pris des risques. Ce défenseur de la liberté d’expression est accueilli depuis trois mois par la Maison des journalistes, qui aide des journalistes réfugiés à prendre leurs marques en France. Cela fait déjà plus de deux ans qu’il a quitté Bangui pour Paris. Il raconte sans pathos son périple, qui a commencé par 70 km de marche à pied pour traverser la frontière. « Travesti, rasé, je ne voyageais que la nuit. Je suis passé par le Cameroun, mais j’ai failli me faire arrêter par la douane. » […]

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Centrafrique : et la prise d’otages continue…

[Par Marciano Romaric KENZO CHEMBO]

Je ne comprends pas que les Centrafricains et la communauté internationale ne comprennent pas que depuis plus de deux décennies, en République Centrafricaine, l’histoire, tristement, se répète avec les mêmes acteurs, posant les mêmes actes, produisant les mêmes effets tels d’éternelles scènes de répétitions d’acteurs de troupes théâtrales.

Les anciens presidents Bozizé et Djotodja

Les anciens presidents Bozizé et Djotodja

Hélas! ici les scènes sont bien réelles, les conséquences toujours dramatiques et malheureusement les acteurs et les spectateurs ont tous des visions et des méninges enfumées qui les empêchent de voir la réalité, de s’imprégner du quotidien, de se souvenir du passé récent, de se remettre en cause afin de trouver d’efficaces remèdes aux maux qu’ils ont eux-mêmes créés, exploités, entretenus…et qui, au tournant de l’histoire les engloutissent, tel le sable mouvant, petitement, mais inéluctablement, entraînant dans leur décadence des vies innocentes.
Quand la conscience sera-t-elle une denrée partagée par ceux-là même qui nous gouvernent?
Quand les autorités centrafricaines de transition prendront-elles enfin leurs responsabilités en assumant pleinement les rôles qui sont les leurs par des prises de décisions efficaces et courageuses privilégiant et garantissant les intérêts supérieurs de la nation, sans diktat de l’extérieur et des lobbies mafieuses devant les hommes et devant l’histoire et quand la raison rallumera-t-elle la lanterne de la communauté internationale, au chevet de la République Centrafricaine depuis deux décennies ?
Nous nageons, il va sans dire, en pleine eau puante dans ce pays! Et les événements le démontrent à chaque fois!

Rebelles Seleka

Rebelles Seleka

Dommage que seuls les aveugles sont aux commandes du navire Centrafrique qui chavire et les sourds appelés à son secours !!!
Des groupes rebelles et des milices « terroristes » qui prennent en otage toute une Nation, réclamant à cor et à cri la répartition de son territoire, qui décident de l’expatriation forcée d’une composante de sa population, qui instaurent comme mode de gestion la politique du totalitarisme et d’extermination de certaines de ses communautés, qui s’obstinent dans la négation volontaire de la reconnaissance des autorités légitimes et des valeurs républicaines en menaçant de mettre à feu et à sang le pays et qui assassinent des populations misérables, se voient dérouler le tapis rouge et reçus à bras ouverts, le sourire jusqu’aux oreilles et avec les honneurs de chef d’Etat digne de ce nom dans des pseudos conférences de négociations et pourparlers de paix fictive à n’en plus finir, qui au finish n’accouchent que de souris et dont les résolutions n’ont pour durée de vie que le temps de la tenue des dites assises .
La Honte!

Milice Anti-Balakas (source : la-croix.com)

Milice Anti-Balakas (source : la-croix.com)

Jusqu’à quand cette politique de terreur, d’intimidations, de menaces… va-t-elle continuer? Et quand enfin les uns et les autres qui se trompent en organisant ces incessantes messes comprendront-ils que cela n’apportera rien de concret tant que les pressions coercitives et les méthodes fortes n’entreront pas dans les principes du jeu? A quand l’application réelle et effective de la résolution 2127 adoptée par l’ONU le 05 décembre 2013 autorisant l’usage de la force pour « rétablir la sécurité et l’ordre public » en Centrafrique, restaurer l’autorité de l’Etat face à ceux qui n’ont pas intérêt à ce que la paix revienne, qui continuent de terroriser et de tuer des civils, aux regards des évènements du vendredi 05 Décembre 2014 à Bambari, ville du centre du pays, qui ont coûté la vie à trois soldats centrafricains de la garde rapprochée du président du Conseil National de Transition( parlement provisoire), Alexandre Ferdinand Nguéndet qui a failli être tué?
A quand la fin de l’Etat de siège imposé par des bandes armées de tout bord et la communauté internationale qui s’illustre par son mutisme et son inaction, aux Centrafricains?
Que se passe-t-il?
Les autorités de la transition et les Nations Unies, représentées par la Mission Intégrée et multidimensionnelle de Stabilisation de la Centrafrique (MINUSCA) appuyée par son bras armé, les casques bleus, seraient- ils des géants aux pieds d’argile, des « généraux d’opérette » face aux milices chrétiennes Anti-Balakas et aux rebelles musulmans de la coalition Séléka au point de négocier à tout bout de champ et de faire des concessions ne satisfaisant que les intérêts égoïstes, particuliers et partisans des uns et des autres au grand dam du peuple Centrafricain?
Ces bandits et « terroristes » qui sèment désolation, tristesse, mort sur leur passage… depuis plus de deux ans et continuent d’exécuter leurs machiavéliques politiques de destruction et d’aliénation de toute une Nation seraient-ils ainsi assez intouchables et vêtus de cuirasses d’impunité au point de disposer du Droit de vie ou de mort d’un peuple sans pouvoir s’inquiéter en déambulant fièrement avec leurs armes de guerre, arborant leurs galons opportunistes à la barbe de leurs propres victimes, le peuple, au vu et au su des forces internationales et du gouvernement avec qui ils se croisent et se partagent les tribunes des institutions républicaines, sur le sol centrafricain?
De qui se moque-t-on?
Cette politique de « bras ouverts » à sens unique et d’impunité n’octroie-t-elle pas une réputation de « poltrons », en traduisant une faiblesse du gouvernement centrafricain et de son alliée, la MISCA? Au point de favoriser la radicalisation des positions des belligérants, la redynamisation de leurs ambitions démesurées, leurs velléités politiques et le retour des principaux artificiers de la poudrière Centrafrique, les pyromanes et Seigneurs de guerre , les principaux dirigeants, financiers et pourfendeurs des groupes armés tels le général Koumtamadjim, alias Abdoulaye Miskine, libéré par les autorités camerounaises, puisque servi comme monnaie d’échange en contre partie des militaires camerounais retenus en otage par ses éléments, les anciens chef d’Etat Centrafricains, Michel Djotodja et le Général François Bozizé, pour ne citer que ces deux-là, dont les intentions …pour la reconquête du pouvoir ne sont plus à cacher.

L'armee française
Nonobstant, le peuple dont il a fait couler le sang, arborant son mépris du pays qu’il a dirigé tel un patrimoine familial et sans partage pendant une décennie, le général Bozize, quant à lui, est sorti de son silence ce 10 décembre 2014 dans une adresse faite au peuple Centrafricain pour dénoncer « le caractère inopérant de l’accord de cessation des hostilités », signé à Brazzaville en juillet, d’après ses propres expressions, mais surtout pour réaffirmer sa volonté de renouer avec la vie politique centrafricaine, ayant dans sa ligne de mire les échéances électorales de 2015 …
Il n’y a qu’en République Centrafricaine que le ridicule ne tue pas pas! Les gens ont la mémoire courte !
Mais rien ne nous étonne, telle est la conséquence logique de la passivité, de la « politique du ventre » et de distribution généreuse et gracieuse de l’argent des contribuables et des prêts contractés auprès des institutions de Bretton-Woods et des Bailleurs de fonds internationaux au nom du peuple, par les autorités. La transition, à ceux-là (rebelles, milices) même qui maltraitent, terrorisent et tuent le peuple. Comme si on les supplie de se calmer, de ne pas s’énerver. Comme quoi pour être « quelqu’un » en Centrafrique il faut être un terroriste et assassin! (1)

Scénario digne d’un film hollywoodien qui occuperait la première place du box-office américain! Car plus tu tues et excelles dans la rébellion, plus tu t’élèves dans la société, en Centrafrique. Pour devenir ministre, il suffit d’avoir quelques kalachnikovs, des munitions, réunir les siens, sa communauté, prendre une localité en otage, abattre quelques pauvres citoyens…et se voir bombarder X portefeuilles ministériels, direction générale, être véhiculé, logé, entretenu aux frais l’Etat avec la bénédiction de la communauté internationale…sans être inquiété de lendemains difficiles, ni d’une quelconque poursuite par les juridictions nationales ou internationales. Pauvre Centrafrique!
Nombreux sont ceux qui sont passés par ce tristement célèbre canal, qui ont fait piètre figure…évincés en un temps record, ils veulent encore revenir aux affaires, quitte à massacrer le peuple. Suivez mon regard!
Trop c’est trop!
Le peuple n’a que trop souffert de ces alliances macabres et des calculs politiciens! Et nous sommes en droit de nous poser cette question qui brûle toutes les lèvres: « A quel jeu joue la France et la force Onusienne en Centrafrique? »
Car, plus d’un an après le lancement de l’opération Sangaris et le déploiement des forces onusiennes le bilan est mitigé. La sécurisation du pays et la restauration de la paix sur l’ensemble du territoire sont loin d’être concrétisées.
Les Sélékas bloquent et occupent des villes entières de province avec armes en main, instaurent leur administration, elles font ce qu’elles veulent; les anti-Balakas divisent la capitale Bangui, érigent des barrières illégales et dictent leur loi, pillent, braquent…et Sangaris et force onusienne ne les inquiètent pas. C’est vraiment triste de constater cet amateurisme.
Pourquoi ce jeu??? Il a fallu moins de deux mois à la France de Hollande pour libérer le Mali des groupes rebelles d’Acqmi lourdement armés et de rétablir l’ordre républicain. (2)

La presidente Catherine Samba Panza

La presidente Catherine Samba Panza

Les centrafricains et l’opinion internationale doivent être vigilants. Le peuple demande juste la paix et la liberté ses ses mouvements, c’est à dire le désarmement équitable de toutes les milices (anti Balakas, Sélékas) et autres groupes rebelles, à l’instar du mouvement rebelle ougandais, la LRA, de Joseph Koni ( Sud-Ouest) qui pullulent le territoire centrafricain pour éviter que cet Etat soit le véritable sanctuaire des groupes rebelles et terroristes, car comme le déclarait l’ambassadeur de France en Centrafrique, Charles Malinas, en octobre dernier «Il est clair que le redressement de la situation en Centrafrique joue un rôle important dans la lutte contre le terrorisme. (3) Car si à l’inverse nous n’y parvenons pas, si la République centrafricaine devait glisser comme elle a glissé au mois de décembre 2013 dans des affrontements, naturellement cela formerait un terrain favorable pour les terroristes. Les forces internationales, les Nations unies, l’Union africaine, l’Union européenne, les Etats Unis, la France et les pays voisins de la Centrafrique sont unis pour lutter contre le terrorisme».
Alors il est temps que tout ce beau monde prenne ses responsabilités, afin que le peuple Centrafricain soit enfin libre!
Qui a des oreilles pour entendre, entende!

 

(1) Depuis la mise en place du gouvernement centrafricain de transition, les bailleurs de fond traditionnels de la Centrafrique tels que la France, l’Union Européenne et les pays amis de la sous région à l’instar du Congo Brazzaville, de la Guinée Equatoriale, de l’Angola…ont accordé à la RCA d’importantes sommes d’argent pour la paiement de salaires, le relèvement du secteur économique, la subvention du budget de l’Etat…malheureusement une bonne partie de cet argent est détournée et alimente les comptes de certains chefs rebelles, leurs miliciens et politiciens centrafricains (NDLR affaire 10 millions de dollars octroyés par l’Angola, qui a défrayé la chronique il ya 2 mois).

(2) L’intervention française au Mali en Janvier était baptisée « Opération Serval « . Et il a fallu moins de 2 mois à la France pour « nettoyer » le territoire malien des djihadistes et les mettre en cavale.

(3) Le Sud-Est de la Centrafrique est occupée depuis 2009 par la rébellion ougandaise de la L.R.A (Armée de la résistance du Seigneur) de Joseph Koni et y est élue domicile en semant terreur et désolation dans cette localité sans être inquiétée. La semaine dernière elle a encore fait des malheurs.

 

Exil : Un journaliste centrafricain perd tout en prenant la fuite

Interview à Marciano Romaric KENZO CHEMBO
parue dans Global Journalist (version originale en anglais)
Par Laura Welfringer, le 10 Décembre 2014

« Certains ont détruit ma maison et ont arrête mon petit frère afin d’obtenir des renseignements me concernant. Nous n’avons toujours pas de nouvelles de mon frère à l’heure qu’il est. »

Marciano Romaric KENZO CHEMBO (photo Muzaffar Salman)

Marciano Romaric KENZO CHEMBO (photo Muzaffar Salman)

Fut un moment Marciano Romaric Kenzo Chembo n’aurait pas pu imaginer que son dévouement au journalisme démolirait sa famille et le forcerait à fuir son pays natal, la République Centrafricaine.
Avant la prise de pouvoir de François Bozizé en 2003 des journalistes étaient parfois censurés et suspendus, mais il était possible de parler des violations de la liberté de la presse. Depuis l’arrivée de Bozizé au pouvoir les menaces sont devenues plus sérieuses.
Il a fallu plusieurs années avant que Kenzo Chembo réalise l’importance de cette hostilité envers les journalistes. Au fil des années, il est devenu journaliste, producteur et présentateur de la station de radio Ndeke Luka. La station appartient à la Fondation Hirondelle, une organisation suisse spécialisée dans la création de médias indépendants en zones de crise.
Kenzo était responsable du programme journalier «A vous la parole », dans les rues de la capitale, Bangui, afin de recenser les opinions des gens ordinaires concernant l’actualité. « Je passais en revue toutes sortes de questions ; sociales, économiques, militaires ou religieuses » dit-il.
Les autorités locales considéraient que le franc-parler de Kenzo était subversif et proféraient des menaces et des intimidations continuelles envers lui et sa famille. Ces menaces devenaient de plus en plus fortes après un reportage de Kenzo sur une tentative supposée de Teddy, fils de Bozizé, d’enterrer vivant deux de ses amis qu’il soupçonnait d’une liaison avec sa femme. A cette époque, Chembo a réalisé qu’il n’était plus en sécurité.
Il est parti de RCA pour venir en France en 2012 au moment même ou le pouvoir de Bozizé était mis en question par une offensive des militants Seleka, de prédominance musulmane. Bozizé et sa famille ont été eux-mêmes obligés de s’exiler en mars 2013, alors que le pays entrait dans une guerre civile entre les Seleka et les militants anti-Balaka, à prédominance chrétienne.

Kenzo, 34 ans a parlé avec LW de Global Journaliste concernant ses actions contre la censure, des difficultés de son exile et de son adaptation à sa nouvelle vie :
Global Journalist : Comment étiez-vous touché par les pressions sur l’information ?
Kenzo Chembo : Mon programme à la radio était la bête noire des autorités politiques de la RCA. On m’accusait d’être trop curieux et subversif. Plusieurs fois des ministres sont arrivés au studio proférant des menaces. J’ai également reçu des menaces sur mon téléphone fixe et j’ai dû changer de numéro plusieurs fois. J’étais obligé de fuir ma maison et me réfugier où je pouvais. Les menaces sont devenues plus intenses entre 2011 et 2012. Je ne pouvais même pas sortir en voiture le soir. Le directeur de la station m’a demandé de cesser le programme. J’ai été agressé deux fois. La première fois j’ai été battu par deux inconnus en quittant le studio vers 19 h. Deux mois plus tard j’étais agressé près de chez moi.

Central African Republic’s then president Francois Bozizé, pictured at a 2011 conference in Equatorial Guinea (AP Photo/Rebecca Blackwell).

Central African Republic’s then president Francois Bozizé, pictured at a 2011 conference in Equatorial Guinea (AP Photo/Rebecca Blackwell).

GJ : Quel incident précis a provoqué votre fuite ?
Kenzo Chembo :  Le jour où j’ai parlé de l’incident concernant le fils de Bozizé qui a failli enterrer vivant deux de ses amis, celui-ci m’a appellé sur mon téléphone et a envoyé des gens chez moi. Il jurait de me tuer tôt ou tard. La pression augmentait sur moi et sur ma famille. Mon père a quitté le domicile et ma mère a perdu son travail. Le fils de Bozizé et ses amis avaient des contacts au tribunal de grande instance de Bangui et il m’ont incité fortement à quitter le pays si je voulais échapper à la mort. Quand je me suis rendu compte que ces menaces étaient sérieuses, j’ai décidé de partir.
GJ : Comment étiez-vous affecté par le conflit entre les milices de la Seleka et les anti-Balaka ?
Kenzo Chembo : Je suis parti avant l’arrivée au pouvoir de la Seleka en me disant que j’allais revenir à la chute de Bozizé. Malheureusement trois jours après la chute de Bozizé quand les milices de la Seleka ont pris le pouvoir en mars 2013, ils ont découvert que j’avais produit une émission les dénonçant. Certains ont détruit ma maison et ont arrêté mon petit frère afin d’obtenir des renseignements me concernant. Nous n’avons toujours pas de nouvelles de mon frère à l’heure qu’il est.
GJ : Est-ce que votre famille vous a suivi en exil ?
Kenzo Chembo : Non, avant que je ne parte pour la France ma compagne m’a quitté, avec nos enfants car elle pensait qu’ils étaient en danger. Aujourd’hui la seule connexion que j’ai avec la RCA est ma mère car elle dit qu’elle ne quittera jamais le pays. Elle est toujours dans le camp des déplacés à l’aéroport de Bangui.

Seleka Muslim militias drive through Bangui, Central African Republic Jan. 27, 2014. (AP Photo/Jerome Delay)

Seleka Muslim militias drive through Bangui, Central African Republic Jan. 27, 2014. (AP Photo/Jerome Delay)

GJ : Comment avez-vous quitté Bangui ?
Kenzo Chembo : Je voyageais la nuit. J’ai rasé ma tête et je me suis habillé comme un travailleur. Je ne portais rien avec moi sauf un petit sac de mendiant, et il a fallu que je voyage avec un véhicule de marchandise. Avant ça j’ai dû faire 75 kilomètres à pied afin de quitter la capitale et éviter tous les contrôles de police. J’ai pris une fausse identité jusqu’à mon arrivée à la frontière.
GJ : Comment est votre vie maintenant ?
Kenzo Chembo : Ça a été très difficile. Quand soudainement on est obligé de vivre loin de chez nous, en laissant derrière nous notre famille, notre travail, toute la vie que nous avons construite, nous avons le cœur brisé, même si nous avons pu nous trouver un l’abri dans un autre pays. Il faut tout recommencer, ce qui est encore plus difficile quand on est africain car les gens ont des préjugés. Quand je suis arrivé en France j’ai été accueilli par un compatriote. J’y suis resté deux mois avant devenir un sans-abri. Ensuite je suis tombé malade et j’ai dû passer six mois à l’hôpital. A ma sortie de l’hôpital j’ai entendu parler de la MDJ où l’on a pu m’héberger et me laisser continuer mon travail de journaliste. J’écris bénévolement pour le journal « L’œil de l’exilé » et je continue à collaborer à quelques journaux de la RCA.
GJ : Pensez-vous retourner chez vous ?
Kenzo Chembo : Mon pays me manque mais les conditions ne sont pas encore réunies pour que je puisse y retourner. D’abord parce que le pays est otage des milices Seleka et anti-Balaka. De plus il n’y a aucune sécurité dans le pays. Cette année quatre journalistes y sont morts dont une française, Camille Lepage. Ceci montre clairement la dangerosité ambiante et le manque de liberté de la presse.

 

1,8 milliard de jeunes dans le monde : potentiel de développement économique ou bombe à retardement ?

[Par Marciano Romaric KENZO CHEMBO]

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Le rapport annuel du Fonds des Nations Unies pour la Population (FNUAP) 2014 sur la population mondiale, baptisé « Le pouvoir de 1,8 milliard d’adolescents et de jeunes et la transformation de l’avenir » a été présenté lundi 17 novembre 2014, dans la salle de conférence du ministère français des affaires étrangères et européennes du Quai d’Orsay.

Un document de 128 pages qui trace et oriente les grands axes à suivre et définit la politique à mener par les Etats et gouvernements membres du système de l’Organisation des Nations Unies pour parvenir aux objectifs fixés par l’Organisation et les pays à partir de l’An 2015, date butoir des objectifs du millénaire.

Il ressort de ce document qu’aujourd’hui notre monde compte plus de 1,8 milliard d’adolescents et de jeunes de 10 à 24 ans, un nombre sans précédent, la tranche d’âge la plus importante de l’histoire de l’Humanité et cette année, le FNUAP met l’accent sur la nécessité d’investir sur ce groupe d’âge qui peut être à la fois un potentiel de développement économique durable ou une bombe à retardement pour l’humanité car, des jeunes dépend l’avenir de notre planète puisqu’ils en seront les dirigeants ; ce sont eux qui façonneront le monde. Les adolescents de 10 ans aujourd’hui auront 20 ans en 2024 et en 2034, 30 ans. D’où la nécessité de prendre en compte leurs préoccupations et leurs besoins, de les associer à la prise de décisions et à la réalisation de leurs projets et de les écouter.
Ce qui, hélas n’est pas le cas à l’heure actuelle dans de nombreux pays en voie de développement surtout dans les Etats d’Afrique subsaharienne, dont les préoccupations premières des décideurs politiques sont les adultes, la jeunesse souvent reléguée aux calendes grecques.

Um moment de l'intervention de Mabingué Ngom, Directeur de la Division des Programmes du FNUAP

Um moment de l’intervention de Mabingué Ngom, Directeur de la Division des Programmes du FNUAP

Selon Monsieur Mabingué Ngom, Directeur de la Division des Programmes du FNUAP,

– Il est urgent pour les dirigeants, les Organisations non gouvernementales, les entités privées et les citoyens d’investir efficacement et durablement en matière d’éducation, de formation professionnelle, de création d’emplois productifs, de santé, de programmes de planification afin de garantir à la jeunesse un bien-être et un mieux-vivre, gage d’un avenir meilleur et serein de notre planète. Car une jeunesse instruite, saine et occupée par des emplois stables et satisfaisants est plus responsable et constitue un capital humain générateur de ressources et non une proie au banditisme, terrorisme, rébellion…

– L’accent doit être également mis sur le respect des droits fondamentaux des adolescents et des jeunes, tel le droit à la vie, à la liberté et à la sécurité, le droit à la santé, à l’éducation, à l’information, à la liberté d’expression, à la liberté d’association et de la non-discrimination, et le droit d’être à l’abri de la torture et d’autres traitements cruels inhumains dégradants y compris la violence sexuelle et les mariages précoces que continuent de subir plus de 600 millions d’adolescentes dans les pays pauvres, dont « chaque jour 39000 deviennent des épouses enfants », soit environ 140.000.000/décennie (ndlr Rapport FNUAP 2014);

Réduire l’écart d’inégalité relative au genre qui défavorise les filles et les jeunes femmes; inégalité due à la culture, au poids des us et coutumes dans de nombreux pays du Sud qui attribuent des rôles sociaux et économiques très distincts aux jeunes hommes et jeunes femmes, et qui souvent a des effets néfastes pour les filles et les jeunes femmes en particulier. Ces inégalités, liées au genre, traduisent le manque de scolarisation des jeunes femmes, le manque d’accès à l’éducation sexuelle en matière de contraception, de procréation et de la protection contre les maladies sexuellement transmissibles V.I.H/SIDA, et les abus sexuels dont elles sont victimes ; ce qui ferme le monde aux filles tandis que l’horizon des garçons s’ouvre.

– Il faut associer les jeunes aux processus décisionnels sur les questions qui engagent leur vie, leurs besoins, tels les plans de réduction de la pauvreté, les plans nationaux de développement dont ils sont au cœur.

Mettre les parents en confiance, en améliorant la santé de leurs enfants, ce qui réduirait le taux de mortalité infantile, d’où l’accroissement de l’espérance de vie qui entraînerait une hausse de productivité.

 

Élèves d’un programme de formation technique et professionnelle, dirigé par l’UNFPA, en train de discuter de ce que pourrait être dans l’idéal un centre de développement pour jeunes. © UNFPA/Dustin Barter

Élèves d’un programme de formation technique et professionnelle,
dirigé par l’UNFPA, en train de discuter de ce que pourrait être
dans l’idéal un centre de développement pour jeunes.
© UNFPA/Dustin Barter

Pour transformer ce capital humain en capital économique, il faut impérativement investir dans l’éducation, la santé. Et pour cela, mobiliser la communauté internationale, les bailleurs de fonds traditionnels, mais aussi le secteur privé pour dégager les ressources nécessaires, car nombreux aujourd’hui sont les Etats qui ne peuvent disposer de capitaux indispensables pour assurer leur transition démographique qui conduirait à une hausse de productivité ,et cela à cause de l’insuffisance de leurs ressources fiscales comme au Sénégal, au Niger, au Congo Kinshasa…et bien d’autres encore qui ne seront même pas au RV des objectifs du millénaire comme la Syrie, la Centrafrique…en proie aux conflits, et dont l’avenir est incertain, notamment pour la jeunesse.

Aujourd’hui, dix-sept (17) pays en voie de développement regorgent de la moitié de ce groupe de la population mondiale qui a moins de 18 ans, 50%, soit 800 millions d’âmes.
Dans 48 pays les moins développés, la plupart des habitants sont des enfants (de moins de 18 ans) ou des adolescents (10 à 19 ans), tels que l’Afghanistan, le Timor-Leste et dans 15 pays d’Afrique Subsaharienne. Pour les pays comme le Niger, l’Ouganda et le Tchad, la tranche d’âge de 16 ans constitue la moitié de la population du pays (ndlr Rapport FNUAP 2014).
Malheureusement dans ces pays du sud où l’économie bat de l’aile et où la croissance est nulle, la jeunesse est souvent livrée à elle-même et en proie à toutes les tentations, avec un taux de scolarisation le plus bas du monde. En Afrique subsaharienne en 2011, 21% d’adolescents étaient non scolarisés sur un effectif mondial de 64 millions (ndlr UNESCO, 2014b).
Chose troublante, le manque de qualité de l’enseignement est un facteur dissuasif de la scolarisation. Dans de nombreux pays du Sud, les enseignants reçoivent une formation médiocre, les manuels scolaires sont insuffisants, les infrastructures sont de mauvaise qualité et souvent une absence ou réduction d’enseignants dispense une formation au rabais (UNESCO, 2014b). « Les statistiques estiment que 130.000.000 d’enfants effectuent 4 années d’études primaires, mais ne parviennent jamais au niveau minimum de connaissance prévue »( ndlr Rapport FNUAP 2014).

© Marc Shoul/Panos

© Marc Shoul/Panos

Le tableau s’assombrit davantage par l’absence de scolarisation de dizaine de millions de jeunes dans le monde, leur niveau peu élevé de formation ne satisfait pas aux critères d’apprentissage les plus élémentaires et de facto, leurs perspectives d’emplois sont souvent médiocres.
A cela s’ajoute le manque cruel de structures sanitaires et la cherté des soins administrés ne permettent pas aux jeunes et aux adolescents de se faire soigner convenablement.

Dans certaines régions du monde, notamment en Afrique subsaharienne, la mauvaise gouvernance, caractérisée par le pillage systématique des ressources, l’absence d’investissements, le détournement des capitaux et biens publics, empêche la création d’emplois; l’offre étant soit absente, soit de piètre qualité , ce qui aggrave la crise du chômage dans cette tranche d’âge. D’après le rapport du FNUAP, 60% des jeunes de régions en voie de développement n’ont pas de travail, ne sont pas scolarisés ou n’ont que des emplois irréguliers. Pour réussir le pari de la transformation du capital humain en puissance économique, nombreux pays d’Afrique doivent revoir leur politique pour espérer tirer profit de leur dividende démographique, en s’inspirant des expériences des Etats tels que la Corée du Sud, la Tunisie…

Tous ces facteurs de détresse, d’abandon, de laisser pour compte de la société exposent la jeunesse à des maux comme le grand banditisme, l’appât du gain facile, la prolifération des groupes extrémistes et terroristes dans les Etats comme le Mali, le Nigéria, le Congo démocratique…quant aux pays en proie aux conflits tels que la Syrie, la Centrafrique où le démarrage de ce programme est pour le moment invraisemblable à cause des conflits que ces pays traversent et dont la priorité première est la sécurité et la paix, la mise en route de ce programme n’est pas au rendez-vous, dixit le Directeur Général adjoint de la mondialisation, du développement et des partenariats au Quai-d’Orsay, Gautier Mignot.

Selon ce haut fonctionnaire Français, ce rapport est important pour les gouvernants, mais aussi les citoyens ; la préoccupation de son gouvernement est aujourd’hui la croissance démographique dans les régions d’Afrique de L’Ouest et d’Afrique Centrale qui sont le 1er foyer démographique au monde. Il faut nécessairement mettre l’accent sur de bonnes politiques qui s’appliquent dans la durée, d’où la nécessité d’une bonne gouvernance, c’est le premier pas; car le risque, c’est que cette jeunesse pleine d’énergie, lorsqu’elle est insatisfaite, est désespérée et réagit de manière forte par des réactions violentes, pouvant entraîner le chaos…l’immigration massive…et c’est pour prévenir ce genre de réaction qu’il faut tenir compte des besoins de ce groupe de population pour éviter le pire un jour.

Infographique tirée du Rapport Etat de la population mondiale 2014 (www.unfpa.org)

Infographique tirée du Rapport Etat de la population mondiale 2014 (www.unfpa.org)

Il va sans dire que cette réalité démographique est un fait et un grand défi pour l’humanité, notamment les décideurs politiques a déclaré le Directeur de la Division des programmes du FNUAP, Mabingue Ngom. Et cela, nul Etat, ni Gouvernement ne peut le nier. Il est encore temps que la communauté internationale se mobilise et travaille en symbiose pour pouvoir transformer ce pouvoir de 1 800 000 000 d’êtres en capital économique pouvant ainsi créer des ressources pour l’humanité dans les années à venir.
Pour y parvenir, il faut explorer toutes les voies de ressources et pour cela dépasser le cadre traditionnel des bailleurs en associant aussi le secteur privé des pays développés et des pays en voie de développement, en travaillant de concert avec la charte de la jeunesse adoptée par l’Union Africaine en 2006,pour les régions d’Afrique, en prônant la bonne gouvernance, en promouvant les aides au développement, en plaçant la jeunesse au centre des priorités tant à l’échelle nationale qu’internationale, en investissant massivement dans l’éducation, la formation professionnelle, la santé, la planification familiale.
Car les pays qui répondront aux besoins des jeunes durant cette période se trouveront notablement mieux positionnés d’ici le milieu du siècle, disposant d’une population plus instruite et en meilleure santé, d’une force de travail plus productive, d’une économie croissante, et bénéficiant d’une chute du taux de fécondité.

Les pays qui négligent les jeunes, eux, verront leurs taux de fécondité s’élever progressivement et auront à subvenir aux besoins d’un important segment de la population jeune ainsi qu’à ceux des personnes non actives » (ndlr: Rapport FNUAP 2014).

Fort de ce qui précède, il résulte de ce rapport, que si notre monde actuel prend à bras le corps le problème des jeunes et adolescents et en fait sa préoccupation, comme celle des adultes, dans les décennies à venir, l’humanité aura tout à gagner dans bien des domaines. Mais, si bien au contraire, 1.800.000.000 d’âmes continuent d’être marginalisées, le non-respect des droits inhérents à leur personne, le chômage accru, l’absence de ressources vitales, la désespérance…ne pourront entraîner que crainte, mécontentement, réactions fortes et violentes, crises profondes…le chaos.

 

 

Fin de l’impunité des crimes contre la presse : illusion ou réalité ?

[Par Marciano Romaric KENZO CHEMBO]

(source : leconomistemaghrebin.com)

(source : leconomistemaghrebin.com)

Instituée il y a deux ans par l’Assemblée générale des Nations Unies, la Journée Internationale de la Lutte contre l’impunité des crimes commis contre les journalistes est célébrée le 2 novembre en hommage à nos confrères de Radio France Internationale, Ghislaine Dupont et Claude Verlaine, abattus froidement au Mali en 2012 dans l’exercice de leur fonction. Les enquêtes pour déterminer les circonstances de ces odieux assassinats n’ont toujours pas abouti et les coupables continuent de courir.

C’est une journée qui amène chacun de nous à avoir une pensée pour tous les journalistes et autres professionnels des médias maltraités, emprisonnés et assassinés à travers le monde et surtout à nous interroger sur les moyens qui pourraient leur garantir un cadre rassurant de travail et mieux sécuriser leur vie.

Les journalistes sont victimes de violences physiques, de meurtres, d’emprisonnement dans l’exercice de leur fonction et ces crimes sont souvent restés impunis et les coupables jamais inquiétés.

Pour favoriser la liberté d’expression, la liberté de la presse, facteur majeur et déterminant pour asseoir une véritable démocratie, le problème de la sécurité des professionnels des médias doit être garanti.

Déjà en 1997, la conférence générale de l’Unesco avait adopté une résolution condamnant la violence contre les journalistes (ndlr résolution 29 de l’UNESCO: « Sur la condamnation des violences contre les journalistes ».)
Dix-sept ans plus tard, le constat est amer et le tableau difficile à regarder, au regard des statistiques du classement annuel du baromètre de la liberté de la presse, établi par l’organisation non-gouvernementale Reporters Sans Frontières en 2014.
Il ressort de ce constat que les journalistes et autres professionnels des médias perdent leur vie, alors qu’ils cherchent juste la vérité. Parce que simplement ils veulent informer l’opinion, ils sont pris pour cible et malheureusement leur nombre ne cesse d’augmenter.
C’est un problème grave et assez préoccupant pour les pays membres des Nations Unies, les Associations et Organismes œuvrant en faveur des Droits humains, car la plupart des crimes commis contre les professionnels de la presse sont restés impunis ; selon un rapport du Comité de Protection des Journalistes, »85% des meurtriers des journalistes n’ont fait l’objet d’aucune enquête, ni poursuites pour leurs forfaits et juste 7% des commanditaires ont été poursuivis par la justice« .
D’où la question de la difficile résolution de l’équation à plusieurs inconnues de l’impunité dont jouissent les bourreaux.

Car aussi longtemps que les coupables ne seront pas inquiétés, aussi longtemps les journalistes seront des cibles et la démocratie menacée. Ces menaces, emprisonnement et meurtres constituent de graves atteintes à la liberté d’expression et dégradent les bases d’un Etat de Droit respectueux des principes élémentaires humains. Nous savons que l’impunité encourage et aggrave une situation déjà inquiétante dans plusieurs pays tels que la Turquie, le Turkménistan, l’Iran, le Pakistan, la Corée du Nord, le Srilanka en passant par Madagascar, l’Érythrée, le Kenya, le Rwanda, le Tchad, l’Egypte, le Mexique, le Brésil, voire les Etats-unis où les gouvernements, les forces de l’ordre, les milices armées, les cartels de drogue s’en prennent aux journalistes.
Aussi dans les pays en guerre ou en proie à des conflits, le ciel s’assombrit davantage à l’instar de la Syrie, la Centrafrique, le Mali pour ne citer que ceux-là.
La police enquête rarement à cause des pressions politiques et d’un système judiciaire corrompu ; souvent les autorités occultent volontairement la vérité en torpillant les investigations. S’ajoute à cela les journalistes assassinés volontairement dans les combats par les belligérants sans qu’aucune poursuite soit rendue possible contre les soldats ou les meurtriers.

Aujourd’hui, il est temps que le Conseil de sécurité des Nations, les Organisations Non Gouvernementales, les sociétés civiles fassent pression sur les gouvernements, les Etats membres afin que les pouvoirs publics protègent et garantissent des conditions de travail et de cadre de vie favorables et sécurisants pour les journalistes et autres professionnels de médias.
Que les instances internationales, régionales et nationales prennent des mesures concrètes, et non des mots vains, afin que soit combattue cette culture de l’impunité.
Que les organisations internationales et autres associations œuvrant, militant à promouvoir la liberté d’expression et de presse sensibilisent davantage dans ce sens en bannissant cette culture d’impunité et que les coupables soient traduits en justice, jugés et condamnés et surtout que les victimes aient accès à des recours effectifs.

Altermondes : Partenaire de la MDJ / L’œil de l’exilé

Altermondes : Conférence-débat Médias & Citoyens en images

[Photos de Muzaffar SALMAN, 15 septembre 2014]

Altermondes - Médias&Citoyens [Photo crédit : M. Salman]

Altermondes – Médias&Citoyens [Photo crédit : M. Salman]



larbigraineLe Front National et le vote immigré

[Chronique / L’œil de l’exilé / Par Larbi GRAINE : Altermondes n° 39 / Septembre 2014]

 

cherifdialloAntiijihad : La sécurité et la liberté

[Chronique / L’œil de l’exilé / Par Sékou Chérif  DIALLO : Altermondes n° 40 / Décembre 2014]

 

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Boko Haram : Non au silence !

[Chronique / L’œil de l’exilé / Par Marciano Romaric Kenzo Chembo : Altermondes n° 41 / Mars 2015]

 

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Loi sur le renseignement Déception chez les réfugiés

[Chronique / L’œil de l’exilé / Par Marie Angélique Ingabire : Altermondes
n° 42 / Juin 2015]

 

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Daesh Menace sur l’Asie Centrale

[Chronique / L’œil de l’exilé / Par Sadegh Hamzeh :  Altermondes n°43 / Septembre 2015]

 

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Attentats de Paris: la compassion vis-à-vis de la France divise les Africains

[Chronique / L’œil de l’exilé / Par René Dassié :  Altermondes n°44 / Décembre 2015]

 

 

Elyse-NGABIREBurundi : Paroles, paroles de la Communauté Internationale ? 

[Chronique / L’œil de l’exilé / Par Elyse Ngabire :  Altermondes n°45 / Mars 2016]

 

 

Boko Haram : Non au silence !

Chronique / L’oeil de l’exilé : Altermondes n° 41 / Mars 2015

Boko Haram : Non au silence !

Par Marciano Romaric Kenzo Chembo

Avec l’attentat du 11 septembre 2001 à New-York, revendiqué par Al-Qaida, le monde a découvert la face cachée d’une nébuleuse terroriste qui n’a cessé de se développer depuis cette époque. En parler, c’est résister. Personne n’oublie les attentats qui ont encore récemment frappé les pays occidentaux. Le 7 janvier 2015 et les attentats contre Charlie Hebdo sont dans toutes les têtes. […]

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Publication Romaric Marciano KENZO CHEMBO