Corruption et violation des Droits de l’Homme sanctionnés par les Etats-Unis

Le président et vice-président de la Commission Électorale Nationale Indépendante -CENI- sont interdits d’entrées aux Etats-Unis d’Amérique. Cette décision a été annoncée par les autorités américaines, le vendredi 22 Février.

Il s’agit de Corneille Nangaa Yobeluo et Norbert Basengezi Katintima.

Deux autres personnes: Marcellin Mukolo Basengezi, conseiller du président de la CENI ; Aubin Minaku Ndjalandjoku, ancien président de l’Assemblée nationale ; Benoît Lwamba Bindu, président de la cour constitutionnelle de la RDC, sont également concernés par cette décision.

Donc la Commission Électorale Nationale Indépendante censée faire respecter le bon déroulement des élections et un membre de la Cour Constitutionelle dont le rôle est de garantir le respect de la Constitution, sont accusés par les Etats-Unis de corruption et de graves violations au point d’être interdit de territoire américain. 

Corruption, violation des Droits de l’Homme et atteinte à la démocratie

Les autorités américaines évoquent l’implication de ces responsables politiques « dans une corruption importante, des violations des droits de l’homme, des abus et des atteintes à la démocratie ».

Ces personnes et les membres de leur famille ne peuvent entrer aux USA car elles se sont enrichies par la corruption ou ont dirigé et supervisé des actes de violence envers des citoyens qui exercent leur droit de réunion pacifique et leur liberté d’expression.

Ils agissaient en toute impunité aux dépens du peuple congolais et faisaient preuve d’un mépris flagrant pour les principes démocratiques et les droits de l’homme, précise un communiqué du département d’État des Etats Unis.

« Lorsque la presse congolaise critique et publie des articles sur le dysfonctionnement des institutions de la République et la mauvaise gestion de la Res publica (= la chose publique) notamment la CENI, la justice dans son ensemble (les cours et tribunaux), la présidence de la République, et le deux chambres du parlement etc…

Les autorités congolaises par le biais du parquet général de la République cherche à mettre les journalistes (auteurs de ces articles) hors d’état de nuire : ils s’attaquent à leur liberté d’expression et d’information.

En 18 ans de règne du président Joseph Kabila, aucun effort n’a été fait dans les différents gouvernements pour empêcher ou lutter contre l’impunité des atteintes à la liberté de la presse.

La critique de la gestion du pays par les professionnels de médias ne devrait pas non plus être considérée comme une injure, un outrage aux autorités ou une diffamation… » conseille Christian Nascimento journaliste congolais en exil.

Ceux qui disent aux observateurs qu’il en sera de même pour les nouveaux dirigeants de la République Démocratique du Congo lisent dans l’avenir.

Ils cherchent à faire une cohabitation avec les autorités dictateurs qualifiés d’imposteurs, cela se remarque par le plaidoyer des autorités de Kinshasa.

Ces autorités ne plaident que pour la levée des sanctions : ces officiels congolais ne supportent visiblement pas les sanctions de l’Union Européenne et des USA. Quelles sont leur impact ? La peur de ces sanctions s’invitera-t-elle dans les répressions liées aux Droits de l’Homme ?  À bon entendeur salut !

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