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Les journalistes de la MDJ à la découverte de l’UNESCO

[Par Louis ROYER]

Mercredi 28 juin dernier, les journalistes de la Maison des journalistes ont eu l’opportunité de participer à une visite guidée et approfondie de l’Organisation des Nations Unies pour l’Éducation, la Science et la Culture (UNESCO), dont le siège est à Paris. Un moment unique qui fut l’occasion pour les journalistes réfugiés de découvrir toutes les missions et le rôle primordial joué par l’organisation.

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UNESCO : préserver l’héritage culturel de l’artiste afghan Rumi

[Par Bahram RAWSHANGAR]

Le 25 juin l’association AZADI a organisé devant le bureau de l’UNESCO à Paris une manifestation contre l’injustice culturelle qui sévit en Afghanistan. Des dizaines de personnes y ont participé. Ceux qui ont pris la parole ont déclaré que l’Iran et la Turquie n’avaient pas le droit d’enregistrer le chef d’oeuvre de Rumi « Masnavi Masnavi » comme faisant partie de leur héritage culturel. Et ce à cause du fait que Rumi était originaire d’Afghanistan et était né là-bas. A la fin de la manifestation les responsables de l’association AZADI ont déposé un courrier dans le bureau de l’UNESCO à l’attention de son secrétaire général.

(Crédits : Bahram Rawshangar)

(Crédits : Bahram Rawshangar)

Le courrier indiquait que depuis quelques décennies, l’Afghanistan est non seulement confronté à la guerre et à de multiples crises politiques, mais il est également victime d’un « vol culturel » commis par certains pays voisins. L’un de ces pays est l’Iran, la nation ayant tenté de se faire passer pour le vrai propriétaire de l’héritage culturel afghan.

L’association AZADI rajoutait qu’un exemple de ce « pillage culturel » avait encore eu lieu récemment : « Le 7 juin, Said Reza Salhie, le consultant présidentiel et le directeur de l’institution des Documents et de la Bibliothèque Nationale Iranienne, a annoncé que le gouvernement iranien s’était mis d’accord avec la Turquie pour définir le chef-d’œuvre de Maulana Jalaluddin Balkhi « Masnavi Manavi » en tant qu’héritage culturel de leurs deux pays ». Cependant, si l’on considère la position géographique de l’artiste en question – en terme d’origines, cette décision contredit la résolution de l’UNESCO de 2005 qui affirme que « la ville de Balkh est en Afghanistan et que, par conséquent, il s’agit bien du pays d’origine de Maulana (Rumi) ».
L’artiste est en effet né à Balkh, l’une des villes très connues de l’ancien Khorasan, située au Nord de l’actuel Afghanistan.

Et le courrier de déduire que par conséquent, l’Afghanistan est le réel propriétaire de l’héritage de Maulana et de ses œuvres, et non l’Iran ou la Turquie.

Et ce n’est qu’une occurrence parmi d’autres pour l’Iran. Depuis longtemps, le pays tente de présenter les sages, les grands poètes et penseurs Afghans comme membres à part du patrimoine iranien sur la scène internationale, ce fut le cas pour Nasir Khusraw Balki, Abou Ali Sina (Avicenna), Rodaki, Al Biruni, Khawâdjâ Abdallâh Ansârî, et tant bien d’autres. Ce « vol culturel » n’est pas que le fait du gouvernement Iranien, des penseurs et intellectuels du pays, tentent aussi de s’approprier cette autre culture, tant à l’extérieur et à l’intérieur de l’Iran.

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Et la missive de faire un rappel historique sur les origines de l’artiste : « Bahāʾal-DīnWalad le père de Maulana, inquiété par le Roi Khawarizme, quitta Balkh pour aller faire le pèlerinage du Hajj. Lors de son voyage, il traversa l’Iran avec sa caravane et sa famille pour rejoindre Bagdad, puis La Mecque. Quand les Mongols, menés par Gengis Khan, conquirent le Khawarazme en 1219, la famille de Maulana (Rumi) décida de partir vers Konya en Turquie, puis ensuite vers la Mecque ».

La loi est claire, indique encore le courrier : « l’Iran n’a pas le droit de s’approprier les œuvres de Maulana et d’en faire le patrimoine de son pays. L’association AZADI considère que la décision prise par l’Iran est très inquiétante et qu’il s’agit d’une action irrespectueuse envers la culture et l’histoire de l’Afghanistan ».

Et de conclure que cette décision iranienne a été prise au moment où le gouvernement afghan a fermé le bureau représentatif de l’Afghanistan à l’UNESCO dû à des problèmes politiques.

Le courrier indique enfin trois propositions pour l’UNESCO :

« 1- L’association Azadi et les intellectuels afghans reconnaissent l’UNESCO en tant qu’organisation internationale prestigieuse et nous souhaiterions qu’elle réagisse suite aux propositions iraniennes et turques qui consistent à inclure le chef d’œuvre de Maulana (Rumi), Masnavi Manavi dans leur patrimoine national.

2-Nous souhaitons que l’UNESCO reconnaisse Maulana et ses œuvres en tant que patrimoine culturel de l’Afghanistan.

3- Nous souhaiterions que l’UNESCO prenne conscience du fait que le patrimoine culturel afghan est menacé par la politique de l’Iran qui s’accapare les philosophes, poètes et mystiques afghans en affirmant qu’ils appartiennent à un Iran ancien ou à l’Iran d’aujourd’hui. »

UNESCO : Sécurité des journalistes, les médias se mobilisent

[Par Johanna GALIS]

La sécurité des journalistes dans le monde inquiète. Les derniers des chiffres viennent de tomber et Reporters sans Frontières tire fortement la sonnette d’alarme.

Dans son bilan de l’année 2015 du nombre d’agressions, d’assassinats, et de kidnappings de journalistes dans le monde, l’organisation dénombre 54 journalistes portés disparus à la fin de l’année – dont légèrement moins de la moitié sont détenus en Syrie. 67 journalistes ont, eux, été assassinés. L’UNESCO et les Nations Unies ont pris progressivement conscience, et ce dès 1997 avec la condamnation du Directeur général de l’UNESCO, de l’impunité des assassinats de journalistes exerçant leurs fonctions pour la plupart dans des zones de hauts conflits politiques. Depuis, des directives ont été adoptées : en 2008, l’UNESCO soumet un rapport biennal sur la sécurité des journalistes et les dangers de l’impunité auprès du Conseil du Programme International pour le développement de la communication (PIDC). Plus récemment, en 2013, un Plan de Travail a été créé par l’exécutif de cette même organisation pour réfléchir à des solutions concrètes à mettre en place afin d’éviter que la situation ne s’aggrave.

(source: Unesco)

(source: Unesco)

Malheureusement, si l’on pouvait dresser un bilan de l’année 2015 – sur le quota de confiance que chacun pourrait placer en la politique sécuritaire de son pays, l’Occident lui-même – dont la France, qui a été frappée 2 fois par des attaques terroristes sur son territoire en l’espace d’un an – semble ne plus être un lieu sûr. D’où la nécessité pour l’UNESCO de créer une conférence de premier ordre, le 5 février dernier, sur la sécurité des journalistes vis-à-vis d’une violence qui s’installe un peu partout dans le monde. Son titre le souligne de manière significative « Les médias se mobilisent pour la sécurité des journalistes »: il s’agit de se fédérer pour faire changer les choses, et vite.

Préparer les journalistes pour les terrains hostiles
Trois tables rondes ont été tenues: l’une sur les bonnes pratiques des salles de presse pour garantir la sécurité de ses journalistes, la deuxième sur la sécurité des médias locaux, régionaux et communautaires, et enfin la troisième sur la sécurité des journalistes indépendants et des producteurs de médias sociaux. Plus de deux-cent représentants de médias (propriétaires, dirigeants et journalistes eux-mêmes) étaient présents sur place, ainsi que des ambassadeurs.

Larry Kilman, Secrétaire général de l'Association mondiale des journaux

Larry Kilman, Secrétaire général de l’Association mondiale des journaux (Source: blog.wan-ifra.org)

Des actions de premier ordre ont été suggérées: que les salles de presse garantissent les formations – physiques, psychologiques et mêmes d’outils numériques – de leurs journalistes pour les préparer à leur arrivée sur le terrain. Larry Kilman, Secrétaire général de l’Association mondiale des journaux et des éditeurs de médias d’informations a par ailleurs souligné d’une manière très juste : « Trop souvent les journalistes ne sont pas salués pour leur rôle de vigie », d’où la nécessité de médiatiser plus souvent les risques qu’ils encourent pour informer le grand public sur l’importance de leur métier dans la compréhension de notre monde actuel, et sur les dérives dangereuses dont ils peuvent être les victimes. Pourquoi ne pas fournir aux grands acteurs des médias une plateforme pour parler de la sécurité de leurs journalistes? Et à l’échelle de ce que le journaliste peut faire une fois sur place – mieux se renseigner auprès des forces de sécurité présentes, des associations locales, pour mieux saisir les risques du terrain. Des institutions gouvernementales doivent agir de pair avec les médias pour permettre d’enquêter de plus près sur les crimes commis, et la création d’une commission nationale serait la bienvenue.

(Source: Wikimédia)

(Source: Wikimédia)

La conférence se termine sous le signe d’une véritable dialogue à l’échelle internationale sur les dispositifs nécessaires à la fin de l’impunité des crimes commis envers les journalistes dans le monde, tandis que de nombreux outils auront été proposés pour que les médias et l’UNESCO puissent développer pour eux un futur meilleur et plus sûr.

 

 

A l’UNESCO, les autochtones face au climat

[Par Mourad HAMMAMI]

Ils sont venus des quatre coins du monde : des Philippines, des Îles Fidji, du Népal, du Tibet, de l’Ouganda et de bien d’autres lieux éloignés de la planète pour se retrouver au siège de l’Unesco à Paris autour d’une conférence qui a pour thème  » Temps d’incertitude et résilience: Les peuples autochtones face aux changements climatiques ».

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©Mourad HAMMAMI

 

Le célèbre réalisateur Nicolas Hulot a aussi participé à cette conférence. Dans sa prise de parole, ce dernier a insisté sur la priorité à agir pour sauver la planète de changements climatiques inquiétants, particulièrement pour les populations autochtones isolées et impuissantes.

Cette conférence a été inaugurée par Flavia Schlegel, sous-directrice générale pour le secteur des sciences naturelle à l’UNESCO, par Ségolène Royal, ministre française de l’écologie, du développement durable et de l’énergie, par Cacique Raoni Metuktire, l’un des grands chefs du peuple Kayapo – qui vit dans une réserve protégée de l’un des Etats amazoniens de la partie occidentale du Brésil, appelé Mato Groso – et par Victoria Tauli-Corpuz, rapporteur spécial des Nations Unies pour les droits des peuples autochtones.

La deuxième conférence, sous forme de table ronde, a été animée par le Français Nicolas Hulot, envoyé spécial pour la protection de la planète, par Hindou Oumarou, femme autochtone de la communauté pastorale Mbororo du Tchad, coordinatrice de l’Association des Femmes des Peuples Autochtones du Tchad (AFPAT), et par Diego Pacheco, vice-ministre bolivien de la planification  et de la coordination au Ministère de la planification et du développement.

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©Mourad HAMMAMI

 

« En France, le slogan est «Egalité et fraternité », à présent il est temps de lancer ce slogan qui aura pour appellation : Développement et diversité » a déclaré Nicolas Hulot.

Plusieurs exposés ont été assurés par les intervenants, tous faisant un constat sous forme de réquisitoire exposant la lutte pour la survie auxquels font face ces peuples autochtones face aux changements climatiques.

« Aidez-nous à survivre ! Lance un intervenant des îles Fidji. Aidez nous à continuer à naviguer dans nos canoës sans utiliser des moyens de consommation basés sur des combustibles fossiles ».

A un autre des Iles Philippines de lancer « Il faut que la voix des peuples autochtones soit prise en compte à l’avenir. Toute loi que l’on passera doit protéger les populations autochtones et protéger aussi notre diversité culturelle, ainsi que notre diversité alimentaire ».

A une représentante du Népal de finalement rajouter « Nous ne sommes pas responsables de cette situation, les responsables sont les sociétés de consommation, avec leurs multinationales qui menacent notre existence ».

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©Mourad HAMMAMI

 

L’UNESCO et la lutte contre le terrorisme

[Par Emile Zola NDE TCHOUSSI]

Le 16 novembre, le Président de la Bulgarie Rossen Plevneliev a ouvert le Forum des dirigeants organisé dans le cadre de la 38e session de la conférence générale de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture.

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Le siège parisien de l’Unesco (source : Unesco.fr)

 

Paris, la capitale française, abrite depuis lundi dernier et ceci jusqu’au mercredi 18 novembre, le Forum des dirigeants, organisé dans le cadre du 70e anniversaire de l’UNESCO. Cette 38ème session est dédiée aux victimes des attentats terroristes qui ont frappé Paris le 13 novembre. « Malgré les événements tragiques de vendredi dernier, nous sommes réunis ici aujourd’hui en tant que nations à l’occasion de notre 70ème anniversaire sous la bannière de l’UNESCO, pour proclamer au monde que l’esprit humain ne doit jamais être supprimé. L’aspiration de l’humanité à la paix, la tolérance et la coexistence mutuelle doivent être ressuscités », a déclaré Stanley Mutumba Simataa, Président de la 38e session de la Conférence générale dans son discours d’ouverture.

En ouvrant le Forum, la Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova, a évoqué les événements tragiques et terribles qui ont frappé Paris et le monde entier. « Il s’agit d’une attaque contre l’humanité. Nous ne l’accepterons pas. Nous ne céderons pas. Nous devons rester unis, avec la France, avec toutes les femmes et les hommes, avec toutes les sociétés ».

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Irina Bokova (source : financialafrik.com)

 

Citant l’Acte constitutif de l’UNESCO adopté il y a 70 ans, qui stipule que « les guerres prenant naissance dans l’esprit des hommes et des femmes, c’est dans l’esprit des hommes que doivent être élevées les défenses de la paix », la Directrice générale a souligné que cela « n’a jamais été aussi actuel, aussi pertinent ».  Dans son discours, le président bulgare a souligné que « l’idéologie du terrorisme ne peut être vaincue par les armes. Elle pourra être vaincue par des idées, par l’éducation et par des sociétés tolérantes ».

Racines du terrorisme

« Ce n’est qu’en restant unis contre cette menace mondiale que nous gagnerons ce combat », a-t-il ajouté. Le Président a salué le travail mis en œuvre par l’UNESCO au cours des 70 dernières années et a rappelé que « l’UNESCO est le premier forum international consacré à la protection du patrimoine spirituel et culturel de l’humanité ».  Il a encore souligné que l’Organisation dispose de « tous les outils pour promouvoir le dialogue culturel et religieux et prévenir la radicalisation des jeunes, qu’il s’agisse de l’éducation pour tous ou encore du partage des connaissances scientifiques pour un meilleur avenir de l’humanité ».  Se référant aux racines du terrorisme, le Président a déclaré : « Il est temps d’investir plus d’efforts et de ressources dans l’éducation et la diversité culturelle afin d’assurer un avenir juste et durable pour tous ».

Juste après le président bulgare, ce fut le tour du Président Paul Biya de prendre la parole. Dans son propos liminaire, le Chef de l’Etat du Cameroun a appelé chaque nation à contribuer au combat contre le terrorisme : « Mon  propre  pays, havre de stabilité, en fait aujourd’hui la douloureuse expérience. Il subit depuis quelques années les attaques terroristes de Boko Haram. C’est le lieu pour moi de rappeler qu’aucun pays n’est à l’abri des attaques terroristes » […]  « Ce qui vient de se passer à Paris, le soir du 13 novembre, est particulièrement significatif. Le combat contre le terrorisme est le combat de toute nation qui met le respect de la personne humaine et de sa vie au premier rang de ses valeurs. Ce combat incombe à chaque nation. Il appartient à chaque nation d’y apporter sa contribution.»

« Au sein de la vaste famille du système des Nations Unies, le Cameroun  éprouve  une  inclinaison particulière   pour   l’UNESCO. […] Pays pacifique et tolérant, peuplé de populations d’origines, de religions et de traditions culturelles diverses, il se reconnaît dans l’idéal humaniste de l’UNESCO dont l’objectif ultime est « l’épanouissement » de l’homme et l’harmonie entre les peuples. Comme l’UNESCO, le Cameroun pense que nos différences, loin d’être un handicap, sont une source d’enrichissement », a poursuivi Paul Biya.

Toujours lundi matin, après le chef de l’Etat camerounais, les représentants des pays suivants, l’ex-République yougoslave de Macédoine, la Libye, la République de Lituanie et la République de l’Inde se sont également exprimés à la tribune de l’UNESCO. Dans l’après-midi, les trois anciens directeurs généraux de l’UNESCO, M. Amadou-Mahtar M’Bow, M. Federico Mayor et M. Koïchiro Matsuura, ont prononcé  des discours en séance plénière et se sont interrogés sur la portée du 70e anniversaire de l’UNESCO. En soirée, vers 19h, la commémoration a commencé en salle I par des interludes musicaux de l’Orchestre mondial pour la paix. Les musiciens représentant 19 nationalités ont interprété des morceaux de Samuel Barber et de Tchaïkovski en mémoire des victimes tuées lors des attaques terroristes vendredi. Cette interprétation était dédiée aux familles des proches.

 

Débat à l’Unesco : Sécurité des journalistes, Liberté et Démocratie

[Par ADS]

Dans ses efforts pour soutenir la liberté d’expression, Irina Bokova, directrice générale de l’Unesco a exprimé sa solidarité à tous les journalistes lors d’une conférence tenue au siège de l’institution à Paris mercredi – ceux de Charlie Hebdo en particulier, qui « risquent leur vie pour accomplir leur devoir ».

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« S’attaquer à des journalistes, c’est s’attaquer au principe même de la liberté d’expression », poursuit la directrice générale. Et de conclure en appelant à « assurer et renforcer la sécurité des journalistes » dans son discours d’ouverture de la conférence sur la « Protection des journalistes » au lendemain de l’attentat contre le journal satirique Charlie Hebdo.

Annick Girardin, secrétaire d’Etat française au développement et à la francophonie, représentante du gouvernement français à cette conférence a rappelé que « La France est pour l’information libre, indépendante, irrévérencieuse, que la France défend la liberté d’expression, sans oublier la liberté de conviction et de croyance ». « Nous respectons la sensibilité des opinions partout dans le monde. Tout media a le droit de publier en France dans le respect des lois. Chaque individu qui se sent lésé par une publication quelle qu’elle soit a le droit lui aussi et la possibilité de se tourner vers la justice pour faire respecter ses droits. Mais en aucun cas on ne peut avoir recours à la violence », a-t-elle précisé.

IMG_0870Les dessins de presse publiés, souligne-t-elle, peuvent véhiculer des idées extrêmement puissantes dans un langage universel. En cela les caricaturistes sont des sortes de fantassins de la démocratie. Selon la réprésentante du gouvernement, 90% des crimes terroristes sont impunis. La France apporte son soutien aux journalistes en danger à travers Reporters Sans Frontière et la Ligue européenne des droits de l’homme. Avant de conclure en rappelant une citation de Manuel Valls, Premier ministre Français à la représentation nationale Lundi : « La meilleure des réponses au terrorisme qui veut précisément diaboliser ce que nous sommes, c’est-à-dire une grande démocratie, c’est le droit, la démocratie, la liberté ».

Plantu caricaturiste au journal le Monde se lâche : « On est en colère depuis dimanche la marche merveilleuse des Français et du monde entier on se rend compte que la liberté d’expression c’est quelque qui ne touche pas forcément que les dessinateurs, que les journalistes mais tout le monde ».

Au cours des débats qui ont suivi sur « dialogue interculturel et sociétés fragmentées » qui a vu se succéder au micro d’éminentes personnalités du monde des médias et des défenseurs des droits des journalistes, les interventions étaient plus ou moins équilibrées et appelaient à « une prise de conscience » sur les limites de la liberté d’expression.

« On doit savoir que caricaturer le prophète Mahomet (Psl, ndlr) est offensant. Qu’il y a des gens qui sont prêts à mourir pour cette offense. En y prenant garde, on arriverait à lutter contre le fondamentalisme islamique», soutient Omar Belhouchet, journal à El Watan (Algérie).

John Ralston Saul, président du PEN international a exprimé son inquiétude face aux déclarations des politiques vis-à-vis de la montée du terrorisme : « Je suis inquiet quand on déclare la guerre au terrorisme : on a déclaré la guerre contre la drogue, contre le crime organisé, contre le terrorisme, ça n’a pas marché. Qu’allons-nous faire ? »

 

 

Journée du tourisme 2014 : Le tourisme nous unit, nous valorise et crée de l’emploi

[Par John CHITAMBO LOBE]

Ce monde fut crée de manière splendide et merveilleuse – incroyable mais vrai – et tout ce qui s’y trouve est vraiment beau et magnifique à voir, et c’est dans la nature de l’Homme de devenir touriste et d’admirer sans cesse cette beauté naturelle et artificielle dans ce monde; mais à l’Homme fut aussi donné une intelligence terrible, la possibilité de créer, pour compléter ou pour ajouter à la beauté naturelle de ce monde, une beauté artificielle avec ses constructions magnifiques, ses châteaux, ses monuments, ses bâtiments… tout cela ne cesse d’attirer les touristes.
logo-2014C’est pourquoi la Journée Mondiale du Tourisme est célébrée depuis 1980 à l’initiative de l’Organisation Mondiale du Tourisme (OMT), et la date du 27 septembre fut retenue pour marquer l’anniversaire de l’adoption des statuts de l’OMT en 1970. Pourquoi une Journée Mondiale du Tourisme ?
L’objectif principal fixé alors par l’Organisation Mondiale du Tourisme était la prise de conscience de l’importance du tourisme du point de vue social, culturel, économique et même politique dans le monde, et la Journée Mondiale du Tourisme (JMT) est devenue une célébration organisée tous les ans à l’échelle mondiale pour mettre en lumière la valeur sociale, culturelle, politique et économique du tourisme partout dans le monde. Dans de nombreuses régions du globe, le tourisme arrive en tête des activités économiques, avec ses répercussions sur l’emploi pour éliminer le chômage, le brassage des différentes populations du monde qui se rencontrent, l’ouverture au monde et la circulation de l’information…
Le tourisme est un puissant moyen de croissance économique et de création d’emplois à travers le monde. Le secteur touristique représente un grand pourcentage des emplois dans le monde, surtout pour les jeunes, et le tourisme est un des piliers de l’économie mondiale.
Les pays les plus touristiques dans le monde:

1° La France: Pas de surprise pour ce numéro un des pays les plus touristiques du monde, avec ses trente-huit sites au patrimoine mondial de l’UNESCO; elle accueille chaque année des milliers de touristes. Renommée pour sa gastronomie, ses monuments connus dans le monde entier comme la tour Eiffel, Notre-Dame de Paris et bien d’autres, la France prend donc la tête.
2° Les États-Unis: Numéro deux, les États-Unis d’Amérique. Réunissant près de soixante-quatre millions de touristes, ils possèdent vingt et un sites au patrimoine mondial de l’UNESCO appréciés des touristes. Les parcs naturels y sont nombreux, comme Yellowstone ou Monument Valley.
3° L’Espagne: Elle accueille plus de cinquante-huit millions de touristes venus découvrir sa ville phare, Barcelone, et ses nombreux monuments. elle a quarante-quatre sites au patrimoine mondial de l’UNESCO, et fait partie des cinq pays possédant le plus de sites.
4° La Chine: Elle fait partie des pays possédant le plus de sites au patrimoine mondial de l’UNESCO. Elle totalise quarante-cinq sites. Elle possède l’un des monuments les plus visités au monde: la muraille de Chine, qui fait partie des nouvelles merveilles du monde.

Rome : Palatin et Circus Maximus / www.italia.it

Italie, Rome : Palatin et Circus Maximus / www.italia.it

5° L’Italie: L’Italie est le numéro un avec ses sites au patrimoine mondial de l’UNESCO. Elle possède quarante-neuf sites. Grâce à son passé (et notamment la période de l’Antiquité romaine), elle possède une Histoire riche en monuments et lieux antiques.
6° La Turquie: Avec onze sites au patrimoine mondial de l’UNESCO, elle est le sixième pays le plus visité au monde et accueille plus de trente-six millions de touristes, forte de ses stations balnéaires et de sa ville phare, Istanbul.
7° Le Royaume-Uni: Il prend la septième place parmi les pays les plus touristiques du monde. Avec 29,2 millions de touristes, il reste très populaire dans le monde. Il compte vingt-huit sites au patrimoine mondial de l’UNESCO.
8° L’ Allemagne: Elle possède trente-huit sites au patrimoine mondial de l’UNESCO. C’est un pays très touristique avec plus de vingt-huit millions de touristes attirés par ses nombreuses cathédrales, comme celles de Cologne ou d’Aix-La-Chapelle. Berlin est l’une des villes les plus touristiques.
9° La Malaisie: Quatre sites au patrimoine mondial de l’UNESCO, elle est le neuvième pays le plus touristique au monde avec vingt-quatre millions de touristes par an.
10° Le Mexique: Le dixième pays, avec quarante-deux sites au patrimoine mondial de l’UNESCO, rassemble près de vingt-trois millions de touristes. Grâce aux nombreux sites construits par les Mayas, comme la ville préhispanique de Chichen-Itza figurant sur la liste des sept nouvelles merveilles du monde, il fait donc partie des pays les plus touristiques du monde.

France, Paris : Arc de triomphe / Crédits : Patrick Cadet - CMN, Paris

France, Paris : Arc de triomphe / Crédits : Patrick Cadet – CMN, Paris

Mais pourquoi la France attire-t-elle autant de touristes? Elle est un pays très diversifié, à la fois multi-clientèle et multi-marché, pour des séjours balnéaires, à la montagne, à la campagne, avec également une très forte attractivité de Paris et du patrimoine historique comme les châteaux de la Loire, le château de Versailles, le cimetière du Père-Lachaise… La proximité de l’Europe est également primordiale; pour les Anglais, les Hollandais, les Allemands, les Belges, la France est la destination de la proximité: elle reste une destination attractive à un coût raisonnable. La gastronomie française est également très appréciée par les étrangers. En venant en France, le touriste est comblé sur le point historique, culturel et artistique de la France.

La montée de l’Afrique. Le moment est venu, aujourd’hui plus que jamais, d’encourager le tourisme en tant que moyen de développement économique en Afrique subsaharienne. Où souhaitez-vous aller aujourd’hui? Le tourisme en Afrique représente une importante activité sociale et économique. La particularité touristique de l’Afrique réside dans la grande variété des points d’intérêts, la diversité et la multitudes de paysages ainsi que les riches patrimoines culturels et artificiels.

 

Zambie, Chutes Victoria / www.ac-limoges.fr

Zambie, Chutes Victoria / www.ac-limoges.fr

En Zambie, le pays s’est ouvert au tourisme dans les années 1990 comme la destination touristique pour une « real Africa ». Il est considéré pour ses safaris pédestres et ses fameuses Chutes Victoria (où Mosi-oa-Tunya) entre le Zimbabwe et la Zambie . Le territoire compte de nombreux parcs nationaux comme ceux de la Luangwa-sud, de la plaine de la Liuva, de la Kafue ou d’Isangavo ainsi que le fleuve zambezi qui traverse le pays. Les touristes viennent aussi pour admirer les chutes d’eau du Kasanga Falls, Chutes Cahvuma, Ngambwe Rapids, Wonder Gorge. Le Livingstone Memorial est un des rares monuments historiques du pays. Les festivals culturels y sont bien plus nombreux, comme le Ukusefya pa Ngwena pour les peuples Bembas,le Umutomboko pour les peuples Lundas,le Ku-Omboka pour les peuples Lozis.