Etat de la presse en Afghanistan : le pays où les journalistes meurent le plus

[ANALYSE] Durant les deux premiers mois de 2019, la Communauté des Médias Afghans a perdu trois de ses membres au cours de deux incidents successifs. Javid Noori, journaliste de radio, a été exécuté par des talibans le 5 janvier 2019 dans la province occidentale de Farah. La seconde attaque a visé les locaux d’une station de radio du nord est du pays et causé la mort de deux journalistes, Shafiq Aria et Rahimullah Rahmani. Sur les pas de 2018, l’année 2019 en Afghanistan s’annonce d’ores et déjà comme l’une des plus meutrières pour les journalistes en exercice.

Zoom sur la Tunisie : où en est la liberté de la presse ?

[LIBERTÉ DE LA PRESSE] Avec plus de quatre-vingt-dix médias de référence (presse écrite, sites web, chaînes de télé et stations de radio), la Tunisie dispose d’un large éventail de sites d’information. Cette situation est le résultat des mouvements populaires de 2011, qui ont abouti aux démissions de l’autocrate Zine Ben Ali, à la mise en place d’une démocratie et à l’élection d’une assemblée nationale constituante.

Presse au Maroc : de la censure à l’autocensure

[Liberté d’informer] Contrairement à l’image que le gouvernement marocain tente de promouvoir à l’étranger, la conquête de la liberté de la presse reste dans ce pays une bataille loin d’être gagnée. Une étude récente publiée dans l’Année du Maghreb (CNRS éditions) montre qu’il existe un fort décalage entre l’optimisme des autorités, qui affirment que le paysage médiatique marocain est libre et pluraliste, et les réalités observées sur le terrain par des organisations internationales telles que RSF, FH, Human Rights Watch ou Amnesty International.

Etat de la presse en Algérie : le témoignage de l’écrivain Boualem Sansal

[MEDIA] « En tant qu’intellectuel, je me sens le devoir de ne pas abandonner mon pays. L’Algérie a besoin de voix dissidante et d’intellectuels qui n’ont pas peur de dénoncer le manque de liberté de la presse dans le pays ». Il ne fait pas bon être journaliste en Algérie. Surtout si on critique le gouvernement. Ces dernières années, des centaines de journalistes algériens ont été emprisonnés à cause de leurs articles dans lesquels, d’une manière ou d’une autre, ils dénoncent le gouvernement dictatorial de Bouteflika.

Pourquoi la France est 39ème mondiale pour la liberté de la presse ?

Selon l’indice mondial de la liberté de la presse édité par Reporters Sans Frontières – RSF -, la France est classée 39ème pays sur 180 en termes de liberté de la presse. Nous nous sommes donc demandés pourquoi ? Pour obtenir cette réponse, il a fallu se poser d’autres questions : A qui appartient les médias ?  Quelles ont été les violences à l’égard des journalistes en France en 2017 ? Comment s‘est passé la dernière élection présidentielle ?

La propriété des médias français est très concentrée

Les médias qui appartenaient autrefois à des particuliers ou à des familles sont maintenant de plus en plus la propriété de sociétés privées et puissantes.

Plus de la moitié des médias imprimés et numériques français sont contrôlés par des sociétés de services financiers et d’assurance. Cette statistique, 51%, est près de trois fois supérieure à celle du secteur de l’information et de la communication, 18%, selon d’un rapport publié par le projet Media Independence, composé de Julia Cagé et Olivier Godechot de Sciences Po, Reporters Sans Frontières et SPIIL .

Grâce à des structures d’actionnariat complexes, il est très difficile d’identifier qui détient les actions d’un média. Il est donc impossible de déterminer si des préjugés externes ou des intérêts particuliers sont en jeu. La presse française est concentrée entre les mains de quelques hommes d’affaires fortunés qui s’appuient sur un manque de transparence, y compris dans la détention des parts dans les plus importants médias français.

A ce titre, il faut rappeler que la ligne éditoriale d’un journal ne se résume pas à ce qui est rapporté et comment il est rapporté, mais aussi par le contenu qui n’est pas publié.

Un exemple Le Monde

Le Monde a été acheté par Xavier Niel, Matthieu Pigasse et Pierre Bergé en 2010, à travers une société appelée Le Monde Libre.

Pierre Bergé, via Berlys Média, détient La Société Éditrice du Monde de deux manières: le groupe média détient «26,67% du Monde Libre qui détient 63,8% de La Société Éditrice du Monde». Mais Berlys Média détient également 99,99% du capital de la Société Le Monde Indépendant qui détient à son tour 14,52% de La Société Éditrice du Monde « … Vous avez suivi ?

Cependant, Le Monde n’est pas le seul journal appartenant à des hommes d’affaires fortunés. Bernard Arnault, propriétaire et PDG de LVMH, est propriétaire de Aujourd’hui en France, Le Parisien, et Les Echos. Serge Dassault, propriétaire de Dassault System et de Dassault Aviation, est propriétaire du Figaro. Patrick Drahi, «magnat des télécommunications», est propriétaire de L’Express et de Libération.

L’opacité des médias

Ces organisations de médias privées sont statistiquement moins transparentes que leurs homologues publics. La complexité et le manque de transparence rendent quasiment impossible de reconstituer entièrement la structure de propriété d’un certain nombre de médias.

Il existe des lois qui préviennent les fortes concentrations de propriété et les biais potentiels. Selon une loi de 1986 sur la concentration de la propriété, « aucune acquisition de journaux ne sera approuvée en France dont l’entité combinée aura une part de circulation supérieure à 30%. »

Selon RSF, les groupes d’affaires fortunés peuvent avoir des intérêts qui vont à l’encontre d’un engagement en faveur d’un journalisme juste et précis. L’indépendance éditoriale et la survie économique sont menacées par les décisions managériales. Près de 100 journalistes ont quitté iTélé devenu CNews en quelques semaines à la suite d’une grève en novembre 2016. Les journalistes étaient mécontents des décisions prises par les responsables de la nouvelle chaîne et ont protesté.

Une augmentation récente de la violence

Au cours des dernières années, les forces de police françaises ont fait état de violences documentées contre des journalistes couvrant des manifestations et des manifestations, entraînant des fractures, une incapacité de travail et d’autres blessures.

  • Maxime Reynié, photojournaliste, a été frappé par des CRS pendant une manifestation à Toulouse en 2016.
  • Michel Soudais, rédacteur en chef adjoint de l’hebdo Politis a reçu un coup de matraque de la part d’un CRS.
  • Martin Lagardère, un autre photojournaliste a été <<brutalisé>> par un membre des compagnies de sécurisation et d’intervention (CSI) pendant une manifestation.
  • Thierry Vincent, s’est présenté comme journaliste, cela ne l’a pas empeché d’avoir perdu connaissance après qu’il ait été jeté à terre par un CRS en 2016.
  • Estelle Ruiz a été blessée par une grenade de désencerclement pendant qu’elle filmait une manifestation en 2017.
  • Ugo Amez, Louis Witter et Michael Bunel sont été des victimes de tirs de flashball.

Bien qu’ils se soient identifiés comme des membres de la presse, ces journalistes ont été ciblés et attaqués. La sécurité des journalistes n’est jamais garantie lorsqu’ils couvrent des événements dangereux, mais il n’y a aucune raison pour que la police attaque les personnes qui font leur travail.

RSF a soumis ces affaires à l’Ombudsman français pour enquêter les violences perpétrées par les forces de sécurité contre des journalistes qui ne faisaient que leur métier.

Influence des élections de 2017

La campagne présidentielle électorale de 2017 a été tendue et les médias ont fait face à la tension émis par des candidats. Les menaces et l’hostilité dont les médias ont fait l’objet pendant les élections n’ont fait que réduire la liberté de la presse.

Lors des réunions de François Fillon, des journalistes auraient été insultés, agressés physiquement et leur équipement a été endommagé. Lors d’un événement de campagne à Nice, les journalistes ont subit des crachats et des bousculades selon les rapports.

Jean-Luc Mélenchon a aussi attaqué verbalement les médias pendant sa campagne, insultant les journalistes et appelant à un « tribunal professionnel de la presse ».

Le Front national a interdit des journalistes de Mediapart et de TMC qui souhaitaient couvrir l’annonce de campagne officielle de Marine Le Pen en septembre 2016, affirmant qu’ils la traitent différemment.

Quand les médias ne sont pas autorisés à faire un reportage sur une campagne politique d’un grand politicien, il y a atteinte à la liberté de la presse. D’être menacé, humilié ou blessé est une atteinte grave aux droits des médias.

Voici pourquoi la France est 39ème de ce classement sur la liberté d’informer. La fermeture de la salle de presse de l’Élysée annoncée le 28 mars 2018 confirme une tendance qui dépasse les clivages politiques. Les responsables et les garants de la démocratie devraient pourtant se souvenir, que sans liberté d’investigation, sans liberté de critiquer, il n’y a point d’éloges flatteurs. Et même si la France est deuxième pour l’influence culturelle, cinquième pour l’éducation, elle n’est que 39ème pour la liberté de la presse.

Journée de la liberté de la presse : quatre grands journalistes primés

[Par Elyse NGABIRE]

Le 2 mai, à la veille de cette commémoration, Reporters sans frontières s’est associé à la Mairie de Paris pour décorer quatre professionnels des médias pour leur courage, leur combat dans la promotion de la liberté d’expression et celle de la presse.

©Elyse Ngabire

©Elyse Ngabire

18h30, au Théâtre du Rond-Point, 8ème Arrondissement de Paris. Reporters Sans Frontières et la Mairie de Paris avaient convié les professionnels des médias et leurs amis.

« Les combats du journalisme », c’est le thème qui a été retenu cette année. Et la raison est simple. Selon Christophe Deloire, secrétaire général de Reporters Sans Frontières, cette dernière décennie, la liberté de la presse a régressé de façon très déplorable partout dans le monde. Des journalistes sont menacés, arrêtés, torturés, emprisonnés ou tués en Afghanistan, Iran, Erythrée, Burundi, Turquie, etc. Les chiffres sont alarmants : RSF a recensé plus de 800 journalistes assassinés durant la dernière décennie. Pourtant, regrette-t-il, les Nations Unies sont au courant de cette situation catastrophique et de bonnes résolutions en faveur de la protection des journalistes sont adoptées par différents organes de l’ONU.

Le problème, raconte M. Deloire, c’est qu’elles ne sont jamais mises en application malgré l’alerte lancé par le secrétaire général des Nations Unies lui-même : « Dans son rapport, Ban Ki Moon a reconnu que le système de protection des journalistes est un échec. »

Malgré cette absence de détermination de la part des organisations onusiennes à s’investir, RSF ne lâche pas : « Nous allons nous impliquer pour que ce droit international soit appliqué et que tous les Etats soient mis devant leur responsabilité fixée. »

Même son de cloche chez Michaëlle Jean, secrétaire général de la Francophonie : « Il n’est pas normal que les organes de l’ONU attendent que RSF et d’autres associations de défense des droits des journalistes le réclament. »

Pour elle, il est temps de faire pression sur les chefs d’Etats et de gouvernements : « L’Organisation Internationale de la Francophonie est à vos côtés. »

©Elyse Ngabire

©Elyse Ngabire

La détermination face à la démission

Malgré le désengagement ou la démission des institutions onusiennes pour protéger les journalistes, ces derniers restent engagés et déterminés. En témoigne la dernière enquête sur les évasions fiscales, l’une des plus belles histoires du journalisme d’investigation : le Panama Papers.

Quatre journalistes chevronnés d’investigation, dont l’ex-présentatrice vedette de France 2, Elise Lucet, étaient invités. Et c’est sur leurs témoignages que la soirée a été ouverte.

Sans toutefois révéler leurs secrets professionnels, ils ont partagé avec le public leur expérience pour aboutir à cette triste réalité qui a sidéré le monde entier.  Ils sont regroupés au sein de l’International Consortium of Investigating Journalism, une organisation créée en 1997 et dont le siège se trouve à Washington Dc. Cette rédaction virtuelle comprend 180 journalistes répartis sur 150 pays.

« Aucun des grands défis qui hantent l’humanité notamment la corruption, l’extrême violence, etc. ne sera résolu sans les journalistes », fait remarquer le secrétaire général de RSF.

Le grand moment

Il est 19 h 45min quand le grand moment arrive : l’hommage officiel aux héros de la liberté d’expression et de la presse.

Quatre journalistes, du moins pour ceux qui sont présents, montent un à un sur la scène.

Nargues Mohammadi, iranienne, condamnée à six ans de prison pour avoir livré des informations à la presse étrangère, son mari l’a représentée.

Antoine Kaburahe,  qui vit en Belgique depuis qu’il a été accusé  d’être impliqué dans l’affaire du coup d’Etat du 13 mai 2015.

Lotfullah Najafizada, directeur de Tolo News, une chaîne afghane. Il a été retenu pour avoir dénoncé le viol des enfants par des rebelles talibans. Le 20 janvier 2016, sa chaîne est  visée par un attentat perpétré contre un bus qui transportait le personnel. Bilan : six journalistes et leur chauffeur tués et plusieurs blessés.

La médaille a été aussi décernée à Can Dundar, rédacteur en chef de Cumhuriyet, un journal turc très influent. M.Dündar a été choisi pour avoir dénoncé le soutien de la Syrie envers les rebelles islamistes et la collaboration de l’Union européenne avec Recep Tayyip Erdogan contrairement aux valeurs démocratiques. Emprisonné, il n’a pas pu se présenter à la remise des médailles. Sa femme l’a représenté.

Les médailles de protection et de citoyenneté d’honneur

Pour Patrick Klugman, adjoint du maire en charge des relations internationales et à la Francophonie, il est regrettable que Paris soit presque la seule ville européenne à se doter d’une structure comme La Maison Des Journalistes (MDJ) qui accueille des professionnels des médias exilés.

Citant Victor Hugo, M. Klugman estime que le genre humain a le droit sur Paris : « Au-delà des quatre lauréats qui portent la médaille de Paris, tous ceux qui exercent ce métier et courent un danger doivent pouvoir trouver soutien et refuge à Paris. » Et d’annoncer que bientôt 20 logements seront disponibles pour permettre à la MDJ d’accueillir des journalistes.

D’après Anne Hidalgo, maire de Paris qui avait rehaussé de sa présence à cette soirée, ces médailles font des quatre lauréats des citoyens d’honneur de Paris. Espérons que les médias du monde, comme la ville, ne sombreront pas.

On peut lire sur ces médailles la devise de la ville de Paris : « FLUCTUAT NEC MERGITUR » qui se traduit : « Il est battu par les flots, mais ne sombre pas. »

 

Algérie : quand la presse oublie la langue de Molière

[Par Mourad HAMMAMI]

Comme disait un écrivain, «  on a voulu arabiser même les oliviers ». L’arabisation était en marche et le lit arabo islamiste bien préparé. C’est le mal principal de l’Algérie dont le système en place se nourrit. Il en est de même avec la presse. On est ainsi passé d’une presse majoritairement francophone à une presse arabophone à tendance propagandiste.

Par Mourad HAMMAMI Parmi les réformes désastreuses pour l’Algérie, on compte celle de l’école. En effet, on est passé d’une école plus ou moins neutre, respectable et républicaine à un système fondamentale, qui semble être une école idéologique dédiée à la propagande panarabisme. Les Algériens lisent des journaux nationaux (Source : www.npr.org)

Les Algériens lisent des journaux nationaux (Source : www.npr.org)

Évidemment il y a lieu de citer certains organes de presse arabophones qui sont connus pour leur professionnalisme et leurs défenses des valeurs de la démocratie et de l’éthique. Mais ces organes se retrouvent esseulés et préoccupés par leur survie, sanctionnés et aussi menacés.

Les autres journaux arabophones (à l’exemple d’Echerouk et d’Ennahar) ont constamment eu le vent en poupe. Ce soutien est du tout d’abord à la loi arbitraire de répartition de la manne publicitaire de l’ANEP (Agence Nationale d’Edition et de la Publicité); mais aussi de l’indulgence dont ces organes ont bénéficié malgré leurs dérapages.

Ces journaux puisent également leur force dans l’Algérie arabisée à coup de force, quitte à tout faire pour effacer le français. Cette langue, ouverte sur le monde et considérée comme butin de guerre, a été quasi effacée en Algérie d’une façon programmée. Hormis la Kabylie, où le français perdure, en Algérie la langue de Molière se fait rare. Ces derniers temps en Kabylie, les journaux arabophones ont surpassé les journaux francophones en terme de vente. L’arabisation gagne du terrain et aujourd’hui, rares sont les jeunes de moins de trente ans capables de lire et de comprendre un journal en français.

En plus de la langue, ces journaux usent d’une stratégie redoutable : peu de place pour l’objectivité, la rationalité. La majeure partie des lecteurs consomme l’information, se laisse aspirer et siphonner en jouant sur sa sensibilité identitaire, religieuse et de son manque d’expérience dans le monde de la presse.

L’un des bastion de lutte de l’opposition au système est la région de Kabylie, et ainsi ces journaux cultivent sans cesse un sentiment de haine et d’anti-kabyle: les leaders et les organisations de cette région sont attaquées à la moindre occasion et les populations attirées vers une ligne politique désastreuse.

Une marche contre la répression à Alger, 3 mai 2001 (Source : www.themilitant.com)

Une marche contre la répression à Alger, 3 mai 2001 (Source : www.themilitant.com)

Depuis 2012, ces organes de presse ont créé des chaines de télévision offshore : elles sont accréditées en Algérie, mais leur siège social se trouve dans d’autres pays. Auparavant, seulement BRTV et BEUR TV fonctionnaient de cette méthode. Mais Echerouk, en 2012, a ouvert la brèche pour cette technique de télévision offshore et depuis, c’est la ruée vers l’or. On compte une dizaine de chaines télévisées privées en Algérie et aucune d’entre elles n’est officiellement algérienne.

Ennahar et Echerouk ne se contenteraient plus de la propagande écrite et avec ce moyen lourd ils s’adonnent à la propagande audiovisuelle.

Connu pour être subventionné, le journal Ennahar est connu pour être un journal de la police. Les lecteurs sont séduits  par la multitude d’informations et de faits divers qu’il fournit. Le secret réside dans l’alimentation de ces journaux par les services de renseignements algériens, connus sous le nom des RG. En lisant ces faits divers on comprendra vite que c’est la traduction directe des PV et des rapports des différents commissariats d’Algérie. Mais dans ces journaux on retrouve rarement des reportages ou des articles d’analyse, de réflexion. Dans ces faits divers ou de l’info de proximité de ces journaux, je retrouve parfois des infos de ma région d’où j’étais correspondant. Parfois je suis surpris de lire une info rapportée par l’un de ces journaux. Le plus souvent se sont des informations tenues secrètes par la police et que l’on ne découvre qu’en consultant les rapports des services de sécurité. Parfois aussi je trouve un article sur un fait que je connais et dont j’ai consacré aussi un article. Souvent les faits sont défigurés pour des raisons politiques. Par exemple, je me demande comment un journaliste indépendant pourrait être au courant que la villa de l’ex-président de la république Ahmed ben Bella a été cambriolée et que deux pistolet ont été dérobés ? Il est clair que ces organes de presse bénéficient des moyens de l’Etat. Ils sont appuyés par un important clan de politiques, de militaires et de services secrets. Un clan qui manœuvre pour une Algérie orientalisée et prônant l’idéologie panarabisme.
Ces entreprises n’ont pas uniquement porté atteinte à l’image de la presse mais au-delà.
Ce complot commence à porter ses fruits et atteindre ses objectifs.

L’Algérie qui était l’un des pays les plus ouverts, les plus occidentalisés, se retrouve de nos jours relégué en arrière. L’islamisme prend de l’ampleur, les valeurs du progrès sont de plus en plus diabolisées. L’Algérie régresse et tout mouvement important à venir pourra faire plonger le pays dans le chaos et l’instabilité.