Corruption et violation des Droits de l’Homme sanctionnés par les Etats-Unis

Le président et vice-président de la Commission Électorale Nationale Indépendante -CENI- sont interdits d’entrées aux Etats-Unis d’Amérique. Cette décision a été annoncée par les autorités américaines, le vendredi 22 Février.

Il s’agit de Corneille Nangaa Yobeluo et Norbert Basengezi Katintima.

Deux autres personnes: Marcellin Mukolo Basengezi, conseiller du président de la CENI ; Aubin Minaku Ndjalandjoku, ancien président de l’Assemblée nationale ; Benoît Lwamba Bindu, président de la cour constitutionnelle de la RDC, sont également concernés par cette décision.

Donc la Commission Électorale Nationale Indépendante censée faire respecter le bon déroulement des élections et un membre de la Cour Constitutionelle dont le rôle est de garantir le respect de la Constitution, sont accusés par les Etats-Unis de corruption et de graves violations au point d’être interdit de territoire américain. 

Corruption, violation des Droits de l’Homme et atteinte à la démocratie

Les autorités américaines évoquent l’implication de ces responsables politiques « dans une corruption importante, des violations des droits de l’homme, des abus et des atteintes à la démocratie ».

Ces personnes et les membres de leur famille ne peuvent entrer aux USA car elles se sont enrichies par la corruption ou ont dirigé et supervisé des actes de violence envers des citoyens qui exercent leur droit de réunion pacifique et leur liberté d’expression.

Ils agissaient en toute impunité aux dépens du peuple congolais et faisaient preuve d’un mépris flagrant pour les principes démocratiques et les droits de l’homme, précise un communiqué du département d’État des Etats Unis.

« Lorsque la presse congolaise critique et publie des articles sur le dysfonctionnement des institutions de la République et la mauvaise gestion de la Res publica (= la chose publique) notamment la CENI, la justice dans son ensemble (les cours et tribunaux), la présidence de la République, et le deux chambres du parlement etc…

Les autorités congolaises par le biais du parquet général de la République cherche à mettre les journalistes (auteurs de ces articles) hors d’état de nuire : ils s’attaquent à leur liberté d’expression et d’information.

En 18 ans de règne du président Joseph Kabila, aucun effort n’a été fait dans les différents gouvernements pour empêcher ou lutter contre l’impunité des atteintes à la liberté de la presse.

La critique de la gestion du pays par les professionnels de médias ne devrait pas non plus être considérée comme une injure, un outrage aux autorités ou une diffamation… » conseille Christian Nascimento journaliste congolais en exil.

Ceux qui disent aux observateurs qu’il en sera de même pour les nouveaux dirigeants de la République Démocratique du Congo lisent dans l’avenir.

Ils cherchent à faire une cohabitation avec les autorités dictateurs qualifiés d’imposteurs, cela se remarque par le plaidoyer des autorités de Kinshasa.

Ces autorités ne plaident que pour la levée des sanctions : ces officiels congolais ne supportent visiblement pas les sanctions de l’Union Européenne et des USA. Quelles sont leur impact ? La peur de ces sanctions s’invitera-t-elle dans les répressions liées aux Droits de l’Homme ?  À bon entendeur salut !

dans  par 

EN SAVOIR PLUS SUR CE THÈME

CONGO – Démocrature et « Club de Brazzaville » sous fond de corruption

L’ordre émis par Isaïe (dans le plus grand best-seller) à dénoncer le mal trouve sa justification dans les clans régnant en Afrique. Ces clans prennent plaisir à piller les deniers du peuple qu’ils recyclent avec la complicité des Occidentaux, au grand dam de la population misérable. La transparence, les risques des pays (environnement réglementaire ou judiciaires garanties, climat des affaires ou économique propice, risques politiques et sociales), l’expertise, sont les piliers des investisseurs sauf, dans des «démocratures» tel le Congo où la «tricherie» est érigée en sport national.

Tenez! Pendant que toutes les agences de notation financières abaissent considérablement la note du Congo, un club dit de Brazzaville naît pour injecter 300 milliards de Fcfa dans les tuyaux: à défaut d’être un flou artistique, plus d’une personne pense que c’est «l’hôpital qui se moque de la charité».

Les textes, le siège, le capital et même un simple site internet de ce club sont introuvables. On ne sait pas si ce club s’occupe des créances commerciales ou publiques comme le font, respectivement, ceux de Londres et de Paris.

Il sied de relever que ces banques (Banque gabonaise, française et internationale -BGFI Bank-, Eco Banque, La Congolaise des Banque -LCB- la Banque Sino Congolaise pour l’Afrique -BSCA-) qui constituent le club de Brazzaville, a l’exception de la BSCA, sont plus ou moins performantes même quand celles-ci bénéficient d’un matelas solide, de la Banque des États de l’Afrique Centrale (BEAC) et des surliquidités des dépôts qui leur permettent de prêter.

Les dépôts ou l’épargne des clients ne peuvent constituer la taille d’une banque dans des pays instables ou, des troubles sont légions avec le risque de voir, des gens retirer leurs avoirs au même moment. C’est plutôt l’ensemble des produits vendus qui font la grandeur des banques. Or, les banques qui composent le club de Brazzaville ne vendent pratiquement rien pour obtenir assez des commissions.

Le club de Brazzaville interroge

S’il est vrai que ce club parle d’un financement destiné à soutenir les entreprises, cependant, plusieurs interrogations taraudent les esprits.

Pourquoi les contours de ce financement n’ont-ils pas été scrutés par les parlementaires?

Ce prêt, ne masque t-il pas un recyclage de fonds?

Qui ignore que, non seulement, la BGFI Bank est le prolongement de la Banque Française Intercontinentale (FIBA) de triste mémoire mais aussi, elle est au cœur des comptes de la société nationale des pétroles du Congo?

Qui ne sait pas que Paul Obambi qui refuse de céder la présidence de la chambre de commerce depuis des décennies, Henri Claude Oyimba et cohorte qui président ce club ont mauvaise presse?

La BSCA, malgré son capital social de cent millions de dollars n’est elle pas suspectée de blanchir l’argent depuis 2015?

Actuellement, elle serait chargée des adjudications des OAT. Pour un montant de 12 milliards qui sont souscrit à hauteur de 30 à 32 milliards, le coupant de 6% est détaché à l’émission et les OAT sont à échéance de 5 ans.

Plus d’une personne pense a une opération de blanchiment massive d’argent des dignitaires qui se passerait chaque mois. Ces dignitaires se retrouvent ainsi dans la position de créanciers privilégiés de l’État congolais.

Des inquiétudes sur ce club de Brazzaville et ses fonds

L’inquiétude qui gagne le commun des mortels n’est pas due au fait que ce club veuille relancer l’économie. Mais, c’est d’entrer dans un cycle vicieux des dettes qui vont continuer à hypothéquer l’avenir des générations futures.

Le français Serge Berrebi et Cie qui ont élu domicile dans les couloirs des institutions financières internationales de Bretton Woods, dès juillet 2019, avaient sévèrement critiqué notre avis émis à Washington qui stipulait: «pour éviter des risques d’explosion et d’asphyxie du peuple, le FMI avec certaines conditions, a l’obligation d’aider le Congo».

Serge Berrebi et 16 élus américains qui demandaient de couler les pays trop endettés avec la Chine dont le Congo, semblent avoir raison. Rien ne justifie aujourd’hui que le Congo s’endette au club de Brazzaville. En effet, le FMI en décaissant la première tranche d’aide (au titre de la facilité élargie de crédit) avait exigé de payer la dette intérieure et encourager les entreprises à relancer l’économie.

Mais la direction prise par cette bagatelle et celle de la Task Force n’est connue que par le président du Congo Brazzaville monsieur Sassou Denis et ses ministres Gilbert Ondongo et Calixte Ganongo. De là, il n’y a qu’un pas à franchir pour les accuser de détournements. Sans gène, Gilbert Ondongo, indexés par des médias occidentaux et services de polices dans des affaires de corruption est venu en France, a quémandé des fonds et autres. Peine perdue ! Aucun média de la place de Paris n’a mentionné ce tourisme.

Le climat d’affaires ne favorise pas les investissements au Congo sauf pour des commerçants préfabriqués par le système Sassou et des Libanais qui sortent la tête de l’eau. M. Sassou et son gouvernement ne respectent aucun engagement, ils aiment entretenir le désordre et sont spécialistes du dénie.

La preuve, il y en a tellement que l’on peut s’y noyer:

  • les enseignants vacataires et les étudiants n’ont pas leurs émoluments depuis des mois;
  • les budgets des ministères des enseignements posent toujours problèmes;
  • les ex-combattants ne sont intégrés dans l’armée moins encore;
  • le statut de leur chef Ntumi n’est effectif nonobstant;
  • les accords de cessation des hostilités sont bafoués dans le département du Pool malgré la signature entre les parties.

Sur le plan judiciaire, économique et autre, le constat est le même. Le droit des manifestations n’est pas respecté. Des policiers avec leurs engins, a défaut de les voir se positionner devant les établissements scolaires et universitaires, etc, matent constamment les manifestants. Conséquences, plusieurs partenaires du Congo et chefs d’État se lassent et zappent ce petit pays riche mais si mal géré.

Emmanuel Macron, malgré le forcing et l’invitation du pouvoir de Brazzaville, n’assistera pas aux festivités de la célébration du 140ème anniversaire de Brazzaville et autres.

Idem pour Total E&P Congo qui a satisfait partiellement les désires de M. Sassou qui exigeait d’eux des centaines des millions d’euros pour rempiler son contrat d’exploitation pétrolier du Terminal de Djéno qui prendra fin le 18 novembre 2020;

Tout récemment, l’AFD, l’UNESCO et la Banque Mondiale ont refusé de se présenter a la grande réunion AUF-UNICEF. Les responsables de l’UNICEF que nous venons de contacter ont décidé d’être plus regardant sur le Congo.

Tracfin (service français de renseignement placé sous l’autorité du Ministère de l’Action et des Comptes publics qui concourt au développement d’une économie saine en luttant contre les circuits financiers clandestins, le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme) se penche actuellement sur l’origine des transactions financières de la société de Makosso (différent de Makosso le ministre) et de 29 personnalités congolaises.

Que faire pour le Congo Brazzaville ?

«Ne demande pas ce que ton pays peut faire pour toi, demande ce que tu peux faire pour ton pays», déclarait John Fitzgerald Kennedy.

Alpha Blondy dans «Journaliste en danger», rappelle aux peuples que la démocratie du plus fort est toujours la meilleure.

«Faire renaître le pays dans la liberté» nous conseille Abraham Lincoln dès novembre 1863.

Il n’est donc pas question de condamner l’activiste Faye Monama et autres qui prennent des initiatives face au déclin de la démocratie au Congo et devant des opposants qui bénéficient des présents de l’État.

Nombreux sont les congolais interrogés qui pensent qu’il est temps de se lever et de bâtir le Congo selon le modèle inspiré par Mahatma Gandhi, Jésus Christ et Martin Luther King pour le bien être et l’avenir harmonieux des générations futures.

Point n’est besoin de s’appuyer sur des opposants qui ne disent mot sur l’avenir des enfants, sur le bradage des mines et sur l’écocide que ce pays connaît.

Pour ces populations, participer à l’élection présidentielle de mars 2021 sans maîtriser les opérations électorales est synonyme d’être le cheval de Troie de Sassou Denis. 

Le groupe Total en signant avec le gouvournement congolais malgré le manque de transparence indique bel et bien que la FrançAfrique n’a pas encore disparu. Les intérêts des multinationales restent au-dessus de toute considération.

D’autres articles sur l’Afrique

LIBAN – Guerre et Paix, le symbole de la Beit Beirut

«L’art est le plus court chemin de l’homme à l’homme» – André Malraux


La guerre civile libanaise entre 1975 et 1989 a eu des effets profonds et dévastateurs sur le peuple libanais. Des milliers ont été tués et d’autres sont toujours portés disparus. L’après-guerre n’a jamais pu retrouver le goût d’avant-guerre. Pour réunir les Libanais et permettre de refonder le « vivre ensemble », l’art a servi de lien. Symbole de ce lien entre libanais, le batiment nommé la Beit Beirut, symbole d’une unité difficile à maintenir et ouverte à tous.

Selon Jean-Pierre Klein, ce type d’œuvre dévoile la quintessence de ce que le culturel peut apporter à une société civile: une «entremise destinée à mettre d’accord, à concilier ou à réconcilier des personnes, des partis, des États».

Connaitre le Liban à travers une œuvre d’art aimé et partagé par tous, c’est prendre l’histoire du Liban sous un angle particulier. Le lieu nommé «Beit Beirut» incarne les étapes du développement urbain et social de la capitale libanaise.

Beith Beirut: un symbole historique de la société multiculturelle libanaise

Beit Beirut est un musée vivant témoin de la guerre civile libanaise. Un témoin de la guerre civile libanaise, un héritage qui peut être partagé par les Libanais afin de tirer les leçons du passé douloureux et sanglant.

Sa forme reflète les caractéristiques sociales, culturelles et politiques de la ville. Édifié en 1924 par l’architecte libanais Youssef Afandi Aftimos, puis surélevé en 1932 de deux étages supplémentaires par l’architecte Fouad Kozah, Beit beruth est surnommée la «maison jaune» à cause de son grès ocre employé pour sa construction.

Détruite, reconstruite, témoin des horreurs de la guerre civile alors que ce lieu était devenu un dépôt pour les armes de guerre et un terrain privilégié pour les snipers. Les plaies du bâtiment sont aujourd’hui le symbole des effets psychologiques de la guerre gravée dans le subconscient du peuple libanais.

Il suffit d’un coup d’œil sur le bâtiment pour comprendre la représentation artistique et culturelle entre ses deux bâtiments qui ne font qu’un.

Maquette finale d’avant-projet d’ingénierie de Beit Beirut.

Le bâtiment jaune a résisté aux nombreuses tentatives de démolition des années 1990 grâce à l’appui de la société civile. Finalement, le bâtiment est devenu la propriété de la municipalité de Beyrouth et la décision de démolition a été annulée. Le projet de réhabilitation a conservé ses caractéristiques anciennes, mêlant les cicatrices du temps à la modernité, pour rester un espace ouvert et interactif documentant l’histoire de Beyrouth ancienne et moderne avec une exposition permanente.

Et plusieurs années plus tard en 2006, un projet de réhabilitation est né. La ville de Paris et la ville de Beyrouth ont uni leurs compétences pour atteindre l’objectif souhaité. Selon une approche intégrant préservation patrimoniale et innovante technologiquement, l’immeuble Barakat (du nom de ses propriétaires) est un lieu qui devait devenir un lieu de mémoire, de débat, d’échanges, de rencontres et d’Histoire, à même de réunir les citoyens en un lieu ouvert au public.

Aujourd’hui, la culture se transmet oralement grâce à la musique diffusée sur place, et dont le but est de transformer les vibrations négatives en vibrations positives, étant donné que chaque coin de la place nous ramène à l’époque de la guerre civile libanaise.

Beit Beirut, sa survie dépend-il des décisions politiques ?

L’aventure de ce lieu est comme la ville de Beyrouth, un combat du présent. Cet édifice souffre d’un manque de soutien financier et moral. Jusqu’à présent, aucun comité culturel n’a été nommé pour s’occuper des affaires de Beyrouth.

Ce n’est pas étonnant dans un pays comme le Liban, pays des contradictions et de la procrastination bien connue des services administratifs de la municipalité de Beyrouth. Conséquence, le lieu n’est ni valorisé, ni respecté. Il n’y a presque pas de promotion, que ce soit lors des événements artistiques ou pour d’autres événements. Et que dire de la page Facebook et du site web qui ne sont pas très actifs ?

Désormais, la Beit Berut est fermée au grand public sauf les jours où il y a des expositions d’art. Certains artistes comme Zeina El Khalil ont notamment utilisé la projection vidéo et la sculpture, quitte à désacraliser le lieu.

Car l’objectif de ces artistes libanais, est de «transformer cette ancienne machine à tuer en une plate-forme pour la guérison, la paix et la réconciliation» (agendaculturel, 2017).

L’art comme témoin d’une époque de transition

L’art devient le seul témoin de la réconciliation et la guérison du passé douloureux. Et indirectement, la société libanaise devient dynamique et innovante. Un processus de transformation de l’énergie négative et des éléments de violence et de destruction en énergie positive qui répand l’amour et la paix.

View this post on Instagram

#Repost @theslowfactory with @get_repost ・・・ On August 4, 2020 two massive explosions erupted in the port of Beirut, Lebanon, destroying homes, businesses, and full city blocks and injuring thousands. So far, 300,000 people are now homeless, 5,000 have been injured and 135 people have died. As more people are being reported missing and buildings keep collapsing, these numbers will likely keep increasing. A state of emergency has been declared and the army will be taking over the city for two weeks. Beyond loss of life and massive wreckage to the city, this explosion has severe consequences for the livelihood of the entire country. Up to 80 percent of the country's food needs are imported in any given year while the port of Beirut handles 60% of all Lebanon imports. With the destruction of the port, access to food, basic necessities, and medical supplies is now close to none. While we need to rebuild Beirut, the explosions are just one example of the mismanagement and negligence of the Lebanese government. Everyone must play a part by holding the Lebanese government accountable, sharing accurate information, donating wherever you can and demanding your country’s officials put international pressure to investigate this disaster. Swipe for more information on how to help >> Follow & support the below >> Domestic workers aid @egnalegna @alinedeloscampos Food relief aid @lebfoodbank @ahlafawda @atfalouna.leb @kafe_be_kafak @foodblessed General relief aid @lebaneseredcross @offre.joie @beitelbaraka @impact.lebanon @baytna_baytak @daleelthawra @lebanonneeds @rebuild_beirut #lebanon #beirut #beirutlebanon

A post shared by zena el khalil (@zenaelkhalil) on

Beit Beyrout fait partie de nombreux projets à l’ordre du jour, au même titre que le Musée de l’Histoire de Beyrouth (Place des Martyrs), le Musée Archéologique de Beyrouth et la Maison de Fairouz. La réalité libanaise se transforme en activant le travail de ces lieux.

Est-ce que la suppression des effets psychologiques de la guerre civile commence par la destruction de tout ce qui la symbolise, y compris Beit Beirut ?

Après l’explosion du mois d’aout, les symboles d’unité nationale reste primordiale, et selon moi, Beit Berut est tout en haut de la liste.

Toujours debout, icône de la guerre civile, dédiée aux citoyens et à la mémoire, porteuse des valeurs du vivre ensemble avec le reste de la société, témoin de l’histoire architecturale libanaise, témoin d’une guerre qui a enflammée le pays pendant quinze ans et plus. Beit Berut est plus qu’un simple musée ou un haut lieu culturel, c’est la résistance artistique face à la violence au Liban. 

D’autres articles

CONGO-BRAZZAVILLE – Paradoxes et démagogie

«A beau mentir vient de loin». Cette maxime peut s’appliquer aux gouvernants congolais qui pensent qu’ils ont en face d’eux, des imbéciles ou des gens atteintes d’Alzheimer. Dans un souci réel de rééquilibrage ethnique au sein du corps des médecins, le ministre François Ibovi avait résolu d’envoyer en formation à Cuba, mille étudiants dont 95% ressortissants d’une même ethnie.

Deux cent cinquante six (256) d’entre eux ont terminé leur troisième cycle en médecine et viennent de regagner le Congo.

Selon un communiqué du ministère de la santé du Congo, ces jeunes diplômés seront mutés dans les douze hôpitaux généraux du pays. Ce communiqué ne précise pas cependant que ces jeunes seront sacrifiés. Et pour cause ?

  1. Ces anciens hôpitaux généraux existant depuis des décennies. Ils sont dépourvus des infrastructures de qualité, du matériel médical moderne et des médicaments. Les nouveaux douze hôpitaux qui ont commencé à sortir du sol, nonobstant des milliards d’euro qu’ils ont absorbé, ne sont pas arrivés à maturité du fait des gouvernants qui ont fait main basse sur les deniers publics.

  2. La pharmacopée congolaise est francophone. Or, lesdits médecins ont fait tout leur cursus universitaire en espagnol. Six mois de stage d’imprégnation sont insignifiants et violent le dispositif sanitaire mis sur pied en 1970. Ce dispositif impose aux médecins formés à l’étranger en dehors de la France, de passer dix-huit mois de stage d’imprégnation dans trois services clef: six mois en médecine, six mois en pédiatrie – obstétrique et six mois en chirurgie. Les Docteurs Damase Bozongo, Robert Koutaba, Frederick Obaka, Godefroid Okiemi, le professeur Ntalani… qui ont étudié à Cuba, en Russie, en Roumanie peuvent confirmer nos propos.

  3. Ces médecins qui sont pour la plupart d’une même ethnie, à moins d’adopter « la médecine du futur », doivent apprendre le kikongo s’ils veulent être plus proches et soulager les patients qui s’expriment régulièrement en langues vernaculaires. Mais le clou de contradiction et de la démagogie sur le chapitre formation et santé a été enfoncé par les ministres, Clément Mouamba, Bruno Jean Richard Itoua et Anatole Collinet Makosso. En effet, au cours de leurs dernières sorties médiatiques, les deux premiers ont parlé des conditions qui sont réunies et de l’intégration desdits médecins qui est assurée. Curieux, quand on sait que, nombreux des médecins et infirmiers sortis des instituts médicaux du Congo et d’ailleurs, sont à la traîne depuis des années.

Idem pour 4160 enseignants volontaires qui ne perçoivent pas depuis six mois leur prime mensuel variant entre 50.000 et 70.000 FCFA (77 et 108 euros) à peine et sont toujours en attente d’intégration comme le témoignent diverses manifestations devant les ministères des finances et d’enseignements. Le comble, c’est de voir, le magistrat -écrivain- chercheur, Anatole Collinet Makosso tomber si bas en défendant un pouvoir qui viole constamment les droits de la population notamment ceux des jeunes.

Il sied de rappeler à Anatole Collinet Makosso que sa théorie biaisée de trois jours de classes par semaine ne tiendra qu’à 47% si on ne construit pas de nouvelles salles de classes.

Quel miracle va-t-il créer pour repartir 100 ou 160 élèves l’effectif d’une classe habituelle en deux vagues de trois jours alors que, pour respecter les mesures de distanciation sociale, il faut 35 élèves par salle ?

Que dire des amphithéâtres et autres où sont entassés régulièrement des étudiants comme dans une boite de conserve ?

Certes, Bruno Jean Richard Itoua et Anatole Collinet Makosso ont évité une année blanche aux apprenants, cependant, ils ne vont pas nier que, dans la plupart des écoles de ce petit pays riche, l’eau et l’électricité qui devraient protéger nos jeunes contre la covid-19 et plusieurs virus sont des denrées rares.

Qu’est ce qui reste de ce magistrat-écrivain-chercheur lucide qui avait énoncé le droit quand la famille Sassou-Nguesso tenait à me fouetter il y a 15 ans de cela ?

Les enfants d’abord

La correction des mauvaises politiques et la relève seront assurées par les jeunes à condition qu’ils soient bien formés et évoluent dans des structures viables. D’où, la nécessité de recycler et recruter un nombre considérable d’enseignants qualifiés aux programmes adaptés des temps modernes.

L’UNICEF, le PAM, la Banque Mondiale, l’UNESCO, les partenaires bilatéraux et cohorte conviendront avec nous que les financements et dons alloués au Congo ont pour objectif l’amélioration des conditions de vie des populations en général et en particulier ceux des apprenants et enseignants et non pas pour remplir les poches des dignitaires d’un régime en lambeau.

Parlant de l’UNESCO qui vient de nous ouvrir ses portes, même si l’ambassadeur Henri Ossebi et les ministres congolais ont déposé leurs fiches, cette institution est toujours disponible à recevoir des tiers avant et après le départ de sa directrice générale à Brazzaville dans les jours avenir.

La médecine du futur et l’école moderne

Le débat du concept «la médecine du futur» dans la communauté congolaise a été lancé par le professeur Jean Bernard Nkoua Mbon basé actuellement en Belgique. Par ailleurs, il est impossible de parler de médecine de futur et de l’école moderne sans mentionner le boulevard énergétique, la fibre optique, les nouvelles technologies de l’information et de la communication, le numérique et les infrastructures de base.

Le Congo a les moyens de batir des infrastructures et dispenser un enseignement de qualité. Pourvu que les gouvernants soient patriotes, placent l’amour au centre, se débarrassent du tribalisme et rapatrient officiellement les fonds qu’ils ont planqués çà et là.

Nous parlons de rapatriement officiel et non des combines avec certains clubs de banques. Selon nos informations, certains banquiers, reçus il y a quelques mois dans un village bien connu des congolais, auraient passé un deal de faire des transactions de l’argent pillé par certains dignitaires pour le prêter encore au Congo alors qu’il appartient aux contribuables congolais.

Cela semble se vérifier car, personne ne peut prouver la disparition en un laps de temps des 14.000 milliards de francs cfa des générations futures alors que, non seulement le Congo a bénéficié de l’effacement de sa dette sous tendu des dons et d’un boom pétrolier, mais aussi 75% des pseudo grands travaux ont été réalisés sur les prêts chinois (les 2/3 de la dette congolaise sont des montages des sociétés chinoises de droit congolais).

Le président Sassou, le ministre Gilbert Ondongo et Cie qui vantaient ces 14.000 milliards au parlement et ailleurs s’ils sont réellement humanistes, avec un peu de dignité, conviendraient avec nous. Faire des deals avec des banquiers qui engageront encore des générations futures c’est perpétuer la politique de la terre brûlée.

Pourquoi ne pas suivre la conférence épiscopale des évêques du Congo qui conseille depuis le 9 mai 2018 jusqu’à ce jour de s’asseoir, «d’avoir le courage de parler de ces sujets de manière ouverte et sans passion (…) de rapatrier les fonds pour soulager la souffrance du peuple.»

Cette pensée est soutenue indirectement par l’écrivaine et psychologue Simone Matoko Mianzenza ainsi que Henri Ossebi cité récemment, par Anatole Collinet Makosso qui parle de dialogue. En réalité, la balle revient au président Sassou Denis et ses collabos qui s’entêtent à « ne pas vouloir d’une chose et son contraire » et de sortir par la grande porte, car il aurait laissé sa famille en paix.

Ghys Fortune BEMBA-DOMBE

D’autres articles sur l’Afrique

HAÏTI – La corruption dépasse l’entendement dans l’affaire Petrocaribe

Selon le troisième rapport de la Cour supérieure des Comptes sur la gestion du fonds Petrocaribe publié le 12 août 2020, la corruption au sein des administrations publiques est à son plus haut niveau ! Cette fois, la corruption s’est attaché aux programmes d’aides sociales et éducatives ainsi qu’à des travaux d’infrastructure et de réhabilitation. L’argent du fond Petrocaribe, environ 3.8 milliards de dollars américains, a été dilapidé par les dirigeants haïtiens en toute impunité.

La Cour supérieure des Comptes, jusqu’ici très reservé quand il s’agit de condamenr l’Etat, et dont la fonction se limite à être consultative autour des questions relatives à la législation, les finances publiques et sur tous les projets de contrats, d’accords et de conventions à caractère financier ou commercial auxquels l’Etat haïtien s’engage, a sorti un troisième rapport sur la gestion des fonds Petrocaribe dans lequel le pouvoir est lié profondément à la corruption dans plusieurs dossiers.

Selon l’accord qui a été signé entre le gouvernement haïtien et le gouvernement vénézuélien en mai 2006, sous la gouvernance de l’ancien président d’Haïti René Préval de regretté mémoire, ce prêt est estimé à une somme d’environ 3,8 milliards de dollars américains sous forme de baril de pétrole qui était destinée à Haïti.

Ce capital devrait être réinvesti afin de faciliter le développement du pays et à la croissance économique. Puisqu’il s’agit d’un prêt, l’État, bénéficiaire de cet accord, se doit de rembourser au Venezuela ce montant sur 25 ans, avec un taux d’intérêt de 1% et deux ans de sursis avant le premier versement, tout en sachant qu’il y a 18 pays des caraïbes qui font partis de ce programme d’aide.


[Ils – Les plus hauts responsables politiques d’Haïti] ont créé des programmes d’aide à caractère social, éducatif et économique à travers lesquels ils ne font que détourner l’argent du fond Petrocaribe.


Au lieu de mettre cette somme au service du développement et de la croissance économique d’Haïti comme le contrat le mentionnait, les dirigeants sous la gouvernance de l’ex-président Joseph Michel Martelly (2011-2016) et de l’actuel président Jovenel Moïse (au pouvoir depuis le 7 février 2017), deux membres actifs du parti PHTK (Parti haïtien Tèt Kale), ont créé des programmes d’aide à caractère social, éducatif et économique à travers lesquels ils ne font que détourner l’argent du fond Petrocaribe.

La corruption institutionnalisée du programme maternel Ti manman cheri, un exemple parmi d’autres…

Ti manman cheri est un programme d’assistance sociale en faveur de plusieurs milliers de mères à travers tout le pays. Créé par l’ancienne administration Martelly-Lamothe, Kore Pèp, géré par le fond d’assistance économique et sociale (FAES), il fait l’objet d’une grande corruption institutionnalisée.

Selon la ministre des Affaires sociales et du Travail, Élise Gelin, sur les 121.000 mamans inscrites à ce programme, seulement 21.000 sont connues, c’est à dire référencées.

Alors, qui sont les 100.000 autres mères de famille introuvables ?

Le programme ti manman cheri a été mis sur pied en faveur des femmes ayant au moins un enfant inscrit dans une école nationale ou communautaire. La somme allouée à chaque maman dépendait du nombre d’enfants enregistrés dans les écoles affiliées au programme, et non pas du nombre d’enfants au foyer.

Le montant minimum qu’une famille pouvait recevoir par mois est de 400 HTG et le maximum 800 HTG ( soit entre 4€ et 8€ par mois).

En ce qui concerne le programme PSUGO essentiellement éducatif, selon plusieurs médias, l’ancien directeur adjoint du bureau de l’Éducation nationale, M. Ancidonis Henry, a fait passer un groupe d’adolescents pour des «directeurs d’école» afin d’obtenir des chèques de 200.000 HTG (1 500€ ) ou de 300.000 HTG (2300 €).

Le directeur impliqué dans ce scandale a pris la fuite en traversant la frontière haitiano-dominicaine grâce à la complicité d’un ancien sénateur en fonction.

A noter qu’il y a plus d’une vingtaine de programmes qui ont été institués, non dans l’idée d’apporter un peu de changement dans la vie sociale et économique, mais qui ont servi à un espace de détournement de grosses sommes d’argents (caravane, changement, de pep, gouvman an lakay et ebaucoup d’autres).

De nombreuses manifestations ont secoué le pays et des artistes et écrivains ont pris part à ces mobilisations massives (le 6, 7 et 8 juillet 2018 ainsi que le 6 et 7 février 2019) pour demander que le procès soit fait sur le dossier Petrocaribe. Mais aucune poursuite juridique n’a été initiée contre ses dirigeants corrompus.

Doit-on attendre l’arrivée d’un messie à la tête du pouvoir pour qu’un procès puisse voir le jour ?

D’autres articles

LIBAN – A nouveau sur la carte internationale, mais sous conditions

Le Liban fait face à une nouvelle réalité après la deuxième visite de Macron. Une visite qui vise, selon le président français, à accélérer la formation d’un gouvernement pour mettre en œuvre les réformes et faire le point sur les développements concernant l’aide d’urgence au Liban. Il réaffirme le soutien de la France au peuple libanais.

Pour la deuxième fois en un mois depuis l’explosion du port, le président français Emmanuel Macron s’est rendu à Beyrouth lundi soir 31 août 2020, à la veille du premier centenaire de la renaissance du Liban.

Cette visite intervient quelques heures après la nomination de l’ancien ambassadeur du Liban en Allemagne, Mustafa Adib en tant que président chargé de former un nouveau gouvernement.

Lors de son arrivé à Beyrouth, Macron s’est déplacé de l’aéroport jusqu’au domicile de l’artiste libanaise Fairouz, décrit comme un symbole de l’unité du Liban. Le président français a décerné à Fairouz la plus haute médaille française: la Légion d’honneur du Commandeur. En retour, Fairouz l’a remercié et lui a présenté à son tour un souvenir, un tableau selon The National News Agency (site officiel libanais).

La première chanteuse libanaise, Fairouz, est considérée comme un symbole national. Elle est l’une des chanteuses les plus célèbres du monde arabe. Sa voix est considérée comme une bande originale du Liban malgré toutes les épreuves que le pays a traversé.

Danser sur les airs de Fayrouz

Revenant à la politique, le président français Macron voulait peut-être faire danser la politique intérieure libanaise sur l’air de la voix de Fairuz.


L’aide financière serait refusée au pays et que des sanctions lui seraient imposées si la corruption constituait un obstacle aux réformes.


Il a donné aux dirigeants libanais jusqu’à fin octobre pour commencer à mettre en œuvre des réformes, affirmant que l’aide financière serait refusée au pays et que des sanctions lui seraient imposées si la corruption constituait un obstacle aux réformes.

Il fait ainsi pression pour prendre des mesures et faire face à une crise financière décuplée par la corruption et la mauvaise gestion. Le chef d’Etat français a souligné qu’aucun chèque en blanc ne serait remis au Liban sans réformes.

Il a également rappelé que des sanctions ciblées peuvent être imposées en cas de corruption avérée et qu’une coordination sera établie avec l’Union européenne à cet égard.

Lors de sa première visite le 6 août, soit deux jours après l’explosion de Beyrouth, Macron a appelé les responsables à approuver une nouvelle charte politique, à effectuer des réformes urgentes et a promis de revenir pour évaluer les progrès qui ont été accomplis. Ce qui s’est produit lors de cette deuxième visite au Liban.

Macron, qui a tenu une réunion avec son homologue libanais Michel Aoun et le président du Parlement Nabih Berri, au palais présidentiel, où un déjeuner officiel a eu lieu en son honneur. En présence de hauts fonctionnaires, de chefs de blocs parlementaires et d’ambassadeurs, Macron a pris des positions de premier plan. Notamment en ce qui concerne la formation d’un gouvernement avec une mission spécifique dans les plus brefs délais.

Nommer un nouveau Premier ministre est le premier signe de changement

La désignation d’Adib résulte d’un consensus politique entre les forces les plus importantes du pays: en particulier le chef du Mouvement du futur, Saad Hariri, Aoun et le Hezbollah.

Macron a déclaré qu’il fallait donner au gouvernement nouvellement élu tous les moyens de réussir, après avoir confirmé quelques instants plus tôt que cette decision ne lui appartenaitpas.

Cependant, il considère que cette nomination rapide, soit trois semaines après la démission du gouvernement d’Hassan Diab, au lieu de six mois, représente le premier signe d’un changement plus rapide lié à la pression populaire sur la classe politique.

Lors d’un dialogue avec des représentants de la société civile et des Nations Unies à bord du porte-hélicoptère « Tonnier » dans le port de Beyrouth, le président français a indiqué la nécessité de se concentrer au cours des six prochains mois sur l’état d’urgence. Il souhaite continuer à mobiliser la communauté internationale, ajoutant qu’il est prêt à organiser, peut-être entre mi et fin octobre octobre, a-t-il dit, une conférence internationale de soutien avec les Nations Unies.

La présidence française a annoncé que Macron prévoyait une troisième visite à Beyrouth en décembre.

Disparité entre les parties françaises et américaines, le Hezbollah au coeur des tensions

À l’international, il est vrai que Macron s’est entretenu avec les responsables accusés de corruption, dans le cadre de son initiative. Mais il a utilisé des stratégies différentes lors de ses deux visites.

Que ce soit lorsqu’il s’est mêlé au peuple, s’engageant à traiter exclusivement avec des organisations non gouvernementales, ou lors de ses rencontres exceptionnelles, qui ont abouti à sa rencontre historique avec Madame Fairouz.

Cependant, le côté opposé était présent en marge de la visite du secrétaire d’État adjoint américain David Schenker.

L’élément (peut-être) le plus important de la visite de ce dernier était l’absence de tout rendez-vous officiel avec un haut fonctionnaire.

De sorte, les réunions diplomatiques traditionnelles étaient absentes.

Le responsable américain n’a pas rencontré le président de la République, le chef du gouvernement intérimaire, Pas même le Président du Parlement qui l’attendait, comme certains le disent, pour terminer la discussion avec le dossier délimitant les frontières, après que l’ambassadeur David Hale lui en ait parlé lors de sa dernière visite il y a quelques jours.

Beaucoup estiment que cette question indique un message de négligence envers la classe politique que l’administration américaine a voulu délivrer.

Bien que Washington ait confirmé la coordination avec Paris sur la ligne de sa dernière initiative, il s’agit d’un test pour les dirigeants libanais. La distinction est claire, notamment au niveau de l’approche du rôle du Hezbollah.

Schenker a affirmé que le parti devrait être exclu de la vie politique, car il est classé comme une organisation terroriste. En opposition de la volonté de Macron d’inclure le Hezbollah dans ses réunions car il fait parti intégrante de la société libanaise, et fait la différence entre ses ailes politiques et militaires, selon Macron.

Dans ce contexte tendu, le papier d’un célèbre journaliste français George Malbrunot, ancien otage en Irak et correspondant pour le journal Le Monde, a éclaircit les zones obscurs de ce dossier.

Georges Malbrunot avait justement écrit sur le Hezbollah et des rendez-vous officieux avec entre représentant français et ceux du mouvement chiite. Dans Le Parisien, Georges Malbrunot confirme ses dires: « Sur la forme, c’est inacceptable d’être attaqué comme ça. Sur le fond, j’ai dit au président que mes sources étaient sûres. Il m’a reproché d’avoir gêné son action, moi je fais mon métier de journaliste.« 

La France se fait-elle dépasser par les Etats-Unis au Liban ? 

Dans les milieux politiques locaux, on s’accorde presque à dire que le règlement français est intérimaire.

C’est-à-dire que sa mission est censée prendre fin après les élections présidentielles américaines prévues en novembre prochain. Ou au maximum jusqu’à ce que le prochain président américain arrange ses dossiers, c’est-à-dire quand le nouveau président américain élu aura constitué son identité politique et son administration. Il faudra donc attendre 4 ans pour ouvrir le débat sur les politiques américaines dans le monde et au Moyen-Orient en particulier.

La détermination par Macron de trouver dans son agenda une date pour sa troisième visite au Liban en décembre prochain n’est pas venue de nulle part. Sa première visite est intervenue immédiatement après l’explosion du port pour empêcher une nouvelle détérioration de la situation. La seconde avant l’entrée officielle des États-Unis dans la course présidentielle pour pousser vers un accord sur le nom du Premier ministre désigné.

Alors que sa troisième visite quand il saura l’identité du prochain président américain, ce qui confirme que le président français mise également sur ce pari dans l’élaboration de sa politique à l’égard du Liban.

D’autres articles