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Festival de cinéma Douarnenez : la tradition a été respectée !

La 41e édition du Festival de cinéma de Douarnenez a bel et bien vécu du 17 au 25 août 2018. Un événement haut en couleurs, qui avait pour thème cette édition « Les peuples des Congos », ces deux pays d’Afrique centrale.

Durant plus d’une semaine, Douarnenez, la ville côtière de la Bretagne fut au centre de l’attention du monde culturel Nord-Sud. Cet échange a permis aux nombreux jeunes talents œuvrant dans différents domaines de rehausser leur présence cette manifestation. Plusieurs activités étaient prévues.

Cinéma

Dans la catégorie cinéma, le poumon même du festival, les salles furent inondées du public. On pouvait assister à des files interminables de cinéphiles aux guichets décidèrent à regarder les différentes projections. Les organisateurs ont fait la promotion du septième art congolais, de retour de grâce, après plusieurs années de galère.

Le film MAKI'LA de Macherie Ekwa Bahango est sélectionné au Seattle International Film Festival (SIFF) et au New-York African Film Festival. Après la Berlinale, c'est au tour des USA d'accueillir ce film écrit et réalisé par Macherie Ekwa Bahango, dans une production de Tosala Films en coproduction avec Orange Studio, Inzo ya Bizizi et Lennox Studio. Distribution Internationale DIFFA et ORANGE STUDIO.

Publiée par MAKI'LA – Film sur Vendredi 11 mai 2018

C’est ainsi qu’on a pu assister à la projection du film «Mak’ila» de la jeune réalisatrice Machérie Ekwa. Ce film traite la question des enfants de la rue en République Démocratique du Congo. Un film révélateur, qui a été déjà couronné au Festival Écrans Noirs à Yaoundé au Cameroun.

D’autres films n’ont pas laissé les publics indifférents, tels que ceux réalisés par des cinéastes européens mais traitant les situations politiques congolaises, à l’instar de « Adieu l’enfer » de Marlène Rabaud et Arnaud Zajtman. Ce film documentaire est consacré à un détenu politique, Marc Vumilia, un congolais condamné à mort au terme d’un simulacre de procès. Il réussit à s’échapper des sinistres prisons et reconstruit sa vie après une demande d’asile accordée par la  Suède.

Littérature

Sur le plan littéraire, des rencontres ont lieu à l’hôtel France. C’est l’écrivain In Koli Jean Bofane, qui a ouvert les rencontres littéraires tenues jeudi 23 août.  Jean Bofane est très connu pour son roman « Mathématiques congolaises« , qui lui a valu le Grand prix littéraire d’Afrique noire en 2009.

Il a été suivi sur l’estrade par Sino Aanza, un jeune prodige écrivain, auteur du très célèbre roman « Généalogie d’une banalité« , publié en 2015, par la Maison Vents d’ailleurs. Enfin, il y a eu  l’intervention de Joëlle Sambi, une nouvelle voix féminine de la littérature congolaise, auteure de «Le Monde est Gueule de Chèvre», en 2007. Elle a reçu le prix du jury «Gros Sel» en 2008.

Le cinéma, la littérature, la musique, la danse… La culture et les peuples des Congos, ont été célébrés à Douarnenez, en cette nouvelle édition. Les deux rives du majestueux fleuve Congo, étaient revisitées dans leur plus profond. Un moment fort de convivialité mettant en perspectives un esprit de vivre ensemble entre les peuples de différentes cultures. L’année prochaine à Douarnenez, ça sera le tour de l’Algérie et son peuple !

De notre renvoyé spécial à Douarnenez, Jean Mati.

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