Manifestation contre l’esclavage en Mauritanie violemment réprimée

Exilé car menacé en Mauritanie, le journaliste MBG nous a transmis ce communiqué de l’IRA Mauritanie. L’IRA signifie Initiative de Résurgence du mouvement Abolutionniste. Cette initiative lutte contre la résurgence de l’esclavage, pratique dénoncée à maintes reprises car existante.

Manifester contre l’esclavage parait un droit inaléniable partout dans le monde. Ce n’est pas le cas en Mauritanie. Donc ce lundi 29 octobre, la violente répression de la marche pacifique d’IRA n’est pas une surprise, une nouvelle fois le général Meguett persiste et signe.

Au cours de cette matinée du lundi 29 octobre 2018, les militantes et militants d’IRA-Mauritanie, fidèles à leurs engagements militants, descendirent dans l’avenue principale de la capitale mauritanienne Nouakchott, et marchèrent pacifiquement en direction du ministère de la justice pour réclamer la libération sans conditions d’Abdallahi Houssein Messoud et Biram Dah Abeid, respectivement militant d’IRA et président de cette ONG, mais aussi député de la République élu en détention le premier septembre passé.

La police mauritanienne, transformée en milice privée par le clan du dictateur Mohamed ould Abdelaziz, et recyclée dans les pires formes de torture contre les contestataires ou présumés tels issus des groupes subsahariens, sous la houlette d’un présumé notoire tortionnaire récidiviste, le général de Brigade Mohamed ould Meguett, cite de manière récurrente et concordante dans les témoignages des militaires noirs rescapés du camp des tueries a Inal.

Notons que depuis la nomination de ould Meguett, troisième personnalité du système, à la tête de la police et des renseignements, la torture et la violence indicible, en public dans les rues, en privé entre quatre murs dans les commissariat sont devenues monnaie courante. 

Aujourd’hui, la marche pacifique d’IRA a été réprimée avec une violence qui porte la marque, une fois de plus, et la consigne du général Mohamed ould Meguett, qui aurait déclaré en 2014 juste après sa prise de fonction, que la seule solition efficace et determinante pour éradiquer la contestation d’IRA, c’est de procéder purement et simplement a l’elimination physique de son leader Biram Dah Abeid.

Aujourdhui plusieurs militants ont été gravement blessés, battus sauvagement par des policiers armés jusqu’aux dents et ayant pour ordre de casser les militants pacifiques. Des blessés graves, victimes de tabassage violent a coups de matraques, de godasses sur toutes les parties du corps.

Les militants blessés et d’autres ayant perdus connaissances a cause de la violences des charges et attaques de la police, sont transportés aux services des urgences de l’hopital de nouakchott, ou la police les a suivi pour intimider les infirmiers et médecins charges de leurs apporter des soins de leurs délivrer des certificats médicaux certifiant la gravité et la cause des blessures. C’est pourquoi les services de l’hopital s’abstiennent de delivrer les resultats des diagnostics medicaux sauf delivrance par la pilice d’une requisition signee par un officier de police. Et bien-sûr que la police a catégoriquement refuse de délivrer le précieux papier.

Liste des blessés:
1 Vatma Maatala IRA-Section Riyadh-Nouakchott.
2 Bah Eyoub IRA-Section Boghe.
3 Semayou Dembele IRA-Section Kobeni.
4 Habi Mokhtar, IRA-Section Elmina Nouakchott.
5 Allouche Sid’Ahmed IRA-Section Teyarett Nouakchott.
6 Seyid Inalla IRA-Section Rkiz.
7 Zoubeir Mbarack, président du Comité de la Paix.
8 Cheikh Vall, vice président du comité de la Paix.
9 Elhaj El Id, coordinateur général de Nouakchott.
10 Lassana Coulibaly, Section IRA-Sebkha Nouakchott.

De plus, deux militants ont été arrêtés: Zoubeir Mbarack et Seyid Inala.

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