RD Congo : le CLC va poursuivre son combat contre le « Système » et non les « individus »

Le Comité Laïc de Coordination -CLC- affirme qu’après le départ de Joseph Kabila du pouvoir, son combat va se poursuivre notamment contre le « système » en place afin d’obtenir un véritable Etat de droit en RDC.

Les membres du CLC ont du vivre cachés treize mois pour avoir dénoncés les abus du pouvoir lors de la répression des marches organisées le 31 décembre 2017 et le 25 janvier 2018 en protestation contre un troisième mandat de Joseph Kabila. Il y avait eu plusieurs morts. Une messe a été célébrée en cet honneur.

« Le combat du CLC est une autre nature, c’est un combat de longue haleine pour qu’au Congo, enfin, un Etat de droit puisse s’instaurer et que la population puisse vivre mieux. Nous continuerons, mais notre combat n’est pas une question d’individus, c’est une question de systèmes et là nous avons encore des choses à faire parce que l’État de droit et la liberté d’expression n’e sont pas encore mis en place, les libertés publiques ne sont pas encore acquises » a déclaré vendredi à Top Congo FM, l’historien Isidore Ndaywel modérateur du CLC.

C’était après la messe en mémoire des victimes des marches organisées par les laïcs catholiques notamment pour exiger l’application intégrale de l’accord de la Saint-Sylvestre.

S’appuyant sur le manque « des vérités des urnes » à l’issue de dernières élections, M. Ndaywel se dit tout de même fier des combats menés qui ont empêché Joseph Kabila à brigué un troisième mandat.

« Nous sommes fiers d’être congolais parce que pour la première fois dans notre région, le Congo, le seul pays de l’Afrique centrale a été capable d’empêcher qu’il y ait un troisième mandat d’un président sortant Joseph Kabila. C’est un combat louable, il faut féliciter notre population et remercier particulièrement la presse congolaise qui nous ont toujours soutenu dans notre démarche pour obtenir ce résultat ; et nous rendons un vibrant hommage à ceux là qui n’ont pas jusqu’à présent trouver leur liberté. Nous pensons aussi à nos amis de la presse ( journalistes) en fuite partout dans le monde, aux hommes d’État congolais (…) Qu’ils se sentent fiers de leurs abattu durant plusieurs années » a-t-il ajouté.

Plusieurs ténors du CLC qui vivaient dans la clandestinité sont sortis et se sentent encore entourés d’une insécurités totale, nous espérons que grâce à l’alternance au sommet de l’État, ils trouveront la paix.

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