Un voyage sans retour

[EXIL] C’est le départ. Il faut y aller. Aller loin de ce pays, loin de tout ce cauchemar. Parcequ’il faut survivre. A l’aéroport ce jour, le militaire à qui on avait donné beaucoup d’argent pour m’aider à sortir vint me chercher dans la voiture. C’est lui qui a géré les bagages. Il m’a bien dit d’en prendre sinon j’allais attirer l’attention. Il a raison après tout. J’ai presque eu un excédant mais tout est rentré dans l’ordre.

« Un Prix Nobel congolais » est-ce un signe des temps ?

[PRIX NOBEL] « Science sans conscience n’est que ruine de l’âme ». L’aphorisme est de Rabelais. En harmonie totale avec l’attribution du Prix Nobel de la paix 2018, vendredi dernier, au médecin gynécologue congolais, Denis Mukwege, pour son abnégation à la cause des femmes violées, au Sud-Kivu, en République Démocratique du Congo. A la fois, un cas de science et de conscience. Est-ce un présage des lendemains qui « changent » dans ce pays meurtri ?

Syrie – Liberté d’information : « On peut encore informer, c’est une certitude »

[INFORMER EN GUERRE] Il y a énormément de syriens qui sont journalistes et qui ne l’étaient pas avant le début de la révolution, qui le sont devenus. Ils ont été beaucoup critiqués parce qu’ils ont commencé comme activistes. Mais, ils sont activistes de quoi ? Ce ne sont pas des activistes issus d’un groupe armé ou d’un parti politique mais parce qu’ils veulent défendre la liberté d’expression.

Presse au Maroc : de la censure à l’autocensure

[Liberté d’informer] Contrairement à l’image que le gouvernement marocain tente de promouvoir à l’étranger, la conquête de la liberté de la presse reste dans ce pays une bataille loin d’être gagnée. Une étude récente publiée dans l’Année du Maghreb (CNRS éditions) montre qu’il existe un fort décalage entre l’optimisme des autorités, qui affirment que le paysage médiatique marocain est libre et pluraliste, et les réalités observées sur le terrain par des organisations internationales telles que RSF, FH, Human Rights Watch ou Amnesty International.

En Mauritanie : une famille accuse la police de l’assassinat de leur fils

[MAURITANIE] Une mort masquée ? L’accusation est lourde : bavure policière ayant entrainée la mort. Selon la famille du défunt, c’est un assassinat. Enterré les personnes sans autopsie : cette pratique est monnaie courante en Mauritanie. Ne sachant pas les causes du décès, chacun peut donner libre cours à son imagination.

Le tabou républicain de la petite muette : violence des surveillants sur les prisonniers

[LIBERTÉ D’INFORMER] Laurence Delleur est journaliste et documentariste. Elle a notamment travaillé plusieurs années sur la violence des surveillants de pénitencier envers les prisonniers. Laurence Delleur a décidé de développer ce sujet dans un documentaire «Matons violents, la loi du silence» qui a été diffusé sur France 5 le dimanche 11 juin 2018 à 22h30. L’occasion pour nous de revenir sur la genèse du projet et des difficultés rencontrées pour développer un sujet si délicat, dans un lieu si tabou.

Quand les religieux se mêlent de la politique

[TRIBUNE LIBRE] Cette nouvelle loi est taillée sur mesure pour punir les faibles. En Mauritanie, le tissu social se dégrade de jour en jour face à l’impunité. Le raciste esclavagilise avec les discriminations et les détournements de ces personnes, il les emprisonnent dans l’insécurité… Ces pratiques sont contraires à l’Islam.