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 Les coulisses des Goncourt

Le Drouant & le Goncourt : une association qui dure. Les dix jurés des Goncourt viennent chaque premier mardi du mois pour leur déjeuner et leur réunion mensuelle et ce, depuis 1914 dans le restaurant nommé Drouant. Exceptés les mois de juillet et d’août. Découvrez les coulisses du plus grand prix français consacré à la littérature.

En effet, chacun des jurés dispose de couverts en vermeil qu’il a hérité de son prédécesseur. Des couverts qui existent depuis les années 30. Les dossiers des dix sièges des académiciens sont gravés en leurs noms. Et ceux, qui organisent leurs réunions doivent respecter un certain ordre bien établit. A commencer par la disposition des fauteuils.

Les jurés du Goncourt 2018

En face de Tahar Ben-Jelloun, à titre d’exemple, on doit placer Patrick Rambaud, à sa gauche il doit y avoir, Paul Constand, et dans le sens des aiguilles d’une montre : Françoise Chandernargor, Bernard Pivot, Didier Decoin, Eric-Emmanuel Schmidt, Philippe Claudel, Virginie Despentes et enfin, Pierre Assouline.

Et la forme ronde de la table donne un aspect institutionnel à l’ensemble de leurs rencontres. Durant les deux mois d’été, ces gens de lettres doivent dévorer, plusieurs livres qui ont marqué l’actualité littéraire. En septembre et octobre, les deux mois qui précédent l’annonce du prix, ils établissent les listes des finalistes.

Il y a deux sessions en mois d’octobre. Une session au début et une autre à la fin du mois. Deux rendez-vous qui se soldent avec l’établissement de la fameuse liste des quatre finalistes. Pour que le jour « j », et après un débat souvent très mouvementé et très animé, les jurés ressortent avec le nom de l’heureux lauréat.

Le jour des délibérations

Elle est fixée cette année au mercredi 7 novembre 2018, Bernard Pivot et ses coéquipiers, arrivent très tôt, chez Drouant. Les camions des médias écrits et audiovisuels dont la plupart arrivent la veille, prennent position et prennent d’assaut la place Gaillon, devenue pour l’occasion le Quartier Général.

Nul ne peut voler la vedette à Patrick Rambaud, qui arrive toujours le premier, une cigarette fixée au bec dès le matin. Jovial et d’une extrême gentillesse, c’est lui qui fait face à la presse. Une horde de journalistes prête à tout pour avoir le fameux scoop.

Le quartier est assiégé. Le 2ème arrondissement de Paris participe à l’évènement en envoyant, des officiers de Police pour garantir la sécurité à l’extérieur ainsi qu’à l’intérieur du QG.

Au moment où les débats se poursuivent dans le salon Goncourt. Mais aussi au salon Renaudot, pour le prix qui porte le même nom, tous les regards sont braqués sur les escaliers Rhulmann, d’où on annonce les deux fameux Prix, auxquels rêve n’importe quel écrivain.

Et vers 12h45, Didier Decoin, se détache de sa troupe, en compagnie de l’un des jurés du Renaudot, pour se diriger vers les escaliers déjà cités, en vue d’annoncer au parterre des journalistes, les résultats du vote.

L’élu est nommé !

Une fois que les journalistes ont l’info, ils vont changer de fusil d’épaule. Ils doivent à présent guetter  l’arrivée de l’élu de l’année. Qui devait être informé, au préalable, lui et son éditeur, par la secrétaire de l’académie, 15 ou 20 minutes avant l’annonce du prix.

Et s’ensuit dans la foulée, un cocktail déjeunatoire, offert aux professionnels de la presse. Au moment où les académiciens poursuivent leur déjeuner. Il faut savoir que ce prix tant convoité est d’une valeur de 10 euros. Mais ses retombées économiques sont considérables ! Aussi bien pour l’auteur que pour l’éditeur.

Il est important de savoir que les quatre finalistes qui ressortent de la dernière sélection, ne doivent pas s’éloigner de Paris et du quartier de l’Opéra, le jour des délibérations !

En général, le lauréat arrive peu de temps après. Une fois sur les lieux, il échange quelques propos avec les médias.

Toujours en compagnie de son éditeur, l’écrivain doit à présent se frayer un chemin pour rejoindre les académiciens qui continuent de savourer leurs mets. Il arrive souvent au moment du dessert. Accueillit, avec tambour et trompettes, les académiciens portent un toast à l’élu du jour. Et, commence le « jeu » des questions-réponses. D’abord, avec les jurés et, au tour de rôle, avec les journalistes qui rentrent dans le salon, par « petits  groupes ».

Les nouveautés sur le menu des Goncourt 2018

Sous la tutelle du Directeur Général du groupe, Hervé Fort, le Chef Emile Cotte ainsi que l’ensemble des autres  services s’apprêtent à proposer cette année un menu unique pour les jurés des Goncourt et Renaudot mais aussi pour l’ensemble de la clientèle. Ce qui n’a pas été expérimenté jusque-là.

Les responsables mettent le paquet pour communiquer là-dessus. Un menu qui reste accessible (sur réservation) jusqu’à la fin de l’année, à toutes celles et ceux qui veulent manger la même chose que les jurés desdits prix littéraires. Nous avons réussi à avoir une copie de ce menu gourmand, dans lequel est proposé :

Huitre Gilardeau n°2

Cresson Haddock et tartare d’algues

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Fine gelée de tourteau

Homard et oursin crème de chou-fleur et caviar

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Saint-Jacques, endives caramélisées

Clémentine, poivre Timut et coriandre cress

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Filet de sole « Drouant »

Coquillages, sauce champagne

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Chevreuil Noisette et foie gras poêlé

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Brie de Meaux aux noix

Pomme Granny et céleri

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Poire Belle-Hélène

Des favoris pour le Goncourt cette année ?

Dans l’attente de la troisième et dernière sélection avant le 7 novembre, les lecteurs les plus avertis, à l’instar d’Eric Leguen, l’un des férus des livres, fréquentant Drouant, misent cette année sur David Diop avec son livre « Frère d’âme », paru au Seuil. A l’en croire, c’est l’une des révélations de la rentrée littéraire.

A rappeler que la sélection du 2 octobre 2018 a débouché sur une liste où l’on trouve :

Pauline Delabroy-Allard, « Ça raconte Sarah » – Éditions de Minuit
David Diop, « Frère d’âme » – Seuil
Paul Greveillac, « Maîtres et esclaves » – Gallimard
Nicolas Mathieu, « Leurs enfants après eux » – Actes Sud
Tobie Nathan, « L’évangile selon Youri » – Stock
Daniel Picouly, « Quatre-vingt-dix secondes » – Albin Michel
Thomas B. Reverdy, « L’Hiver du mécontentement » – Flammarion
François Vallejo, « Hôtel Waldheim » – Viviane Hamy

Le Drouant & le Goncourt : une association qui dure

Emile Cotte est le nouveau chef qui officie au restaurant Drouant et ce, depuis le début de cette année. A 39 ans, Emile est le plus jeune chef, à avoir pris les rennes de ce haut lieu, loge de la littérature et de la gastronomie à la française.

Ce grand gaillard, à la fois taiseux et amusant, est dans sa tête un ambitieux projet et un volontarisme hors norme.

Emile a retroussé ses manches et a travaillé d’arrache pied pour comprendre le mode d’emploi de cet établissement, créé par Charles Drouant, en 1880. Pour lui, « apprendre à connaître et apprivoiser les lieux sont deux questions fondamentales« .

Il ne cessait de répéter à son arrivée, qu’il voulait d’abord connaître Drouant avant de se lancer et, sortir tout son savoir-faire, lui qui a fait ses preuves au Pré Catelan et aux 110 de Taillevent, deux mythiques autres enseignes parisiennes.

Emile Cotte, chef du restaurant Drouant

EN SAVOIR PLUS SUR CE THÈME

Le Monde, Disclose, Mediapart: le secret des sources menacé depuis l’affaire LuxLeaks

Mercredi 22 mai 2019, le journal Le Monde dévoile sur son site la convocation de sa reporter, Ariane Chemin, le mercredi 29 mai à la DGSI -Direction Générale de la Sécurité Intérieur. L’enquête vise des articles de la journaliste relatifs à l’affaire Benalla. Sous le statut d’auditeur libre, cette convocation vient remettre en question l’un des droits fondamental du journaliste, déjà menacé auparavant dans d’autres grandes affaires.Retour sur les dossiers qui interrogent sur le secret des sources.

L’intimidation de Disclose

« Compromission du secret de la défense nationale ». C’est ainsi qu’est titrée la plainte déposée contre les deux cofondateurs du jeune site d’information Disclose, ainsi que Benoît Collombat, de la cellule investigation de Radio France.

Dans leur enquête Made in France du 15 avril 2019, mise en avant sur le site du média, les documents qui, selon les journalistes, prouvent que les armes françaises peuvent tuer des civils au Yémen proviennent tout droit de la Direction du renseignement militaire.

Des propos appuyés par la révélation d’une note classée « confidentiel défense ». Cette note dresse notamment une liste de matériels vendus mais non employés au Yémen: blindés AMX10 et 30, radars Cobra, obus et missiles.


« La seule raison de nous convoquer aujourd’hui, c’est celle de connaître les sources qui nous ont permis de publier cette première enquête de Disclose »

Geoffrey Livolsi et Mathias Desta


Dès la publication de l’enquête, Matignon se défend en déclarant que les « armes françaises sont placées pour l’essentiel en position défensive ».

Une enquête provisoire est ouverte, les trois journalistes sont convoqués dans les locaux de la DGSI dès la mardi 14 mai 2019. A leur sortie de l’interrogatoire, Geoffrey Livolsi et Mathias Destal, les journalistes et cofondateurs de Disclose publie un communiqué sur Twitter.

Dans ce dernier, il dénonce l’intimidation dont ils ont été victimes. Mathias Destal a notamment déclaré que « La seule raison de nous convoquer aujourd’hui, c’est celle de connaître les sources qui nous ont permis de publier cette première enquête de Disclose ».

Les deux journalistes insistent sur leur intention de garder le silence à propos de leurs sources. Des propos confirmés par l’avocate de Disclose, maître Virginie Marquet : « Nous serons très fermes sur la protection des sources de nos journalistes ».

Cette convocation a été dénoncée par une vingtaine d’organisations non gouvernementales et de syndicats de journalistes ainsi que par la Fédération européenne des journalistes (FEJ). Ils estiment que cette interrogatoire constitue une atteinte inacceptable à la liberté de la presse.

Protection du secret des affaires

Le 30 juillet 2018, une nouvelle loi sur la protection du secret des affaires est promulguée. Face à l’espionnage économique et à la concurrence déloyale, cette loi vient s’aligner sur la réglementation européenne de 2016.

Au titre de secret d’affaires, les informations protégées doivent revêtir trois critères :

– ne pas être « généralement connue ou aisément accessible pour les personnes familières de ce type d’informations »

– détenir une « valeur commerciale effective ou potentielle qui résulte de son caractère secret »

– faire l’objet de « mesures de protection raisonnables »

Cette information protégée peut être un savoir-faire, une donnée commerciale ou des connaissances techniques – technologiques.

La loi sur le secret des affaires est-elle alors une menace pour les lanceurs d’alertes ?

Le Conseil constitutionnel réfute ce questionnement en affirmant « le secret des affaires n’est pas opposable lorsque son obtention, son utilisation ou sa divulgation vise à révéler, dans le but de protéger l’intérêt général et de bonne foi, une activité illégale, une faute ou un comportement répréhensible ».

La perquisition de Mediapart

Le 31 janvier 2019, Mediapart publie le contenu d’enregistrements dans lesquels on entend Alexandre Benalla et Vincent Crase, tous deux mis en examen dans l’affaire des violences du 1er mai.

Ce sont des enregistrements dont on ignore la provenance ainsi que les circonstances de leur réalisation.

Ils y évoquent le soutien du « patron », Emmanuel Macron, et parlent de leurs démêlés. Une révélation qui confirme donc qu’Alexandre Benalla et Vincent Crase se sont rencontrés alors que le contrôle judiciaire leur interdisait tout contact.

Lundi 4 février 2019, deux magistrats du parquet, accompagnés d’enquêteurs, se présentent dans les locaux de Mediapart à la fin de la conférence de rédaction.

Dans le cadre d’une enquête ouverte par le procureur de Paris, pour atteinte à la vie privée, les magistrats souhaitent saisir des éléments liés aux enregistrements de la conversation entre M. Benalla et Vincent Crase. Le site de l’administration française est pourtant clair : il précise que les locaux d’un média, le domicile privé d’un journaliste et les véhicules professionnels des journalistes ne peuvent être perquisitionnés que « par un magistrat et non par la police ou la gendarmerie »

De plus, « la perquisition ne peut pas avoir pour but l’identification d’une source ».

Comme le droit l’y autorise, la rédaction de Mediapart a refusé la perquisition qui est, selon Fabrice Arfi, co-responsable des enquêtes à Mediapart « une mise en danger majeure de nos sources ».

Suite à l’émoi autour de cette perquisition, le magazine d’actualité l’OBS a publié un article dans lequel de nombreux signataires : AFP, BFMTV, Challenges, Courrier international, Les Echos, Europe 1, L’Express, Le Figaro… expriment leur soutien à Mediapart.

L’OBS écrit qu’« il est urgent et nécessaire de renforcer cette protection en France, tant le secret des sources est indispensable à l’exercice du journalisme, à l’existence d’une presse indépendante et au droit à l’information des citoyens. »

Secret des sources : ce que dit la Loi

 
Loi sur la liberté de la presse : 

Le 29 juillet 1881, cette loi prévoit que le secret des sources des journalistes soit respecté notamment grâce à l’article 2

– « Le secret des sources des journalistes est protégé dans l’exercice de leur mission d’information du public. »

La Charte de Munich :

En 1971, la Fédération européenne des Journalistes présente un nouveau code de déontologie. Ce texte novateur reprend dans son article 7 les mots de la charte de 1918 et 1938 ;

« garder le secret professionnel » mais y ajoute : « et ne pas divulguer la source des informations obtenues confidentiellement ».

Loi Dati :

Promulguée le 4 janvier 2010, cette loi est présentée par la ministre de la justice, Rachida Dati.

Elle vient compléter celle de 1881 en ajoutant qu’il « ne peut être porté atteinte directement ou indirectement au secret des sources que si un impératif prépondérant d’intérêt public le justifie et si les mesures envisagées sont strictement nécessaires et proportionnées au but légitime poursuivi« .

Loi de 2016 :

Cette loi prévoit, pour les journalistes, le droit de s’opposer à toute pression, de refuser de divulguer leurs sources. Par rapport à la loi Dati de 2010, le texte élargit la protection à toute la rédaction, direction et collaborateurs -pigistes- compris.

Les prévenus du procès LuxLeaks devant le tribunal du Luxembourg le 15 mars 2017.

Luxleaks, la dénonciation fiscale

L’affaire débute en 2014 lorsque des accords fiscaux secrets établis, entre 2000 et 2011, entre le Luxembourg et 340 multinationales, sont révélés par l’ICIJ, le Consortium international des journalistes d’investigation et 40 médias partenaires, dont Le Monde.

L’enquête de six mois baptisée Luxembourg Leaks ou Luxleaks est révélée en France par l’émission Cash investigation de France 2, le 21 juillet 2015.

L’enquête divulgue qu’un système de « tax rulings » est négocié par les filiales luxembourgeoises des grands cabinets d’audit (dont PriceWaterhouseCoopers) avec le fisc luxembourgeois pour permettre à des multinationales de déroger au régime fiscal de droit commun.


La perquisition ordonnée au domicile de Raphaël Halet, deuxième source de Luxleaks, était illégale. Un huissier, quatre membres de PWC et trois gendarmes lui ont réclamé son matériel informatique ; une forte pression accompagnant l’échange.


Sur le plan judiciaire, seul trois français sont poursuivis et appelés à la barre. Il s’agit d’Antoine Deltour et Raphaël Halet, deux lanceurs d’alertes et anciens collaborateurs chez PwC, et le journaliste français Edouard Perrin, qui travaille pour l’émission Cash Investigation.

Les deux premiers ont écopé de prison avec sursis, Edouard Perrin a été acquitté. Mais, contre toute attente, 3 ans après l’affaire des LuxLeaks, le cabinet d’audit PriceWaterHouseCoopers se retrouve sur le banc des accusés.

La raison ? PwC aurait violé le secret des sources selon le parquet français et Edouard Perrin. Des sources pourtant protégée par la loi française et l’article 10 de la Convention européenne des droits de l’Homme (CEDH).

La perquisition ordonnée au domicile de Raphaël Halet, deuxième source de Luxleaks, était illégale. Un huissier, quatre membres de PWC et trois gendarmes lui ont réclamé son matériel informatique ; une forte pression accompagnant l’échange.

« L’objectif premier de PWC Luxembourg était de démontrer que Raphaël Halet était la source d’Édouard Perrin afin de poursuivre ce dernier devant la justice luxembourgeoise » a expliqué Me Bernard Colin, avocat messin.

Une pratique illégale aux yeux de la loi, bafouant le secret des sources.

D’après la majorité des rédactions, la loi actuelle n’est finalement « pas satisfaisante » et « pas assez protectrice » du journaliste et de ses sources comme le dénonce le Prix Albert Londres via ce communiqué. Si l’on jette un œil en Suède, « un journaliste ne peut pas révéler le nom d’une source à moins qu’elle lui ait donné son accord écrit préalable, sinon il est condamné ». Une protection maximale dont la France et les journalistes français ne disposent pas encore.

« Vive les hystériques ! » : traquer et être traquer quand on est lanceur d’alerte

[LANCEUR D’ALERTE] Rien ne destinait cette pneumologue de Brest et cette réalisatrice à devenir des lanceuses d’alerte. Irène Frachon est surnommée « l’Erin Brockovich française »[1] pour avoir réussi à interdire le Médiator, commercialisé par le laboratoire Servier, en 2009. Mais surtout, pour avoir démontré que  le Médiator, dérivé de l’Isoméride est un poison source de minimum 20.000 morts en France selon Irène Frachon, chiffre contexté à la baisse ou à la hausse.

Le journalisme d’enquête n’est pas un délit

[DÉBAT] Dès les premiers mots, le débat s’attaque aux certitudes et aux nuances. Nicolas Vescovacci prend la parole : « Sans le récuser entièrement, je ne crois pas au terme « journaliste d’investigation ». L’investigation est un terme judiciaire. Or, le journalisme n’a pas à prendre le rôle de la justice. Je préfère employer le terme de « journaliste d’enquête ». Car c’est ce que nous faisons, ni plus, ni moins. »

La protection des données personnelles : des lanceurs d’alerte et des journalistes pour l’accès à nos informations

[DÉBAT] Pendant la deuxième journée du salon “Du livre des lanceurs et des lanceurs d’alerte” à la Maison des Métallos, une discussion intitulé “Tous Sous Surveillance” lance la conversation nécessaire concernant la surveillance d’information en france.

Où en sont les huit lanceurs d’alerte condamnés pendant la présidence d’Obama?

[LIBERTÉ D’INFORMER] Au cours des deux mandats d’Obama, huit lanceurs d’alerte ont été poursuivis en justice, un nombre supérieur à ceux punis par la loi sous toutes les administrations présidentielles des États-Unis réunies. Il est important de reconnaître que ces lanceurs d’alerte n’étaient pas en désaccord avec Obama, mais ont plutôt contesté l’inconduite sous l’administration Bush. Ceci dit, le ministère de la Justice sous Obama n’a pas arrêté les poursuites pénales en cours et en a même engagé.